Conférence de Presse du FRODEBU

09-06-2008

POINT DE PRESSE ANIME PAR LE PRESIDENT DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU A L’INTENTION DES MEDIAS SUR LE BLOCAGE DES ACTIVITES DE L’ASSSEMBLEE NATIONALE
ET LA CREATION DU PSEUDO-PARTI SAHWANYA-FRODEBU NYAKURI, BUJUMBURA, LE 09/06/08


Mesdames, Messieurs, les journalistes

Le Parti SAHWANYA-FRODEBU a régulièrement dénoncé avec insistance la tentative du pouvoir du Parti CNDD-FDD de vouloir réinstaurer la dictature militaire et un Etat policier au Burundi par des pratiques anti-démocratiques et illégales, par des pratiques de corruption et des divisions de toutes sortes.

Le Parti SAHWANYA-FRODEBU déclarait le 1 juin 2007 que le Burundi traverse une crise politico-institutionnelle semblable à celle des années 1965 qui menaçait la démocratie multipartite et la société burundaise.
Actuellement, les faits sont clairs : la loi et la démocratie ne sont plus des références dans la gestion des affaires de l’Etat, nous nous acheminons tout droit vers le chaos et l’anarchie, vers un Etat d’exception que personne n’est capable de gérer aujourd’hui, vers une catastrophe humanitaire au Burundi et probablement dans la région des Grands Lacs.

De septembre 2005 à novembre 2007, le Burundi a passé plus de 2 ans avec un gouvernement anti-constitutionnel et avec un parlement paralysé par les comportements anti-démocratiques du Parti CNDD-FDD.

Cette situation que nous venons de décrire a été également dénoncée par le Secrétaire Général des Nations Unis à travers ses nombreux rapports au Conseil de Sécurité des Nations Unies, particulièrement dans son troisième rapport sur le Bureau Intégré des Nation Unies au Burundi où il met en évidence les problèmes aux quels se heurtent la consolidation de la paix au Burundi (Rapport S/2008/330 du 15 mai 2008).

Concernant la reprise des activités de l’Assemblée Nationale, à la fin de la session de février 2008, un compromis politique avait été trouvé entre le Parti Sahwanya-FRODEBU et le Parti CNDD-FDD en présence des Présidents des deux chambres lequel compromis avait été porté à la connaissance de tous les députés par les services de l’Assemblée Nationale. Il ne restait jusque là que la place de la député Irène INANKUYO dans tout ce montage. Là aussi, si une séance plénière avait été organisée, il y avait des alternatives de solution : soit attendre l’arrêt de la Cour Constitutionnelle saisie par bon nombre des députés sur son élection, soit dégager une autre piste de solution, et il y avait plusieurs hypothèses à propos.

Dès lors, plusieurs interrogations se posent : pourquoi est ce qu’au moment où le Président de l’Assemblée Nationale, à deux reprises, a annoncé que des consultations étaient avancées, ce qui a été confirmé par le Parti Sahwanya-FRODEBU après la séance plénière de mardi 3 février 2008, le parti CNDD-FDD a forcé le Président de l’Assemblée Nationale à renoncer à ce schéma et s’engager sur une voie suicidaire ?

Que cherche le Parti CNDD-FDD dans tout cela ? On saura la réponse dans un prochain avenir, à coup sûr. Dans tous les cas, il ne s’agit pas d’un hasard.

Sur cette question, le parti Sahwnya-FRODEBU reste engagé à la recherche d’une solution par la voie du dialogue et de compromis. Il s’engage également à combattre avec énergie toute autre voie contraire à cette logique. Il demande au Président de l’Assemblée Nationale de mettre en application le compromis auquel les discussions antérieures ont abouti, si modification devait y avoir, la séance plénière reste souveraine. Il y a eu des compromis sur la mise en place du nouveau Bureau, sur les Commissions et sur la mise en place de la Conférence des Présidents. Pourquoi ce retour en arrière ?

S’agissant de le création du pseudo-Parti Sahwanya-FRODEBU, je tiens à saluer et à féliciter le courage du Docteur Jean MINANI, il aurait dû démissionner du Parti depuis 2005 pour des raisons qu’il n’ignore pas. Vaut mieux tard que jamais, il vient de confirmer sur la voie des ondes ce que nous avons toujours redouté de lui : « on ne peut pas faire des affaires sans être avec le Gouvernement et le parti au pouvoir. On peut être appelé MINANI aujourd’hui, Jacques demain et Pierre le lendemain. » Je lui souhaite bon voyage et bon succès dans son nouveau monde des affaires tout en lui précisant que de telles affaires sont incompatibles avec la lutte contre la dictature des pouvoirs militaires. Pour lever cette confusion, nous rappelons que le parti que nous représentons a été agrée par l’ordonnance Ministérielle n°205.01/331 du 23Juillet 1992. Cette formation est dénommée : Umugambwe Sahwanya uhuza abaharanira Demokarasi mu Burundi) Sahwanya-FRODEBU en sigle.
Devise : Démocratie-Travail-Equité
Couleur :
- le Vert : l’espoir
- le Blanc : la paix
- le coq
Avec comme représentant légal NDADAYE Melchior, KARIBWAMI Pontien étant son suppléant.

Les représentants actuels :

Honorable Léonce NGENDAKUMANA : Président

Honorable Frédéric BAMVUGINYUMVIRA : Vice- président

Honorable Euphrasie BIGIRIMANA : Secrétaire Général.





Je vous remercie



Niyongabo JB