Cris d'alarme du Parti FRODEBU

26-09-2008

DECLARATION

Ces derniers temps le parti Sahwanya-FRODEBU suit attentivement la séquestration de la presse, de la société civile et des syndicats, socle de la démocratie. De surplus, il est préoccupé par la récente mesure du mois de juillet de privatiser en secret presque toutes les sociétés publiques burundaises au bénéfice de la seule LALYBIAN ARAB AFRICAN INVESTMENT COMPANY (LAAICO). Dans ce registre le Parti du héros de la Démocratie, vient de réaliser que les derniers vestiges, de S.E. Melchior NDADAYE notamment sa dernière demeure viennent d’être cédés à cette Compagnie pour y ériger un Centre de Conférence Internationale.

Face à cette situation très alarmante, le parti de Melchior NDADAYE a décidé de rendre publique la déclaration suivante :

1. La séquestration de la société civile, des syndicalistes et de la presse par le pouvoir du CNDD-FDD n’a d’autres visées qu’étouffer les voix qui dénoncent la dérive totalitaire qui s’installe au pays.

2. Dans cet essaim, le pouvoir du CNDD-FDD, préoccupé par une victoire hypothétique de 2010 veut brimer toute voix qui veut étaler au grand jour son bilan largement négatif tout au long de cette législature.

3. Et pourtant les faits sont têtus et accablants : la vente illicite du Falcon 50, les massacres de MUYINGA et de KINAMA, le processus de cessez le feu qui marche à pas de tortue, l’absence d’une volonté politique de désarmement, l’absence d’une feuille de route des élections de 2010, la privatisation dans l’ombre des sociétés de l’Etat, sont autant d’éléments troublants qui obligent la presse de tirer sur la sonnette d’alarme.

4. Effectivement la vente dans l’ombre de l’ONATEL, de la SOSUMO, de l’Hôtel Source du Nil, de l’Office du Thé du Burundi (OTB), de la COGERCO, du COTEBU, de la VERRUNDI, de la dernière demeure (1 ha 30 ares 78 ca) du l’héros de la Démocratie, Son Excellence Melchior NDADAYE, à la société Libyenne, LALYBIAN ARAB AFRICAN INVESTMENTS COMPANY (LAAICO) est illicite et inacceptable.
En effet le choix de ce nouvel acquéreur LAAICO n’a observé aucune procédure légale. Et pour cause ce mémorandum d’entente qui Circule sous le manteau est inconnu au Gouvernement (la Commission Inter ministériel de privatisation ignore ce document), au Parlement, à la Direction Générale des Marchés Publics. En conséquence, ce contrat n’engage pas le peuple burundais. La LAAICO devrait cesser d’engager des fonds qui risquent d’être des fonds perdus.

5. Bien plus le parti Sahwanya-FRODEBU combattra avec la dernière énergie toute tentative de vendre la dernière demeure du Héros de la Démocratie, Melchior NDADAYE ; Il y va de l’honneur et de la dignité de l’illustre disparu et de la fierté du peuple burundais.

De tout ce qui précède :

6. Le parti Sahwanya-FRODEBU félicite la presse, la Société Civile et les Syndicats pour le travail combien louable qu’ils ne cessent d’abattre pour l’essor de la démocratie et de la Bonne Gouvernance au Burundi. Il les encourage d’aller de l’avant, de rester unis face à la nervosité et l’autoritarisme du pouvoir du CNDD-FDD. Cette voix des sans voix qui porte loin doit rester vigilante.

7. Le Parti Sahwanya-FRODEBU en appelle à la responsabilité des acteurs politiques en général et à celle des politiciens fervents du changement démocratiques en 2010 afin que le Burundi ne sombre dans une dictature sans nom qui vient enterrer toutes les vertus de la Démocratie.

8. Le Parti Sahwanya-FRODEBU demande en outre à ces acteurs politiques un sursaut patriotique et constituer une Alliance Nationale pour le Changement Démocratique afin de sauver la patrie en danger. Au cas contraire, à cette allure de privatisation illégale à outrance, tout le Burundi risque d’être vendu aux enchères.

9. Le parti Sahwanya-FRODEBU demande au peuple burundais de garder le calme et la sérénité dans ces moments difficiles où la misère et l’insécurité deviennent le lot quotidien.

10. Le Parti Sahwanya-FRODEBU demande à la communauté Internationale une fois de plus de comprendre que le pouvoir du CNDD-FDD obnubilé par une victoire à tout prix en 2010 peut mener le Burundi vers une dérive. Dés lors, il est du devoir de la communauté Internationale de mettre en place des gardes fous autour de ces élections de 2010.




Fait à Bujumbura, le 26/09/2008

Pour le Parti Sahwanya-FRODEBU

L’Hon. Léonce NGENDAKUMANA.

Président.

La rédaction