Message du Parti Sahwanya FRODEBU

02-06-2008

MESSAGE DU PARTI SAHWANYA-FRODEBU A L’OCCASION DU
15ème ANNIVERSAIRE DE LA VICTOIRE DE LA DEMOCRATIE
AU BURUNDI : 1 JUIN 2008


Excellences ;
Honorables Parlementaires ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des missions Diplomatiques et Consulaires ;
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
Mesdames, Messieurs les Présidents des Partis politiques agréés ;
Messieurs les Représentants des Confessions Religieuses ;
Mesdames, Messieurs les Représentants de la Société Civile ;
Distingués invités ;
Mesdames, Messieurs.

En cette journée du 1er juin 2008 où nous commémorons le 15ème anniversaire de la Victoire de la DEMOCRATIE au BURUNDI, permettez-nous d’abord de vous remercier tous, vous qui avez répondu à notre invitation pour célébrer avec nous cet anniversaire qui arrive dans un contexte socio-politique, sécuritaire et économique incertain. Nous célébrons ce 15ème anniversaire sous le thème « quinze ans plus tard, le parti sahwanya-FRODEBU réitère sa foi dans l’idéal démocratique, héritage du Président Melchior NDADAYE, héros de la démocratie au Burundi »

A titre de rappel :

Le premier juin 1993, Feu Président Melchior NDADAYE remporte les élections présidentielles à environ 65% du suffrage universel direct et à 80 % à l’Assemblée Nationale. Les bases de la Démocratie furent jetées et la formation du Peuple Burundais aux valeurs démocratiques fut entreprise.

Malheureusement, dans la nuit du 20 au 21 octobre 1993, un coup d’Etat militaire a éclaté comme un coup de tonnerre, le premier Président de la République du Burundi démocratiquement élu fut lâchement assassiné avec certains de ses proches collaborateurs dont le Président et le Vice-président de l’Assemblée Nationale, pour sa vision politique. Il est par la suite consacré Héros National de la Démocratie.

Le Gouvernement, l’Assemblée Nationale, le Parti Sahwanya-FRODEBU furent décapités ; le Gouvernement et l’Assemblée Nationale furent en débandade ; l’administration territoriale fut confiée aux militaires.

Un vide politico-institutionnel s’installe, des scènes de violences macabres se succèdent les unes après les autres à travers tout le pays ; la population résiste au putsch militaire, les putschistes se renforcent et utilisent des moyens forts,
la Communauté Internationale se décourage. Il s’instaure dans tout le pays, un climat de terreur, de méfiance et un climat de suspicion.

De nouveaux phénomènes jamais observés dans l’histoire du Burundi apparaissent notamment la prolifération des mouvements politiques armés, les déplacés intérieurs, les dispersés et les regroupements des populations. Le pays est au bord du gouffre. L’économie du pays est ruinée, le chaos et l’anarchie règnent à travers tout le pays.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU, nanti de sa légitimité populaire et de sa vision démocratique du Burundi à long terme, convaincu que la vérité finira par l’emporter sur le mensonge, que la Démocratie finira par triompher sur la dictature militaire, double sa vigilance, change de stratégies et tactiques. Il mène une série des négociations sur plusieurs fronts : tantôt avec les anti-démocrates et ennemis de la Démocratie, tantôt avec les Mouvements Politiques Armés, tantôt avec les adversaires politiques.

De la Convention de Gouvernement à l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi tel que complété par l’Accord Global de cessez-le-feu du 16 Novembre 2003 et l’accord politique de Pretoria sur le partage du pouvoir, le Parti Sahwanya-FRODEBU réussit à faire valoir la vision démocratique de la société Burundaise. Ainsi, le projet de société proposé par le Parti Sahwanya-FRODEBU et son programme deviennent le contrat politique et sociale de tous les burundais à travers la constitution actuelle de la République du Burundi.

Toutes ces étapes ont constitué d’énormes progrès au pays sur le chemin de la démocratie et dans la stabilisation de la nation burundaise grâce au « fair play » du Parti Sahwanya-FRODEBU.

De mai 2004 à septembre 2005, le Parti Sahwanya-FRODEBU prépare et organise toute une série d’élections et met en place des Institutions et des pouvoirs locaux « élus ».

Il démarre les réformes des corps de défense et de sécurité, engage des négociations avec le dernier mouvement politique armé, le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA et fait du Burundi un pays modèle de la Démocratie et de résolution pacifique des conflits dans la région des Grands Lacs.

Les bailleurs de fonds, émus, renoncent à une partie de la dette que le pays leur devait en vue d’améliorer le bien-être social des Burundais. Ce fut une fierté pour le Burundi et son Peuple.

Malheureusement, né retrouvé ne tarda pas à être remis en cause par les comportements antidémocratiques des tenants du nouveau Pouvoir.

De mars 2006 à novembre 2007, à la suite de la négation de la démocratie, face à la violation répétitive de la Constitution et des pratiques de corruption, le Parti Sahwanya-FRODEBU a jugé bon de se retirer et de se tenir en dehors du Gouvernement pour éviter d’endosser les responsabilités d’une mauvaise gouvernance démocratique et économique de l’Etat.

A partir de novembre 2007, le Parti Sahwanya-FRODEBU est au Gouvernement après de longs pourparlers avec le Président de la République son Excellence Pierre NKURUNZIZA. Pour sortir des impasses auxquelles le pays est confronté, le Parti Sahwanya-FRODEBU a présenté maintes fois par écrit au Président de la République et dans plusieurs déclarations à l’intention des burundais et de la Communauté Internationale les entraves au Processus de Paix et de Réconciliation Nationale ainsi que des alternatives de solutions.

Le Parti Sahwanya-FRODEBU a notamment demandé au Président de la République de créer un environnement favorable au dialogue dans le pays, à la Paix, à l’Unité et à la cohésion Nationale et au bon fonctionnement des institutions en application des articles 22, 95 et 106 de la Constitution. Notre parti a particulièrement demandé au Président de la République et à son Gouvernement de mettre fin aux discussions interminables avec le Mouvement PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA en vu de mettre un terme au conflit armé au Burundi, de permettre le désarmement de la population civile et des milices et la poursuite des réformes des corps de défense et de sécurité. Malgré les compromis auxquels nous avons abouti, les menaces continuent à peser lourdement sur la Paix, la Démocratie et la réconciliation nationale

Dieu merci, et enfin, la guerre qui avait repris avec une très forte intensité au mois d’avril 2008 entre le Mouvement PALIPEHUTU-FNL et les forces armées gouvernementales vient de s’arrêter avec la dernière confirmation de cessation des hostilités entre le Gouvernement et le Mouvement PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA ce lundi 26 mai 2008.

Nous voudrions remercier sincèrement tous les intervenants en faveur de cette cessation des hostilités qui vient de voir le jour. Nous pensons en premier lieu aux pays de l’initiative Régionale de la Paix au Burundi, particulièrement les autorités de la République Unie de Tanzanie et de l’Uganda pour les efforts inlassables qu’elles ne cessent de déployer pour le retour de la paix au Burundi, à la médiation sud-africaine, au Directoire Politique dans les négociations entre le PALIPEHUTU-FNL et le Gouvernement.

Nos remerciements s’adressent également aux deux belligérants en l’occurrence le Gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL d’Agathon RWASA qui viennent de faire preuve d’un sursaut patriotique en s’engageant effectivement à appliquer l’accord général du cessez-le-feu qu’ils ont signé le 07 Septembre 2006 à Dar-es-salaam.

Nous leur souhaitons plein succès et bon courage dans l’accomplissement de cette noble tâche, délicate certes, mais louable et tant attendue par tout le peuple burundais et la Communauté internationale.

Nous saluons aussi avec satisfaction la rentrée au Burundi du Leader du PALIPEHUTU-FNL, Monsieur Agathon RWASA qui vient d’arriver à Bujumbura ce vendredi 30 Mai 2008. Nous lui souhaitons la bienvenue sur sa terre natale et bonne chance dans l’œuvre de recouvrement de la Paix au Burundi, de la reconstruction et de la réconciliation nationale que plusieurs partenaires ont commencé depuis quelques années.

Excellences,
Honorables,
Mesdames, Messieurs,

Il faudrait se rappeler encore une fois que les burundais dans leurs multiples différences, dans leurs multiples diversités ont négocié et signé l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. L’accord tel que complété par deux protocoles d’accord additionnels sur la sécurité et le partage du pouvoir politique contenait quatre grands principes et une série de mesures pour assurer la stabilité politique, sécuritaire, économique et sociale de notre pays.

Ces principes sont :

1. Tout Gouvernement doit éviter de recréer les causes historiques du conflit burundais ;

2. La démocratie et la bonne gouvernance doivent être le fondement de chaque Gouvernement au Burundi ;

3. La Paix et la Sécurité pour tous doivent être la priorité de tout gouvernement ;

4. La reconstruction du pays, la réhabilitation des sinistrés et la réconciliation nationale doivent constituer une préoccupation constante de tout gouvernement burundais.

Comme nous l’avons déjà souligné plus haut, ces principes et mesures avaient fait de notre pays un modèle de la démocratie, de la résolution pacifique des conflits dans la région des Grands Lacs vers la fin de la période de Transition. C’est dans ce cadre qu’une partie de la dette extérieure fut remise et que le Burundi fut un de deux pays africains sélectionnés par les Nations unies pour le programme de consolidation de la Paix en période post-conflit.

La première mission du pouvoir CNDD-FDD à la sortie des élections de 2005, était d’arrêter définitivement la guerre, de poursuivre la gestion de l’Etat sur base des principes et mesures ci-dessus mentionnés et ainsi sauvegarder cette image positive du pays : un Burundi paisible avec un peuple acquis à l’instauration d’un Etat de droit, d’un Etat démocratique.

Aujourd’hui, la situation socio-politique, économique et sécuritaire est très déplorable en témoigne le troisième rapport du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies sur le Burundi ( BINUB S/2008/330 du 15 mai 2008) où il indique je cite :

« Les élections qui se sont déroulées avec succès en 2005, ainsi que la signature de l’Accord Général de Cessez-le-feu et le retrait de l’ONUB en 2006 à la demande du Gouvernement, ont pu donner l’impression que la situation se normalise. Or, comme je l’ai indiqué dans mes précédents rapports, elle demeure extrêmement précaire et les problèmes que pose la consolidation de la paix sont énormes (c’est moi qui souligne). La gouvernance, la sécurité, la reconstruction et la situation socio-économique sont autant de défis lourds à relever. Les acteurs politiques n’étant pas parvenus à surmonter leurs intérêts partisans, la situation politique est dans une impasse et l’inertie paralyse le parlement et d’autres institutions fondamentales » fin de citation (C’est moi qui souligne). L’on en déduit aisément que la Démocratie et la bonne gouvernance sont menacées au Burundi.

Sur le plan politico-sécuritaire,

Les institutions du pays sont bloquées à commencer par le Gouvernement, en témoignent les nombreuses plaintes exprimées maintes fois par plusieurs membres du Gouvernement provenant de tous les partis politiques et qui, jusqu’ici, n’ont jamais trouvé de réponses adéquates de la part du Chef du Gouvernement. Alors que les réunions du conseil des ministres sont devenues très rares, les querelles ouvertes de compétences, les confusions, les insubordinations ainsi que les abus entre différents membres d’un même Gouvernement sont devenus tellement graves, apparents et nombreuses que le citoyen burundais qui observe cette situation en éprouve un sentiment de honte et d’indignation ; en témoigne aussi le blocage des activités de l’Assemblée Nationale et par conséquent celles du Sénat et celles de toute l’administration de l’Etat depuis bientôt une année ;

Le parti et le pouvoir CNDD-FDD, par des pratiques de corruptions favorisent les divisions des partis politiques, perdent beaucoup de temps, beaucoup d’énergies et d’efforts avec les dissidents de ces mêmes partis ;
L’expérience a démontré que les pratiques de corruption, d’intimidation et des divisions ne conduisent qu’à des dérives.

Le Pouvoir CNDD-FDD, submergé par d’énormes difficultés, s’est engagé résolument dans un processus d’imposition de la dictature et du monopartisme, comme en témoignent plusieurs faits observés ces derniers temps. C’est dans cette même logique que les partis politiques de l’opposition, en particulier le parti Sahwanya-FRODEBU, ne sont plus autorisés à organiser des réunions, brandissant l’argument que l’ordre vient du haut, en violation fragrante de la constitution et de la loi sur les partis politiques. Effectivement, aujourd’hui plusieurs interdictions des réunions des partis politiques de l’opposition viennent des autorités de la Police Présidentielle et de la Police Nationale. Manifestement, on passe du pouvoir civil au pouvoir policier.

Les assassinats, les arrestations, les emprisonnements et les jugements abusifs à l’endroit des Représentants légaux et des militants des Partis rivaux, en particulier le Parti Sahwanya-FRODEBU, sous divers prétextes fallacieux, notamment d’appartenance au PALIPEHUTU-FNL ou d’insultes au Chef de l’Etat sont devenus très nombreux dans le pays en vue de semer la terreur dans la population pour l’amener à se soumettre au dictat du pouvoir.

Dans le domaine sécuritaire, nous pouvons nous réjouir de la reprise du processus de l’application de l’Accord de cessez-le-feu signé entre le Gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL.

Nous espérons que les actes contraires à la logique de recherche de la paix qui étaient devenus monnaies courantes dans la confusion des confrontations FNL-Forces Gouvernementales, comme le terrorisme, les viols, les pillages et assassinats collectifs vont bientôt cesser, que les armes seront immédiatement retirées de la population. Nous espérons également que le Gouvernement et l’Assemblée Nationale vont suivre cet exemple en mettant un terme au dysfonctionnement qui les a caractérisés ces derniers temps.

Sur le plan socio-économique,

Le Parti Sahwanya-FRODEBU constate que la société burundaise est au bord de l’éclatement si on n’y prend pas garde comme en témoignent les faits suivants :

Des grèves de revendications sociales et économiques se multiplient chaque semaine dans tous les secteurs de la vie nationale tandis que la machine étatique de répression se substitue au dialogue social et se renforce davantage sur les syndicalistes qui exercent pourtant leurs droits légaux ainsi que sur les autres citoyens qui osent exprimer publiquement leur désarroi. L’un des exemples le plus parlant est le cas de la crise sociale de l’Université du Burundi où les étudiants et même la plupart des enseignants réclament en vain le dialogue pour trouver l’issue à cette crise ;

Le conflit entre militaires et policiers sur la question de la grève à la Radio Télévision Nationale du Burundi est un autre témoignage assez éloquent.

La flambée excessive des prix de tous les produits de première nécessité pour la survie des citoyens ainsi que la paupérisation excessive de la population sont à l’extrême du supportable.

De tout ce qui précède, le Parti Sahwanya-FRODEBU constate que la démocratie, l’économie du pays et par conséquent la société burundaise sont menacées. Face à cette situation explosive, il suggère ce qui suit :

Au Gouvernement et en particulier au Chef de l’Etat :

De tout mettre en œuvre pour que les institutions du pays en particulier le Gouvernement et l’Assemblée Nationale soient fonctionnelles au cours de ce mois de juin 2008 en vue de créer un climat favorable à la gestion de la question de sécurité dans le pays ;

De renoncer à l’usage des pratiques illégales, anti-démocratiques et de mauvaise gouvernance dans la gestion des affaires de l’Etat ;

Nous demandons au Chef de l’Etat de s’engager dans un dialogue franc, sincère et conséquent avec tous les partenaires politiques, sociaux et moraux afin de trouver les meilleures voies consensuelles de faire fonctionner les institutions dans le respect de la constitution et de l’esprit de réconciliation nationale ; les menaces sont contre productives en matière de démocratie et bonne gouvernance ;

De renoncer aux pratiques de corruption et de divisions des Partis politiques qui n’ont d’autres fins que la négation de la démocratie et du multipartisme au Burundi ;

De renoncer aux suspensions de fait à l’endroit des partis politiques de l’opposition et de leur permettre de s’organiser et fonctionner conformément à la loi

D’arrêter la manipulation du processus électoral qui doit être une affaire de tous les burundais et de tous les partenaires politiques nationaux.

Au Gouvernement et au Mouvement PALIPEHUTU-FNL :

De s’engager réellement dans le processus de paix et de réconciliation en cours notamment en complétant l’Accord de cessez-le-feu du 7 septembre 2006 par deux protocoles d’accords additionnels : Un accord politique et un accord Technique des Forces qui vont préciser l’avenir du Mouvement PALIPEHUTU FNL lui-même et de ses membres, et ainsi accélérer l’application dudit Accord.

De s’impliquer pour que les armes soient retirées de la population et permettre la poursuite des réformes des corps de défense et de sécurité ainsi que le processus de réhabilitation des sinistrés, de la reconstruction du pays et de la réconciliation nationale.

A la Communauté Internationale nous demandons :

De maintenir la pression suffisante sur le Gouvernement du Burundi et sur le PALIPEHUTU-FNL pour les amener ensemble à la conclusion rapide des deux protocoles d’Accords additionnels et convaincre les deux belligérants de ne plus créer des entraves à l’application de l’Accord qu’ils ont signé ;

D’instituer une structure composée par des Représentants de la Région, de l’Union Africaine, des Nations Unies et des bailleurs de fonds en vue d’alerter chaque fois que de besoin le Gouvernement sur les risques de dérapage et ainsi éviter à la nation la catastrophe humanitaire.

A la population burundaise et en particulier aux militants du Parti Sahwanya-FRODEBU,

Nous demandons le calme et la sérénité face à l’aggravation de la misère et de l’extrême pauvreté du pays, de garder l’espoir et de comprendre que malgré la persistance de la crise, la clé de la solution n’est pas loin.

En ce qui concerne le Parti Sahwanya-FRODEBU, comme le thème de l’année de l’événement l’indique, nous avons été, nous sommes et resterons disposés à contribuer à la recherche des compromis favorisant la poursuite du processus de l’instauration d’un Etat de Droit, d’un Etat démocratique au Burundi malgré les pressions que le pouvoir issu du Parti CNDD-FDD exerce sur nous. Nous sommes prêts à contribuer pour que l’Assemblée Nationale et le Gouvernement fonctionnent dès le début de la session de juin, pourvu que les gestionnaires de ces deux institutions nous fassent des propositions concrètes.

Nous exprimons nos vifs remerciements aux Nations Unies qui ont déjà lancé dans le cadre du processus de consolidation de la Paix au Burundi le projet « cadre de dialogue » soutenu par le Bureau Intégré des Nations Unies pour le Burundi (BINUB). Nous espérons que ce dernier va constituer une véritable école de la démocratie et du dialogue et permettra aux burundais et particulièrement aux dirigeants actuels et futurs du Pays d’acquérir une culture politique de gouverner par le dialogue et combler certes, le déficit de l’esprit de dialogue qu’on observe dans une bonne partie de la classe politique burundaise.

Nos remerciements s’adressent particulièrement au BINUB qui, selon le troisième rapport du Secrétaire Général des Nations Unies a lancé « un certain nombre d’activités destinées à favoriser l’amélioration de la gouvernance, notamment en appuyant la promotion de la concertation entre les acteurs nationaux, la création d’un tribunal de la lutte contre la corruption, la réforme de l’administration publique et la décentralisation »

Que vive la démocratie
Que vive le dialogue au Burundi
Que vive le Burundi
Je vous remercie

La rédaction