Point de pressse de NDAYIZEYE.

23-01-2009

Bujumbura 22 janvier 2009

Dans les enceintes de WHITE STONE, le candidat officiel du Parti Sahwanya-FRODEBU aux élections présidentielles de 2010, le sénateur NDAYIZEYE Domitien répondait aux questions des journalistes. Il s’exprimait à la veille du rejet par les deux chambres du parlement burundais de l’équipe composant la commission électorale nationale indépendante (CENI).

A la question de savoir sa position sur la façon dont cette commission a été mise en place par le Président de la République (Ndayizeye a procédé lui-même à la nomination d’une telle commission pour les élections de 2005. Son travail a été unanimement salué), il a répondu qu’une commission si importante dans la vie du pays ne doit pas être nommée en mettant à l’écart les autres partenaires politiques, la société civile… « Le dialogue et la concertation avec tous ceux qui peuvent contribuer sont indispensables pour prendre de telles décisions » a-t-il martelé.

Est-ce que les députés et les sénateurs n’ont pas failli à leur mission par le fait de ne pas voter pour cette équipe composant la CENI ? Les élus du peuple ont bien accompli leur tâche car ils ont jugé cette équipe inapte d’accomplir une mission d’une si grande importance vitale pour la vie et l’avenir du pays, a-t-il répondu.

Et si le Président de la république ramenait la même liste ? Il a répondu : « D’abord, il faut que la loi qui régit cette commission et sa mission soit revue et discutée par les partenaires politiques et la société civile en vue de préparer le bon déroulement du processus électoral. Ce qui importe le plus c’est la loi et après les membres de la commission. Et si le Président persiste, il n’en prendra ses responsabilités. Mais la sagesse imposerait qu’il se ressaisisse ».

Et pour ce qui est de l’interprétation qu’il donne à cette commission et la loi qui la régit, il a répondu : « Tout parti politique rêve de gagner les élections. Dans ce cas, il s’avère nécessaire que tous les instruments contribuant à la réussite du processus électoral soient discutés par tous pour que personne ne se sente écarté ou soumis à une injustice »

En guise de conseil ou de clin d’œil aux dirigeants du pays ; il a dit : « Les dirigeants doivent aimer leur pays, leur peuple. Ils doivent mettre avant tout, les intérêts supérieurs de la Nation et ils doivent comprendre que dans la démocratie, il y aura le vainqueur et le vaincu mais que tous restent des compatriotes ». C’est un grand honneur a-t-il conclu quand on acclame celui qui a pu réaliser beaucoup de bonnes choses. Le récent exemple du Ghana devrait servir d’exemple aux burundais.

Niyongabo JB