Communiqué de Presse du 13/05

14-05-2015

Comité de solidarité et de suivi de la crise que
traverse le Burundi.
COMMUNIQUE DE PRESSE
(Bruxelles, 13 mai 2015)
Au nom de la Communauté Burundaise de Belgique, le comité de solidarité et de
suivi de la crise burundaise réaffirme son engagement en faveur du respect des
accords d’Arusha et de la constitution Burundaise.
Pour rappel :
 Ce dimanche 10 mai, nous avons organisé une deuxième marche manifestation
dans les rues de Bruxelles, capitale de l’union européenne, en vue d’alerter la
communauté internationale sur l’irrecevabilité de la candidature de Mr.
NKurunziza pour un troisième mandat.
 Notre marche manifestation de dimanche a été suivie par celle de Paris.
 Nous avons lancé un appel à la Belgique à montrer l’exemple en suspendant
les budgets prévus pour soutenir les élections au Burundi et surtout les budgets
destinés à l’aide de la police burundaise dont les actes de barbarie envers les
manifestants pacifiques se sont déroulés devant les caméras du monde entier.
 A notre grande satisfaction, le lundi 11 mai, les gouvernements : Belge,
Hollandais, Suisse, Français et enfin l’ensemble de l’Union Européenne ont
tous annoncé et unanimement la suspension de l’aide au Burundi.
Nous saluons ces décisions et adressons à l’ensemble de l’Union Européenne et à la
Belgique en particulier nos remerciements les plus sincères.
Le même lundi 11 mai, nous avons pris contact avec l’ensemble des pays conviés au
sommet de Dar Es Salam pour insister sur l’impératif de :
 Faire respecter les accords d’Arusha, en exigeant de manière inconditionnelle
à Mr. Nkurunziza de se retirer de la course vers un troisième Mandat.
 Nous avons également insisté sur l’impératif nécessité de constater que les
élections tel que prévues en cette période de mai et juin ne sont ni réalistes ni
réalisables.
 En cela notre appel a été également entendu puisque tous les responsables
politiques concernés ont fait de notre constatation leur exigence indiscutable
en vue d’un apaisement de la violence au Burundi.
Aujourd’hui :
 Nous apprenons que des responsables militaires ont pris le relais de nos
revendications qui sont aussi celle de l’ensemble de la population
burundaise; pour mettre fin à la course mortifère de Monsieur Nkurunziza,
nous ne pouvons que nous réjouir et saluer cette initiative salutaire pour des
milliers de vies humaines.
 Nous exprimons notre soulagement en apprenant qu’enfin les forces vives
de la nation burundaise ont parfaitement compris nos inquiétudes et qu’enfin
le Dictateur Nkurunziza vient d’être destitué,
 Par voie de conséquence, nous annonçons à l’ensemble de la communauté
burundaise et internationale notre soulagement de voir le Burundi éviter de
sombrer dans un bain de sangs sans précédent.
 Nous considérons l’initiative du général NIYOMBARE et ses camarades non
pas comme un coup d’état mais plutôt comme un acte citoyen de dernier
recours pour sauver le peuple burundais de la noyade.
 C’est pourquoi, tous démocrates que nous sommes, nous saluons et
soutenons totalement le renversement du dictateur Pierre Nkurunziza.
Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise réaffirme sa
détermination à poursuivre son engagement en vue d’un retour rapide à l’ordre
constitutionnel et à la restauration impérative du respect strict des accords
d’Arusha.
La communauté burundaise de Belgique se tient prêt à apporter toute contribution
positive en faveur d’un retour au calme et au respect le plus strict des droits de
l’homme.
D’ores et déjà nous saluons la réouverture des radios privées et exigeons la
libération immédiate de tous les prisonniers politiques.
Nous invitons tous les burundais à constater comme nous que ce qui peut paraître
comme un coup d’état est d’abord et avant tout un acte de sauvetage du peuple
burundais et qu’il n’y avait pas d’autres voies de sortie possible.
Encore une fois, nous saluons le courage de cette jeunesse burundaise qui a su
montrer sa détermination à exiger le respect strict de la Constitution et les accords
d’Arusha.
Nous sommes de tout cœur et demandons, de rester unis tous quartiers, toutes
ethnies, toutes tendances politiques confondues de rester soudés et ne pas tomber
dans le piège de ceux qui veulent remettre le feu sur la corde ethnique.
Nous réitérons notre message de réconfort et de sympathie aux parents et amis des
victimes assassinées par la police burundaise sous les ordres du dictateur Nkurunziza.
Ils ont cru à la démocratie et ils y ont laissé leur vie.
Aux nombreux blessés hospitalisés, et à ceux qui sont réfugiés dans les pays voisins,
nous disons courage, qu’ils sachent que la communauté burundaise de Belgique et
leurs amis sont de cœur avec vous.
Pour Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Fait à Bruxelles, le 13 mai 2015
Mamès BANSUBIYEKO
Coordinateur

La rédaction

Diaspora Burundaise de Belgique : DBB

03-11-2012

Communiqué de presse
28 octobre 2012
La Diaspora Burundaise de Belgique a tenu son assemblée constituante comme prévu ce samedi 27 octobre 2012 dans les locaux du CNCD. Cette assemblée constituante fait suite aux réunions organisées dans certaines villes comme Anvers, Flandre Occidentale, Liège, Namur et Gembloux. Plus de 120 compatriotes venus des quatre coins de Belgique ont participé à cette assemblée constituante dont l’objectif était de créer une structure représentative et inclusive de la Diaspora Burundaise de Belgique.
Après une brève historique des différentes tentatives d’organiser la diaspora burundaise de Belgique qui ont conduit à une cacophonie d’organisations non représentatives et inopérantes, le comité d’initiative a présenté les statuts et plus particulièrement les articles relatifs aux objectifs et la structure de la nouvelle association à créer. Un long échange a suivi sur certains articles les plus importants relatifs au but de l’association, à la neutralité politique, à l’assemblée générale et à l’administration de l’association. Les participants ont par la suite approuvé la création de l’ASBL dénommée « Diaspora Burundaise de Belgique », DBB en sigle.
L’originalité de la DBB saluée par les participants réside dans le fait qu’elle sera apolitique. Le Président et le Vice-Président ne peuvent au cours de leur mandat exercer une responsabilité dans un parti politique burundais. En plus, la DBB gardera sa neutralité politique et son indépendance, ne combattra jamais le gouvernement actuel et/ou à venir, tel ou tel autre parti politique. Son originalité réside également dans sa structure : les piliers de la DBB seront les organisations de la Diaspora Burundaise au niveau provincial. Afin de parer aux éventuels problèmes de disfonctionnement, de violation des statuts et aux conflits de différentes natures (de toute nature), il est prévu la mise en place d’un Conseil des Sages dont les membres seront issus des organisations provinciales. Ils ne seront en aucun cas nommés par le Conseil d’Administration.
Les participants ont par la suite passé au vote secret d’abord du Président et ensuite du Vice-Président. Les deux responsables se sont par la suite concertés pour constituer une équipe de 11 membres. L’équipe a été présentée à l’assemblée et elle a été approuvée à l’unanimité par celle-ci.

Le Président de la DBB est Libérat NTIBASHIRAKANDI et a été élu avec 84,38% des voix exprimées. Le Vice-Président est Boniface MANIRAMBONA et a été élu avec 90,60% des voix exprimées. Les autres membres du Conseil d’Administration sont :
- Secrétaire général : Gervais NZIKORURIHO
- Secrétaire général adjoint : Léonidas NTIRANYIBAGIRA
- Trésorier : Anésie NKANIRA
- Trésorier adjoint : Serge NTAKIYIRUTA
- Chargé des projets et Fundraising : Gradien BIZIMANA
- Chargé adjoint des projets et Fundraising : Marthe BARANKENGUJE
- Chargé de la communication et des relations publiques : Janvier NAHIMANA
- Chargé adjoint de la communication et des relations publiques: Cyriaque NDAYITWAYEKO
- Représentant de la région Flamande : Jean Pierre NDUWUMWAMI
- Représentant de la région wallonne : Athanase BAKUNDA
- Représentant de la région Bruxelles Capitale : Ernest NINTUNZE.
Les participants à l’assemblée ont donné au Conseil d’Administration un mandat d’un an pour finaliser les statuts, faire agréer la DBB et rédiger le règlement d’ordre intérieur. Quant au Conseil des Sages, il sera mis en place au cours de l’assemblée générale prévue au mois de mars 2013.
Le Président et le Vice-Président ont clôturé l’Assemblée Constituante en remerciant les participants pour leur présence massive, leur enthousiasme et détermination pour la création de la DBB et de la confiance qu’ils ont placée dans les membres du conseil d’administration qu’ils venaient d’élire. Ils ont promis de tout mettre en œuvre pour rassembler tous les membres de la Diaspora Burundaise de Belgique et travailler à leur plus grande satisfaction et se sont déclarés ouverts à toutes les propositions constructives.
Gervais NZIKORURIHO
Secrétaire Général de la DBB

La rédaction

Rien ne sera plus comme avant......

22-10-2012

Sur invitation de nouvel ambassadeur du Burundi à Bruxelles, Monsieur Félix Ndayisenga, les Burundais du Benelux et les amis du Burundi se sont souvenus dans une messe commémorative du 19ième anniversaire de l'assassinat du Héros de la Démocratie son Excellence Ndadaye Melchior, Président Fondateur du Parti Sahwanya-FRODEBU et premier Président élu démocratiquement dans l'histoire du Burundi.
La place Saint Josse au coeur de la capitale Européenne était pleine de monde, l'Eglise était toute remplie, la grande salle de réception de l'Ambassade du Burundi était pleine à craquer, tous les passants demandaient à quel honneur tout ce monde était réuni......

Dans son homélie, le Doyen Daniel Nahimana a insisté sur le rôle joué par Ndadaye dans l'instauration de la démocratie au Burundi, une démocratie qui invite les dirigeants à servir et non à se servir. Depuis la mort tragique et ignoble du Président et de son peuple, les Burundais dans leur diversité ont compris et ont tiré les leçons de l'histoire qu'ils doivent vivre ensemble, que rien de sera plus comme avant. Le Burundi a subi des transformations sociales, suite à la longue crise politique et sécuritaire qui a suivie la mort de Ndadaye et de ses proches collaborateurs, des solutions ont été initiées par la classe politique burundaise, il revient aux dirigeants actuels de les sauvegarder et les améliorer pour qu'elles soient durables dans le temps.

Dans son mot de circonstance, l'Ambassadeur du Burundi à Bruxelles a présenté l'équipe de ses collaborateurs et a exhorté tout ce beau monde présent à la réception à être tous des ambassadeurs du Burundi, à parler du même langage auprès des différents partenaires et amis de notre pays le Burundi. Il a terminé en promettant aux Burundais présents qu'il va les inviter prochainement à sa résidence pour un accueil solennel. C'est dans une ambiance de retrouvailles que les cérémonies se sont clôturées tard dans la soirée.

La rédaction

Commémoration NDADAYE à Bruxelles

18-10-2012

INVITATION
à l’occasion de la commémoration du 19ème anniversaire de l’assassinat du Président Melchior NDADAYE
Dimanche, le 21 octobre 2012

L’Ambassade de la République du Burundi près les Etats du BENELUX et de l’Union Européenne, invite tous les Burundais et les amis du Burundi à venir nombreux participer aux cérémonies de commémoration du 19ème anniversaire de l’assassinat du Président Melchior NDADAYE, Héros de la Démocratie, le Dimanche 21 octobre 2012.

Programme :

14h00’ Cérémonies Religieuses

Eglise Saint Josse

Place Saint Josse

1210 BRUXELLES

Accès

Train : Gare Schuman

Métro : Madou, Maalbeek

Bus : lignes 29, 63, 59 arrêt Place Saint Josse

16h30’ Verre d’amitié à l’Ambassade du Burundi

46, Square Marie-Louise, 1000 Bruxelles

18h30’ Clôture

L’Ambassade de la République du Burundi près les Etats du BENELUX et de l’Union Européenne saisit cette occasion pour renouveler à tous les Burundais et aux amis du Burundi, les assurances de sa très haute considération.

Fait à Bruxelles, le 12 octobre 2012

Félix NDAYISENGA





Ambassadeur

Les Burundais de Belgique s'organisent.......

18-10-2012

INVITATION
ASSEMBLEE CONSTITUANTE DE L’ORGANISATION DE LA DIASPORA BURUNDAISE DE BELGIQUE
Samedi, 27 octobre 2012.
Le comité d’initiative invite tous les membres de la Diaspora Burundaise de Belgique (étudiants compris) à participer massivement à une assemblée constituante de l’organisation de la Diaspora Burundaise de Belgique qui se tiendra le samedi 27 octobre 2012 de 13 à 18h, dans les locaux du CNCD, Quai du Commerce 9, 1000 Bruxelles.

Ordre du jour : Organisation de la Diaspora Burundaise de Belgique et élection des organes dirigeants (représentants de la Diaspora Burundaise de Belgique).

Programme

13h00 : Accueil et inscription des participants
13h30 : Echanges sur l’organisation de la Diaspora Burundaise de Belgique
16h00 : Election des organes dirigeants – représentants de la Diaspora Burundaise de Belgique.
17h00 : Partage d’un verre d’amitié.
18h00 : Fin de la rencontre.

La ponctualité de chacun est vivement recommandée, les heures de début et de fin de l’Assemblée Constituante seront strictement respectées.

Pour les membres du comité d’initiative :

• Bakunda Athanase
• Burundi Donatien
• Kibiri Sebastien
• Kirombo Gaspard
• Kubushishi Tite
• Nahimana Janvier
• Ndagijimana Philippe
• Ndayibarira Benoît
• Ndayisaba David
• Ndikumasabo Méthode
• Nduwamahoro Prosper
• Nikoyagize Thérèse
• Ninteretse Ernest
• Ntahompagaze Pascal
• Ntakiyiruta Serge
• Ntibahezwa Jean Paul
• Ntibashirakandi Libérat
• Nzeyimana Abdoul
• Nzikoruriho Gervais
• Rukundo Parfait
• Rwasa Zacharie
• Siniha Pauline





La rédaction

Diaspora Burundaise divisée par le CNDD-FDD

27-09-2012

Nyakurisation : La diaspora burundaise en Belgique résiste
Le 27 septembre 12

Selon les informations qui nous viennent de Bruxelles en Belgique, ce dimanche 23 septembre 2012, un groupe de burundais qui se sont faits passer pour les représentants de la diaspora burundaise en Belgique avait convoqué une réunion pour se faire connaître auprès des burundais vivant en Belgique.

Du 28 au 30 juin 2012, s'est tenue à Bujumbura une Conférence nationale de la diaspora burundaise dont plusieurs burundais de cette même diaspora qualifie de Mini-Congrès de membres du Cndd-Fdd de la diaspora.

Les raisons avancées pour qualifier cette conférence de Mini-Congrès du Cndd-Fdd sont :

L'absence d'une concertation préalable et élargie à tous les milieux de la diaspora burundaise dans sa riche diversité ;

La représentativité des participants à la conférence : Aucune délégation n'a pu être formée pour représenter valablement les membres de la diaspora dans leur diversité ;

La disponibilité des participants : une simple concertation préalable aurait permis à plusieurs membres de la diaspora de programmer leur disponibilité (congé professionnel) ou de proposer la Conférence à une autre date plus favorable, voire à un lieu plus accessible à la plupart des membres de la diaspora (plusieurs burundais sont encore traqués par leur gouvernement) ;

La place des réfugiés de la diaspora : les organisateurs de cette conférence ont négligé l'importance et la participation de ces nombreux compatriotes. Ces réfugiés, membres de la diaspora, ne peuvent pas fréquenter les ambassades burundaises, ni se rendre au Burundi.
De cette conférence de Bujumbura est né une organisation "Action Internationale de la Diaspora Burundaise" (AIDB) et un comité de direction a été constitué.
"Un représentant de la diaspora burundaise choisis ou nommé à Bujumbura, voilà la démocratie selon le Cndd-Fdd. Je ne vois pas en quoi ce groupe formé à Bujumbura est représentatif de la diaspora burundaise, sauf pour représenter leurs poches, leurs familles et surtout leur formation politique qui est le Cndd-Fdd. Pour nous, ce comité ad hoc n'a aucune légitimité. Qui les a choisi pour nous représenter à Bujumbura?" s'est exclamé un burundais de la diaspora.

Dans cette réunion du dimanche 23 septembre, la situation était intenable. Par la force d'arguments, les organisateurs de cette réunion se sont inclinés et une commission provisoire chargée de préparer l'Assemblée Générale de tous les burundais de Belgique pour mettre en place de façon transparente et démocratique une structure apolitique, représentative et élargie à tous les milieux de la diaspora burundaise a été constitué.

Un des membres du comité ad hoc qui a été installé par les autorités burundaises à Bujumbura s'est confié à Burundi Transparence en précisant que "le Comité Exécutif de [Action Internationale de la Diaspora Burundaise - AIDB] existe et continue de s'occuper de son travail de consultation qu'il a commencé. Le premier atelier participatif (de consultation des burundais) a eu lieu ce 23 septembre. Un groupe d'une trentaine de personnes a pu débattre sur la structuration de AIDB. D'autres ateliers sont prévus. Et c'est toujours le même Comité Exécutif qui s'en charge jusqu'à l'installation d'une structure inclusive de AIDB".

Un autre membre de la diaspora burundaise de Belgique a émis un souhait de voir les autres membres de la diaspora burundaise dans d'autres pays disent non à cette lente "nyakurisation" et sur c'est voici la liste des vacanciers qui ont prétendu vous représenter à Bujumbura alors qu'ils étaient dans un mini-congrès du Cndd-Fdd.

La résistance continue et vous aurez la suite du feuilleton.

Source: Burunditransparence

Aimé Magera isole RWASA

19-09-2012

La CENI : Le FNL de Rwasa a été relégué à l’écart

Par : Marc Niyonkuru , mercredi 19 septembre 2012 à 12 : 48 : 28
Le porte parole du parti F NL , aile de Rwasa Agathon contacté par téléphone à l’étranger où il se trouve en exil a indiqué à la presse que les personnes qui ont été proposées comme membres de l’Alliance Démocratique pour le Changement pour représenter cette organisation politique au niveau de la Commission Electorale Nationale Indépendante CENI ne sont pas le résultats d’un consensus entre les partenaires politiques membres de l’ADC Ikibiri comme cela avait été annoncé par le président de l’ADC Léonce Ngendakumana sur les médias ces derniers jours .

De la part d’Aimé Magera , le FNL ,Aile de Rwasa Agathon est un des partis politiques extraparlementaires qui n’ont pas été contactés lors des négociations sur la mise en place de la CENI de 2015.

Selon lui, le président du parti Frodebu avait pour objectif de sauver probablement ses intérêts et non celles de l’ADC.

A travers ces négociations de mise en place de la CENI entre les membres des partis politiques burundais, la montagne a accouché d’une souris. Sur 5 noms qui avaient proposés pour lka composition de la commission électorale de 2015, les politiques ont été incapables de converger.

L’Uprona, deuxième force au parlement, a refusé que Ndayicariye Pierre Claver et Prosper Ntahorwamiye soient reconduits dans la CENI de 2015.

Suite à cette négociation qui n’a pas abouti le président de la république a prolongé de 3 mois le mandat de la CENI. Le président du parti Frodebu a indiqué à la presse que les protagonistes de la vie politiques de ce pays auront convergé pendant ce délai.

La rédaction

Invitation de la Diaspora Burundaise

19-09-2012

Action Internationale de la Diaspora Burundaise (AIDB) Bruxelles, le 17/09/2012
Madame, Monsieur,


Concerne :
Invitation à participer à la rencontre de débriefing de la Conférence nationale de la diaspora burundaise tenue à Bujumbura (28-30 juin 2012).

Nous avons le plaisir de vous faire parvenir ce présent courrier pour vous convier à participer à la rencontre de débriefing de la Conférence nationale de la diaspora burundaise qui s’est tenue à Bujumbura du 28 au 30 juin 2012.
Entre autres résultats importants de cette Conférence, il y a la mise sur pied de l’organisation « Action Internationale de la Diaspora Burundaise, AIDB en sigle » dont les démarches d’enregistrement comme ONG internationale sont en cours, au sein du Ministère des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale au Burundi.
Les membres présents à la Conférence ont également élu parmi eux les personnes constituant les organes dirigeants de l’AIDB. Trois d’entre elles résident en Belgique et seraient heureuses d’échanger avec vous autour de cette Conférence. Il s’agit de :
 Madame Léoncie CIZA, membre du Comité Exécutif, élue comme Trésorière ;
 Monsieur Didace BARANDERETSE, membre du Comité Exécutif, chargé de la Communication ;
 Monsieur Victor NTACORIGIRA, membre du Conseil d’Administration, élu comme représentant la diaspora burundaise de Belgique.
Ordre du jour :
- Débriefing de la conférence ;
- Stratégie d’organisation de la diaspora burundaise de Belgique
- Divers.
Date, Heure et Lieu :

Le 23/09/2012 à 15 heures
Place Loix, 20 à 1060 Saint-Gilles (Bruxelles)
D’ores et déjà, nous vous remercions de l’intérêt que vous réserverez à la présente invitation et vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

Le Comité International élu de AIDB pour la Belgique
Mme Léoncie Ciza : 0483 499 341 ; leoncie.ciza@gmail.com
Mr Didace Baranderetse : 0479 247 831 ; baranderetse@yahoo.fr
Mr Victor Ntacorigira : 0472 289 511 ; ntacovic2000@yahoo.fr

La rédaction

Communiqué IZERE

19-09-2012




MISSION CHIRURGICALE IZERE-INTERPLAST
AU BURUNDI DU 21 SEPTEMBRE AU 06 OCTOBRE 2012.


COMMUNIQUE

L'organisation IZERE-Hollande et Interplast, une Organisation de chirurgiens Hollandais vont effectuer une mission chirurgicale au Burundi du 21 Septembre au 06 Octobre 2012, dans le cadre de leur partenariat, répondant à l'engagement d´IZERE de contribuer à la reconstruction du pays dans le domaine de la santé.

Les opérations auront lieu à Bujumbura et à Ngozi respectivement au Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge, CHUK du 24 au 28 Septembre et à l'Hôpital Centrale de Ngozi du 01 au 05 Octobre 2012.
Sont concernés les cas d'infirmités et d'anomalies physiques au diagnostic suivant: déformations congénitales, fentes labiales et palatines, déformations liées aux brûlures, défigurations traumatiques (lèvres coupées, bras déformés), tumeurs dans la tête et au cou, etc.

Les malades qui souffrent de ces malformations sont priés de se présenter pour consultation au « Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge, CHUK » le samedi 22 Septembre 2012 à 14h00.
Ceux de la région de Ngozi et ses environs sont invités pour consultation à l' « Hôpital Centrale de Ngozi » le samedi 29 Septembre 2012 à 14h30.

IZERE remercie d´avance les autorités Burundaises et en particulier celles du ministère de la santé pour leur collaboration à la réussite de notre mission humanitaire en vue de recréer de l'espoir et redonner le sourire à nos frères et sœurs. Notons que c’est aussi une bonne occasion pour les médecins Burundais d’échanger leurs expériences avec nos Chirurgiens Plasticiens surtout que le domaine de la Chirurgie Reconstructive reste jusqu’aujourd’hui très peu connu dans notre pays.

Enfin, nous demandons à tous ceux qui le peuvent de bien vouloir déplacer ces malades jusqu'à ces hôpitaux étant donné qu'il s'agit principalement de pauvres gens en provenance des coins les plus reculés de l'intérieur du pays et qui vraisemblablement n'ont aucun moyen de déplacement.

Notons à toutes fins utiles que les malades qui ont été consultés la fois dernière et qui figurent déjà sur notre liste d'attente seront opérés en premier lieu.

Voici quelques images pour vous donner une idée sur le genre d’infirmités dont il est question!

Secrétariat IZERE, 17 Septembre 2012

Conférence publique ADC-IKIBIRI à Br

11-06-2012




Conférence de Bruxelles du 09 juin 2012 : Mot liminaire


Thème central :

L’ADC-IKIBIRI, seule alternative pour un changement démocratique
Au Burundi
I. Introduction
Le Burundi a connu beaucoup de périodes très sombres qui ont été caractérisées par des massacres et des assassinats des grands hommes politiques à savoir le Prince Louis RWAGASORE, Héros national de l’indépendance et le Président Melchior NDADAYE, Héros national pour la Démocratie au Burundi.

Ces massacres et assassinats cycliques ont provoqué une grave crise de confiance entre les différentes composantes du peuple burundais et ont entrainé des mouvements forcés de la population à l’extérieur et à l’intérieur du pays. Les burundais ont vécu pendant plusieurs années dans des ghettos ethniques.

Tous ces phénomènes ont conduit à des révoltes populaires dont la plus célèbre est celle de 1993 qui a conduit à la naissance de nouveaux phénomènes comme les mouvements politiques armés, les déplacés, les regroupés et les dispersés et ont crée un désordre politique, économique et social dans le pays. Il a fallu de nombreuses années pour que les Burundais parviennent à s’accorder sur la nature, les origines, les principaux auteurs et les conséquences du conflit qui les a opposés durant une quarantaine d’années.

Depuis l’année 2000, les burundais disposent d’un accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation. Cet Accord est bâti autour de quatre principes moteurs à savoir :

Aucun gouvernement du Burundi ne peut plus recréer les causes historiques du conflit Burundais ;
La démocratie et la bonne gouvernance doivent le fondement de chaque gouvernement du Burundi ;
La sécurité pour doit être une préoccupation constante tout gouvernement du Burundi ;
La réhabilitation des sinistrés, la reconstruction du pays et le développement intégré doivent être une préoccupation constante de chaque gouvernement du Burundi.

Les engagements pris dans cet Accord sont contenus dans la Constitution actuelle à l’exception du premier et du quatrième protocole.

C’est le rejet de l’Accord d’Arusha par le pouvoir CNDD-FDD qui justifie les tensions sociales et politiques qu’on observe actuellement dans le pays car, les mêmes causes engendrent les mêmes effets comme en témoignent les quelques faits suivants.

II. Constats sur terrain

1. Au niveau politique et de la bonne gouvernance
• Le rejet de l’Accord d’Arusha et la violation répétitive de la constitution ;
• Le pilotage à vue de l’action gouvernementale dans tous les secteurs de la vie nationale ;
• L’élaboration des lois cousues à la taille du parti CNDD-FDD et ses partis satellites comme la loi sur l’organisation et le fonctionnement des partis politiques, le projet de loi portant statut de l’opposition, le projet loi portant création de la Commission Vérité et Réconciliation et autres textes en cours d’élaboration visant à mettre un terme aux activités des partis politiques de l’opposition, de la société civile et des medias ;
• La torture, les exécutions extrajudiciaires, le harcèlement, les arrestations et les emprisonnements abusifs et arbitraires ;
• Les violations des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques ;
• L’exil forcé des leaders de l’opposition ;
• Les montages éhontés pour impliquer la Coalition ADC-Ikibiri dans les massacres de Gatumba, dans l’assassinat des expatriés à l’hôpital de Ngozi et dans les troubles de l’Université du Burundi ;
• La détérioration des relations entre le pouvoir et presque la quasi-totalité de ses partenaires ;
• L’impunité des crimes surtout commis par de hautes personnalités impliquées dans ces crimes politiques et économiques ;
• Le harcèlement de la société civile

2. Au niveau de la justice
L’ingérence du pouvoir Exécutif dans le pouvoir judiciaire a porté un coup dur sur l’indépendance de la Magistrature. Ainsi, le pouvoir judiciaire est devenu incapable d’instruire, de clarifier et de réprimer les crimes politiques et économiques dans lesquels certains hauts cadres de l’Etat sont impliqués

3. Au niveau sécuritaire
• Risque de retour à une guerre civile fratricide et insensée dans le pays ;
• La mise en place d’une milice dénommée imbonerakure du parti CNDD-FDD ;
• La politisation et l’instrumentalisation de l’armée, de la police et du service national de renseignements.

4. Au niveau économique

Comparé à d’autres pays, en termes de classement, le Burundi est :
• Le plus corrompu des pays de l’EAC selon Transparency International ;
• L’un des trois pays africains dont le PIB est le plus faible par habitant ;
• L’un des trois derniers au monde sur l’IDH(PNUD) ;
• L’un des dix premiers pays les plus corrompus au monde selon Transparency International ;
• La situation des finances publiques est très déplorable. Un budget qui dépend fortement des appuis des bailleurs de fonds étrangers ;
• Les pratiques de corruption, de détournements des deniers publics et des malversations économiques presque institutionnalisés ;
• La multiplication des postes budgétivores à des fins propagandistes du parti CNDD-FDD.

5. Au niveau social
• Relations souvent tendues entre le gouvernement et les syndicats des travailleurs ;
• L’improvisation des mesures sensés être salutaires dans les secteurs clés de la nation : Education et santé ;
• La paupérisation excessive de la population.


III. Alternative de solutions
Face à cette situation explosive, et pour éviter que le Burundi ne replonge dans des cycles de violence, nous proposons le schéma suivant : Engager sans délais le dialogue politique pour :

- Rétablir la confiance dans le pays ;
- Créer un environnement propice au dialogue politique ;
- Procéder à l’évaluation de mise en en œuvre de l’Accord d’Arusha et en dégager si oui ou non on peut se permettre d’amender la Constitution ;
- Aborder les deux grands défis de l’heure à savoir la problématique des élections de 2015 et celle de la mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle dans l’esprit de ce qui vient de se passer en Suisse (CAUX) entre certains acteurs burundais.

C’est pourquoi, afin d’affronter avec force et cohérence ces problèmes qui minent le Burundi et se placer comme une alternative incontestable au pouvoir en place à Bujumbura, les Partis membres de la Coalition ADC-Ikibiri viennent :
- d’adopter une plate-forme et un programme communs ainsi qu’une vision commune, qui serviront de guide de travail pour atteindre les résultats positifs à court, moyen et long terme.

- de se doter d’un leadership unique qui la conduira jusqu’au-delà des élections de 2015. Un Président unique avec un mandat de 3 ans vient d’être désigné. Je profite de cette occasion pour demander à vous tous, Burundais et amis du Burundi résidant à l’étranger et désireux d’un Burundi réconcilié, paisible et prospère, d’apporter votre contribution pour soutenir les efforts menés par vos compatriotes sur terrain ;

Malgré les efforts que nous sommes en train de mener pour bâtir une nation digne, nous avons un sérieux problème : l’entêtement du gouvernement du Président Pierre Nkurunziza. C’est pourquoi la Coalition ADC-Ikibiri demande :

- au Président Nkurunziza et à son Gouvernement d’arrêter immédiatement les pratiques d’intimidation et s’atteler a créer un environnement propice au dialogue politique en vue d’affronter ensemble les grands défis de l’heure ; de traduire en justice les membres des forces de l’ordre et de sécurité, les jeunes imbonerakure ainsi que les agents du Service National des Renseignements, coupables de violation des droits de l’homme ; de libérer sans conditions et sans délai tous les prisonniers politiques ;

- au Ministre de l’intérieur de sursoir à sa politique de restriction des libertés publiques pour les partis politiques de l’opposition ainsi que pour la Coalition ADC-Ikibiri; de cesser de diviser les partis et de les intimider ; de mettre fin a sa politiques de “nyakurisation et de procéder a la dissolution de tous partis dénommés nyakuri;

- à la communauté internationale et aux amis du Burundi de faire pression sur les tenants du pouvoir en place pour qu’ils acceptent de négocier avec l’opposition réunie au sein de la coalition ADC-Ikibiri, afin de trouver des solutions durables aux problèmes burundais ;

- à tous les acteurs politiques et apolitiques burundais et étrangers de rester aux côtés des populations délaissées par un gouvernement préoccupé plutôt par un enrichissement illicite que par les souffrances de celle-ci.

IV. Conclusion
En envisageant cette démarche,

• Nous voulons prévenir la triple menace (guerre civile, risque d’un génocide et pauvreté extrême) qui plane sur notre pays ;
• Nous voulons interdire, condamner de manière assez ferme le retour au monopartisme de fait, à un parti Etat. Bref, refuser le retour à un Etat policier, à la dictature militaire ;
• Nous voulons que notre pays ne soit plus le théâtre des violences, que la réconciliation soit bâtie sur la Vérité et la Justice ;
• Nous voulons que la Vérité remporte sur le mensonge ;
• Nous voulons faire face à la confusion entretenue sciemment par le pouvoir en place sur les élections et la démocratie ;
• Nous voulons que les burundais retrouvent l’espoir de revivre dans leur pays ; qu’il soit créé un environnement propice à la gestion de notre pays et à la cohabitation pacifique ;
• Nous voulons vivre dans un Burundi qui nous protège et que nous protégeons ;
• Nous voulons sauvegarder les acquis d’Arusha ;
• Nous voulons que l’économie de notre pays soit bâtie sur des bases solides et non sur la démagogie c.à.d. passer du budget social au budget économique.
Bref, nous voulons bâtir une nation digne, unie, prospère et réconciliée.

En fin au nom de l’ADC-Ikibiri et en mon nom propre, je réitère mes remerciements à tous les leaders de l’opposition réunie au sein cette Alliance pour la solidarité sans faille qu’ils ont manifestée pendant les deux années d’existence de l’ADC malgré les multiples difficultés ; je remercie également tous les citoyens burundais de l’intérieur et de l’extérieur du pays pour la solidarité et le courage qui les a caractérisés et surtout pour ne pas avoir cédé à la provocation des instruments d’oppression du pouvoir en place à Bujumbura ; je remercie aussi vous tous qui vous êtes déplacés pour venir contribuer par vos idées constructives à l’avenir de la Nation burundaise et vous rassure que l’ADC-Ikibiri va tout droit vers la restauration d’un Etat juste, paisible et prospère !

Vive la Nation burundaise,
Vive la démocratie multipartite au Burundi
Vive la Coalition ADC-Ikibiri

Je vous remercie !


Bruxelles, le 09 juin 2012
Léonce Ngendakumana
Président de la Coalition ADC-Ikibiri.


La rédaction

Mot du Président du FRODEBU au Sénat

07-06-2012


SITUATION SOCIO-POLITIQUE QUI PREVAUT ACTUELLEMENT AU BURUNDI ET PROBLEMATIQUE DES ELECTIONS DE 2015 COMME ALTERNATIVE DE SOLUTIONS
I. Introduction
Le Burundi a connu beaucoup de dates très sombres qui ont été caractérisées par des massacres et des assassinats des grands politiques à savoir le Prince Louis RWAGASORE, Héros national de l’indépendance et le Président Melchior NDADAYE, Héros national pour la Démocratie au Burundi.
Ces massacres et assassinats cycliques ont provoqué une grave crise de confiance entre les différentes composantes du peuple burundais et ont entrainé des mouvements forcés de la population à l’extérieur et à l’intérieur du pays. Les burundais ont vécu pendant plusieurs années dans des ghettos ethniques.
Tous ces phénomènes ont conduit à des révoltes populaires dont la plus célèbre est celle de 1993 qui a conduit à la naissance de nouveaux phénomènes comme les mouvements politiques armés, les déplacés, les regroupés et les dispersés et ont engendré un désordre politique, économique et social dans le pays. Il a fallu de nombreuses années pour que les Burundais parviennent à se mettre d’ accord sur la nature, les origines, les auteurs et les conséquences du conflit qui les a opposés durant une quarantaine d’années.
Depuis l’année 2000, les burundais disposent d’un accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation. Les engagements pris dans cet accord sont contenus dans la Constitution actuelle à l’exception du premier et du quatrième protocole dudit Accord.
C’est le rejet de l’Accord d’Arusha par le pouvoir CNDD-FDD qui justifie les tensions sociales et politiques qu’on observe actuellement dans le pays car, les mêmes causes engendrent les mêmes effets comme en témoignent les quelques faits suivants.


II. Constats sur terrain

1. Au niveau politique et de la bonne gouvernance

• Le rejet de l’Accord d’Arusha et la violation répétitive de la constitution ;
• Le pilotage à vue de l’action gouvernementale dans tous les secteurs de la vie nationale ;
• L’élaboration des lois cousues à la taille du parti CNDD-FDD et ses partis satellites comme la loi sur l’organisation et le fonctionnement des partis politiques, le projet de loi portant statut de l’opposition, le projet loi portant création de la Commission Vérité et Réconciliation et autres textes en cours d’élaboration visant à mettre un terme aux activités des partis politiques de l’opposition, de la société civile et des medias ;
• La torture, les exécutions extrajudiciaires, le harcèlement, les arrestations et les emprisonnements abusifs et arbitraires ;
• Les violations des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques ;
• L’exil forcé des leaders de l’opposition ;
• Les montages éhontés pour impliquer la Coalition ADC-Ikibiri dans les massacres de Gatumba, dans l’assassinat des expatriés à l’hôpital de Ngozi et dans les troubles de l’Université du Burundi ;
• La détérioration des relations entre le pouvoir et presque la quasi-totalité de ses partenaires ;
• L’impunité des crimes surtout commis par de hautes personnalités impliquées dans ces crimes politiques et économiques ;
• Le harcèlement de la société civile




2. Au niveau de la justice
L’ingérence du pouvoir Exécutif dans le pouvoir judiciaire a porté un coup dur sur l’indépendance de la Magistrature. Ainsi, le pouvoir judiciaire est devenu incapable d’instruire, de clarifier et de réprimer les crimes politiques et économiques dans lesquels certains hauts cadres de l’Etat sont impliqués

3. Au niveau sécuritaire

• Risque de retour à une guerre civile fratricide et insensée dans le pays ;
• La mise en place d’une milice dénommée imbonerakure du parti CNDD-FDD ;
• La politisation et l’instrumentalisation de l’armée, de la police et du service national de renseignements.

4. Au niveau économique

Comparé à d’autres pays, en termes de classement, le Burundi est :

• Le plus corrompu des pays de l’EAC selon Transparency International ;
• L’un des trois pays africains dont le PIB est le plus faible par habitant ;
• L’un des trois derniers au monde sur l’IDH(PNUD) ;
• L’un des dix premiers pays les plus corrompus au monde selon Transparency International ;
• La situation des finances publiques est très déplorable. Un budget qui dépend fortement des appuis des bailleurs de fonds étrangers ;
• Les pratiques de corruption, de détournements des deniers publics et des malversations économiques presque institutionnalisés ;
• La multiplication des postes budgétivores à des fins propagandistes du parti CNDD-FDD.

5. Au niveau social
• Relations souvent tendues entre le gouvernement et les syndicats des travailleurs ;
• L’improvisation des mesures sensés être salutaires dans les secteurs clés de la nation : Education et santé ;
• La paupérisation excessive de la population.

III. Alternative de solutions
Face à cette situation explosive, et pour éviter que le Burundi ne replonge dans des cycles de violence, nous proposons le schéma suivant :
- Engager sans délais le dialogue politique pour :
- Rétablir la confiance dans le pays ;
- Créer un environnement propice au dialogue politique ;
- Procéder à l’évaluation de mise en en œuvre de l’Accord d’Arusha et en dégager si oui ou non on peut se permettre d’amender la Constitution ;
- Aborder les deux grands défis de l’heure à savoir la problématique des élections de 2015 et celle de la mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle dans l’esprit de ce qui vient de se passer en Suisse(CAUX) entre certains acteurs burundais. Nous considérons qu’il s’agit d’un pas dans l’allégement des souffrances du peuple Burundais.
C’est pourquoi, nous vous demandons d’aider les burundais à organiser un séminaire semblable à celui de CAUX en Suisse pour prolonger et parachever un débat intéressant qui n’a pas été conclu faute de participation de tous les acteurs.
En ce qui nous concerne, nous sommes entrain de nous consulter avec les autres forces politiques, sociales et morales afin de nous constituer en une force alternative au pouvoir en place en 2015. Les préparatifs vont bon train.
IV. Conclusion
En envisageant cette démarche,
Nous voulons prévenir la triple menace (guerre civile, risque d’un génocide et pauvreté extrême) qui plane sur notre pays ;
Nous voulons interdire, condamner de manière assez ferme le retour au monopartisme de fait, à un parti Etat. Bref, refuser le retour à un Etat policier, à la dictature militaire ;
Nous voulons que notre pays ne soit plus le théâtre des violences, que la réconciliation soit bâtie sur la Verité et la Justice ;
Nous voulons que la Vérité remporte sur le mensonge ;
Nous voulons faire face à la confusion entretenue sciemment par le pouvoir en place sur les élections et la démocratie ;
Nous voulons que les burundais retrouvent l’espoir de revivre dans leur pays ; qu’il soit créé un environnement propice à la gestion de notre pays et à la cohabitation pacifique ;
Nous voulons vivre dans un Burundi qui nous protège et que nous protégeons ;
Nous voulons sauvegarder les acquis d’Arusha ;
Nous voulons enfin que l’économie de notre pays soit bâtie sur des bases solides et non sur la démagogie c.à.d passer du budget social au budget économique.
Bref, nous voulons bâtir une nation digne, unie, prospère et réconciliée.
Bruxelles, le 06 juin 2012
Honorable Léonce Ngendakumana

La rédaction

Conférence publique ADC-IKIBIRI

03-06-2012

L’Honorable Léonce Ngendakumana et Monsieur Chauvineau Mugwengezo, respectivement Président et Porte-parole de la Coalition ADC-IKIBIRI animeront une conférence publique à Bruxelles ce samedi 09 juin 2012 à 15h. Les organisateurs demandent à tous les Burundais et amis du Burundi à venir nombreux enrichir le débat sur l’avenir de la nation burundaise et le rôle que compte jouer l’ADC-Ikibiri pour sortir le Burundi de l’impasse.

Lieu : Auberge de la Jeunesse Jacques Brel,
Rue de la Sablonnière, 30
1000 Bruxelles

La rédaction

Le numéro 2 du SNR est devenu fou

10-04-2012

Le numéro deux du Service de Renseignement burundais, le Général de Brigade Agricole dans un asile psychiatrique.


Depuis qu’Adolphe Nshimirimana a décidé de déménager son bureau dans un des bistrots de la capitale Bujumbura, avant il était au Club144, aujourd’hui il est au club Iwabonabantu, le Président Nkurunziza a nommé Agricole, un fidèle, au poste de chef de cabinet du Service National de Renseignement. Ce colonel devenu général de brigade l’année passée faisait la pluie et le beau temps ; c’est lui qui était passé pour le véritable patron du service de renseignement burundais. Et pour cause il bénéficie de l’oreille du Président Nkurunziza avec qui il partage ses moments de prière pendant qu’Adolphe Nshimirimana se trémousse dans les dancings de la place.

Très récemment cet homme fort est tombé malade. Il a été dans un premier temps conduit à l’hôpital psychiatrique de Kamenge, connu sous le sobriquet de « Chez le Gentil ». Mais sa crise est devenue très aigue à tel enseigne qu’il allait jusqu’ à se déshabiller ! C’est ainsi qu’il a été conduit à Nairobi au Kenya pour suivre un traitement loin des regards sans compassion des burundais qui ont une dent contre lui.
Et d’une source proche du palais présidentiel, avant que cette déchéance psychique ne le frappe, un des pasteurs qui prie avec le Président Nkurunziza avait donné une mise en garde au général Agricole. En effet il lui avait annoncé que s’il ne changeait pas sa manière de travailler, en se refusant des traitements inhumains qu’il inflige à ses semblables que la colère de Dieu allait le frapper très fort. Quelques jours après il est transporté dans un asile psychiatrique !
Les autres bourreaux du système Nkurunziza devraient comprendre que tout se paie ici bas. En conséquence ils devraient se repentir en changeant de méthode de travail. Sinon comme l’a si bien dit ce cinéaste : « L’histoire remet les choses dans l’ordre quand vient le moment de payer. » Je ne voudrais pas qu’ils finissent tous dans un asile psychiatrique, mais les horreurs qu’ils infligent au peuple burundais les condamnent tôt ou tard à une folie morbide. Il est encore temps de changer comme le recommandait ce pasteur de Nkurunziza. Ce pasteur aura-t-il le courage de donner la même recommandation à Nkurunziza lui-même ?

Twungubumwe Jean Charles.

Invitation

05-04-2012

INVITATION
A l’occasion de la commémoration du 18ème anniversaire de la mort du Président Cyprien NTARYAMIRA
Samedi 14 avril 2012

L’Ambassade de la République du Burundi auprès des Etats du BENELUX et auprès de l’Union Européenne, invite tous les Burundais et les amis du Burundi aux cérémonies de Commémoration du 18ème anniversaire de la mort du Président Cyprien NTARYAMIRA, qui seront organisées pour des raisons pratiques, le Samedi 14 avril 2012 au lieu du Vendredi 6 avril 2012.

Programme :

15h00 : Arrivée des invités

15h30’ : Cérémonies Religieuses
Eglise Saint Josse
Place Saint Josse
1210 BRUXELLES
Accès :
§ Train : Gare Schuman

§ Métro: Madou, Malbeeck

§ Bus : lignes 29, 63, 59 arrêt Place Saint Josse

17h00’ : Réception à l’Ambassade du Burundi
46, Square Marie-Louise, 1000 Bruxelles

19h00’ : Clôture

L’Ambassade de la République du Burundi auprès des Etats du BENELUX et auprès de l’Union Européenne, saisit cette occasion pour renouveler à tous les Burundais et aux amis du Burundi, les assurances de sa très haute considération.

Fait à Bruxelles, le 3 avril 2012

Balthazar BIGIRIMANA

AMBASSADEUR

La redaction

P.Cimpaye écrit au Président Nkurunz

03-03-2012

Pancrace CIMPAYE Marcinelle, 1e mars 2012
Rue des Francs 22
6001 Marcinelle
pcimpaye@yahoo.fr


Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur
Pierre NKURUNZIZA,
Président de la République du Burundi.

Objet : Réaction à votre appel de la B.B.C

Excellence Monsieur le Président,

C’est avec une surprise sans bornes que j’ai suivi la teneur de la déclaration que vous venez de faire ce samedi 25 février 2012 à la radio B.B.C. En effet dans votre déclaration de Londres vous soutenez sans ambages qu’il n’y a pas d’exilés politiques burundais à l’étranger ; dans cet ordre d’idée vous enfoncez le clou en affirmant que pour mon cas je suis en Belgique non pas parce que je suis menacé au Burundi mais parce que j’y ai rejoins mon épouse. Au demeurant je serais en Belgique dans un cadre de regroupement familial et non en tant qu’exilé politique. Pourtant j’ai quitté le Burundi en Avril 2010 et mon épouse m’a rejoint en Belgique en Novembre de la même année, soit 7 mois après ; de quelle logique procède ce regroupement familial ?

Excellence Monsieur le Président,
Le Tout Puissant vous a placé à la tête du Burundi. Pour ce faire vous êtes une institution prestigieuse et privilégiée, un réceptacle de toutes les informations de la vie nationale. A cet égard je suis étonné que vous ne sachiez pas les mobiles qui ont poussé certains hommes politiques à prendre le large. En ce qui me concerne Mercredi le 31 mars 2010 j’ai reçu une convocation du Procureur en Mairie de Bujumbura, cette convocation avait trait à un article que j’avais publié dans le journal « L’AUBE DE LA DEMOCRATIE » no.130 du 26 mars 2010. L’intitulé de l’article était : « ASSASSINAT D’ERNEST MANIRUMVA : UNE BOMBE QUI ATTEND LES TENORS DE BUJUMBURA ». Dans cet article les noms des officiers supérieurs et généraux de l’armée et de la police burundaise impliqués dans cet ignoble assassinat sont cités pour la première fois ! Cette révélation a déchainé une colère inouïe chez les concernés qui ont jusqu’aujourd’hui le droit de vie ou de mort. Signalons à toutes fins utiles que ces officiers intouchables n’ont toujours pas encore comparu malgré l’insistance des activistes de la Société Civile. Pour moi la seule façon de ne pas subir le sort de Manirumva était l’exil. Ainsi j’ai quitté le pays. Une semaine après, le 07 avril 2010 le même Procureur a émis une deuxième convocation, qui n’était qu’un traquenard pour me livrer à ces officiers.

Excellence Monsieur le Président,
Aussi vous êtes sans ignorer qu’ au Parquet Général , le dossier R.M.P.G 615 concernant l’assassinat du Dr Kassy Manlan a été monté de toute pièce en 2011 contre Maître François Nyamoya, Porte parole du M.S.D et Secrétaire Général en intérim du même parti,qui vient de passer plus de six mois dans la prison centrale de Mpimba, contre Alexis Sinduhije qui a été arrêté à cet effet le 11janvier 2012 à Dar es Salaam, contre l’ancien Procureur Général Gérard Ngendabanka, contre moi-même et contre l’ancien Président de la République Domitien Ndayizeye. La seule perspective d’emprisonner injustement, pour la deuxième fois, l’ancien Président de la République Ndayizeye Domitien démontre à la face du monde que la persécution de l’opposition est érigée en mode de gouvernement au Burundi.

Excellence monsieur le Président,
Dans ce registre, il sied de rappeler que le Président du CNDD, Monsieur Léonard Nyangoma a échappé de justesse à un traquenard du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens combattants qui avait monté un procès contre ce Président fondateur de la lutte armée qui vous a hissé au sommet de l’Etat. Et à défaut de le capturer, les Services de Renseignement ont arrêté Monsieur William Munyembabazi, Secrétaire Général du CNDD. Celui-ci a été séquestré pendant plus d’un mois dans les sinistres cachots de ces services.
A ce palmarès de la persécution de l’opposition, je ne saurais passer sous silence l’attaque armée de la police qui a été menée contre Monsieur Rwasa Agathon, Président des F.N.L. Face à cette menace celui-ci n’avait pas d’autres choix que de s’exiler. Comme si cela ne suffisait pas une chasse à l’homme contre tout adepte de Rwasa a été déclenchée. Cette situation de terreur a du coup condamné le vice Président des F.N.L, Monsieur Alfred Bagaya à prendre le chemin de l’exil.
Le même rouleau compresseur de l’oppression a poussé à l’exil Madame Pascaline Kampayano, candidate à l’élection présidentielle de l’U.P.D.et Monsieur Abdul Nzeyimana, membre du bureau politique du même parti U.P.D.
Quand vous clamez haut et fort depuis les studios de la B.B.C que la présence au Burundi de Monsieur Léonce Ngendakumana, Président en exercice de l’A.D.C- IKIBIRI est une preuve vivante que l’opposition est tolérée, vous oubliez qu’au lendemain de l’assassinat ignoble de Gatumba, le 18 septembre2011, la même personnalité a été injustement séquestrée pendant toute une journée par la justice. Ce n’est un secret pour personne qu’il est en liberté à la faveur d’une pression multiforme de la région et de la communauté internationale. Sinon ce jour là il devait rejoindre Hussein Radjabu à la prison de Mpimba. Effectivement Léonce Ngendakumana constitue aujourd’hui la ligne rouge que l’oppression de Bujumbura doit se garder de franchir !

Excellence Monsieur le Président,
Je suis pertinemment convaincu que vous êtes au courant de cette triste réalité ! A la B.B.C vous avez sciemment dénaturé la vérité et les faits dans l’unique but de banaliser l’épineuse question des femmes et hommes politiques burundais en exil. Vous avez voulu tourner au ridicule la situation de ces acteurs politiques. En tant qu’institution prestigieuse, ce rôle ne vous convient pas ! Si besoin en était laissez cette besogne à vos collaborateurs. Et pour cause cette opposition que vous méprisez, vous serez appelés un jour ou l’autre à négocier avec elle l’arrêt de l’oppression qui mine le pays. Ménagez- vous donc cette marge de manœuvre ! Dans cette dynamique arrêtez le montage des dossiers judiciaires contre toute voix discordante en général et particulièrement contre l’opposition ; arrêtez les assassinats politiques et les exécutions extrajudiciaires. Vous avez devant vous de nombreux rendez-vous qui vous imposeront la présence de l’opposition et sans elle vous irez droit dans le mur.

Dans l’espoir d’une réaction favorable à la présente lettre ouverte, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

T.C.P.I. à Pancrace CIMPAYE.
L’A.D.C-IKIBIRI
Le Corps Diplomatique
La B.B.C

La rédaction

Itangazo des Loyaux Bagumyabanga

08-02-2012

ITANGAZO N°7 RYO KUWA 07 RUHUHUMA 2012 RY’ABAGUMYABANGA BIYEMEJE KWUBAHIRIZA AMATEGEKO N’AKARANGAMUTIMA K’UMUGAMBWE CNDD-FDD.
Kuva kw’igenekerezo rya 07 Ruhuhuma 2007 gushika igenekerezo rya 07 Ruhuhuma 2012, imyaka itanu irakwiye habereye mu ntara ya Ngozi ikoraniro ry’akajagari ryitiriwe umugambwe CNDD-FDD. Ako kajagari n’iryo koraniro vyaratewe ivyatsi n’abagumyabanga benshi. Bamwe muri abo bariteye ivyatsi, barabogojwe n’umukuru w’igihugu Petero NKURUNZIZA mu mabanga y’igihugu bari bajejwe, abikorera utwabo baratotezwa, baranakumirwa muri ivyo vyose bafitiye uburenganzira. Hari abagumyabanga nabo babonye ko politike yo kuniganwa ijambo yashinzwe, bahisemwo kuba baragumanye n’ubutegetsi ku mwizero w’uko bogira uruhara mu gusubiza hamwe abagumyabanga no mu gutuma ingendo y’ubunyonyezi no kutibanga ivy’intwaro ibereye bihinduka. Ariko ivyo vyarabataye kuw’amazi. Bari bibagiye y’uko « akananiye imbwa kananira n’iyindi » ; uwavuze kw’izina ryabo, umushingamateka Manassé NZOBONIMPA nawe nyene yaciye abizira, akurwa mu mugambwe ndetse arahakwa no kugandagurirwa mu gihugu c’Ubugande. Demokarasi, ukutubahiriza uburenganzira bwa kiremwa muntu, umwidegemvyo muvya politike hamwe no mu guserura ivyiyumviro, ntivyatosekariye mu bagumyabanga gusa. Vyaratandukiriye iyindi migambwe hamwe n’igihugu cose. Abarundi bava mu mice itandukanye, baba abari muvya politike, abo mu mashirahamwe ataho yegamiye muvya politike, mu ntango ntibashoboye kumenya umukenyuro w’umukuru w’igihugu Petero NKURUNZIZA. Babona ko ashaka kuzivya no gutuza abagumyabanga gusa batyozwa, ntibamenye y’uko ubutegetsi bushaka gusasira indava amayeri y’ubusuma n’ayandi mabi atukisha igihugu kubijanye na Demokarasi n’intwaro ibereye. Ntibamenye y’uko uguhindura mu kajari uburongozi bw’inama nshingamateka, ukubogoza abashingamateka bitorewe n’abanyagihugu, vyose vyari bifise intumbero imwe yo gutegura amanyanga n’amarementanya vyahavuye vyibonekeza biraniganza mu nyuma.
Baba abanyepolitike bamwe bamwe, baba abari mu mashirahamwe ataho yegamiye muvya politike, ndetse n’incuti z’Uburundi zegamiye amashirahamwe mpuzamakungu n’ibihugu bicuditse n’Uburundi, ntibashoboye kumenya hakiri kare ingaruka mbi ku gihugu z’iyo nyifato yo guhonyanga Demokarasi mu mugambwe CNDD-FDD no mu nama nshingamateka. Nivyo vyatumye habaho itegurwa ry’itegeko ribi rigenga amatora kuko rihushanye gose n’ibwirizwa nshingiro. Iryo tegeko niryo ryasutse igipfungu mu matora, abanyepolitike bamwe bamwe baza kubona ingaruka mbi yayo matora y’amakomine avuye mu nzira. Ivyakurikiye birazwi. Ubu mu migambwe myinshi itavuga rumwe na Reta, mu mashirahamwe atagira aho yegamiye muvya politike, hasigaye harangwamwo amarira n’amaganya. Twibuke ko mu ntango, ayo marira n’amaganya vyarangwa mu bagumyabanga biyemeje guharanira iyubahirizwa ry’amategeko gusa. Ibintu vyarayangaye mu Burundi, amakuru y’ama radio n’ibimenyeshamakuru asigaye ameze nk’amatangazo yo kubika, akuranwa n’imyidogo kubijanye n’ubusuma no gusesagura ubutunzi bw’igihugu vyimonogoje.
Abagumyabanga biyemeje guhagararira iyubahirizwa ry’amategeko mu mugambwe CNDD-FDD, bashimye kugaragariza abarundi n’amakungu aho bahagaze kubijanye n’akajagari kari muvya politike n’intwaro ibereye mu gihugu. Babona y’uko ibintu vyifashe uku gukurikira :


1. Muvyo kwubahiriza agateka ka zina muntu n’umutekano : Abarundi batari bake baricwa k’umugaragaro, mu butegetsi hakarangwa agacerere nk’uko umengo siho buri. Ivyo biterwa no gukingira ikibaba ababugira. Abatari bake usanga bicwa na bamwe bamwe bajejwe bakanahemberwa igikorwa co gukingira abanyagihugu bari mu nzego z’umutekano. Ivyo n’inama ya ONU ijejwe umutekano mw’itangazo yasohoye kuwa 21 KIGARAMA 2011 yaravyemeje.

2. Muvya politike ishingiye kuri Demokarasi y’imigambwe myinshi : Iyo politike ubutegetsi bwarayinigiye mu menshi kuko abo bategetsi bashaka ko umugambwe wabo ariwo ukora wonyene. Amabi akorerwa muri CNDD-FDD yatumye uwo mugambwe utakaza abanywanyi benshi. Ivyo bituma mu kurondera abanywanyi ku nguvu, ubwo butegetsi nyene bwahisemwo gusambura iyindi migambwe canke kuyicamwo amashami kugira abasanzwe bayikoreramwo babashe kwishikana. Uwutari mu mugambwe wabo ntaronka uburenganzira bwo gukingirwa umutekano no gutunganirizwa mu butungane, tutibagiye ivyo vyose buri wese arekuriwe atabanje kwishikana. Birashika hakaba aboroherezwa babanje gupfumbatisha. Abarundi benshi ntibaronka abo bitura mu migambi yose ijanye n’iterambere kuko abategetsi benshi bigenza nk’abari mu myiyamamazo y’umugambwe wabo gusa aho hose baherereye.

3. Mu bijanye n’ubutungane : Biturutse ku guhengama kwabwo mu kubura ubwigenge, inkozi z’ikibi zose mu kwica no mu kugira ayandi mabi zitwaza kuba zishigikiye umugambwe uri ku butegetsi, zikaniheka no kuri bamwe mubari mu butegetsi ubutungane budashobora gukomakoma. Ukwizera imburano ku barundi benshi, ni nko guta umwanya canke kwimara amazinda gusa. Ivyo biterwa n’uko abacamanza benshi amategeko ntaco akibabwira. Uguhana umuntu, kumweza canke kumurengutsa, kenshi bivana n’ingene ahagaze muvya politike canke uko aba yapfumbatishije. Ivyo uwushatse yobihinyuriza k’urubanza rwa Ernest MANIRUMVA, k’ubwicanyi bwo mu Gatumba n’ubwo abandi barundi badasiba kugandagurwa. No mu ma dosiye atari make yo mu bunyonyezi, niko kw’uko.

4. Muvyo ubutunzi : Ntawogaruka k’ubusuma buvurwa canke bwama bwavuzwe. Ama radio n’ibimenyeshamakuru bitari bike vyama vyashize ahabona ama dosiye atari make yama yavuzwe n’abanyagihugu eka mbere n’ishirahamwe rijejwe kurwanya ibiturire, kunyuruza no gusesagura amatungo ya Reta (OLUCOME) ryama ryasemereye. Wanashaka, amwe muri ayo ma dosiye ari mu bubati bwa sentare ijejwe kugwanya ibiturire no mu bugenduzi bukuru bwa Reta muvy’ubutunzi. Ayo abitswe kubera yega abakingiwe n’ubutegetsi, ubwo nabwo bukaba budashobora kwikora mu jisho canke ngo bwikore mu nda. Ubunyonyezi n’isesagurwa ry’amatungo ya Reta vyatumye ibigega bigaragara mu gihe n’ubutare bwotumye bibomboka bucukurwa ku nyungu z’abategetsi bamwe bamwe. Abagwizatunga basigaye batangishwa amakori y’umurengera, ivyo bigakorwa mu gushaka guhomahoma ikigega ca Reta. Inyungu bahora baronka niyo ubutegetsi bushaka ko iriha ibisahurwa mu kigega c’igihugu. Abo bagwizatunga, kiretse abakora bibira abategetsi bamwe bamwe canke abibana nabo, abandi bose barabuze ayo bacira n’ayo bamira, bitumwe n’ayo makori y’umurengera. Hari ababaye barahagarika uwo mwuga, abandi bagashima kwomoka mu kuja gutarataza mu bindi bihugu, nk’Ubuganda, Sudani y’amaja epfo, muri Congo n’ahandi. Ivyo birateye agahinda kuko Uburundi buhahombera vyinshi. Abahisemwo kunangira nabo, usanga bageze ku madeni erengeye umutahe bari bafise. Abo ntawuzi ikizobakiza aho kizova. Ibiciro n’ibidandazwa vya nkenerwa, co kimwe n’ivyo ibifungurwa n’umurengera. Ubu abarundi benshi baratubitse umukanda. Amakori bariha yaje gusongera isibe kuko bari basanzwe barasangutse kubera ubukene n’inzara. Ivyo tubirabira no ku bakozi ba Reta, aho usanga nka bose batagishobora kuriha ikori ry’inzu mu mushahara wabo. Ivyo biri uko mu gihe atakigoro na kamwe gakorwa kugira Uburundi buve muri ako kaga. Ahubwo uko iminsi igenda niko ibintu bigenda birunyuka.
Mu gusozera, abagumyabanga biyemeje kwubahiriza amategeko n’akarangamutima k’umugambwe CNDD-FDD, babona ko hakwiye gufatwa ingingo zirashe haba muvya politike no mu butunzi, zotuma itotezwa ry’abatavuga rumwe n’ubutegetsi hamwe n’ubwicanyi bihagarara. Izo ngingo zotuma kandi ubusuma no gusesagura amatungo ya Reta bihagarara, maze umwizero w’amakungu k’Uburundi ukagaruka. Ukubungabunga itunga ry’igihugu no kurwanya ibiturire vyoheza bikaba ingendo ya bose. Umwimbu wokwongerekana kubera y’uko bene burundi bose boca bava mu ndyane bakitwararika kuwugwiza. Ivyo bikajana n’isabikanywa ry’ubutunzi bw’igihugu cane cane irisanzwe riva mu butaka bw’Uburundi.
Abarundi bakeneye amahoro, umutekano no kubaho neza ; ivyo navyo ntibikirangwa mu gihugu. Kugira bibeho, inzira n’imwe gusa. Iyo nayo s’iyindi ; n’iyo ibiganiro. Ni nayo yotuma abanyepolitike bangajwe n’ubutegetsi batahuka, abapfunzwe nabo bakarekurwa, maze ubutegetsi bukareka kwimaramaza mu kubahiga buhongo haba mu gihugu, iyo batse indaro mu mahanga canke mu ngendo zabo. Bitabaye uko, ubwo butegetsi buzoguma bwicafuza bwongera bucafuza ababukorera bose ; bwongere bucafuze n’ababanyi nk’uko biherutse kuba igihe igipolisi ca Tanzaniya cagwa mu mutego w’ubutegetsi bw’Uburundi, mu guta muri yompi Alexis SINDUHIJE arongoye umugambwe MSD. Bitabaye uko kandi, ubutegetsi bwa Petero NKURUNZIZA nyene, uko buzobandanya buteka umutwe mu kurondera kuzivya abo bose baborozwa n’amabi bukora, niko abatavuga rumwe nabwo bazoteka umutwe mu kurondera ko abarundi ubu bameze nk’abagira basome nturi, baronka aho bahemera. Uburundi bukazogumamwo induru isamaza bene bwo bobuteje imbere, yongera ibaca inkokora. Abagumyabanga biyemeje kwubahiriza amategeko n’akarangamutima k’umugambwe CNDD-FDD, bararemesheje umushingamateka El Hadj Hussein RADJABU n’abashingamateka bapfunganywe, bongera babakeza kukugene babandanya bihangana. Bararemesheje kandi abanyepolitike bose n’izindi nzirakarengane bapfunzwe, babasaba kwihangana kuko abarundi bayamaze bati : « Nta mvura idahita ».

I Bruxelles mu Bubirigi, kubw’abagumyabanga
Biyemeje guharanira iyubahirizwa ry’amategeko
Abdoul NZEYIMANA Sé

Umuvugizi

La rédaction

DECLARATION ADC-IKIBIRI ETRANGER

25-01-2012

1
DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION A
L’ETRANGER REGROUPES AU SEIN DE L’ADC-IKIBIRI
1. Nous, membres des partis politiques de l’opposition à l’étranger, regroupés au
sein de l’ADC-IKIBIRI, avons appris que Monsieur Alexis Sinduhije, Président
du parti MSD, membre de l’ADC-Ikibiri a été relâché par la Tanzanie ce
24/01/2012.
2. Sa libération nous réjouit et nous interpelle à juste titre d’adresser nos
sincères remerciements et reconnaissances aux autorités tanzaniennes et
plus particulièrement au Président S.E Docteur Jakaya Mlisho Kikwete. Notre
ferme confiance à l’ égard de la Tanzanie de ne pas tomber dans le piège de
la manipulation du pouvoir dictatorial de Bujumbura et pour que le citoyen
burundais Alexis Sinduhije retrouve rapidement sa liberté était bien fondée et
n’a pas été un vain mot.
3. Nos remerciements vont également à toutes les personnes physiques ou
morales qui ont contribué de près ou de loin pour que Monsieur Alexis
Sinduhije arrêté dans des conditions obscures et injustes soit traité
humainement et libéré le plus tôt possible.
4. D’aucuns ont été étonnés par l’attitude de double langage du pouvoir de
Bujumbura qui niait être derrière cette arrestation au moment où le porteparole
de la Cour suprême affirmait que la justice burundaise recherchait cet
opposant politique depuis 4 mois. Il a annoncé publiquement par la voix des
ondes qu’elle attendait même son extradition. Quelle honte!
5. Nous profitons de cette occasion pour nous inscrire en faux contre le récent
rapport des « experts » des Nations Unies sur l'Est du Congo, qui
vraissemblablement s’est documenté auprès des services de renseignements
burundais, pour incriminer certains leaders de l’opposition burundaise de
participer à une « rébellion naissante ». C’est un rapport qui contient des
informations erronées que tout lecteur détecte facilement! L’ADC-Ikibiri tient à
rassurer de nouveau que la voie pacifique par le dialogue inclusif reste son
principe sacro-saint.
6. Nous demandons à la population burundaise toute entière de rester vigilente
et sereine, de ne pas céder aux sollicitations divisionnistes du pouvoir
2
Nkurunziza et d’oeuvrer dans la voie de la recherche du vrai dialogue interburundais. La vraie démocratie et le développement harmonieux en seront les corollaires.
7. Nous demandons au Gouvernement Burundais de ne pas gaspiller l’argent du contribuable citoyen burundais en l’utilisant pour chasser les fils et les filles du pays. Les premiers gestes rassurants incluraient entre autres, la libération immédiate de tous les prisonniers politique et d’opinion, l’abandon du plan de harcèlement et d’extermination des membres de l’opposition, connu sous le code de « plan safisha».
8. Le gouvernement doit également procéder dans l’immédiat à la restitution du parti FNL à Monsieur Agathon RWASA et ses collaborateurs, seuls leaders légaux et légitimes du parti FNL. En outre il faut que le ministre de l’intérieur cesse de s’ingérer dans les affaires internes du parti UPD.
9. A la Communauté Internationale, nous demandons de faire une concrète pression sur le Président Nkurunziza afin de démarrer et faire aboutir ce dialogue dans l’ultime but de créer l’espace de libre action politique et le retour effectif des leaders de l’opposition. Ce qui conduirait à l’établissement d’une vraie démocratie et la stabilité politique du Burundi pour l’intérêt supérieur du peuple burundais et servirait de modèle pour toute la sous-région
Fait à Bruxelles, le 25/01/2012
Pour l’ADC-Ikibiri à l’Etranger
Aimé Magera, Coordinateur

La rédaction

Bagorikunda, procureur fautif

24-01-2012

L'ARRESTATION DE M. A. SINDUHIJE EST
UN ACTE DE PIRATERIE AERIENNE.



Voilà que depuis l'Indépendance, soit près de 50 ans, le Burundi est l'un des pays de la région dont le pouvoir judiciaire a refusé de se doter d'un JUGE D'INSTRUCTION. Cette personnalité du maillon de la justice qui instruit un dossier à charge et à décharge jusqu'au finish avant de le transmettre au tribunal pour procès et jugement. C'est à la fin de l'instruction que ce juge d'instruction peut émettre un mandat d'arrêt.


Dans le cas du Président du MSD, il saute aux yeux que le mandat d'arrêt en question est un FAUX fabriqué par la police. La preuve en est que l'on a vu le Procureur Général de la République, Mr BAGORIKUNDA se comporter en policier et non en homme de lois. Même s'il n'est pas juge d'instruction, il aurait dû avoir le dossier instruit par celui qui fait office de cette fonction, le Ministère public. Vu que les charges avancées datent de plus de 10 ans, celui-ci ne devait présenter à la justice tanzanienne que les jugements du tribunal ayant condamné Mr Sinduhije. Car, peut-on oser croire que ce Ministère public se soit réveillé après plus dix ans pour instruire un dossier Sinduhije vide?

1°. Censé connaître l'existence ou non de la convention relative à l'extradition d'un concitoyen, le Procureur Général de la République ignorait totalement que cette convention n'existe pas entre le Burundi et la Tanzanie. Or, dans un Etat de droit, la Loi est Roi. Sans connaître la Loi, le Procureur Général de la République a agi comme ce simple policier à propos duquel le Porte parole de la Police Nationale, Mr P. Chanel NTARABAGANYI déclarait, après les massacres des membres du FNL à Ruziba: "sa formation pendant la phase d'intégration à la Police Nationale est restée à désirer de façon qu'il prête, loue même son uniforme et son arme à des gens qui vont commettre des crimes". D'où, l'expression "bandes ou bandits à mains armées non identifiés" dès lors que ces bandits à mains armées sont connus des services de police qui savent quel policier a prêté ou loué son arme et uniforme.
Des trois charges contre Mr A. SINDUHIJE (assassinat du Dr K. Manlan, de son veilleur et le carnage de Gatumba) laquelle a-t-elle été instruite par Mr Bagorikunda? A notre connaissance, AUCUN.

2°. Quant à la nouvelle charge qui se baserait sur le rapport d'un groupe des experts de l'ONU sorti le 30 décembre 2011, il convient de constater que le faux mandat d'arrêt date déjà du 14 septembre 2011, soit aux alentours du carnage de Gatumba et du fameux rapport du Service de Renseignement burundais (SNR) y relatif. C'est le monde à l'envers. D'abord, sans même préjuger de son contenu, un rapport d'un groupe des experts de l'ONU n'est pas un rapport d'instruction judiciaire. D'ailleurs, le Porte parole du Gouvernement Mr Ph. NZOBONARIBA nous avait habitué à rejeter systématiquement un tel rapport venant de l'extérieur. Ici, même un Conseil des Ministres a dû se tenir parce que Mr Sinduhije a été arrêté.
Si en septembre 2011, le SNR savait que ce groupe d'experts enquêtait au Congo (RDC), ce qui relève de son rôle, il ne connaissait pas le contenu d'un rapport qui allait sortir quatre mois après. Il est donc vraisemblable que le faux mandat d'arrêt du 14 septembre 2011 ait été émis sur base du rapport du SNR sur le carnage de Gatumba. Or, ce rapport était une revendication de ce carnage par le SNR auprès de ses alter egos de la Sous-région.

3°. La Tanzanie a placé l'arrestation et incarcération de Mr SINDUHIJE aux mains du Ministère des Affaires Etrangères et de l'Intérieur. Cela signifie d'une part, que le Gouvernement tanzanien n'a pas reconnu ni la personnalité juridique de Mr Bagorikunda ni la validité du mandat d'arrêt du gouvernement burundais et d'autre part, qu'il a placé cette affaire au niveau politique. Il revient donc au pouvoir de Bujumbura de s'expliquer sur le fait d'avoir induit en erreur la police tanzanienne pour arrêter et incarcérer abusivement un homme politique innocent. De ce fait, le pouvoir cndd-fdd Nkurunziza a semé une brise-brouille entre l'Etat Burundais et l'Etat Tanzanien, notre voisin.
4°. Aux dernières nouvelles, le Gouvernement Tanzanien a libéré Mr. A. Sinduhije et l'a renvoyé vers son pays d'exil et de provenance. Que retenir de cette décision?
En n'extradant pas Mr A. Sinduhije vers le Burundi, le Gouvernement et la justice Tanzaniens ont démontré par a+b que le gouvernement burundais, sous la houlette du cndd-fdd Nkurunziza, a manifestement commis un acte de piraterie aérienne, acte universellement qualifié de terroriste. Il est donc condamnable.

La rédaction

SINDUHIJE EST LIBRE

24-01-2012

La Tanzanie libère l'opposant burundais Sinduhije
(AFP) – il y a 1 heure
BUJUMBURA — Les autorités tanzaniennes ont libéré mardi l'un des principaux opposants burundais, Alexis Sinduhije, arrêté à Dar es-Salaam il y a deux semaines sur demande du parquet burundais, puis l'ont expulsé vers l'Ouganda d'où il était venu, ont déclaré des responsables et son avocat.
"Nous venons de l'apprendre, les autorités tanzaniennes n'ont pas voulu donner suite à notre demande d'extrader Alexis Sinduhije vers le Burundi et ont préféré l'expulser vers l'Ouganda ce matin", a annoncé à l'AFP un haut responsables des services de sécurité burundais, sous couvert d'anonymat.
"A l'heure qu'il est, Sinduhije est déjà arrivé en Ouganda par un avion qui a quitté Dar es-Salaam tôt ce matin (mardi)", a-t-il poursuivi, assurant "regretter un geste inamical de la part d'un pays voisin, qui s'était engagé à nous aider à lutter contre tous les fauteurs de trouble".
L'information a été confirmée par des sources policières tanzaniennes et par l'un des avocats de M. Sinduhije, Me Bernard Maingain, joint par téléphone mardi à Bruxelles par l'AFP.
"Je suis heureux de confirmer que mon client, Alexis Sinduhje, a été libéré tôt ce matin, mais je ne suis pas autorisé à vous dire où il se trouve pour le moment pour des raisons de sécurité", a déclaré Me Maingain.
Selon cet avocat belge, l'un de ses confrères tanzaniens avait déposé lundi une requête pour obtenir sa libération "pour vices de procédure", mais la police a préféré le libérer avant le débat prévu devant le juge.
La police n'a pas notifié les raisons de son arrestation et n'a pas présenté l'opposant burundais devant un juge dans les 48h suivant son arrestation, comme le prévoit la loi tanzanienne, a-t-il précisé.
Ancien journaliste, Alexis Sinduhije est à la tête du parti d'opposition Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD). Il avait fui le Burundi après la contestation des élections générales de 2010 par l'opposition, et des violences qui s'en sont suivies. Il vit en exil en France.
La multiplication des violences au Burundi fait craindre à de nombreux observateurs une reprise des hostilités à plus grande échelle dans ce pays marqué par une longue guerre civile qui a fait près de 300.000 morts entre 1993 et 2006.

La rédaction

Sinduhije est libre

24-01-2012

Notre correspondant en tanzanie vient de nous confirmer la libération du Président du MSD, Monsieur Alexis Sinduhije ce mardi matin le 24 janvier 2012.
A suivre,

La redaction

Rama Yade pour Alexis SINDUHIJE

19-01-2012

Paris, le 19/01/12
Rama YADE demande des explications sur l'arrestation annoncée par ses
proches d'Alexis SINDUHIJE, ex-candidat à l'élection présidentielle au Burundi
Rama YADE, ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, première viceprésidente
du Parti Radical, demande des explications après l'arrestation d'Alexis
Sinduhije, opposant burundais, qu'elle avait reçu au Quai d'Orsay après sa libération
en 2009 puis rencontré le 6 avril dernier à l'UNESCO lorsqu'elle était Ambassadeur
de France.
Rama Yade a appris aujourd'hui par l'un des proches de l'ex journaliste qu'il avait été
arrêté à Dar-es-Salaam, en Tanzanie, dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 janvier
2012.
Personne n'arrive à savoir les raisons de cette arrestation.
Sans en préjuger, l'absence d'explication claire laisse songeur et peut donner lieu a
une extradition qui inquiète ses soutiens.
Alexis Sinduhije est maintenant détenu à Dar-es-Salaam depuis 7 jours dans de
mauvaises conditions, selon les témoignages, et ne peut que très peu communiquer.
Il doit vraisemblablement comparaître devant le tribunal de Dar-es-Salaam.
Particulièrement sensible et attentive à cette situation, Rama YADE rappelle que la
liberté d'expression et d'opinion est le coeur de toute démocratie moderne. Elle
souhaite que la France s’enquière de la situation de l'ex-candidat à la présidentielle
pour lequel elle s'était déjà mobilisée, notamment lors d'une visite de Rama Yade au
Burundi.

La rédaction

SOS Alexis SINDUHIJE

19-01-2012

Mystery and Politics Surround Arrest of One of Time Magazine’s 100 Most
Influential People (2008) Arrested By Tanzanian Police
Dateline: January 17, 2012
Washington, DC
The Government of Tanzania has arrested journalist turned human rights
defender and later politician, Alexis Sinduhije, without any formal charge. A
senior Police official in Tanzania has indicated that Tanzania arrested the
Burundian opposition leader at the request of the Burundian Government and
that Tanzania had no charge or evidence with which to process formal charges.
The Government of Burundi however denies it requested his arrest and instead
the spokesperson, Philippe NZOBONARIBA, for the Burundian government
blamed Tanzania for arresting him. Philippe NZOBONARIBA sought to
distance the Burundian government from the arrest and indicated that “the
authorities which arrested him are the police authorities of Tanzania”.
Mr Sinduhije was voted one of Time Magazine’s top 100 most influential
people in 2008:
http://www.time.com/time/specials/2007/article/0,28804,1733748_1733756_173
5247,00.html
Mr Sinduhije is regarded by many as the only credible opposition leader to the
current Burundian government that arrested him before, imprisoned him and
allegedly tortured him prior to the last elections. As a reporter, Mr Sinduhije
exposed massacres by Hutu and Tutsi factions during his country’s civil war and
was awarded a Shorenstein fellowship at Harvard University for his work as a
reporter in Burundi and featured on Ted Koppel's Nightline among others.
Alexis Sinduhije has survived numerous assassination attempts on his life
having exposed murders of UN officials by Burundian extremists as well as
having gathered the ones and only camera confessions of genocide in his
country's history. In his defiant transition from investigative reporter to
politician, many regard his arrest as the latest attempt by the current Burundian
government to strip the Burundian opposition of a candidate who could unseat
the current President.

La rédaction

Monologue du pouvoir CNDD-FDD

19-01-2012

LE MONOLOGUE DU POUVOIR CNDD-FDD.

Le monologue, cette forme de parler à soi et avec soi avec l’illusion de communiquer avec l’Autre, selon le petit Larousse, est politiquement devenue l’exclusivité des dictatures. Le pouvoir cndd-fdd de P. Nkurunziza, dans sa course effrénée à édifier une dictature à parti unique au Burundi, n’échappe pas à cette forme de communication, connue surtout au théâtre.
Tout commence par un discours fleuve et fumeux que le commun des mortels n’arrive pas à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Suit un manque de débat sur ce discours, débat qui aurait pu éclaircir son contenu. Se superposent ensuite le culte de la personnalité du chef, le matraquage psychologique et le traitement dégradant de l’Autre lequel n’est que réellement interlocuteur privilégié du monologuant.

Depuis son hold-up électoral de 2010, le pouvoir cndd-fdd P. Nkurunziza qui en est issu s’est installé dans ce décorum qu’il nage dans un confort de tourbillon impitoyable de paradoxes et de confusions avec en sus un langage animalisant l’humain.

1. Pour cacher au peuple congolais qu’il avait accédé au pouvoir par un coup d’Etat suivi des célèbres pendaisons de la Pentecôte pour asseoir son pouvoir, le dictateur Mobutu Sese Seko, avec son sens aiguisé de la formule, aimait à dire que « le peuple zaïrois s’est réconcilié avec lui-même à travers le Mouvement Populaire de la Révolution » (MPR) ou que « le peuple zaïrois s’est réconcilié avec son Chef »(1).

Dans le même temps, pendant qu’ils commettent le génocide des Hutu, ethnie majoritaire, les régimes putschistes militaro-civils successifs de Bujumbura chantaient à qui mieux- mieux le centralisme démocratique.

2. Pour cacher les fraudes massives aux élections de 2010 qui lui ont permis d’accéder au second mandat et ce, après multi montages éhontés de complots et son coup d’Etat interne au fameux congrès de Ngozi, le Président P. Nkurunziza a opté pour un sens plus aiguisé du monologue: la prière. Qui, à par lui, comprend son « Nous remercions Dieu le Tout Puissant de Nous avoir fait arriver là où nous sommes » et ce, qu’il soit à Mwumba, Bruxelles ou à Malabo? Même ce Dieu Tout Puissant, nous dit-on, y perdrait son latin.

3. Alors que ses discours sont chaque fois qualifiés de « Message à la nation » (2), son interlocuteur privilégié est Dieu. Tout Puissant par-dessus le marché. Comme il l’a dit aux Administrateurs et Gouverneurs issus dudit hold-up électoral de 2010, le Président P. Nkurunziza est l’élu de Dieu. Point. Il n’a pas été élu par le Peuple burundais. Point. Il n’a pas de compte à rendre au Peuple burundais. Point. Il n’a de compte à rendre qu’au Dieu Tout Puisant. Point barre.

4. Retenons notre souffle et revenons à la définition du monologue et aux illustrations y afférant ci avant pour comprendre que le Président Nkurunziza, par sa prière, a simplement avoué que son parti a effectivement triché aux élections de 2010 mais qu’il faut absolument le cacher au peuple et aux Amis du peuple Burundais. C’est pourquoi, les journalistes, les médias indépendants, les organisations de la société civile, les avocats, sans parler de « ces groupuscules ou politiciens qui manquent d’argument» mais susceptibles de susciter un débat pour éclaircir le sens de sa prière, sont priés de la boucler, comme dirait l’autre. Sinon, c’est MPIMPA, Muyinga, Rukoko, Cibitoke, Bururi, Karusi, Cibitoke, Gatumba, Kiremba, Cankuzo, etc…


2
5. C’est suite au carnage de Gatumba dont la finalité est comparable aux pendaisons de la Pentecôte au Congo de Mobutu que l’anonymous MUBISHARUKANYWA, (le nom en dit long sur la personne) a choisi pour nous gratifier, dans burundi-info.com: «Son Excellence, Le Président de la République Pierre Nkurunziza, Père de la Nation, s’est réconcilié avec le peuple burundais dans son Message à la Nation à l’occasion du Nouvel An 2012 ». Ne venait-il pas de lui affubler 36 superlatifs après la grand-messe du parti à Kirundo, le 26 novembre 2011 alors que le « Chef, Chef de l’Etat, Père de la Nation, Chef Suprême des Armées, Président du Conseil des Sages et des Imbonerakure, etc.… » n’avait rien dit? Ce jour-là, il n’avait même pas prié. Quand culte de la personnalité, tu nous tiens.


6. Ce monologue du pouvoir cndd-fdd génère la confusion des interlocuteurs et provoque des scènes assez cocasses marquées par des blocages psychologiques inattendus. Prenons l’exemple d’actualité, le DIALOGUE NATIONAL.
Pour dialoguer, il faut être DEUX. A plus de deux, on entre dans le cadre de la ou des NEGOCIATIONS. Selon Nkurunziza I, on entre dans le « cadre stratégique de dialogue ». Selon Nkurunziza II, on entre dans « Forum de dialogue des partis politiques ». Soit.

Depuis son discours enflammé du 26 août 2011, secondant le « Message à la Nation » du 1er juillet 2011 et triplé par le « Message à la Nation à l’occasion du Nouvel An 2012 », le Président Nkurunziza a mobilisé toute son énergie à rejeter le Dialogue National. Motif: « le risque (avéré) de remettre en cause le verdict des urnes de 2010 ». Cela signifie d’une part, que le Président de la République préjuge déjà du résultat final de ce dialogue. Donc, il faut qu’il n’ait pas lieu. D’autre part, que le pouvoir cndd-fdd reconnaît explicitement que le verdict des urnes de 2010 était mauvais, tronqué. Donc, il ne faut pas qu’il soit revu.
Le cndd-fdd argue aussi le risque d’un ARUSHA II. C’est plutôt une expression de la peur. Peur que les fraudes électorales de 2010 ne soient connues du public. Peur morbide de voir que ce ne serait plus la grenade et la kalachnikov qui réguleraient les relations sociales après ce Dialogue National. Peur de reconnaître qu’historiquement les relations sociales ont été régulées à partir de la palabre sous le bananier ou le palmier jusqu’à Arusha. La palabre s’est invitée à table du colloque de Bruxelles où étaient assis le pouvoir tutélaire et le pouvoir de la monarchie absolue peu avant l’indépendance. A cette occasion, on vit les corps des métiers s’organiser en partis politiques pour mieux faire entendre leur voix afin de participer à la transformation de cette monarchie absolue en monarchie constitutionnelle, à l’animation des élections de 1961 et de l’Indépendance du pays le 1er juillet 1962. C’est par la remise en cause du verdit des urnes de 1965 par le pouvoir de la monarchie qui avait toujours l’illusion d’être absolue que les choses se sont gâtées et ce, pendant plus de quarante ans. Aussi c’est grâce au dialogue national ou aux négociations notamment d’Arusha dit ARUSHA I que le peuple burundais avait repris son second souffle. Souffle que le pouvoir cndd-fdd s’acharne à lui couper.
7. En cette fin d’année 2011, l’on a pu constater combien les deux Porte-parole présidentiels étaient psychologiquement tétanisés quand ils se sont invités à débattre du Dialogue National avec les Présidents de l’Adc-Ikibiri et du FORSC sous l’œil vaillant des médias en synergie. Ils n’avaient aucun argument au rejet du Dialogue National par le pouvoir cndd-fdd sauf ressasser le « risque de la remise en cause du verdict des urnes de 2010 » devenu à ce point objet obsessionnel.
3
Refusant tout débat, ils sont retombés dans les travers du traitement dégradant de leurs interlocuteurs arguant ne pas dialoguer avec des « groupuscules, etc… ». Erreur. Ils n’auraient pas dû accepter de parler sur antennes alors que leur Chef allait parler le lendemain et peut être donner des éléments nouveaux à ce rejet. C’est pourquoi pour se tirer de l’embarras, Mrs Hatungimana et Nzobonariba n’avaient d’autre choix que de verser dans le traitement dégradant de leurs interlocuteurs. Erreur fatale. Car, ils ont oublié qu’un traitement dégradant même verbal de l’Autre est pénalement puni par la Justice Internationale. Auraient-ils à ce point oublié ce qu’il advint de feu Colonel Kadhafi après qu’il ait traité le peuple Libyen de ras ?
8. Trois autres points à épingler au passif des deux Porte- parole présidentiels:
a.- Les Partis politiques de l’opposition et le Forsc n’ont certes plus été traités d’illégaux. A premier vu, c’est un saut qualitatif. Tous les partis politiques disposant des mêmes droits et devoirs quel que soit le nombre de membres. Mais, à y voir de plus près, ce saut qualitatif est un saut vers le néant. Les deux Porte- parole ont traité leurs interlocuteurs de « groupuscules » en référence au terrorisme devenu le fond de commerce du régime cndd-fdd. Un groupuscule n’a aucune personnalité juridique à dialoguer ou à débattre.
b.- Il paraît qu’entretemps des ténors du cndd-fdd dont l’Ombudsman avaient appelé des leaders des partis de l’Adc-Ikibiri EN EXIL à rejoindre le pays pour négocier alors qu’en même temps, le gouvernement, via son Ministre de la Défense, s’était juré de les traquer. Ici aussi, apparaît une contradiction majeure. Tout parti politique a des membres au pays. Pourquoi les réprimer jusque dans le sang plus tôt que de dialoguer avec eux qui sont sur place. Qui plus est, tout Etat qui contraint ses concitoyens à l’exil et qui les traque dans leur exil est une dictature. Bien de leaders contraints à l’exil avaient voté aux communales de 2010. La Loi électorale permet de constater qu’ils n’ont jamais perdu ce droit inaliénable d’électeur et qu’ils pourraient l’utiliser à bon escient. Si, par exemple, leur exigence première à négocier était justement de supprimer cet objet, quelle est la réponse du pouvoir cndd-fdd ?
c.- C’est de ce genre de contradiction que naît l’espoir d’un Dialogue National. Car, le « Cadre stratégique de Dialogue » pendant son premier mandat (et qui paraît-il a bien fonctionné) a été stoppé net par le Président peu de temps avant l’élaboration de la Loi électorale et communale et ce, sans motif invoqué. L’une des conséquences de cet arrêt fut les magouilles qui ont jalonné l’élaboration de ces deux Lois, prélude des fraudes électorales. Les recommandations de ce cadre de dialogue furent remises en cause par le pouvoir cndd-fdd lors de l’élaboration de ces deux lois. La suite est connue. Les premiers résultats à l’élection communale dans la commune de Giheta, par exemple, stipulaient que son conseil communal sera composé de 30 conseillers dès lors que la loi prescrit 15 pour toute commune de la République. Cette commune fonctionne-t-elle aujourd’hui avec 30 conseillers communaux ? Non, le pouvoir cndd-fdd a dû remettre en cause le verdict des urnes dans cette commune? Son argument de rejet du Dialogue National est donc nul.

9. Au Nouvel An 2012, le Président Nkurunziza était triomphal en exhibant deux éléments nouveaux de son rejet du Dialogue National : - la Révision de la Constitution quatre ans avant le terme de son dernier mandat. - le renvoi de l’opposition démocratique aux élections de 2015.
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a. Oui à la révision, a répondu l’opposition démocratique. C’est un fait connu. Seuls le moment et le procédé de révision restaient à savoir. Mais, le Président n’en a rien dit.
Par ailleurs, au vu des observations très pertinentes du Prof. Paul Ngarambe, ancien Président de la CENI 2005, ancien membre de la Commission constitutionnelle de 1991dont le Rapport d’août 1991 donna naissance à la Constitution ayant présidé aux élections démocratiques et multipartites de 1993, sur les ajouts à la Constitution du 18 mars 2003 et sur les spéculations sur le nombre de mandats de P. Nkurunziza, le Président semble mal embarqué
En effet, après vérification, il s’avère que, par ces ajouts, le pouvoir actuel a falsifié la Constitution de 2003. Il a créé ainsi une deuxième et fausse constitution. Réviser un FAUX, on obtient toujours un Faux car la logique d’une Loi surtout fondamentale n’est pas mathématique. Elle résulte des us et coutumes d’une population donnée et sur un territoire donné. C’est l’usage de cette constitution falsifiée qui a entraîné les spéculations sur le nombre de mandats de Nkurunziza. Dans ces conditions, réviser la Constitution du 18 mars 2003, voté par le peuple mais falsifiée et violée par le pouvoir actuelle exige un préalable: la démission du faussaire. Qui plus est, son rejet ostentatoire du Dialogue National est un rejet de la Paix, de la Démocratie et de la Réconciliation nationale, un prescrit de la Constitution du 18 mars 2003. Peut-on imaginer un instant qu’il supprime ce prescrit et l’Art. 129 de la Constitution parce qu’il les a violés ? Il a créé lui-même l’incompatibilité juridique à ce qu’il ne puisse réviser une Constitution. Qu’il en assume donc les conséquences qui s’imposent.
b. Le renvoi des partis de l’opposition démocratique aux élections de 2015. Là aussi, le Président s’est fourré le doigt dans l’œil. Le renvoi à la campagne électorale de 2015 se trouve noir sur blanc dans « NONOKA PRODUCTION », Analyse de la situation actuelle du pouvoir cndd-fdd, un document « confidentiel et secret », élaboré par un apparatchik (car, auteur anonyme), datant de mai 2011 et sorti en novembre 2011(3). L’auteur recommande « à son parti d’anticiper sur la campagne électorale de 2015 en instaurant le porte à porte pour mobiliser les Bagumyabanga autour des travaux communautaires et d’auto développement et à l’idéologie ».
Il saute aux yeux que ce renvoi ne s’adresse nullement aux partis politiques de l’opposition démocratique, ni aux organisations de la société civile, ni aux Evêques catholiques ni à la Communauté internationale dont l’ONU, ni aux Amis du Burundi demandeurs du Dialogue National mais au parti cndd-fdd. Le Président a commis une confusion d’interlocuteur. Il a confondu l’opposition démocratique avec les Bagumyabanga. Faut-il y voir aussi une résurgence liée à son ambivalence sur sa nationalité de naissance (Cfr Loi électorale). Le Président n’aurait pas commis cette erreur si une instance du parti avait daigné analyser ce document. Ce document n’est même pas officiel à l’intérieur du parti. Mais, le Président en a profité pour y « piquer » une considération d’un inconnu pour en faire son argument choc à son rejet du Dialogue Nationale. C’est de l’escroquerie. Admettons que Dieu le Tout Puissant eût dit un jour : « Igisuma n’igifashwe… ».

Il est à noter en passant que les travaux communautaires évoqués dans ce document sont anticonstitutionnels puisque aucun Parlement ne les a votés. Ils ont été imposés comme une corvée aux seuls membres du parti comme le « SALONGO» du dictateur feu Mobutu Sese Seko.


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N’en déplaise.
a.- Le parti cndd-fdd peut courir derrière le statut de parti-Etat et de dictature en vidant les autres partis politiques de leurs membres. Même en corrompant, en distribuant des T-Shirt blancs à tous les démobilisés, à tous les taxi-vélos et à tous les taxi-motos pour qu’ils défilent sous la bannière d’Imbonerakure comme on vient de le voir dernièrement à Kirundo, son parti n’aura jamais un nombre de membres égal à celui du Parti Communiste Chinois.

b.- Appartenir à un parti politique ou à une organisation civile est un choix individuel. Il y a donc de nombreux Burundais qui n’appartiennent pas à un parti politique mais que le pouvoir cndd-fdd tue et emprisonne. Il n’en est pas de même d’être Hutu, Tutsi ou Twa. Là, il n’y a pas de choix. Donc, tuer, traquer, emprisonner une personne parce qu’elle appartient à un tel ou tel parti politique, à tel ou tel ethnie demeure un crime. La question est de savoir qui tue, qui emprisonne, qui vole ? Ici aussi, la réponse se trouve dans « Nonoka Production ». L’auteur qui fait une autocritique du parti au pouvoir et analyse de façon rigoureuse ses forces et faiblesses dans le style d’écriture rappelant celui de l’auteur de « La saga d’Arusha ». Il pointe du doigt les auteurs du crime au Burundi.

1°. Les auteurs des crimes de sang et économiques, dit-il, sont des Hauts Cadres du parti et
de l’Etat.
2°. Le parti manque un cadre de communication et de concertation des membres c’est-à-dire
un cadre de dialogue entre les membres et donc un manque de démocratie interne.
3°. L’une des faiblesses du parti cndd-fdd est l’Accord d’Arusha d’août 2000, un aveux de la
violation de la Constitution post-transition du 18 mars 2003 dont cet Accord est géniteur
tandis que l’une de ses forces est d’être au pouvoir et de contrôler le CDS (Corps de
Défense et de Sécurité) et les instruments étatiques de répression. D’où, conclut-il, le parti
doit tout faire, y compris des fraudes et des violations des droits humains, pour se
maintenir au pouvoir.

En conclusion :

1.- Le crime étant avoué pourrait être considéré comme à moitié pardonné, dit-on. Commis par les commis de l’Etat et que ce même Etat fait du terrorisme son fond de commerce permet de conclure que le Peuple Burundais et les Amis du Burundi font face à un terrorisme d’Etat. C’est donc ce terrorisme d’Etat que les tenants du Dialogue National et partant, tenants de la Paix, de la Démocratie et de la Réconciliation Nationale au Burundi se proposent d’éradiquer en priorité par tous les moyens légaux comme l’ont souligné les Présidents du Parti Sahwanya-Frodebu, de l’Adc-Ikibiri et du FORSC en synergie avec les médias, les Evêques catholiques et les Amis du Burundi.

2.- Le manque de dialogue interne confirme la pratique du monologue au sein de ce parti et constitue la raison majeure du rejet du Dialogue National et partant, du rejet de la Paix, de la Démocratie et de la Réconciliation Nationale par le pouvoir cndd-fdd.

3.- Il est à craindre que notre apparatchik n’ait semé sur une pierre lorsqu’on observe les motifs du renvoi aux calendes grecques des tenants du Dialogue National par le Chef de
l’Etat. Le monologue du pouvoir cndd-fdd ci-haut évoqué permet de conclure que, par sa confusion d’interlocuteurs générée, le Président P. Nkurunziza n’a jamais dialogué ni avec Dieu ni avec l’auteur de « l’analyse de la situation actuelle du pouvoir cndd-fdd».
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4.- Aucun gouvernement au monde n’a jamais reconnu une rébellion. Ce serait lui accorder le statut d’interlocuteur. Dans ce cas, les deux interlocuteurs (Gouvernement &rébellion) doivent alors dialoguer de trois manières différentes: soit par les armes, soit autour de la table, soit les deux à la fois. Par son rejet du Dialogue National et par sa confusion d’interlocuteurs, le Président P. Nkurunziza a déjà crédibilisé l’existence d’une rébellion au Burundi. Qu’il en assume donc la conséquence et dialogue avec elle. Quant à dire qu’il l’a déjà anéantie sans l’avoir reconnue et qu’il dialogue avec Dieu, ce n’est que mensonge. Et, quand c’est un Père de la Nation qui ment…

Tugire Amahoro n’Umwaka Mwiza wa 2012

La Rédaction

(1) Jules Chomé, Mobutu, guide suprême, après l’ascension, Complexe, Bruxelles, 1975.
(2) Mubisharukanywa , Discours officiels du Président P. Nkurunziza ou « Message à la
Nation du Président de la République » depuis le 1.7.2011, site burundi-info.com. (3) Nonoka Production, Analyse de la situation actuelle du pouvoir cndd-fdd ; Confidentiel
et secret, mai 2011, burundi news, fin nov.2011.

La rédaction

ADC-IKIBIRI contre l'arrestation de Sinduhije

19-01-2012


DECLARATION DES PARTIS POLITIQUES DE L’OPPOSITION A L’ETRANGER REGROUPES AU SEIN DE L’ADC-IKIBIRI
1. Nous, membres des partis politiques de l’opposition à l’étranger, regroupés au sein de l’ADC-IKIBIRI, avons appris que Monsieur Alexis Sinduhije, Président du parti MSD, ancien candidat aux présidentielles et membre de l’ADC-Ikibiri a été arrêté à son arrivée à l’aéroport international de Dar- es- Salam en Tanzanie, mercredi le 11 janvier 2012, puis conduit directement au cachot de la police où il est détenu dans des conditions inhumaines et sa santé risque d’en pâtir.
2. Son arrestation a été téléguidée par le pouvoir Nkurunziza en témoignent la présence du Procureur Général de la République et de certains agents des services de renseignement burundais sur le sol tanzanien. Ils s’agitent en connivence avec des agents de l’ambassade du Burundi à Dar-es-Salaam pour obtenir l’extradition de Monsieur Alexis Sinduhije. Ce comportement contraste fort avec le discours du Président Nkurunziza invitant les leaders de l’opposition de rentrer pour l’hypothétique dialogue.

3. En réalité la détention de Monsieur Sinduhije s’inscrit dans la politique du gouvernement Nkurunziza et de son parti CNDD-FDD qui consiste à harceler l’opposition dans l’ultime but de la faire taire ou de l’effacer définitivement et ainsi installer la dictature totale sur tout le Burundi. Pour rappel, dans notre déclaration du 08 décembre 2011, nous avons signalé que le pouvoir Nkurunziza venait de déployer plusieurs agents des services de renseignement dans les pays de la sous-région et en Europe pour y traquer les membres de l’opposition.

4. Ainsi, actuellement, nous vivons réellement une situation implosive au Burundi ponctuée par l’insécurité grandissante et la corruption généralisée nourries et planifiées par le régime en place à Bujumbura. Le rouleau compresseur sur l’Opposition, la Société Civile, les Médias et les expatriés continue à fonctionner et devient un mode de gouvernance du pouvoir actuel. Des arrestations arbitraires des membres de l’opposition s’observent quotidiennement, les leaders de l’opposition ont été poussés à l’exil ou vivent en cachette.

5. La détention ou l’extradition d’Alexis Sinduhije ne ferait qu’aggraver cette situation précaire que vit la population burundaise.

Pour tous ces faits, Nous, membres des partis politiques de l’opposition à l’étranger regroupés au sein de l’ADC-IKIBIRI déclarons ce qui suit:
Vu l’arrestation injuste et illégale de Monsieur Alexis Sinduhije en République de Tanzanie;
Vu le harcèlement, les arrestations arbitraires et assassinats des membres de l’opposition en général et des FNL en particulier;
Attendu que les récentes déclarations et appels du Président Pierre Nkurunziza envers l’opposition à « rentrer pour dialoguer et construire le Pays » visent à liquider et à faire taire l’opposition ; et que cette arrestation d’Alexis Sinduhije en est le témoignage éloquent;
Attendu que cette arrestation ternie l’image du Burundi et de la Tanzanie, pays qui est à la base de plusieurs accords de paix pour le Burundi ;
1) Nous dénonçons l’arrestation arbitraire de Monsieur Alexis Sinduhije.
2) Nous demandons au Gouvernement Tanzanien de ne pas tomber dans le piège de la manipulation du pouvoir dictatorial Burundais et de faire tout pour que Alexis Sinduhije soit libéré et libre de voyager là où il veut conformément à la déclaration universelle des droits de l’homme.
3) Et plus particulièrement nous nous adressons au Président Tanzanien, S.E Docteur Jakaya Mlisho Kikwete de contacter ses homologues de la sous-région pour initier le dialogue interburundais afin d’apaiser à temps la tension au sein de la population burundaise. La Tanzanie a joué un rôle historique pour l’accueil digne de nombreux réfugiés burundais et la recherche de la paix et au retour de la démocratie au Burundi par des négociations entre les protagonistes d’alors. Sur ce, nous restons avec une ferme confiance à son égard pour que le citoyen burundais Alexis Sinduhije retrouve rapidement sa liberté.
4) Nous demandons au Gouvernement Burundais de cesser illico de pourchasser l’Opposition, la Société Civile et les Médias ; d’éviter le double langage de vouloir dialoguer avec l’opposition alors que les faits sont contraires et d’arrêter les montages grotesques en cours pour l’arrestation d’Alexis Sinduhije.
5) Dans la recherche de la stabilité, nous nous adressons aux pays de la sous région d’exercer la pression sur le pouvoir de Bujumbura afin qu’il cesse de harceler l’opposition.
6) Enfin, nous tendons la main à la Communauté Internationale et lui demandons d’agir vite afin que Alexis Sinduhije soit libéré et que le pouvoir Burundais accepte un vrai dialogue avec l’opposition, seule voie honorable pour sortir le Burundi de l’impasse socio-politique actuelle.

Fait à Bruxelles, le 19/01/2012
Pour l’ADC-Ikibiri à l’Etranger
Aimé Magera, Coordinateur

La rédaction

Le Président de l'ADC-IKIBIRI est le meill

20-12-2011

Les 5 meilleurs joueurs de l’année 2011 dans la politique burundaise par Gahuza News
Lundi, 19 DEC 2011 14:46
Bujumbura (Gahuza News) - A la veille de la fin de l’ann2011, l’équipe de la rédaction du site Gahuza News aimerait vous révéler, selon ses observations et analyses, cinq personnalités burundaises qui viennent d’influencer positivement les cours des choses, dans la politiqué Burundaise. Leur courage, leur combativité et leur savoir faire, sont les critères qui ont guidé l’équipe de la rédaction de Gahuza News dans le choix de ces 5 personnalités, et en voici les noms et leurs fonctions :
1er choix et meilleur joueur : Léonce Ngendakumana, président ADC-Ikibiri
Il est un des leaders de l’opposition qui parle franc et « trop » mais il n a pas fui le pays, malgré les menaces d’emprisonnements qui pesaient sur lui .
Il sait doser ses discours assez bien pour s’assurer que la population sache que la guerre est « cachée » sans toutefois laisser des éléments de preuve qui peuvent l’incriminer .
Il nie ses relations avec les « bandits armés », mais il parvient à convaincre ses partenaires de la nécessite de négocier avec son organisation pour arrêter l’insécurité causée par ces derniers (bandits armés) .
Les combats qu’il a gagnés durant son mandat comme président de l’ADC-Ikibiri
Vers le mois de juin 2011, pendant que plusieurs mauvaises langues parlaient d’une crise de leadership au sein d’ADC –Ikibiri ; alors qu’une certaine opinion suggérait d’outrepasser ADC-Ikibiri pour négocier/dialoguer avec le leader des FNL, M. Ngendakumana a réussi à calmer le jeu. Il aurait parvenu à convaincre les FNL de l’intérêt à rester au sein d’ADC-Ikibiri pour profiter de la tribune médiatique et diplomatique que bénéficie l’alliance qu’il dirige. Chose faite avec succès, les FLN sont toujours membre de l’ADC-Ikibiri, malgré qu’ils soient conscients qu’ils sont les grands perdants dans ce mariage de raison.
Après la tentative de retrait d’UPD-Zigamibanga de l’ADC-Ikibiri par son président Zedi Feruzi, plusieurs observateurs se posaient des questions sur l’avenir de l’ADC-Ikibiri. Le geste de Feruzi aurait passé comme une lettre à la poste, nombreux sont ceux qui ne se rappellent même plus que Feruzi a été un jour, le président d’ADC-Ikibiri.
M. Ngendakumana a été arrêté et libéré deux fois durant l’année 2011 : Une pour s’expliquer sur le massacre de Gatumba, une autre sur son discours qui appelait le gouvernement burundais à négocier avec les « bandits armés ». Lors de ce discours M. Ngendakumana promettait qu’il remplacerait le gouvernement s’il n’accepte de négocier ; et ce, malgré la pire performance de son parti aux élections de 2010. En voici l’extrait :
« Si ces négociations n’avancent pas, on va le (gouvernement) combattre par tous les moyens (politique, diplomatique, militaire et médiatique) pour qu’il change. Nous envisageons ces négociations pour redresser la situation, mais si ça ne marche pas, on va le remplacer par tous les moyens » Août 2011.
A la veille de la fin de l’année 2011, Léonce et ADC-Ikibiri viennent d’avoir un cadeau de fin d’année : Les messages des évêques et des partenaires du Burundi qui appellent à un dialogue franc entre le gouvernement et ses opposants, des messages qui viennent renforcer la position d’ADC-Ikibir. Bien que la bataille soit très loin d’être gagnée de la part de l’ADC-Ikibiri et son président, la question de négociation/dialogue sera probablement une préoccupation des teneurs du pouvoir à Bujumbura pendant ces jours des fêtes.
Pour son courage, sa combativité, et son efficacité dans la communication, l’équipe de la rédaction de Gahuza news a choisi M. Léonce Ngendakumana comme meilleur joueur de l’année 2011, dans la politique burundaise ; non pas parce qu’elle épouse ses positions, mais parce qu’elle croit que c’est l’homme qui a réussi à exploiter d’une façon efficace la majorité des occasions politiques qui lui étaient disponibles.
2èm choix, ou ministre le plus efficace selon Gahuza News : Dr .Julien Nimubona
Il n a pas joué le jeu politique, il a tout simplement fait efficacement son travail selon nous. M. Julien Nimubona répond principe de qualité d’ISO: Il dit ce qu’il va faire ; fait ce qu’il dit, et il peut le prouver ! Une année seulement au poste de ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Nimubona a déjà fait une sérié de reformes importantes dans ce domaine de l’éducation supérieur ; et ce avec moins de casses :
Il a mis fin aux « universités boutiques » dont leur première mission était commerciale ; c.-à-d. avoir plus de clients (étudiants) sans tenir compte de la qualité de l’éducation .
Il a mis en place une commission chargée de l’octroi des bourses, qui vise la transparence. Dorénavant, les bourses ne sont plus « réservées » pour les enfants « bien nés », le critère pour avoir une bourse ça serait le mérite .
Sous Julien Nimbona, tous les étudiants doivent réussir l’examen d’état pour accéder a l’éducation poste secondaire, y compris les universités privées .
Il a mis en place une politique qui diversifie la formation : Dorénavant chaque province, aura un institut des sciences et technologies et un autre postsecondaire professionnel pour « permettre au plus grand nombre possible de jeunes Burundais d'accéder à l'enseignement supérieur » et ce, dans chaque province .
Et finalement, M. Nimubona n’a pas hésité d’annuler publiquement des diplômes de six anciens étudiants de l'Université de Ngozi pour des « fraudeurs intellectuels ».
La rédaction de Gahuza News croit que si la majorité des ministres du gouvernement Nkurunziza étaient aussi efficace que M. Nimubona, le président Nkurunziza n’aurait même plus besoin de revenir à Bujumbura. Il continuerait à faire sa campagne auprès de la population qu’il adore sans se faire aucun souci ; et le pouvoir cndd-fdd n’aurait pas besoin de recourir à la dictature pour se maintenir au pouvoir.
3èm choix : Gervais Rufyikiri, 2èm vice-président de la république du Burundi
Même s’il n’est pas le responsable direct chargé d’implémenter des reformes, il a donné du ton aux ministères chargées des questions sociales et économiques. Et bien qu’il il y ait encore un très long chemin à parcourir pour éradiquer la corruption au Burundi, trois contributions du 2èm vice-président du Burundi ont retient notre attention :
Une reforme sur l’impôt qui exige l’augmentation de 10-35%, l’impôt payé par les hauts cadres de l’État, comme les autres cadres.
Le gain de 8 places que vient de connaitre le Burundi dans le classement « Doing Business 2012» serait le résultat des reformes entreprises par la 2eme-vice présidence selon une large opinion.
L’économie burundaise vient de connaitre un taux de croissance annuelle de 4,5 % .
Contrairement à ce qui se passait sous ses prédécesseurs, la vice-présidence actuelle n’est pas beaucoup citée dans des cas de magouilles et de corruption. On reporte aussi mois de cas de corruption ou de détournements de fonds réalisés durant l’année 2011.
La rédaction de Gahuza News croit que si le 2èm vice-président continue sur le même chemin, il pourra réduire l’espace médiatique et le travail du président de l’OLUCOME, M. Rufyiri Gabriel, sans toutefois faire recours à des menaces d’emprisonnement.
4èm choix : Pacifique Nininahazwe, Délégué Général de FORSC
Il est jeune et courageux ; il est à la tête du Forum pour le Renforcement de la Société Civile (FORSC), une plateforme de 146 organisations de la société civile burundaise .
Malgré sa reconnaissance de la victoire du cndd-fdd aux élections de 2010, il est tout simplement considéré comme un opposant au pouvoir à Bujumbura, à cause de la nature de son travail .
Il parle pour les victimes et leurs familles, mais il ne peut pas le faire sans s’attirer les foudres des commanditaires des crimes et ceux qui violent les droits humains ; et certains sont forts .
Suite au retrait de l’ADC-Ikibiri dans la course électorale, Pacifique Nininahazwe comme les autres membres de la société civile s’est t retrouvé sur le front. Le pouvoir en place l’a tout simplement accusé de faire de la pure politique et de jouer la carte de l’opposition .
Malgré les menaces du pouvoir, Pacifique Nininahazwe n’a pas relâché. Il s’est fait beaucoup d’ennemis pour défendre les victimes et leurs familles que le gouvernement devait défendre. Deux extraits de ses discours de l’année qui a retient notre attention :
« Bon nombre d’entre eux sont des orphelins. Leurs pères ont été amenés par des véhicules militaires et ne sont jamais revenus et c’est exactement le même scenario pour les deux enfants de feu Léandre Bukuru ici présents, dont l’aîné a 7 ans. » Nov2011
« Ndadaye était en avance sur son époque», Oct2011 avec Jean-Marie Ntahimpera
Après son discours suite à la mort de Léandre Bukuru , Pacifique a été accusé faussement de parler trop pour Léandre Bukuru parce qu’il était tutsi, mais les enquêtes faites par nos confrères du journal Iwacu ont révélé que Léandre n’était tout simplement pas tutsi.
Pacifique Nininahazwe est sans doute une des personnes qui se sont faites parler le plus durant l’année 2011. Son courage et sa détermination dans son travail de défenseur des droits humains ne sont pas passés inaperçus chez l’équipe de la rédaction Gahuza News.
5èm choix : Mgr Simon Ntamwana, Archevêque de Gitega
Archevêque de Gitega, et président de l'Association des conférences épiscopales d'Afrique centrale (A.C.E.A.C.), Mgr Simon Ntamwana a du pouvoir. Il a toujours influencé la politique burundaise. Il est le sage des sages, il s’ingère très rarement dans la politique burundaise, mais ses discours ont toujours d’effet, et en voici deux extraits durant l’année 2011 :
« Des hommes politiques utilisent les fractures ethniques pour gagner le pouvoir et pour s'y maintenir. Certains d'entre eux considèrent leur fonction uniquement comme source d'enrichissement personnel, ou bien celui de leurs familles et amis, faisant ainsi triompher le clientélisme et tribalisme, sur les authentiques valeurs, et compromettant ainsi gravement la paix sociale » 09Oct2011.
«Ce pouvoir qui interdit aux gens de s’exprimer, est-il un pouvoir qui va nous sauver ? » Nov2011
Il a déjà eu des menaces de mort de la part des FNL pendant qu’ils étaient encore au maquis, mais il n’a jamais cédé de critiquer tous les gouvernements (hutu et tutsi) quand ils mettent de côté les intérêts de la nation.
Sa vision qui est au delà du commun, sa sagesse et son efficacité aurait contribué à plusieurs changements dans la politique burundaise, y compris en 2011.
La rédaction de Gahuza News croit que ça ne serait pas une très mauvaise idée de le consulter si ça ne se fait pas déjà. Mgr Ntamwana a tout vu. Un bon conseiller est celui qui te dit ce que tu DOIS savoir, et non celui qui te dit ce que tu VEUX savoir. Le contraire s’appelle « draguer » ou « séduire » et non conseiller (Mr le president, ibintu birapanze!).

Source : Gahuza news

La rédaction

Dialogue interburundais,Nzopfabarushe est contre

18-12-2011

NZOPFABARUSHE MELCHIADE REJETTE DU REVERS DE LA MAIN LA PROPOSITION DE L’EGLISE CATHOLIQUE.



En cette fin d’année la mémoire collective des burundais retiendra ce message de l’Eglise catholique de ce 11 décembre2011 comme un acte courageux et salvateur ; ce rappel à l’ordre à la classe politique burundaise est un pas important dans la compréhension commune du mal qui ronge le Burundi et des perspectives de solutions. La réaction du gouvernement par le biais de son porte parole est presque mitigée. Retenons quand même que Philippe Nzobonariba a accepté la précieuse contribution du Clergé.
Mais au moment où le peuple burundais attendait la fumée blanche venant du Gouvernement, l’un des hommes forts du pouvoir de Bujumbura, le bras droit du Président Nkurunziza, Monsieur NZOPFABARUSHE Melchiade vient de balayer du revers de la main la proposition de l’Eglise Catholique.

Rappelons que cet homme politique est le Président du Forum des partis politiques, le cadre qui devrait, selon le Gouvernement, organiser le dialogue avec l’opposition. Ainsi, ce Mardi 13 décembre2011 vers 21 heures dans un café de la gare du Midi à Bruxelles, Nzopfabarushe a déclaré que le dialogue tel que proposé par les évêques catholiques du Burundi n’aura jamais lieu ! De même, devait-il ajouter, il n’y aura plus de rébellion au Burundi ! Signalons que ce débat houleux se passait entre Nzopfabarushe et le porte parole spéciale du CNDD-FDD à l’étranger, le doctorant en Sciences politiques Innocent BANO. Ce dernier est le seul défenseur du parti présidentiel qui a encore le courage de signer ses écrits par son vrai nom. Ce dernier rentre du Burundi. Il a vu. Il a compris.
Nantis de l’expérience qu’il a eue sur terrain au Burundi, Monsieur BANO a signifié à son interlocuteur que la rébellion est possible au Burundi. Dans son argumentaire il a précisé que la rébellion n’est pas en priorité le nombre d’armes qu’on détient mais un état d’esprit. Or devait- il poursuivre, l’injustice et la frustration qui rongent beaucoup de burundais est un cocktail explosif. Un cocktail qui révolte. Surpris par cette vérité, Nzopfabarushe, manifestement habitué à une discussion sans contradiction, a piqué une colère. Dans sa fureur il a rappelé à BANO qu’il est détenteur d’une licence en Droit et qu’à ce titre il maîtrise tous les contours juridiques d’une rébellion et des négociations politiques. Du berger à la bergère Monsieur BANO a rappelé qu’au niveau académique il est mieux loti que le Président du forum des partis politiques burundais. Il a précisé qu’il est doctorant en sciences politiques. En revanche il a relevé que Nzopfabarushe qui se targue d’être juriste n’a jamais dépassé le seuil des candidatures en droit. En conséquence devait-il conclure, le faux diplôme que tu brandis à tout bout de champ ne t’autorise pas de dénaturer la triste réalité que vit le peuple burundais et les conséquences plausibles qui vont de pair!
Le groupe d’étudiants burundais en troisième cycle qui occupaient la table à côté n’en croyaient pas leurs oreilles ! Ce qui était fascinant dans ce face à face inter CNDD-FDD c’était cette vérité que crachait Innocent BANO et la façon dont il a démonté l’arrogance de ce bras droit de Nkurunziza. L’autre enseignement qu’on a tiré de cette scène est que la machine CNDD-FDD est un engin à plusieurs pilotes. Difficile de cerner le centre de décisions. La démarche et le message de l’ Eglise Catholique se heurteront donc à ce handicap majeur. Le dilemme cornélien est à nos yeux : Nzobonariba Philippe, porte parole du gouvernement Nkurunziza salue le message des évêques pendant que Nzopfabarushe, bras droit du Président Nkurunziza, rejette du revers de la main le même message. Qui des deux « NZO » mène la barque ?

Pour les Indignés Burundais,


Pancrace CIMPAYE

La Belgique est en deuil.......

16-12-2011

LA BELGIQUE EST EN DEUIL, QUELLES LECONS POUR LE BURUNDI ?

Ce Mardi 12 Décembre 2011 un criminel a lancé trois grenades et ouvert le feu sur une foule à Liège, Place Lambert tuant 4 personnes et causant une centaine de blessés. Le Royaume de Belgique est en deuil. Nous présentons nos condoléances aux familles éprouvées.

Mais au-delà de cette douleur, qu’est ce que la dictature de Bujumbura doit retenir de cette tragédie ?

Au niveau de la compassion, le pouvoir de Bujumbura doit savoir que le Roi des belges et la Reine se sont vite rendus sur les lieux du drame pour témoigner leur sympathie. A côté du couple royal, le Premier Ministre, Monsieur Elio di Rupo ainsi que la Ministre de l’Intérieur ont effectué le déplacement. Au Burundi depuis le hold up électoral de Mai 2010 plus de 300 personnes ont été tuées. Mais on a vu le Président Nkurunziza juste une fois à Gatumba le 18 septembre 2011. Par la suite on a compris que ce jour là il était venu parce qu’il avait un plan d’utiliser le drame pour décapiter l’opposition. Dans ces lieux des drames on ne voit même pas les membres du gouvernement ; cette absence a été remarquée au campus universitaire de Mutanga quand la police a tué un étudiant; même le ministre en charge de ce département a brillé par son absence.
Aujourd’hui tout le Royaume de Belgique va observer une minute de silence en mémoire des disparus. Au Burundi aucun geste de sympathie n’est adressé à l’endroit des familles des 300 victimes.
Le Premier Ministre belge a vite clarifié : « Il s’agit d’un acte isolé ; ce n’est pas un acte terroriste ! » Tout gouvernement responsable évite d’utiliser à tort et à travers le terme « terrorisme » parce qu’il est grave de signification. Au Burundi pour justifier l’emprisonnement arbitraire du journaliste Hassan Ruvakuki qui a tendu le micro à la nouvelle rébellion, le pouvoir de Bujumbura l’accuse de « participation à des actes terroristes ».
Avant de se rendre sur les lieux du crime le Chef du Gouvernement Belge n’ a pas demandé d’abord l’identité des victimes. A Bujumbura la tendance est de compatir quand c’est un membre de son camp qui est disparu.
Pour justifier les assassinats au Burundi le pouvoir devrait éviter de niveler par le bas en disant ; « Même en Europe et aux Etats-Unis les gens sont assassinés ». Espérons que demain le Président Nkurunziza qui aime ce raccourci ne dira pas au peuple burundais que « même à Liège les gens sont tuées ».
Pour terminer l’autorité burundaise devrait retenir que la vie d’un homme est sacrée. Quand il y a un citoyen qui meurt le gouvernement devrait trembler. La réaction ne devrait pas être celle de Philippe Nzobonariba, porte parole du Gouvernement qui ridiculise ceux qui compatissent aux divers assassinats. La réaction ne devrait pas être celle du Président Nkurunziza qui ne bouge pas quand des militaires burundais en mission en Somalie dont un officier général sont tués. Ce jour là, il n’est venu ni à l’ aéroport ni à la messe encore moins à l’enterrement ! Bien plus comme l’a si bien dit l’ancien Président Sylvestre Ntibantunganya on ne joue pas avec le terme « terroriste » !



Pour les Indignés Burundais,

Pancrace CIMPAYE

A QUOI SERVENT CES TUTSI DE SERVICE ?

13-12-2011


Le spectacle désolant que nous livre le parti UPRONA intégré au CNDD-FDD froisse la mémoire du héros de l’indépendance, le Prince Louis Rwagasore. Cet illustre disparu doit se retourner dans sa tombe après la scène macabre de ce dimanche 11 Décembre 2011 à la permanence Kumugumya, siège de l’UPRONA. Ce spectacle indigne du parti qui a milité pour l’indépendance du Burundi travesti l’essence même de son idéologie et déshonore les responsables qui se réclament encore dirigeants de cette formation.

En effet depuis la victoire du CNDD-FDD en Août 2005, le numéro deux de l’exécutif est toujours un membre de ce parti. Mais face à la descente aux enfers du pays les occupants de ce poste se sont murés dans un silence complice et coupable. Mieux : ils dansent et chantent en chœur avec le Président Nkurunziza au moment où le pays sombre. Au commencement il y avait le Docteur Martin NDUWIMANA ; celui-ci a été incapable de sauver l’ancien Vice – Président Alphonse Marie Kadege des griffes des tortionnaires de la police présidentielle. Ensuite est venu le Docteur Yves SAHINGUVU ; celui-ci face au hold up électoral de tous les dangers de mai 2010, il n’a pas levé son petit doigt pour dénoncer la fraude. Comme il misait sur une possible reconduction, il a milité pour la poursuite du processus électoral.

Malheureusement c’est l’ancien patron de la diplomatie burundaise, Monsieur Térence SINUNGURUZA qui sera investi en lieu et place de SAHINGUVU ! Depuis son investiture SINUNGURUZA, l’homme qui a été au cœur de la rédaction de tous les textes fondamentaux qui régissent le Burundi, se comporte comme une personne qui ignore tout de ces textes. En effet la violation de l’esprit et de la lettre de ces textes n’alerte pas ce juriste de formation. Pourtant il est bien au courant que le conflit burundais qui risque d’éclater une fois de plus procède de la violation des droits et devoirs contenus dans ces textes.

Au delà de cette amnésie rétrograde qui a frappé le Premier Vice président Sinunguruza, le théâtre d’affrontement qu’il a ouvert au sein de son parti UPRONA et qu’il anime bruyamment par le biais de ses lieutenants, jette un grand discrédit sur sa personne. Au bout de cette guerre sanglante à l’UPRONA, savamment huilée par le CNDD-FDD, le parti de Rwasore va disparaître et la rue se pose la question légitime suivante : « Finalement à quoi servent ces tutsi à la tête de la première vice présidence de la République ? » Sinunguruza qui participait au débat houleux du CPEF (Centre de Perfectionnement En cours d’Emploi) en 2004 se souvient du sobriquet « UMUTUTSI W’IMPEREKEZA » Eh oui, ce n’est pas drôle du tout, l’éminent juriste, diplomate et politicien chevronné, Sinunguruza, est présentement « IMPEREKEZA ! » Mais IMPEREKEZA qui a quand même le rôle d’enterrer définitivement l’UPRONA.

Eh oui, ce que vous ignorez Monsieur le Premier Vice Président c’est que hier autour du Général Major Nshimirimana Adolphe certains dignitaires du CNDD-FDD ont sablé champagne en l’honneur de la destruction de votre parti. Et le téléphone qui m’a réveillé tôt ce matin me narguait en ces termes : « Sha bwabuporona turabugenze ! Tuzoja mumatora Mporona isigaye ari umugani. Abafrodebu mwari mwawusasiye indava tuze turabe aho muzoduca ….. » (Au prochain rendez-vous électoral l’UPRONA ne sera qu’un vaste souvenir. Avec ce bilan nous l’emporterons face au FRODEBU qui a entretenu l’UPRONA… » Je me garde de donner tout l’objet de la joie de cet interlocuteur.
En tout état de cause les partis de l’A.D.C-IKIBIRI qui ont boycotté les élections avaient entièrement raison au regard du traitement réservé à l’UPRONA. Mais dans le drame qui frappe ce parti, Térence SINUNGURUZA, devenu un tutsi de service a une lourde responsabilité.
Pour les Indignés Burundais,


Pancrace CIMPAYE

Diplomatie Burundaise est très Malade (suit

06-12-2011

LA DIPLOMATIE BURUNDAISE EST TRES MALADE : Gervais Rufyikiri rentre bredouille !




Alors que le deuxième vice président burundais Monsieur Gervais Rufyikiri était venu à Bruxelles pour implorer le principal bailleur de fonds à revenir aux bons sentiments, l’image peu reluisante du pouvoir de Bujumbura a compromis sa mission. La mission n’a pas été accomplie ce lundi 5 décembre 2011. A ce titre la délégation burundaise a été surprise de se retrouver dans le rôle d’un étudiant qui doit répondre à une série d’interrogations. Ainsi Rufyikiri et sa suite ont eu à répondre entre autres aux questions suivantes :

• Le détournement des 14 millions de dollars américains que l’Uganda avait remboursé le Burundi ;

• Les deux milliards que la Ministre des Finances a déboursés pour la campagne électorale du CNDD-FDD en 2010 ;
• L’achat des armes défectueuses ;
• La question des droits de l’homme ;
• Les relations entre le Burundi et l’Iran ;
En somme le message était clair et limpide : « Aidez nous à vous aider ! » Un préalable qui exige du gouvernement burundais un changement de comportement. Un exercice plutôt difficile ! Tenez : depuis un certain temps, les hautes autorités burundaises comme le Président du Sénat, l’Ombudsman et même Rufyikiri qu’on présentait hier comme un homme au dessus de la mêlée, quand ils sont de passage à Bruxelles ils réunissent les seuls membres du CNDD-FDD et non les ressortissants burundais. Et pourtant quand ils sont dans cette capitale européenne ils viennent au nom du peuple burundais avec les frais du même contribuable et non au nom du peule CNDD-FDD ! Ce dimanche 4 décembre RUFYIKIRI a lui aussi honoré cette nouvelle mauvaise tradition en rencontrant les seuls membres du parti de 15h30 à 19heures à l’ambassade du Burundi. C’est ce sectarisme qui plonge le pays dans la désolation et qui condamne le pays à l’isolement.
En attendant le changement de comportement RUFYIKIRI rentre ce mercredi 7 décembre à Bujumbura les mains vides. Même le conseiller spécial de NKURUNZIZA, Jean marie Rurimirije qui fait office de patron officieux de la diplomatie burundaise ne pourra plus rien pour ce pouvoir. Il devra se contenter de sa nouvelle mission de persécuter et traquer l’opposition dans les capitales occidentales. Même à ce niveau, il se cassera la figure car les hommes qu’il défend ne cessent de se tirer une balle dans les pieds.
Pour s’en convaincre il suffit de jeter un coup d’œil sur le dernier sommet de l’East african community qui s’est tenu à Bujumbura. Les grands absents, Kigali et Dar Es Salaam, seraient en train de lâcher Nkurunziza parce qu’il déçoit. La perte de ces deux alliés naturels de la région serait un prélude à une mutation politique au Burundi. De toutes les façons la Tanzanie n’a jamais aimé un pouvoir de Bujumbura qui produit des réfugiés et les déverse sur son territoire. Or la déconfiture actuelle qui risque de replonger le pays dans une nouvelle guerre civile ne peut que contrarier Dar Es salaam.
Cette carte de visite du pouvoir de Nkurunziza condamne le Burundi à l’isolement. Monsieur Rufyikiri Gervais vient d’en faire une expérience amère. Corruption, Bonne gouvernance, Dialogue avec l’opposition, l’Iran …telles sont les quelques annotations écrites par Bruxelles au verso de cette carte de visite du Burundi. Le Président Nkurunziza devrait imprimer une nouvelle carte de visite s’il veut être fréquentable. Il doit cesser d’écouter RUKARA Mohamed qui le manipule en lui faisant miroiter une manne qui viendrait de l’Iran, un pays en conflit ouvert avec l’Occident.

Pour les Indignés Burundais,


Pancrace CIMPAYE

Le silence de CIRAMUNDA

06-12-2011

Le silence glaçant de CIRAMUNDA

Bizarre ! Je dirais même plus bizarre, bizarre ! Lui, qui à son habitude n'avait ni la langue, ni la plume dans sa poche, nous étonne par son silence au vu des révélations et les rebondissements au niveau de la rébellion burundaise ces derniers jours. Lui qui avait lancé un appel il y a exactement un an invitant le peuple burundais à prendre les armes contre le pouvoir assassin de la coalition CNDD-FDD, UPRONA et FRODEBU-Nyakuri, nous impressionne par son silence.

Lui, c'est le citoyen patriote CIRAMUNDA Richard, président du Mouvement National Burundais. La rédaction de l'Agence des Patriotes Burundais (A.P.B.) tente depuis de le joindre pour une réaction mais en vain. Pourtant les bonnes relations entre nous et son mouvement sont toujours intactes.

Il faut dire que depuis la rencontre du 14 novembre 2011 à Nairobi (au Desmond Tutu Conference Center), les choses ont beaucoup évolués. Des directives ont étaient donnés à tout les groupes et mouvement armés opérants au Burundi. L'une des plus importante était celle de faire passer les revendications directement dans la presse locale et au niveau des télévisions occidentales et d'intensifier les attaques.

Le reportage de France 24 est la première d'une dizaine d'autres sur la rébellion burundaise en confection dans les rédactions occidentales. Le privilège a probablement été accordé facilement a la chaise France 24 en primeur peut être parce que la journaliste qui a négocié ce reportage avec la rébellion est métisse comme lui (elle est de père belge et de mère rwandaise).

Cette semaine, une télévision hollandaise diffusera un long reportage sur l'engagement du Président du MNB. Les journalistes hollandais l'ont suivie pendant presque six mois dans son périple à travers l'Afrique pour faire comprendre l’utilité et l'urgence de son combat. Il a également était filmé dans les camps de formation avec les combattants et sur le terrain des affrontements ou il leurs donnait des conseils et des directives à suivre.

En bon stratège en communication, il aurait alors promis de garder le silence jusqu’à la fin de cette série de reportage. Aujourd’hui, son service de communication nous informe que bientôt il réservera une place importante aux médias audiovisuels burundais.

Bujumbura news

Diplomatie Burundaise est très Malade

06-12-2011

LA DIPLOMATIE BURUNDAISE EST TRES MALADE.

Le Burundi est aujourd’hui confronté à une situation politico -économique désastreuse. Le drame est que ce pays qui a un budget qui dépend à 51% de l’apport étranger est en mauvais termes avec les bailleurs de fonds. Jusque là la raison majeure de ce désamour tenait à la mauvaise gouvernance et au non respect des droits de l’homme. Mais ces derniers jours les maladresses diplomatiques de l’autorité burundaise s’enchaînent les unes après les autres et ne sont pas du tout de nature à épater les amis du Burundi.
A ce titre les bourdes à répétition du vieux Nzobonariba, Secrétaire Général du Gouvernement et Porte Parole de la même institution hypothèquent dangereusement les relations diplomatiques. Il vient de déclarer sans ambages que le Royaume de Belgique qui vient de passer plus d’une année sans gouvernement n’a pas de leçon à donner au Burundi ; le brave porte parole réagissait à la déclaration du Sénat Belge qui donne une série de recommandations au gouvernement burundais. Au même moment, ce lundi 5 Décembre 2011, le deuxième vice président de la république Gervais RUFYIKIRI accompagné du ministre des finances, celui des relations extérieures et de l’homme de toutes les missions louches Rurimirije Jean Marie (nous reviendrons sur ce personnage) sont à Bruxelles pour supplier les bailleurs de fonds à aider le Burundi. Rufyikiri doit rencontrer le Ministre belge des Affaires Etrangères du même gouvernement que Nzobonariba dénigre. En plus de cette audience Rufyiri doit aller implorer l’Union Européenne à venir au chevet du Burundi. Et dans cette famille, le Royaume de Belgique que Nzobonariba dénigre occupe une place de choix. Il sied de rappeler à ce porte parole du Gouvernement burundais que le Royaume de Belgique est un grand bailleur de fonds qui est resté aux côtés du Burundi même quand les autres fermaient les robinets !
Au chapitre des impairs de cet ancien défenseur des droits de l’homme, il est inutile de revenir sur les menaces déplacées contre France 24. Cette réaction acerbe a surpris les pays occidentaux mais c’est le lot quotidien de la presse burundaise. Nzobonariba a confondu Bujumbura et Paris, il a confondu France 24 et la RPA croyant qu’il peut traiter Madame Simonet comme il traite Ruvakuki Hassan. Par ce geste maladroit il a mis à nu la dictature de Bujumbura.
Le deuxième geste malheureux de la diplomatie burundaise aura sans nul doute était ce message du Président Burundais au Président Iranien. La photo de l’envoyé spéciale du Président Nkurunziza aux côté d’Ahmedi Nejad a fait le tour du monde. Pour Bujumbura devait préciser l’émissaire de Nkurunziza, l’Europe et les Etats-Unis sont en perte de vitesse. Le bon allié doit donc être l’Iran qui est une force montante ! Pour ceux qui douteraient encore, telle est la raison de la montée fulgurante de Mohamed Rukara ! Malheureusement Rufyikiri est à Bruxelles auprès de cette Europe en décadence pour demander une aide financière ; il n’est pas parti la chercher à Téhéran.
Sans être exhaustif terminons par cette visite de travail du Ministre Allemand au Burundi, cette semaine. Ce dernier a demandé de rencontrer l’ADC-IKIBIRI. Mais le pouvoir de Nkurunziza a opposé une fin de non recevoir à cette requête. Pas question de rencontrer cette opposition ! Que pensez vous que ce Ministre va penser de cette pensée unique de Bujumbura ? Ce geste éloquent confirme que le pouvoir de Bujumbura veut imposer un monopartisme au Burundi. Ce choix politique ne passera pas, il risque de ne pas bénéficier de l’appuie de la communauté internationale. La diplomatie de Kavakure a du pain sur la planche.
Pour les indignés Burundais,






Pancrace CIMPAYE

Clin d'oeil du Sénat Belge

06-12-2011

Sénat de Belgique
SESSION DE 2011-2012
16 NOVEMBRE 2011

Proposition de résolution relative à la situation politique et de sécurité suite au blocage du processus électoral au Burundi

TEXTE ADOPTÉ PAR LA COMMISSION DES RELATIONS EXTÉRIEURES ET DE LA DÉFENSE

Le Sénat,
A. considérant l'impasse politique ainsi que le blocage du processus électoral (élections présidentielles, législatives, sénatoriales et « collinaires ») qui découlent de élections contestées par l'opposition;
B. considérant l'absence de dialogue entre les acteurs politiques burundais et constatant que cette lacune participe potentiellement à un recul démocratique, à l'encontre des affirmations des acteurs politiques;
C. considérant les actes de violence perpétrés par des groupes armés dans la partie occidentale du Burundi et constatant que les risques potentiels d'une propagation régionale de la crise burundaise existent;
D. considérant que la bonne gouvernance est une condition sine qua non à toute évolution démocratique ainsi qu'un préalable essentiel à tout développement politique, économique et social;
E. considérant l'article 19 de la Constitution du Burundi du 18 mars 2005 signifiant que « les droits et devoirs proclamés et garantis, entre autres, par la Déclaration universelle des droits de l'homme, les Pactes internationaux relatifs aux droits de l'homme, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la Convention relative aux droits de l'enfant font partie intégrante de la Constitution de la République du Burundi. Ces droits fondamentaux ne font l'objet d'aucune restriction ou dérogation, sauf dans certaines circonstances justifiables par l'intérêt général ou la protection d'un droit fondamental » et rappelant la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus de l'Assemblée générale des Nations unies (9 décembre 1998 — adoptée en mars 1999);
F. considérant le septième rapport du secrétaire général du Bureau intégré des Nations unies au Burundi (BINUB) daté du 30 novembre 2010 faisant état de violations flagrantes des droits humains au Burundi, tels des arrestations arbitraires du fait des forces de sécurité et/ou des services de renseignement pour motifs politiques, des exécutions extrajudiciaires, la pratique de la torture, de violences sexuelles, de restrictions diverses à l'encontre de la société civile, des médias ou des partis d'opposition ou encore de menaces et pressions à l'encontre des défenseurs des droits humains;
G. rappelant l'assassinat le 9 avril 2009 du vice président de l'Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME), M. Ernest Manirumva, et insistant sur l'impérieuse nécessité de permettre à la Commission d'enquête gouvernementale de mener son instruction en parfaite indépendance, dans un souci d'équité et de recherche de vérité;
H. rappelant la loi créant la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (CNIDH) promulguée par le président de la République le 5 janvier 2011;
I. rappelant les normes globales initiées par l'accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation en 2000, prévoyant notamment la création d'un Tribunal pénal international ainsi qu'une Commission vérité et réconciliation;
J. considérant les recommandations du rapport du Comité de pilotage tripartite de décembre 2010 émanant de consultations nationales sur la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle;
K. considérant le Burundi comme pays partenaire de notre politique de coopération au développement,
Demande au gouvernement:
En matière de reprise du dialogue politique
1. de demander aux autorités burundaises de rétablir l'ancienne commission du suivi de l'application des accords d'Arusha, en vue d'un approfondissement de la vie démocratique sur la base des expériences réalisées dans plusieurs domaines concrets, et de contribuer ainsi à restaurer le dialogue politique entre les différentes composantes politiques burundaises;
2. de demander instamment à la Commission européenne et au Service européen pour l'action extérieure en particulier de jouer un rôle plus actif dans le rétablissement du dialogue politique au Burundi;
3. d'inciter le gouvernement burundais à créer un espace politique susceptible de rétablir le dialogue entre les différents acteurs politiques nationaux et à réformer le Forum permanent déjà existant des partis politiques afin que des progrès puissent être engrangés de manière effective;
4. d'appeler l'opposition burundaise à participer de manière constructive à ce Forum permanent réformé du dialogue politique, à clairement se distancier de l'option armée et à prendre des mesures contre quiconque serait tenté de privilégier l'option armé;
En matière de consolidation de la bonne gouvernance démocratique
5. dans le cadre de sa politique de coopération au développement avec le Burundi, de demander au pays partenaire de redéfinir et de mettre en œuvre conjointement un programme de consolidation de la gouvernance démocratique visant notamment la protection des droits de la personne, la supervision des activités des services de sécurité, la lutte contre la corruption et le développement du débat public;
6. d'appeler le gouvernement et l'institution parlementaire burundais à constituer une commission de réflexion sur la réforme constitutionnelle, composée de personnalités politiques toutes tendances politiques confondues et de représentants de la société civile;
7. d'appeler les autorités burundaises à donner toute la latitude nécessaire aux partis de l'opposition, y compris ceux qui ont décidé de boycotter les institutions, et à promouvoir une approche pacifique;
En matière sécuritaire
8. d'appuyer la bonne application du programme de démobilisation des anciens combattants tel que prévu par les accords d'Arusha de 2000, pour créer une armée nationale inclusive respectueuse des institutions démocratiques;
9. d'appeler les autorités burundaises à encourager le retour d'exil des leaders de l'opposition et de donner à ces derniers les garanties de sécurité nécessaires à cet effet;
10. d'appeler les autorités burundaises à procéder au désarmement de la population civile;
En matière de respect des droits humains
11. de rappeler les obligations du gouvernement burundais en matière de respect des droits de l'homme et de soutenir les actions entreprises par les organisations de la société civile burundaise menant des enquêtes sur les violations subies par les opposants politiques et militants des droits humains;
12. de soutenir les initiatives parlementaires burundaises visant à élaborer au plus vite, en collaboration avec les acteurs de la société civile concernée par la problématique des droits de l'homme, un cadre légal garantissant la protection des défenseurs des droits humains;
13. d'inviter le gouvernement burundais à faciliter la mise en œuvre de la Commission nationale indépendante des droits de l'homme (CNIDH) et de garantir l'indépendance et l'efficacité de ses missions d'enquêtes sur les violations des droits humains, sa capacité de demander aux instances habilitées de sanctionner leurs auteurs ou de réclamer des indemnités pour les victimes — notamment quand ces droits sont bafoués par des agents de l'État;
14. d'appeler les autorités burundaises à juger tous les membres des services d'ordre (armée, police, SNR) impliqués dans des exécutions sommaires ou des actes de torture et d'inciter la commission compétente à obtenir rapidement des résultats tangibles;
15. d'appeler le gouvernement burundais à veiller à ce que l'enquête en cours sur l'assassinat du militant « anti-corruption » Ernest Manirumva s'effectue en toute indépendance et en toute équité;
En matière de justice transitionnelle
16. d'insister auprès du gouvernement burundais pour que ce dernier instaure, en vertu des accords d'Arusha de 2000 et des recommandations des consultations nationales sur les mécanismes de justice transitionnelle, une Commission vérité et réconciliation ainsi qu'un Tribunal spécial;
17. d'inviter le gouvernement burundais ainsi que les Nations unies à prendre en considération la principale recommandation du Comité de pilotage tripartite (gouvernement, société civile et ONU) de décembre 2010, demandant de finaliser un accord et d'adopter d'un calendrier de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle.

La rédaction

Au Chef d'Etat Major de la FDN au Burundi

02-12-2011

LES INDIGNES BURUNDAIS Bruxelles, 02 décembre 2011
Pancrace CIMPAYE
PORTE PAROLE.





Au Général Major Niyombare Chef d’Etat Major Général de l’armée
À
BUJUMBURA.



Objet : Lettre ouverte au Général Major NIYOMBARE,
Chef d’Etat Major Général de l’Armée Burundaise.




Monsieur le Chef d’Etat Major Général,



Ce 29 Novembre 2011 vous avez minimisé la naissance d’un nouveau mouvement politique armé en versant dans la diabolisation du leader de ce mouvement. Le peuple burundais préoccupé par la résurgence d’une guerre civile attendait de votre haute personnalité une réponse plus sécurisante ; inutile de vous dire donc que votre attaque au vitriol du commandant de ce nouveau mouvement a confondu les burundais. Ces derniers attendaient une perspective de solution, un plan d’arrêt de cette nouvelle guerre civile de trop. Malheureusement dans une digression qui jette un doute sur votre propre formation vous vous êtes acharné sur la faible formation du colonel Pierre Claver Kabirigi. Dans votre argumentaire qui frisait un Hors Sujet seule l’anamnèse de cet officier a retenu votre attention laissant de côté les conséquences en amont et en aval d’une reprise de la guerre civile au Burundi.

Monsieur le Chef d’Etat Major Général,

En attaquant à boulets rouges la formation du Colonel Pierre Claver Kabirigi une série d’interrogations fusent de partout :
• Avez-vous eu l’humilité de jeter un coup d’œil autour de vous ?
• Etes- vous sûr que l’homme qui a décapité le pauvre Léandre Bukuru est plus instruit que le Colonel Pierre Claver Kabirigi?
• Etes- vous certain que les hommes qui ont planifié les massacres de Gatumba du 18 Septembre 2011 sont plus instruits que le colonel que vous attaquez ?
• Les hommes qui ont commandité l’assassinat des deux expatriés de Kiremba sont –ils plus instruits que Kabirigi ?
• Etes- vous sûr que les hommes qui ont planifié et assassiné Ernest Manirumva sont plus instruits que le leader du F.R.D ABANYAGIHUGU ?
• Etes- vous certain que les hommes qui viennent d’emprisonner pendant 29 jours sans raison William Munyembabazi, le Secrétaire Général du CNDD sont plus instruits que le colonel Pierre claver Kabirigi ?
• Etes- vous sûr que les hommes qui ont emprisonné gratuitement Maître François Nyamoya sont plus instruits que le colonel Pierre Claver ?
• Etes-vous certain que le général de brigade qui a enlevé le journaliste Ruvakuki Hassan est plus instruit que cet officier supérieur Kabirigi ?

• Etes- vous certain que les officiers généraux qui ont décidé l’emprisonnement du député Hussein Radjabu sont plus instruits que le colonel Pierre Claver ?
• Croyez vous que les officiers généraux qui ont contraint à l’exil les leaders politiques Rwasa Agathon, Nyangoma Léonard, Sinduhije Alexis sont plus intelligents que le leader du FRD-ABANYAGIHUGU ?

• Ce Ministre burundais, envoyé spécial du commandant suprême, qui est parti en Iran
Le mois passé pour vanter la grandeur du leadership de ce pays et qui, par ricochet a déclaré que l’Europe et les Etats-Unis d’Amérique sont en décadence, est-il plus instruit que le colonel Pierre Claver Kabirigi ?



Monsieur le Chef d’Etat Major Général,

Ces quelques interrogations démontrent que le pays que vous dirigez, vous qui êtes « mieux instruits », est en train de sombrer. Parlant de formation, Godefroid Niyombare a échoué le test de fin des humanités donnant accès à l’enseignement supérieur ; ces humanités incomplètes vous les avez faites au Lycée du Saint Esprit. Pourtant pour l’heure vous êtes Chef d’Etat Major Général de l’armée. Malgré votre faible niveau de formation vous commandez ce corps qui compte en son sein des officiers émoulus des grandes académies militaires. Vous êtes donc très mal placé pour soulever la problématique de l’adéquation formation-emploi.
Mais qu’à cela ne tienne ! Les burundais attendent de votre pouvoir un changement de comportement, un changement de cette gouvernance qui est en train d’accoucher d’une nouvelle lutte armée. Pour le moment le parcours scolaire ou académique des uns et des autres ne les tiens pas à cœur.


Monsieur le Chef d’Etat Major Général,

Vous qui êtes un produit et un témoin vivant de la lutte armée, vous connaissez mieux la raison qui pousse un peuple à prendre les armes. L’oppression de l‘autorité de l’Etat sur son peuple est la grande raison qui conduit dans cette voie. La dérive totalitaire d’un pouvoir comme le vôtre conduit inéluctablement à la révolte populaire. Dès lors pour arrêter cette lutte armée il faut s’attaquer à la source et non au niveau de formation des leaders de cette lutte. De même ce n’est pas en emprisonnant les journalistes, qui font un reportage sur le sujet, comme Ruvakuki que vous viendrez à bout de ces mouvements armés. L’emprisonnement injuste de ce journaliste est irrationnel. A ce titre cet impair va mettre votre pouvoir dans la galaxie des Etats infréquentables. Bien plus les mouvements armés que vous dénigrez ou occultez vont par ce geste bénéficier d’une publicité sans précèdent. Il suffit de voir l’effet qu’a produit votre refus de la diffusion du reportage de France 24 sur le FRONT NATIONAL DE LA REVOLUTION AU BURUNDI , FRONABU-TABARA. Le monde entier en parle. Tous les burundais en parlent. Un nombre impressionnant de burundais se passent le document sous manteau. Vous venez de dévoiler à Paris votre véritable visage d’autocrate en osant demander l’arrêt de la diffusion de cet élément de France24. Et dans cette démarche maladroite vous voulez prouver qu’il n’y a pas de mouvement armé au Burundi.

Monsieur le Chef d’Etat Major Général,
Cessez de fermer les yeux devant une évidence : le ras-le-bol est là ! Le peuple burundais n’en peut plus ! La révolte est perceptible ! Le peuple en armes est à votre porte ! Ce ne sont pas des bandits ! Et dans cette nouvelle guerre provoquée par votre pouvoir, vous êtes conscients que toute l’armée ne sera pas avec vous pour la mener. Dans cette nouvelle aventure l’armée risque d’y aller en ordre dispersé. Cette fissure risque de vous coûter très cher.
Pour ce faire usez de votre génie habituel pour préserver le Burundi d’une nouvelle guerre civile. Jusque hier on appréciait votre personnalité : un homme qui conciliait le chaud et le froid, un homme qui marchait sur les œufs sans les casser ; faites recours à ce capital dans cette nouvelle belligérance. Rappelez-vous que seul le dialogue dans un win-win processus est la clé qui met fin à tout conflit fratricide.

Monsieur le Chef d’Etat Major Général,
Vous venez d’emprisonner le journaliste Ruvakuki sous un fallacieux prétexte « d’actes terroristes ». Souvenez-vous que quand vous étiez encore au maquis on vous appelait « Tribalo-Terroriste-Génocidaire ». Etiez-vous vraiment terroristes ? Je ne pense pas ! Pourquoi reprenez-vous la même musique ? Parce que les mêmes causes provoquent les mêmes effets. Le temps est venu d’arrêter ce cycle infernal de violence. Pensez-y !

Dans l’espoir d’une suite favorable à notre lettre ouverte, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Chef d’Etat Major Général de l’armée, l’expression de notre haute considération.



T.C.P.I.
• Les partis politiques
• Le corps diplomatique.
• La Société Civile ;
• La presse.

(Sé) Pancrace CIMPAYE

Pour Les Indignés Burundais.











La rédaction

Analyse du Rapport du SNR sur Gatumba.

29-11-2011

C'EST LE SNR, L'AUTEUR DU CARNAGE DE GATUMBA.

Revenons un instant sur les facettes de ce carnage, sujet moins anecdotique que le récent remaniement ministériel du 7 novembre 2011 au Burundi. Ce Carnage du SNR ne serait-il une récidive du 29 avril 1972?

A. ANALYSE FORMELLE DU "RAPPORT D'ENQUETE" DU SNR.

1. Une lecture attentive du fameux "Rapport d'enquête " du SNR - Service National de Renseignements ou Police présidentielle-, immatriculé n° 101/00441/AG/201 (merci Burundi news), conclut inexorablement à cette vérité implacable: C'EST LE SNR LUI-MÊME QUI A PLANIFIE ET EXECUTE LE CARNAGE DE GATUMBA DU 18 SEPTEMBRE 2011, jour du 50 ème anniversaire de la première victoire électorale du parti UPRONA. C'est pourquoi le Président P. NKURUNZIZA, sans adresser une moindre prière à son Dieu le Tout Puissant pour les familles éprouvées, déclara non sans gêne le lendemain à Gatumba: "Tôt ou tard, les responsables de ce massacre vont être arrêtés et traduits en justice" (Journal Metro, 20 sept.11). Pour les non initiés à son double langage et paraboles, notre pasteur Président a réellement dit: "Jamais (tôt ou tard), nous n'arrêterons ni ne traduirons en justice les auteurs de ce massacre". Scénario d'impunité auquel le monde entier assiste.

2. Ce document antidaté, maculé de ratures (numérotation et datation à la main, titre ou "objet" modifié, cachet "confidentiel" ajouté) qui aurait valu le licenciement immédiat de son auteur dans une administration normale, n'a d'autre valeur juridique que celle d'un TRACT revendiquant le crime .Nonobstant sa longueur, il ne diffère en rien des tracts que ce même SNR dit avoir ramassés aux autres lieux de ses crimes comme Rukoko, Cibitoke, Ruyigi, Bururi, etc... Le SNR se gêna de diffuser ensuite qu'il avait localisé Mr Rwasa en ces lieux comme pour dire que c'est lui l'auteur de ces crimes. Au même moment, le Gouverneur de la Province de Bubanza le localise au Congo(RDC). Aussi, le SNR faisait passer aux oreilles des Burundais que Mr Rwasa était le Dieu le moins puissant, un monstre des montagnes de Fizi-Baraka (RDC) qui, néanmoins, dispose d'une puissante télécommande capable d'exécuter des carnages aux quatre coins du pays. Hallucinant, non?

3. Nul besoin de monocle ni de carbonne 14 (C14) pour constater que ce document a été confectionné en deux moments distincts : AVANT et APRES le carnage.
a. Les deux premières pages qui évoquent effectivement le carnage de Gatumba ont visiblement été rédigées à la hâte APRES le crime. Son but : attribuer ce crime à l'opposition démocratique et au Président du FNL en particulier.
Jamais dans son histoire, un rapport d'enquête n'a donné une image aussi figée d'un crime dont il est censé éclaircir les méandres. Pas d'action ni acteur; pas de trace d'arme utilisée ou saisie; pas de réaction de foule ne fut-ce panique, fuite ou cris... Quelle fut la durée dudit carnage? Le SNR donne l'impression que le lieu dit "Chez les Amis" a été frappé par la foudre. Même le nombre de victimes semble avoir été déterminé à l'avance à tel point qu'il n'a pas varié d'un iota à ce jour. Le SNR ne dit rien non plus des personnes qu'il aurait arrêtées, l'ont-elles été avant, pendant ou après le carnage? Etaient-elles armées? Si l'on sait qu'elles ont été jetées dans ses cachots, l'on ignore si elles ont été traduites devant un juge du tribunal dans les délais comme le stipule le Code pénal burundais lequel stipule en outre que l'emprisonnement est une peine, une punition infligée à un présumé auteur d'un crime ou d'infraction grave et ce, après que ce tribunal ait établi les faits et leurs auteurs.

b. La seconde partie du document "confidentiel" disserte notamment sur les élections de 2010, sur la légalité ou non des partis politiques d'opposition, des organisations de la société civile et des médias privés, sur la gouvernance de l'Etat, le terrorisme, la religion etc... Mais, cette dissertation aussi noble soit-elle n'établit aucunement une cause à effet avec la planification de ce carnage. Preuve supplémentaire que cette partie a été rédigée AVANT et ajoutée à la première, les deux parties étant liées par la mention "confidentiel" apposée au moment de l'expédition du tract.
L'autre aspect formel de ce tract est que le Président de la République s'est servi de cette deuxième partie pour élaborer son discours du 26 août 2011. Pompeusement appelé "message à la Nation " par son conseil en Communication ANONYMOUS (cfr burundi-info.com), le Président ne donna pas le bilan de son année du second mandat ni de celui de son Gouvernement comme promis, il se contenta de philosopher sur les mêmes thèmes que le SNR en son rapport d'enquête. Mais, pour ne pas citer nommément Mr Rwasa, les noms des leaders de l'Adc-Ikibiri, de la société civile, etc..., il a simplement opté pour l'usage de l'expression dédaigneuse de " CES POLITICIENS". "Ces politiciens... sont des malfaiteurs", a-t-il manqué de s'étouffer. Son porte-parole et porte-parole du Gouvernement lui emboîta le pas après le carnage: "ces politiciens et leurs auxiliaires qui manquent d'arguments...". L'on attend toujours son premier argument pour justifier ces carnages et ces assassinats ciblés des citoyens innocents.

Ces observations sur l'aspect formel du TRACT du SNR prouvent à suffisance que c'est le SNR le vrai auteur du carnage de Gatumba. Son rapport-tract est un faux et mensonger chargé de fausser les pistes et d'étouffer l'enquête judiciaire sur les vrais auteurs du carnage. Autrement, quel est le sens logique d'un rapport d'enquête qui porterait sur un crime qui n'est pas encore commis?

B. DEUX QUESTIONS.

a. POURQUOI, muni d'informations si fiables de son service de renseignement sur la planification d'un massacre, le Président de la République n'a pas anticipé pour empêcher ce massacre? Pourquoi n'a-t-il pas aussitôt consulté le Conseil National de Sécurité pour avis sur les voies et moyens à adopter pour ce faire? N'aurait-il pas été dans son rôle de Président? Pourquoi, au contraire, a-t-il continué à chanter que le pays est en paix, sécurisé. Quel pays étranger le menaçait-il?

b. POURQUOI les deux moments d'interrogatoire, par la justice, du Président de l'Adc-Ikibiri, Mr Léonce NGENDAKUMANA et des autres leaders de la société civile et des médias correspondent-ils aux deux moments de la rédaction des deux partis du rapport du SNR? Qui plus est, à l'interrogatoire d'avant le carnage, le Président du Parti Sahwanya-Frodebu eut le droit (pour une fois) à cette drôle de question de la part du magistrat: "Mr LEONCE, POURQUOI N'AVEZ-VOUS PAS FUI DEPUIS NOTRE CONVOCATION?"
Sous entendu, comme Mr Nyangoma (CNDD), SINDUHIJE (MSD), RWASA (FNL), etc... bien avant lui.
Si cette question n'est pas pernicieuse, elle a la pertinence de révéler la nyakurisation ou instrumentation de la magistrature par le pouvoir cndd-fdd. Ne révèle-t-elle pas en effet que ce magistrat était au courant de la planification du carnage de Gatumba par le SNR contrairement à son interlocuteur? Le moins que l'on puisse écrire est que, dans sa réponse, le Président de l'Adc-Ikibiri et du Parti Sahwanya-Frodebu ne s'est pas laissé distraire et tomber dans le piège de philosopher sur le sexe des anges (cfr Propositions de négaociation et 2ème Mémorandum de l'Adc-Ikibiri en guise de réponse).

C. TROIS REPONSES.

Elles sont données par le Président P. Nkurunziza lui-même dans son discours moralisateur presque un mois avant le carnage de Gatumba. Ce discours, étrangement semblable à celui qu'il tint à Mwakiro à son premier mandat qui dénonçait un complot contre lui mais qui s'avéra faux, avait TROIS OBJECTIFS.

1°. REJETER CATEGORIQUEMENT LES PROPOSITIONS DE DIALOGUE POLITIQUE VOIRE, DE NEGOCIATIONS avec l'opposition démocratique lui formulées officiellement peu avant par le Président en exercice de l'Adc-Ikibiri, Mr Léonce Ngendakumana (cfr Mot liminaire de sa conférence de presse) au MOTIF que "ces" partis politiques de l'Adc-Ikibiri, "ces" organisations de la société civile sont une association de malfaiteurs puisque jugés illégaux par le SNR dans son dit rapport.

2°. PREPARER PSYCHOLOGIQUEMENT LA POPULATION A SUPPORTER LES DOULEURS ET MALHEURS de ce carnage annoncée et des pillages économiques programmés. C'est le sens de son cours de philosophie morale à une population affamée et endeuillée sur des notions aussi abstraites pour elles que l'éthique, la déontologie, la pédagogie, le terrorisme, etc...

3°. INCITER CETTE MEME POPULATION A LA HAINE DES PARTIS POLITIQUES D'OPPOSITION, DES ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ET DES MEDIAS PRIVES. Par ce truchement et de façon perverse, Mr P. Nkurunziza a créé une nouvelle sorte de haine: l'appartenance à un parti politique ou à une organisation de la société civile. Il a ainsi remplacé l'appartenance ethnique, apanage des régimes militalo-putschistes précédents mais dont son régime issu du putsch électoral d'avril-mai 2010, tant en actes qu'en paroles, ne cesse de s'identifier et de recopier les méthodes sanguinaires.

D. QUELS ENSEIGNEMENTS TIRER.

1°. LA COMMISSION D'ENQUETE AD HOC aurait été mieux inspirée en centrant ses investigations sur le tract du SNR pour cerner la vérité sur les vrais auteurs du carnage de Gatumba et partant des autres cas de massacres comme Muyinga, Kinama, Rukoko, Manirumva, Léandre Bukuru etc... Le mode opératoire étant le même, les auteurs sont les mêmes. Qui plus est, le tract constitue déjà des aveux. Elle aurait dû identifier les victimes et leurs familles et déterminer objectivement leur appartenance politique. Car, comme souligner ci-avant les critères de massacres, d'assassinats ciblés et autres emprisonnements extrajudiciaires ont changé de nature depuis que le parti cndd-fdd est au pouvoir. Elle aurait pu découvrir, peut-être avec étonnement, QUI se cache derrière l'expression chère au porte-parole de la police Nationale, Mr Ntarabaganyi "bandes ou bandits à mains armées non identifiées" ou OVNI. Elle aurait été ainsi crédible aux yeux des Burundais et des Amis du Burundi en permettant à la justice d'éviter les récidives et d'effacer la cassette dudit porte-parole vieille de 6 ans avec sa rengaine quotidienne: "Des massacres ont été commis par des bandes ou bandits à mains armées non identifiées dans X coins du pays... des enquêtes sont toujours en cours et la justice fait son travail."

2°. En envoyant ses revendications à ses alter egos du renseignement des pays de la Région et de la Sous- Région, avec copie pour information au Président de la République, le SNR A AGI TEL UN ETAT DANS L'ETAT. Il a manqué de respect à son supérieur hiérarchique. De même, il ne dispose d'aucun droit de juger du statut de tel ou tel parti politique et organisation civile ni de la religion de tel ou tel individu.
C'est ce qui donne du Burundi, cette d'un Etat de non droit et chaotique que le Président Nkurunziza s'évertue à cacher face au monde. EN VAIN.

3°. En basant son discours politique sur des rapports sordides de sa police, le Président a révélé au grand jour son INCAPACITE POLITIQUE A GOUVERNER. C'est la police qui lui dicte la loi et la politique à mener. Nous sommes loin d'un Etat de droit, post-conflit et à l'envers d'un Etat démocratique ayant vécu des élections libres et transparentes.

4°. Avec le carnage de Gatumba, le Burundi a frôlé la RECIDIVE DU 29 AVRIL 1972 et du génocide des Hutu qui a suivi. Il suffit de appeler le tract de fin avril 1972 distribué par les ministres de l'intérieur et de la justice Mr A. SHIBURA et de l'information, Mr A. YANDA sur le marché de Rumonge. A leur départ des lieux, leur suite déclancha des émeutes audit marché et dans le sud du pays. Or, ces émeutes cachaient l'arrestation du Roi NTARE V et son transfert à Gitega au centre du pays pour assassinat. Ces émeutes et assassinats ciblés, suivis de la répression de la population par la soldatesque du Général Micombero sonnèrent le glas du génocide de 1972. Cette soldatesque n'eut aucun scrupule à attribuer abusivement au Député BIYORERO et à l'Universitaire MPASHA et de traquer ceux-ci dans leur fuite en Tanzanie, comme auteur de ce tract et coauteurs de ces émeutes et donc du génocide.
Par cette traque des exilés, accompagnée de bombardements au napalm de la frontière tanzanienne, le Burundi, sous Micombero a frôlé la guerre ouverte avec son voisin la Tanzanie, n'eut été la sagesse légendaire du Président tanzanien, feu Mwalimu Julius NYERERE.
A force de vilipender la RDC, sous l'alibi fallacieux d'abriter des "forces négatives", des "terroristes burundais" et des "génocidaires rwandais" sur son territoire (langage qui avait disparu des burundais avec Arusha), le pouvoir cndd-fdd de Nkurunziza, comme celui de Micombero en 1972, fait courir au Burundi le risque d'une guerre avec son grand voisin et la sommalisation du pays. Sa seule chance actuelle est que la RDC est préoccupée par d'autres problèmes sociopolitiques notamment électoraux.

5°. A ces coïncidences troublantes et quasi historiques, il convient d'en ajouter celles-ci.

a. Comme Micombero en 1972, P. Nkurunziza , dans la foulée du carnage de Gatumba, a fait des promotions dans la police (cfr ses décrets), avait muté des magistrats (cfr grève) et des fonctionnaires administratifs, déployé des militaires = mouvance cndd-fdd- en campements sous tentes dans plusieurs communes rurales afin de faciliter la répression policière de la population qui allait suivre. Des prisons avaient été désengorgées pour les remplir ensuite des membres de l'opposition démocratique rescapés. Il devait remanier son gouvernement, comme Micombero en 1972 pour nommer des super ministres, des Ambassadeurs et ministres plénipoteniels capables de gérer la répression intérieure pour les premier et pour mieux expliquer au monde extérieur que le pays est pacifié, sécurisé, pour les seconds.
LA DIGNITE DE REACTION de la population, de l'Alliance des démocrates pour le changement, de la société civile et des médias, L'EN DECIDA AUTREMENT. Le remue ménage ministériel n'est qu'un zest de cosmétique au lézardement du régime dictatorial cndd-fdd. C'est Mr NDUWIMANA Edouard, pourfendeur patenté des libertés publiques, des partis politiques d'opposition, des organisations de la société civile et des médias privés par ses projets de loi y relatifs qui doit écumer de rage, lui qui se voyait déjà cumuler les ministères de l'intérieur , de la sécurité publique, de la justice et de l'information, comme A. SHIBURA en 1972.

b.Enfin, le "PLAN SAFISHA" du cndd-fdd Nkurunziza ne serait-il une réédition ou récidive du "PLAN SIMBANANIYE" , du nom de l'ancien Ambassadeur et Ministre Plénipotentiel nommé par Micombero en avril 1972 et actuel Conseiller spirituel (et politique) de P. Nkurunziza , le progrom de Gatumba n'étant qu'un "coup de balai"? Il est à observer que le parti-Etat cndd-fdd n'a jamais démenti l'existence de ce plan à ce jour comme l'Uprona parti-Etat en son temps.

Face à l'appel à la haine de l'opposition démocratique du Président P. Nkurunziza, nous préférons conclure cette réflexion par inviter nos compatiotes, toute appartenance politique, ethnique et religieuse confondue, à mûrir ces quelques paroles de l'hymane national: " Burundi Bwacu, Burundi Buhire,... warapfunywe ntiwapfuye, warahabishijwe ntiwahababuka. Uhaguruke, uhagurukane Ubugabo,... UKURE NKURUNZIZA OU DEGAGE. Ukuye uwakuganza, uwakuganza. Habwe impundu n'abawe, usamirane mu mashinga..."



Pierre MBONARIBA

Maggy primée par la fondation CHIRAC

24-11-2011

PARIS (AFP) - La Burundaise Marguerite Barankitse a reçu jeudi à Paris le prix 2011 de la Fondation pour la prévention des conflits de l'ex-président Jacques Chirac, tandis que l'ex-procureure canadienne du TPI, Louise Arbour, a reçu un prix spécial du jury.
"Maggy" Barankitse recueille des orphelins hutus, tutsis et twas, victimes de la guerre civile qui a éclaté fin 1993 au Burundi. Cette enseignante de 55 ans a notamment créé trois maisons pour accueillir les orphelins, transformées par la suite en structures de réinsertion des enfants dans leur communauté.
Un prix spécial du jury a été remis, en présence de Jacques Chirac et de l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, à l'ancienne procureure canadienne du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, Louise Arbour.
A cours de cette cérémonie, jeudi matin au musée du Quai Branly, François Fillon a rendu un hommage appuyé à M. Chirac, assis au premier rang avec sa femme, Bernadette.
"Au cours de ses deux mandats à la tête de la République française, le président Chirac a su se faire l'avocat des oubliés", a relevé le Premier ministre, ancien ministre de M. Chirac.
L'ex-chef de l'Etat, qui n'a pas pris la parole à cette cérémonie, "a posé un diagnostic juste sur les principaux déséquilibres de son temps: risque d'uniformisation linguistique et culturelle, contestation du multilatéralisme, insuffisance des moyens consacrés au développement", a noté M. Fillon.
Le chef du gouvernement a aussi salué l'action de M. Chirac en faveur d'une taxe sur les billets d'avion pour financer le développement et rappelé l'hommage rendu en 2006 par l'ancien président américain Bill Clinton, qui avait eu cette formule à propos de cette taxe: "C'était impossible mais Jacques l'a fait."
"Aujourd'hui, l'oeuvre du président Chirac se pérennise à travers sa Fondation dont les priorités rejoignent souvent, et parfois inspirent, celles de notre action publique", a souligné M. Fillon, citant notamment l'accès à l'eau, la diversité culturelle ou l'accès aux médicaments.
© 2011 AFP

La rédaction

Nkurunziza et le carnage de Gatumba

15-11-2011

DADIS CAMARA, PIERRE NKURUNZIZA, RESPONSABLES DE DEUX CARNAGES !




Le 28 septembre et le 18septembre sont deux dates inoubliables pour le peuple guinéen et le peuple burundais. Le 28 Septembre 2009 au stade de Conakry 151 civils innocents ont été massacrés par les hommes du chef de la junte militaire Dadis CAMARA. Les Nations Unies et la CPI ont mené une enquête et ont établi la responsabilité de Camara ainsi que de son bras droit TOUMBA. Et jusqu’ aujourd’hui la CPI attend à La Haye Monsieur Dadis Camara.
Cette année au Burundi, le 18 Septembre dans la zone de Gatumba, dans un bistrot « Chez les Amis », des hommes de NKURUNZIZA ont tiré , comme à Conakry, sur une foule de civils innocents en train de prendre un verre. Plus de quarante civils ont été massacrés. Le massacre de ces civils avait pour seul but d’anéantir l’opposition en le faisant porter le chapeau.

Pour atteindre pleinement cet objectif, il sied de rappeler les faits et gestes saillants que NKURUNZIZA a posé :

1.Le 19 Septembre NKURUNZIZA mobilise les diplomates accrédités à Bujumbura et effectue une descente sur les lieux. Il verse les larmes de crocodiles devant les dépouilles mortelles !
2. NKURUNZIZA décrète un deuil national de trois jours.
3. NKURUNZIZA ordonne une mise en place d’une commission nationale qui doit établir les responsabilités endéans un mois. Il promet un châtiment exemplaire !
4. NKURUNZIZA reporte son voyage à l’ Assemblée Générale des Nations Unies.
5. NKURUNZIZA réunit le 20 Septembre un Conseil de Sécurité National et au même moment la première victime désignée Léonce NGENDAKUMANA, Président de l’ A.D.C-IKIBIRI subissait une fouille perquisition sauvage et fût traîné au parquet toute la journée. N’eût été l’intervention de la communauté internationale il aurait rejoint Hussein Radjabu à la prison centrale de Mpimba le même jour.
6. NKURUNZIZA réunit le même jour un Conseil des Ministre Extraordinaire qui décrète un black out sur l’hécatombe de Gatumba. La presse est ainsi sommée de ne faire aucun commentaire sur le drame pendant un mois. Le même conseil interdit à la presse parlée les émissions en direct.
7. NKURUNZIZA répondant aux questions de la presse à New York déclare que les responsables se sont rendus eux mêmes à la police. Or les supposés auteurs qui se sont rendus ont été préparés et déguisés par la police.
7.Le 29 Septembre le Général Major Adolphe Nshimirimana, patron des services secrets, qui dépend directement de NKURUNZIZA rend public un rapport dit confidentiel sur les massacres de Gatumba. Ce rapport, comme prévu avant les massacres, désigne RWASA Agathon et l’ ADC-IKIBIRI comme responsables du pogrom. Le rapport demande aux différents services de renseignement de la région d’arrêter et d’extrader tous ces responsables désignés.
8 .Deux jours avant la fin du délais imparti à la fameuse commission d’enquête, le Procureur Général déclare que la commission a rendu son rapport et que celui-ci a été remis au parquet de Bujumbura Rural. Curieusement le rapport tant attendu n’est toujours pas rendu public alors que celui des services secrets est vulgarisé. Bien plus il est troublant que le rapport d’une commission nationale commanditée par le Magistrat Suprême soit remis à la juridiction de Bujumbura Rural. Pourtant toutes les personnes qui ont comparu sur cette affaire n’ont jamais eu à faire avec cette juridiction. Pourquoi cache t-on ce rapport dans Bujumbura Rural ? La montagne aurait elle accouché d’une souris ?
9. Ce 12 Novembre NKURUNZIZA réunit une fois de plus son Conseil de Sécurité. Par la voix de son Ministre de la Défense, il menace les radios qui font des reportages sur ce dossier macabre et s’en prend à la société civile.


De toutes les façons en date du 19 Septembre,le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères belge, Monsieur Steven Vanackere a condamné ces massacres de Gatumba ; le lendemain, le Sécrétaire Général des Nations Unies, Monsieur Ban Ki-Moon, par le biais de son porte parole condamnait lui aussi cet acte ignoble. En conséquence cette communauté internationale devrait comprendre que les familles des victimes de Gatumba ont besoin d’une enquête internationale autour du pogrom. Sinon si les responsables de cet acte ignoble restent impunis, ils vont rééditer l’exploit, ils vont semer la terreur sur le pays, ils vont même enclencher un génocide juste pour se protéger. La triste vérité que les burundais et la communauté internationale doivent savoir, c’est que ces assassins pleins de sang n’accepteront jamais, au grand jamais, de quitter le pouvoir. Et pour garder ce pouvoir, seule garantie pour échapper à la justice, tous les moyens sont bon y compris celui d’exterminer physiquement toute voie discordante. C’est cette dynamique qui a conduit à l’hécatombe du stade de Conakry le 28 Septembre 2009. C’est la même préoccupation qui hantait les planificateurs des massacres de Gatumba.

Pour les Indignés Burundais,





Pancrace CIMPAYE

Editorial du Président du MNB

14-11-2011

BUJUMBURA News - 14 novembre2011

Déjà une année et je tiens encore ...

Personne n'a le droit de m'humilier si ce n'est que Dieu,

Personne n'a le pouvoir de m’ôter la vie si ce n'est que le Créateur,

Nul n'a la force de m’arrêter dans mon combat pour sauver le Burundi si ce n'est que le Tout Puissant.

Depuis le lancement de mon appel au peuple burundais à prendre les armes et de combattre le pouvoir en place, beaucoup d'eau sont passées sous la rivière.

J'ai été traité de tout les noms. Mais grâce à Dieu je tiens toujours et avec encore plus de déterminations.

J'ai vu et entendu beaucoup de choses. Tout a été dit sur ma personne. Certains se sont acharnés sur moi sans même me connaître, sans même connaître mon parcours. Mais l'amour que j'ai pour le Burundi et son Peuple me rendait toujours plus fort. Je profite de cette occasion pour les pardonner tous.

J'ai également perdu beaucoup de choses notamment ma liberté de mouvement et changé ma façon de vivre et surtout faire table rase sur certaines fréquentations. J'ai perdu des amis, des relations et j'en ai gagné d'autres plus importantes. Le Mouvement est devenu une grande famille.

Une année déjà !!! C'est long et très cours. Mon but a été atteint. J'avais pour mission d'organiser et de faire connaître le Mouvement et je suis sur que j'ai réussi.

Demain j'irais à Nairobi pour remettre mon bilan et dire au revoir à mes plus proche collaborateurs. J'avais demandé une mise en disponibilité d'une année à mon employeur et elle se termine à la fin de ce mois.

Je serai toujours à votre disposition pour le bien être de mon Peuple.


CIRAMUNDA Richard-Delvaux
Pour BUJUMBURA News

La rédaction

Le Marché des Corne boeuf

13-11-2011

Le groupe mafieux qui tient en otage le Burundi : SYLVESTRE NIYONSABA ET LE MARCHE CORNE BŒUF.


Sylvestre NIYONSABA est un homme d’affaires qui est en étroite collaboration avec l’oligarchie de NKURUNZIZA ; il est à la tête d’une société dénommée « NIGEL PETROLEUM COMPANY ». Initialement cette société était agrée à Kayanza. Mais aujourd’hui soutenue par le sommet de l’Etat elle prend une dimension supranationale et exerce au delà du domaine du carburant. Dans son expansion les décideurs de Bujumbura auraient même envisagé que cette société remplace purement et simplement la société Interpetrol. Cette dernière devrait être obligée de fermer à la suite d’un plan de déstabilisation qui est à l’étude.
Mais aujourd’hui jetons un regard sur ce dossier des boîtes de conserve « corne bœuf », un marché qui a été octroyé à cette société pétrolière de Niyonsaba. Ce marché a une valeur d’UN MILLIARD SEPT CENT QUARANTE NEUF MILLIONS DE FRANCS BURUNDAIS une enveloppe qui équivaut à plus ou moins UN MILLION TROIS CENT MILLE DOLLARS AMERICAINS. Ce marché qui avait été vivement combattu par certains responsables de la Présidence à cause de ses nombreuses irrégularités a passé au forceps grâce au tout puissant Commissaire de Police Alain Guillaume Bunyoni.
Quelles sont les irrégularités contenues dans ce dossier ?
1. L’approvisionnement de la police burundaise en corne bœuf n’est pas indiqué. Ce produit est en effet une ratio de campagne, propre aux hommes qui sont en guerre. Or le Burundi n’est pas en guerre.
2. Le coût exorbitant que NIYONSABA et BUNYONI ont donné à chaque unité de corne bœuf est honteux voire criminel ! A ce titre le prix unitaire est de trois dollars américains soit plus de trois milles cinq cent francs burundais ! Avec cet argent on peut négocier un kilo de viande fraîche à l’abattoir de Bujumbura et les policiers mangeraient comme des rois et la santé financière de l’abattoir serait réconfortée. Mais le prix réel d’une boîte de corne bœuf au détaillant est de 0,50 dollar, ce prix peut encore baisser pour un si gros marché. Autant dire que le prix a été surévalué plus de six fois !!!
3. Tout ce marché bénéficie d’une exonération ; le Trésor public ne percevra donc rien. Et NIYONSABA vient de recevoir à la fin du mois passé le payement de 40% soit 749.500.000 francs burundais.
Avec une telle gestion de la chose publique quoi de plus normal que les bailleurs de fonds ferment les robinets. Ce n’est donc pas l’opposition qui est la source du désengagement des bailleurs de fonds mais les véritables responsables sont BUNYONI et son club. Signalons à toutes fins utiles que l’épouse de BUNYONI a le monopole de la fourniture du sel à la police. BIRATEYE ISONI ! BIRATEYE UBWOBA ! BIRATEYE AGAHINDA ! C’est franchement scandaleux ! C’est honteux ! ( A SUIVRE)

Pour les Indignés Burundais,

Pancrace CIMPAYE

Un drame social au Burundi

07-11-2011

Un drame dans un silence total au Burundi : Un enfant demande du pain au père, il reçoit une gifle !


Quand on parle de la misère dramatique qui frappe le burundais, les tenants du pouvoir ou leurs supporters rétorquent que l’opposition burundaise dramatise et est alarmiste. A Paris au cours d’une rencontre entre burundais , Monsieur Alexis Sinduhije et moi-même un intervenant, ancien prêtre de surcroît a affirmé que les burundais n’ont jamais été aussi heureux ! Pour cet ancien serviteur de l’Eglise Catholique, « des burundais malheureux , cela est une invention de l’ A.D.C-IKIBIRI ».
Mais laissez moi vous conter un drame qui a été vécu par deux compatriotes burundais qui vivent à l’étranger mais qui passaient leurs vacances au Burundi :
« Alors que nous roulions sur la route Rumonge vers le centre ville de Bujumbura, nous apercevons un homme qui faisait l’auto stop. Mais cet homme qui veut garder un peu de sa dignité ne lève pas le doigt pour solliciter au premier venu de le prendre ; il reste débout sans faire aucun signe, seul celui qui le reconnaît s’arrête pour le prendre. C’est ainsi que nous l’avons dépassé sans le prendre. Mais quand j’ai jeté un coup d’œil dans le rétroviseur, j’ai reconnu la personne. J’ai tout de go engagé la vitesse marche arrière et je lui ai demandé de monter à bord. Installé sur la banquette arrière, il ne nous a pas reconnu tout de suite. Nous avons décliné nos identités et il a sauté de joie ; surpris qu’il ne nous voit plus dans la capitale nous avons prétexté que nous travaillons au fin fond du pays. Nous avons menti à ce sujet pour qu’il ne nous prenne pas pour père Noël. Il n’ a pas tardé à nous raconter le drame qu’il venait de vivre. A cet effet son enfant l’avait suivi jusqu’à la portière criant à haute voix que son père sortait sans laisser le pain ni l’argent pour l’acheter. Très embarrassé et pour éviter que les voisins n’entendent pas ces lamentations, le père a administré une gifle chaude à ce gamin ; il fallait le faire taire ! Très amer, la gorge noué de colère et d’amertume ce Monsieur était au bord des sanglots à la fin du récit. Un silence lourd a envahi le véhicule ! Mon ami à coté, essoufflé, il est parvenu à marmonner quelques mots : c’est dramatique ! C’est terrible ! Je me suis garé devant un super marché et je suis rentré dedans. J’ai acheté du pain , du lait ainsi qu’un peu de charcuteries. J’ai reconduis le Monsieur à son domicile et je lui ai remis le petit sac. L’enfant qui avait encore les traces des pleurs sur ses joues a sauté de joie quand il a ouvert le sac ; il a vite oublié la décharge électrique de la gifle du père et a sauté dans ses bras et a risqué de renverser le contenu du sac. Ainsi le pauvre homme ne nous avait pas menti ! Une larme a coulé sur ma joue ! Je suis rentré dans le véhicule et le Monsieur nous a rejoint. J’ai mis le moteur. Mais avant d’engager la première vitesse je lui ai remis 5 billets de dix milles francs burundais, plus ou moins 20euros. Le pauvre était tout heureux ! Il était tel un enfant devant un cadeau de Noël ! Il m’a tout de suite demandé de couper le moteur. Il a sauté dehors et s’est engouffré dans sa maison .Quand il est remonté à bord de notre véhicule, il n’avait que le mot MERCI dans sa bouche. Il devait nous apprendre qu’il n’avait pas pu donné à son épouse l’argent pour les courses du jour et que cette situation se répète malheureusement très souvent. Chers amis, devait il conclure, la situation que nous vivons est intenable. Des fois j’ai envie de me suicider ! Incapable de nourrir ma famille, je deviens inutile ! »
Laisse moi rappeler à cet ancien prêtre de Paris, militant du CNDD-FDD, qui doit se souvenir encore des écritures saintes, qu’il est écrit ceci dans l’évangile de Mathieu, chapitre7, verset 9 à 10 : « Y a –t-il quelqu’un parmi vous qui donne à son fils une pierre si celui-ci demande du pain ? ou (sic)qui lui donne un serpent s’il demande un poisson ? » Eh bien, au Burundi, cela est devenu possible Seigneur Dieu ! Le récit véridique que je viens de rapporter nous montre un père qui donne une gifle à son enfant qui demande du pain. Cette situation dramatique qui viole même le prescrit des écritures saintes devrait interpeller les hommes qui règnent sur le Burundi et Dieu merci ils ont souvent la bible entre leurs mains ! Ce drame, ils sont malheureusement nombreux les burundais qui le vivent en silence. Quoi de plus normal qu’ils soient par conséquent nombreux à être indignés par cette situation !

Pour ces Indignés Burundais,

Pancrace CIMPAYE.
Porte Parole.

La rédaction

Communiqué du FRONABU-TABARA: 003

03-11-2011

COMMUNIQUE DE PRESSE no.003

C’est avec surprise et consternation que le Front National pour la Révolution au Burundi, vient de prendre connaissance de l’article intitulé « La rébellion entame une phase déterminante », publié par Monsieur Richard Ciramunda Délvaux, par le biais de son site web bujumbura.be.

L’article parle de son pseudo appel lancé aux burundais aux mois novembre 2010, qui aurait déjà fait son chemin et plus de cinq groupes qui ont favorablement répondu en regroupant un peu partout dans le pays et a l’extérieur des combattants. Parmi ces groupes, le FRONABU-TABARA dirigé par le Général de Brigade Moïse RUKUNDO.

Le Front National pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA dément formellement que Monsieur Richard CIRAMUNDA Délvaux est de près ou de loin le coordonnateur de notre mouvement et de ses activités. De même, le FRONABU-TABARA n’appartient jusqu’à maintenant pas à une quelconque coalition des mouvements armés qui serait dirigée par Monsieur Richard CIRAMUNDA Délvaux. Monsieur CIRAMUNDA Délvaux est certes un compatriote exacerbé par le calvaire que l’oligarchie de NKURUNZIZA impose au peuple burundais. Mais le FRONABU-TABARA n’a pas encore eu l’heureuse opportunité d’entrer en contact avec lui.

Le Front National pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA réaffirme par ailleurs sa ferme disponibilité à accueillir à bras ouvert tout compatriote qui veut rejoindre notre Révolution ou qui veut apporter une pierre à l’édifice.

Le Front National pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA saisit cette opportunité pour condamner avec énergie la dernière arrestation du Secrétaire Général du CNDD, l’honorable William MUNYEMBABAZI. Cette arrestation confirme que l’espace politique pacifique est fermé à l’opposition ; et que dès lors seule la voie des armes reste la seule alternative au Burundi.

Fait à Mwumba le 1er Novembre 2011.

Pour le FRONABU-TABARA,
David NTWARI,
Porte Parole.

La rédaction

BUNYONI BAPTISE

03-11-2011

Alain Guillaume BUNYONI continue sa route vers la Présidence du CNDD-FDD.

Le richissime commissaire de police BUNYONI vient d’être baptisé ce dimanche 30 Octobre 2011 à l’Eglise le Rocher. Cette Eglise est dirigée par Madame Denise NKURUNZIZA, l’épouse du Président du Conseil des Sages Pierre NKURUNZIZA. Pour les promoteurs de la candidature de cet officier à la tête du CNDD-FDD, puis à la magistrature suprême, cette conversion à l’Eglise de la dame de fer du Burundi est un grand pas vers l’investiture à la tête du parti.
Rappelons à cet effet que Madame Denise NKURUNZIZA est la femme qui prend des grandes décisions en lieu et place de NKURUNZIZA Pierre. Ce dernier, souvent indécis, laisse le pouvoir à son épouse. C’est ainsi que la décision de déposer Hussein RADJABU en 2007 a été prise par celle-ci. A l’époque elle a déclaré ceci : « Si vous attendez que le Président vous donne l’ordre de chasser Radjabu, vous ne l’aurez pas. Passez à l’action, il assumera après. » Bunyoni qui est au courant de cette capacité d’influence a choisi de rentrer à l’Eglise le Rocher.
Fidèle à sa démarche de cacher ses ambitions et sa démarche à ses pairs officiers généraux, ce dimanche, Bunyoni n’ a convié à la cérémonie qu’un seul officier général. En revanche NKURUNZIZA Pierre qui rêvait de rentrer à l’intérieur de la somptueuse résidence de Bunyoni a eu cette opportunité à l’occasion de la réception qui a été organisée après le baptême du nouveau converti. Cette présence de NKURUNZIZA au domicile de Bunyoni est une preuve qu’il soutient la candidature de celui- ci. Un soutien qui est suivi à la loupe par le camp de Jérémie Ngendakumana, l’actuel Président du CNDD-FDD.
Mais cette marche vers le perron de la présidence risque d’être entravée par les dossiers de sang qui rattraperont Bunyoni. En effet dans les massacres de Gatumba, Bunyoni avait mandaté son chef de cabinet ; dans l’assassinat des deux étudiants de l’Université du Burundi ,Bunyoni a déboursé l’argent pour acheter le silence des représentants des étudiants et a bloqué toute sanction contre les assassins. A côté de ces dossiers de sang, Bunyoni sera rattrapé par des cas de malversations qui frisent la contrebande ; ajoutons à la liste de ses dossiers la construction d’un immeuble à huit niveaux au centre ville.
Au demeurant la marche de Bunyoni vers la magistrature suprême est semé d’embûches ; même Nkurunziza qui le soutient pour démolir Jérémie Ngendakumana projette de réviser la constitution pour briguer un troisième mandat.


Pour les indignés burundais.

Pancrace CIMPAYE

Bunyoni et les Indignés Burundais

25-10-2011

L’identité du groupe mafieux qui règne sur le Burundi : Alain Guillaume BUNYONI.


Les indignés burundais qui avaient promis de vous donner chaque lundi le portrait d’ un des hommes qui font partie d’un groupe mafieux qui tient en otage le peuple burundais s’excuse pour ce lundi ; en effet alors que nous finalisions le dossier du Ministre Alain Guillaume BUNYONI, un dossier préliminaire aussi important sur le personnage est tombé sur notre bureau. Il s’agit de ses ambitions présidentielles et sa nouvelle appartenance ethnique. Ainsi nous vous livrons le feu qui couve au CNDD-FDD.

Le président du CNDD-FDD, Monsieur Jérémie Ngendakumana est en train de procéder à une mise en place de certains responsables intérimaires du parti au niveau des provinces. Cette stratégie du Colonel Jérémie Ngendakumana vise à bloquer l’ambition d’Alain Guillaume Bunyoni qui voudrait postuler au poste du président du CNDD-FDD au cours du congrès de février 2012. Ces nouveaux responsables intérimaires ont en effet la mission de bloquer la candidature de cet officier de Rutana. La menace de BUNYONI est d’autant plus grande qu’il est soutenu par le Président du Conseil des sages, Monsieur Pierre NKURUNZIZA. Mais le semblant soutien de Nkurunziza est une stratégie qu’il a adopté pour casser définitivement cet homme de Rutana. A ce titre il importe de signaler que le Commissaire Bunyoni a tenté des contacts pour renverser par un coup d’Etat Nkurunziza. Mais le commandant de la première région militaire, le colonel Kabisa qui avait été mis au parfum a vendu la mèche à Nkurunziza. Dès lors Nkurunziza a eu peur de Bunyoni ; mais comme il n’est pas un enfant de cœur, il entend le livrer malignement au rouleau compresseur du système CNDD-FDD. Par ce soutien il le met sur un piédestal ; si haut perché, Bunyoni recevra des tirs croisés qui vont le démolir.

Des tirs croisés : Alain Guillaume BUNYONI est TUTSI !


Depuis que BUNYONI se fait passer pour l’alternative de Nkurunziza, depuis que ses promoteurs répètent en privé que Bunyoni est intelligent, que Bunyoni est lucide, que Bunyoni sort du lot des officiers généraux du CNDD-FDD, un coup de projecteur a été braqué sur lui. Une anamnèse approfondie du personnage a été élaborée au CNDD-FDD. Ainsi aujourd’hui au parti de Jérémie Ngendakumana , Alain Guillaume Bunyoni est sur le banc des accusés. Son premier péché, il est Tutsi et il l’a toujours caché ; il est antisocial et arrogant. En effet il partage rarement un verre avec ses camarades officiers généraux du CNDD-FDD, il est plutôt dans des petits cercles des tutsi. De même il participe rarement aux festivités familiales des membres du CNDD-FDD. Son père était un tutsi qui appartiendrait à la dernière promotion des étudiants d’Astrida .. Il semblerait qu’il était dans les bonnes grâces du Président Micombero. Mais il aurait été incapable de protéger ses 3 beaux frères militaires qui étaient des hutu et qui ont été exécutés dans la folie meurtrière de 1972. Mais quand Bagaza arrive au pouvoir il serait tombé en disgrâce et aurait été obligé de se retrancher à Rutana.


Alain Guillaume BUNYONI, Ministre de la Sécurité Publique est une violation de la constitution.


C’est amusant quand on entend au CNDD-FDD une préoccupation de la violation de la loi fondamentale ! Pourtant pendant tout son règne le CNDD-FDD n’a cessé de transgresser la constitution. Aujourd’hui contre BUNYONI qui serait tutsi, la constitution dispose que le ministre de la Défense nationale ne peut pas avoir la même ethnie que celui de la sécurité publique ; Bunyoni occuperait donc une place d’un hutu.


Alain Guillaume BUNYONI, opération SAFISHA, cette fois ci chez les TUTSI.


D’une source autorisée le Président NKURUNZIZA a appelé le Général Major Adolphe Nshimirimana et lui a confié son inquiétude d’une opinion qui se répand de plus en plus selon la quelle le pouvoir de NKURUNZIZA tuerait plus de hutu que le pouvoir de MICOMBERO. A cette remarque le patron des services secrets a promis à NKURUNZIZA qu’il allait désormais s’occuper des tutsi mais à condition que BUNYONI soit mis à contribution. Est-ce le sens qu’on doit donner à l’implication maladroite de BUNYONI auprès des représentants des étudiants de l’Université du Burundi ? De toutes les façons le montage de l’Université du Burundi a dans la ligne de mire essentiellement l’arrestation et l’exécution des tutsi. Est-ce BUNYONI qui a reçu le rôle de diriger l’opération SAFISHA chez les tutsi ? La présence du général de brigade AGRICOLE dans son cabinet avec les représentants des étudiants est éloquent.
En exécutant cette mission le traquenard de NKURUNZIZA aura bien fonctionné, Alain Guillaume BUNYONI ne restera plus que l’ombre de lui-même avec un ticket aller simple à La HAYE .De toute évidence Jérémie Ngendakumana l’a à l’œil et NKURUNZIZA l’attend au tournant ! Est-ce pour cette raison qu’il aurait acheté avec ses propres frais une jeep blindée ? Quoi qu’il en soit il est dans l’œil du cyclone ! Qu’il se protège bien car les indignés burundais, nous aussi nous l’attendons également sur les dossiers de malversations économiques et nous le voulons vivant. (A suivre).





PANCRACE CIMPAYE.

Communiqué du FRONABU-TABARA

24-10-2011

Communiqué de Presse du Front National pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA.


Depuis son accession au pouvoir en 2005, le système Pierre Nkurunziza tue, emprisonne en masse arbitrairement, pousse à l’exile, humilie et terrorise les citoyens burundais. Cette situation s’aggrave après les élections truquées de Mai 2010. Plusieurs dizaines de citoyens, surtout membres de l’opposition sont tués et d’autres continuent à perdre leur vie chaque jour dans les mains de la police et de la police présidentielle. Nombreux d’autres ont été torturés dans les cellules du Service Nationale de Renseignement, puis jetés dans les différentes prisons du pays ; sans compter de nombreux autres encore qui ont pris le chemin de l’exile, abandonnant tout derrière eux par peur d’être exécutés.
Le système Nkurunziza ne s’est pas arrêté là. Il a verrouillé toutes les libertés publiques en réduisant au silence complet les partis politiques d’opposition par une interdiction subtile qui consiste à créer et à favoriser les ailes dissidentes des partis d’opposition. La presse et la société civile sont constamment sous tension par la censure, les menaces de mort et les convocations intempestives des magistrats devenus valets de l’oligarchie de Nkurunziza.
Face à cette situation grave le peuple burundais a décidé de choisir, choisir entre la soumission honteuse à un pouvoir illégitime, criminel, dictatorial, corrompu , dangereux, qui oppose à toute critique soit les assassinats politiques ou la prison, et la résistance à cette oppression. Avec les citoyens burundais, le FRONABU-TABARA participe à cette résistance populaire. Et l’option décidée est celle de la lutte armée.
Le Front National pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA s’insurge contre le vol en plein jour du verdict populaire et continuera le combat jusqu’à la défaite du système illégitime Nkurunziza. Il lutte pour la dignité, la justice et le progrès de l’ensemble de la population burundaise.Le FRONABU- TABARA vient sauver le Burundi et les burundais. Seul un Etat de droit respectueux des principes démocratiques sortira définitivement le Burundi des pulsions dictatoriales de ses leaders politiques. Mouvement militaire, le FRONABU-TABARA se bat pour un Burundi libre, démocratique et sans exclusion. Et pour notre patrie rien au monde ne peut détourner le FRONABU-TABARA de cet objectif noble.




Victime d’une histoire atroce, notre chère patrie a besoin des dirigeants responsables qui ont une certaine éthique, et capables d’affronter la vérité et non des gangsters à la tête de l’Etat. C’est Pourquoi le FRONABU-TABARA lutte pour la vérité et la réconciliation, pour que les familles de toutes les victimes des crimes contre l’humanité hier, aujourd’hui et demain dans notre pays, puissent savoir pourquoi et comment leurs enfants, leurs frères, leurs sœurs, leurs pères, leurs mères ont été tués. Le FRONABU-TABARA se lève aussi pour le droit à la dignité des morts et des vivants pour qu’un jour, le Burundi puisse faire un deuil collectif à la mémoire de toutes les victimes de la barbarie ethnique et des crimes d’état.
Bien évidemment, le FRONABU-TABARA n’est pas en guerre contre l’armée. Il ne l’est pas non plus contre la police. Notre commandement a en outre donné des consignes claires aux combattants déployés à travers tout le pays pour protéger la population contre les milices Imbonerakure et les mercenaires du système Nkurunziza. Bien plus notre Révolution est respectueuse de l’éducation de notre jeunesse. En conséquence elle ne peut en aucun cas utiliser des enfants soldats ni transformer les écoles et les universités en camps militaires.
Le FRONABU-TABARA lance un appel à tous les citoyens burundais de briser les chaines de la peur pour se libérer et oser inventer leur propre avenir qui s’engage dans une voie démocratique. Nos chers compatriotes, la plus grande prison c’est la prison mentale, c’est la peur et la perte de confiance en soi, la perte de l’espoir dans la possibilité de vivre libre un jour. Il faut croire en vous-même pour préserver vos vies.

La liberté ou la mort, ensemble nous vaincrons !

Fait à Mwumba, le 21 octobre 2011

Pour le FRONABU-TABARA

(Sé) David Ntwari.

Parte parole

La rédaction

Discours du 21/10/2011

23-10-2011

IJAMBO RISHIKIRIJWE N’UMUKURU W’UMUGAMBWE SAHWANYA FRODEBU MU GIHE CO KWIBUKA IMYAKA 18 IHEZE UMUKURU W’IGIHUGU WA MBERE YITOREWE N’ABANYAGIHUGU PEREZIDA MELIKIYORO NDADAYE AGANDAGUWE, 21 Gitugutu 2011

Ba Nyen’icubahiro mwese mukoraniye ngaha,
Mupfasoni usigwa n’umuhisi Perezida Melikiyoro NDADAYE,
Ba Nyen’Icubahiro mwahoze murongoye igihugu c’Uburundi,
Baryango b’umuhisi Perezida Melikiyoro NDADAYE,
Ba Nyakubahwa muserukira ibihugu vyanyu mu Burundi,
Banyamigambwe mwaje kudufata mu mugongo,
Nziraguhemuka mwese,
Bashingantahe, bapfasoni, rwaruka
Batumire, bahire
Tugire amahoro, tugire amahoro n’agateka kuri bose.

Kw’izina ry’umugambwe Sahwanya-FRODEBU no kw’izina ryanje nyene ndabahaye ikaze kandi ndabashimiye kuko mwashimye kuza kudufasha uyu musi turamutse twibuka imyaka 18 iheze umuhisi Perezida Melikiyoro NDADAYE, umukuru wa mbere w’igihugu c’uburundi yitorewe n’abanyagihugu agandaguwe n’abansi ba demokarasi.

Twazindukiye mu nkuka y’imisa kumusabira, duca tugenda ku ntatemwa z’incungu za demokarasi kumusabira, none turi ngaha ku ngoro y’umugambwe Sahwanya-FRODEBU kugira ngo dusozere urubanza rwatuzindukanye. N’ukuri muraduteye iteka, muratey’iteka umuhisi Melikiyoro NDADAYE, muratey’iteka umuryango wiwe, muratey’iteka igihugu cacu. Ntimubaye nka babandi birirwa badandaza izina ryiwe gusa ngo bironkere icorirenza. Nsavye inziraguhemuka bose bakoraniye ngaha kubakomera amashi kuko mubikwiye.

Mu myaka iheze, mu bihe nk’ibi, twagarutse cane cane ku buzima bwiwe, aho yavukiye, aho yize, amabanga yaranguye mu gihugu canke muri politike. Uno musi, twashimye kugaruka k’ukugene yiyumvira Uburundi bushasha bwoba bwubatse.

Muri rusangi, umuhisi Perezida Melikiyoro NDADAYE yavuga ati:

Kubijanye n’ikibazo c’amahoro n’umutekano, inzego zijejwe gucungera amahoro n’umutekano zizotunganywa gushasha kuburyo zitazosubira kwitirirwa ubwoko, umugambwe canke intara, amabanga yazo atandukanywe, igisirikare gikore ivyo kijejwe, igipolisi gikore ivyo kijejwe, iperereza rikore ivyo rijejwe. Tuzoha abasirikare, abapolisi n’abajejwe iperereza inyigisho zihagije kugirango umwuga wabo wisunge ivyiyumviro bishasha vy’intwaro ya demokarasi;

Kubijanye n’agateka ka zina muntu, turahakanye ko gusonera agateka ka zina muntu bivugwa kukarimi gusa, nico gituma tuzoshinga sentare nshasha ijejwe guca imanza z’abitwara canke abitwarirwa kubera kutubahiriza agateka ka zina muntu. Kugira dusezere ingeso zihitiye zo kutibanga ubuzima bw’umuntu, amategeko arekura guca urubanza rwo gupfa azohanagurwa. Ubuzima bw’umuntu nikatihabwa nta numwe arekuriwe kubuzimanganya. Abamenyesha makuru, amashirahamwe yigenga na cane cane abari mu mashirahamwe aharanira agateka ka zina muntu canke agateka k’abakozi, bazoshigikirwa kugira ngo baronke inguvu zikwiye zo guhagarira inyungu z’abanyagihugu no gukebura Reta;

Kubijanye n’ikibazo c’ubutungane, urwego rw’ubutungane ruzotegerezwa kwigenga kuburyo abarongora urwo rwego n’abacamanza bazitorerwa n’abagize urwo rwego. Abacamanza n’abashikirizamanza bazogira ubwigenge bukwiye mukurangura amabanga bajejwe, mukuduzwa amapete mu buzi, mugutwarwa be no mu buryo bwo gukoresha, gurtyo ntibasubire kuba igikoresho c’akarwi k’abantu canke c’umugambwe uba witwa ngo uri k’ubutegtsi ;

Kubijanye no kumvikanisha no kunywanisha abarundi, ubumwe bw’abarundi bo mu bwoko bwose, bo mu miryango yose, atari ubw’agahemo, buzokomezwa n’ingendo nshasha yo gushira imbere ubutungane, ugusabikanya, ukwihanganirana n’ukungana kw’abanyagihugu bose imbere y’amategeko;

Kubijanye no gutez’imbere igihugu n’abanyagihugu, imbibe z’intara n’amakomine bizosubirwamwo kugirango ubutegetsi bwegere abanyagihugu, kandi komine ibe icicaro c’iterambere. Amafaranga azokoreshwa mu migambi yerekeye guteza imbere uburimyi n’ubworozi, ubutare n’agataka azotegerezwa gushikira ibice 50% vyamafaranga yose akoreshwa na reta mukurangura imigambi y’iterambere.

Amashirahamwe y’abarimyi n’aborozi bishize hamwe kugira ngo barwanire umwuga wabo, na cane cane ibiciro vy’ivyo bimbura azogira ijambo rikomeye mu vyerekeye integuro y’imigambi y’iterambere ry’abanyagihugu.

Igurishwa ry’amashirahamwe ya reta mu bikorera utwabo, rizokorwa habanje kugirwa icegeranyo cerekana neza ubuzima bw’iryo shirahamwe. Iyo raporo izotegerezwa gutangazwa icese kugira ngo ababishoboye boroherezwe mu kugura imitahe. Gurtyo itunga ry’igihugu rizoba risabikanijwe na bose;

Kuvyerekeye imibano n’ubumenyi, amategeko agenga akazi azosubirwamwo ku buryo umukozi uwari we wese, uko ameze kose, uko abayeho kose yubahirizwa ntihagire uwuzosubira kugirwa umuja w’abandi ;

Gutanga akazi mu mashirahamwe yegamiye reta n’ayo reta ifisemwo imitahe bizotegerezwa guca mu bibazo hinjizwe abarushije ubushobozi abandi, gurtyo ingendo ya mpinga yanje ya ka mwana wa mama iranduranywe n’imizi;

Amasaha y’akazi ntazorenga mirongo ine ku ruhusha kandi umusi wa gatandatu co kimwe n’umusi w’Imana izoba imisi y’akaruhuko.

Mu ncamake, Perezida Melikiyoro NDADAYE yipfuza ko ubutegetsi bwokwegerezwa koko abenegihugu n’ukuvuga kwitorera abategetsi bavyumva, babizi kandi babishoboye, kubashikiriza uburyo bukwiye no kubaha abahinga babafasha gutegura no gushira mu ngiro imigambi y’iterambere. Yipfuza ko amahera y’igihugu yegera abenegihugu aho kuguma mu mipfuko y’akarwi k’abasuma aho gutez’imbere igihugu n’abanenegihugu, ariko kiteza imbere mu kubaka vya bizu no mukugura vya biduga bikwegana, mu kwigarurira amatongo y’igihugu, muguhuma amaso abenegihugu ngo bazobakorera vyose kugira ngo ntibigere bamenya ubusuma, ubwicanyi n’ububeshi biriko biraba mu gihugu.

Yararajwe ishinga ryo kubaka uburundi burangwamwo amahoro n’umutekano kuri bose, ubutungane kuri bose, agateka ka zina muntu muri vyose na hose,iterambere kuri bose rishimikiye ku makomine, kunywanisha abarundi no gusabikanya ivyo igihugu gitunze ata nyagupfa ata nyagukira nkuko atahengeshanya kubivuga.


Muti none inyuma y’imyaka cumi n’umunani iheze Perezida Melikiyoro NDADAYE agandaguwe iyo migambi yarafise yifashe gute?

Kuvyerekeye amahoro n’umutekano, ubwacanyi bw’agahomerabunwa bwasubiye kuba ndanse mu gihugu. Abantu basigaye bakurwa ku mirimo yabo canke mungo zabo, bagafatirwa mu mayira canke ku mashure bakicwa, bagatabwa mu nzuzi canke mu mashamba canke ababo ntibamenye n’iyo bazimanganiye. Ikibabaje n’uko ubwo bwicanyi bwagirizwa bamwe bamwe mubari mu nzego za reta bafadikanije n’imbonerakure. Ubu umuntu ntaho ataniye n’akanyegeri uhonyora ukirenganira.

Inzego zijejwe gucungera amahoro n’umutekano (igisirikare, igipolisi, iperereza) zisigaye zitegekwa n’akarwi k’inkorabara gafukamye mu nda igihugu n’abenegihugu. Biraboneka neza ko ingwano yasubiye gusutama mu gihugu, ihonyabwoko riri ku muryango.

Kubijanye n’agateka ka zina muntu no kwishira no kwizana, abantu baricwa bunyamaswa, bagatabwa mu nzuzi canke mu mashamba, bagapfungigwa ubusa bakazimanganwa canke bakangazwa. Abahurikiye mu mashirahamwe aharanira agateka ka zina muntu, amasendika y’abakozi, amaradiyo n’ibinyamakuru vyigenga , icibagiwe co n’imigambwe ihurikiye mu runani ADC-Ikibiri baratotezwa bimwe biteye vyagahomera bunwa.

Barafatwa, bakanikirwa imbere y’ubutungane, bagatabwa mu mvuto naho ataco boba bagirizwa. Utari mu mugambwe canke ishirahamwe bita “nyakuri”, utemeye kwirigwa uririmba uti: “tugire amahoro n’umugambwe CNDD-FDD wayaduhaye” nta jambo, nta kibanza uba ufise muri iki gihugu, witwa inyanka Burundi, witwa umwansi w’igihugu, uba nyagupfa. Amarementanya n’iterabwoba n’urutavanako.

Muri ico gisata nyene, reta iriko irategura amabwirizwa n’amategeko agamije kuzimanganya intwaro ya demokarasi mu Burundi, gufuta imigambwe n’amashirahamwe yigenga hamwe no kugara amaradiyo y”igenga n’ibinyamakuru bitaririmba ubutegetsi n’umugambwe uri kubutegtsi, gurtyo hasigare imigambwe, amashirahamwe n’amaradiyo bita “nyakuri” biguma biririmba biti: “nta butegetsi bwiza nkubu twari bwabone kuva Uburundi bubaho”.

Ku vyerekeye ubutungane, ntawuzi iyo bwazimanganiye gushika naho abashingwamanza basigaye birigwa baraburondeza amatoroshi n’amabuji. Busigaye buboneka iyo hageze gufata, gucira imanza no gupfunga abahurikiye mu runani ADC-Ikibiri, abari mu mashirahamwe yigenga atari nyakuri, abamenyesha maukuru bo mu maradiyo n’ibinyamakuru vyigenga. Ahandi womenga ubutungane buri mu karuhuko.Buraburabuzwa bikwiye ; niyo hataba abakingira ukuri n”ijamboburazimangana ntagisivya.

Ku vyerekeye itunga ry’igihugu, itunga ry’igihugu risigaye rigendera mu mipfuko y’akagwi k’inkorabara atakindi kikaraje ishinga atari ukubaka vya bizu bigerekeranye, kugura vya biduga bikwegana, kwigarurira amatongo ya reta n’ay’abanyagihugu. Uwogira impari yoshikira OLUCOME n’umushingamateka Manassé NZOBONIMPA canke Urunani ADC-Ikibri bakamucira ku mayange. Amafaranga amaze kunyuruzwa n’ako kagwi yababa imiliyaridi ijana na mirongo ine y’amafaranga y’amarundi. Ibiciro, amatagisi vyarabaye umurengera, amafaranga yacu nta gaciro agifise ni rimwe na rimwe tukumva baduhariye ivomo.

Iyindi nkurikizi mbi y’ubwo busuma n’isesagurwa ry’itunga ry’igihugu n’ubukene butagira izina bwugarije abenegihugu. Igihugu cacu gisigaye ari iciro ry’umugani. Kiri mu bihugu vya mbere bikenye kandi birya ibiturire kw’isi yose. Amakungu asa nayariko araduharira ivomo.
Ikibabaje n”abanyagihugu bagiye kwikorera umusaraba w”amatagisi y”umurengera n”ibiciro batagira ayo bacira n”ayo bamira.

Kubijanye no kunywanisha abarundi no kurekurirana, nta kuri kuzigera kumenyekana kuvyabaye mu gihe no mugushinga umugwi uzotohoza ukuri kuri kahise harimwo amacenga n’ikinyoma biteye ubwoba, mu gihe mu gihugu hari uruhagarara. Aho kunywanisha abarundi uwo mugambi ugiye kugarukana ingorane z’amoko, z’intara hamwe n’urwanko mu gihugu.

Kubijanye n’imibano n’ubumenyi,

• Ku vyerekeye amashure, turiko turasubira muri ya masomero ya yaga Mukama twahora twumva kera. Mu myaka iri imbere, umurundi azitwa incabwenge ni uwuzoba azi gusoma za ndome mirongo ibiri na zine hamwe no guharura gushika kw’ijana. Uwo niwe azoba yitwa ko yaminuje

• Ku vyerekeye itangwa ry’akazi, gomba ube ufise dipolome bita dogitora zitanu, utari mu mugambwe CNDD-FDD canke muri ya migambwe na y’amashirahamwe nyakuri, utazi kuririmba ururirimbo ruhayagiza umugambwe CNDD-FDD canke ka karirimbo twavuga aha hejuru, utazi kurasa, nta kazi uzigera uronka muri iki gihugu

Muri make, utari umwicanyi karuhariwe, utari umusuma komvyo, utari umusavyi umwe n’ubuhanza bwatobotse kubera gusaba, utari mpemuke ndamuke, utari ntamba aho bweze, utari n’iryo ari bo twita mu giswahili ndiyo bwana, nta jambo, nta kibanza uba ufise muri iki gihugu. Murumva rero ko rya ragi ry’umuhisi Perezida Melikiyoro NDADAYE rigeramiwe, ririko rirazimangana.

Nico gituma kugira ngo turigarukire, turinagure, turikomeze, turitsimbataze dusavye ibi bikurikira:

Reta ntaco twiriwe turayisaba kuko ivyabo birazwi, vyaramaze kuyita kuw’amazi

Abenegihugu, abanyamigambwe, abarongoye amashirahamwe yigenga, abamenyesha makuru, abihebeye Imana, kuva hasi ngo tugire urunani rw’intamenwa rw’abaharanira amahoro, demokarasi, agateka ka zina muntu muri vyose na hose, ubutungane kuri bose, ubumwe bw’abarundi atari agahemo, iterambere kuri bose atari irya akagwi k’abasuma gashigikiwe naba ndiyo bwana, twiyamirize ubutegetsi bw’igikenye, bw’agahotoro aho buturuka hose, turwanye ba kaboko, twiyamirize ba mpemuke ndamuke, ba ntamba aho bweze, abanya kinyoma n’abangushi. Twanke ko inzego z’igihugu ziba izo gukingira abasuma, imihimbiri n’abambuzi, twanke ko ubutungane buba ubwo gufata, gucira imanza no gupfunga abatavuga rumwe na reta gusa. Gurtyo dusubize agateka inzego z’igihugu, dusubize agateka n’ijambo umwenegihugu, dusezere burundu intwaro z’igikenye n’ubugunge.

Kugira ngo uru rugamba rushoboke, dusavye kandi abarundi bose

• Kumva no kumenya iyo tuvuye, aho tugeze n’iyo tuja “Vision” ;
• Kurinda , kwihagararako mugabo atari ukwiyahura;kubona ko bagiye gushira nk”abana b”inyoni
• Kutaba umusavyi birengeje urugero bisubize agateka.

Mu misi iri imbere, mu mugambwe Sahwanya-FRODEBU canke m’Urunani ADC-Ikibiri tugiye gushikiriza aho duhagaze kubijanye n’ihimbazwa ry’iyi misi mikuru ijanye n’ukwikukira na demokarasi mu Burundi. Ubutegetsi bwose butazohora bwisunga iragi ry’izo Ncungu z’Uburundi mukurongora igihugu ntituzosubira kubuherekeza, haba namba. Iyo wemera ko Umuganwa Ludoviko RWAGASORE yiguze Uburundi, wemera ko abarundi twese twikukiye; iyo wemera ko Perezida Melikiyoro NDADAYE yiguze demokarasi, wemera ko ubutegetsi ari ubwo abenegihugu bose atari ubwa akagwi k’abantu barya abandi babicayeko. Aho niho honyene dushobora kumvikana

Imbere yo gusozera iri jambo, dusubiye kwemeza icese ko uru rugamba rwa demokarasi rutakiri urugamba rw’umugambwe Sahwanya-FRODEBU wo nyene. N’urugamba rwa ADC-Ikibiri, n’urugamba rw’amashirahamwe yigenga, n’urugamba rw’abamenyesha makuru, n’urugamba rw’abanyagihugu bose.

Dusavye abarundi bose, bo mu migambwe yose, bo mu bwoko bwose, bo mu ntara zose, bo mu madini yose, bo mu bitsina vyose, abari mu gihugu n’abatari mu gihugu kuva hasi tugarukire ukwikukira n’intwaro ya demokarasi mu Burundi
Dusozereye iri jambo dusubiye kwemeza icese ko twemera kandi dushigikiye intwaro ya demokarasi. Tugiye kwongerereza inguvu, tuyiharanire gushika ubu butegetsi buvavanuye n’iyi ngendo mbi turimwo Uburundi busubire ku nzira ya demokarasi.

Imana Ibahezagire kandi Ibakingire
Murakoze

La rédaction

L'enveloppe de Bunyoni

22-10-2011

L’ASSASSINAT DES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE DU BURUNDI : L’ENVELOPPE DU MINISTRE BUNYONI SEME LA ZIZANIE !


Quand j’ai révélé la réunion que le Ministre Bunyoni a tenue le 17 octobre dans son cabinet avec certains représentants des étudiants, l’intéressé a piqué une colère sans précédent. Ainsi il a remué ciel et terre afin de trouver un créneau pour démentir nos révélations. Ainsi il a supplié les représentants des étudiants qui ont accepté son enveloppe de sortir un démenti. Ces derniers ont organisé une réunion extraordinaire au bureau du comité de Fraternité des Etudiants de Rumuri, F.E.R en sigle qui est l’organe qui représente les étudiants.
Cette réunion a eu lieu ce 19 octobre de 18h30 minutes à minuit. Mais la requête du Ministre de la Sécurité (ou de l’Insécurité) publique Alain Guillaume BUNYONI a été rejetée malgré l’insistance de ses complices qui ont déjà accepté l’enveloppe de la trahison. Au cours de cette séance l’homme qui a toujours les 990000 francs burundais a une fois de plus tenté de donner l’enveloppe sans succès ! Au sortir de la réunion ces complices de Bunyoni ont confié en privé que le démenti pouvait sortir de force puisque le consensus sur la question n’a pas pu être obtenu ausein de l’organe dirigeant des étudiants. NDAYIKENGURUKIYE Jean Claude, le chargé de la Sécurité à l’Université du Burundi risque de perdre son poste s’il n’obtient pas ce démenti dans les meilleurs délais. Signalons que d’une source autorisée nous apprenons que BUNYONI s’est rabattu sur un démenti des étudiants parce que le Général de Brigade AGRICOLE, Chef de Cabinet au Service National du Renseignement, lui a déconseillé un démenti signé par ses services.
Sous d’autres cieux ce montage de la police qui a tourné au drame devait être sanctionné par la démission du Ministre BUNYONI. Mais comme au Royaume de Pierre NKURUNZIZA seules les victimes du CNDD-FDD méritent une attention particulière, BUNYONI restera en place pour décapiter d’autres innocents. Rappelons que lors du sinistre montage de coup de d’Etat de 2006 contre l’ancien Président NDAYIZEYE et son ancien Vice Président Alphonse Marie KADEGE, BUNYONI est l’homme qui dressait les listes des autres victimes à associer dans le pseudo putsch. Probablement que NKURUNZIZA apprécie les services de ce Commissaire de Police qui se fait passer pour son probable successeur à la tête du Burundi.
En attendant cette succession, NKURUNZIZA devrait comprendre et se rappeler que l’histoire des assassinats à l’Université du Burundi n’est pas une chose à prendre à la légère ! Quand NKURUNZIZA et certains officiers généraux actuels du CNDD-FDD ont quitté l’Université du Burundi pour regagner le maquis c’était à la suite des assassinats de ce genre ! La communauté universitaire endeuillée attendait un geste de compassion et de mea culpa de la part du pouvoir de facto de Bujumbura et non une enveloppe pour acheter son silence. Une enveloppe de la honte ! Une enveloppe qui méprise le droit à la vie ! Une enveloppe qui sème la discorde et la zizanie à l’Université du Burundi !


PANCRACE CIMPAYE.

Un nouveau groupe armé est né au BDI

22-10-2011

REPUBURIKA Y’UBURUNDI
IBIRO BIKURU VY’INGABO
Z’ABANYAGIHUGU
UBUTUMWA NO.1 BWO KUWA 21 GITUGUTU 2011 BW’INGABO Z’ABANYAGIHUGU
1. Ingabo z’abanyagihugu s’abasuma nk’uko ibisuma vyo mu butegetsi bwa Petero NKURUNZIZA n’ivyitso vyavyo bikunda kutwita.

2. Ingabo z’abanyagihugu n’izo gutuza ubusuma n’ubwicanyi vyimonogoje mu gihugu.

3. Ingabo z’abanyagihugu ziri mu rugamba rwo guhangana n’ibisuma n’abicanyi bo mu butegetsi n’ivyitso vyabo bo batumye Uburundi butakigira incuti n’abagenzi.

4. Ingabo z’abanyagihugu zirajwe ishinga n’umutekano wa buri wese hamwe n’uburenganzira bwose ahabwa n’ibwirizwa nshingiro.

5. Ubusuma, ubwicanyi, ubukene, inzara, imanza za ngondagonde, ibiturire, ubuhemu, ukwima abarundi ijambo no kubabuza aho bavugira nivyo vyatumye Ingabo z’abanyagihugu zifata ibigwanisho.

6. Umurundi wese atitandukanya n’abasuma, n’abicanyi bo mu butegetsi bwa NKURUNZIZA nawe n’umwansi w’igihugu co kimwe nabo.

7. Ingabo z’abanyagihugu nibo nzira y’urukiza rw’abarundi muri iyi ntwaro ya ryogora duhure ya CNDD-FDD irongowe na Petero NKURUNZIZA.

8. Ingabo z’abanyagihugu ntizikorera mu kwaha kw’umugambwe n’umwe; n’ikirwanisho ca zina murundi wese arajwe ishinga n’intwaro ishingiye kuri demokarasi nyayo itagira uburyarya.

9. Murundi wese ukunda igihugu cawe, Ingabo z’abanyagihugu nuzigire rwawe mu kuzishigikira utitangiriye itama.

10. Ido n’ido kubijanye n’Ingabo z’abanyagihugu ni mu minsi mike iri imbere. Ukuvuka kwazo niyo ntsinzi ya buri murundi wese akunda igihugu camwibarutse.

KUBW’IBIRO BIKURU VY’INGABO Z’ABANYAGIHUGU
Lt Colonel SHEMEZIMANA Didier
Umuvugizi w’ingabo
E-mail : mwirabire@yahoo.fr
Facebook : ingaboabanyagihugu

La rédaction

Massacre de deux Etudiants à Mutanga

18-10-2011

L’ASSASSINAT DES ETUDIANTS A L’UNIVERSITE DU BURUNDI : LE MINISTRE BUNYONI PLAIDE COUPABLE !




Ce lundi 17octobre 2011 le ministre Alain Guillaume BUNYONI a convié les représentants des étudiants de l’Université du Burundi dans son cabinet. L’homme qui a arrangé le contact s’appelle NDAYIKENGURUKIYE Jean Claude, le commandant chargé de la sécurité à l’université du Burundi. Les hommes qui étaient aussi présents à ce conclave sont le Général de Brigade AGRICOLE, chef de cabinet au Service National de Renseignement ainsi que le chargé du renseignement à la police nationale, Monsieur Isidore.
L’objet de cette réunion était de convaincre les représentants des étudiants à soutenir la version officielle du porte parole de la police autour du drame survenu à l’université du Burundi. Et pour acheter la complicité de ces représentants des étudiants, Alain guillaume BUNYONI a donné à chacun une enveloppe de cent dix milles francs burundais. Mais comme il y avait neuf membres du comité des représentants des étudiants qui étaient absents, BUNYONI a donné une enveloppe de 990000 francs burundais pour eux.
C’est cette enveloppe qui trahira BUNYONI ! Ainsi quand les étudiants complices de BUNYONI ont donné l’enveloppe aux absents, ceux- ci ont refusé le pot de vin. Ils ont été ulcérés par cette démarche de couvrir le montage maladroit de la police qui avait aboutit à un assassinat de deux étudiants. Pour le moment cette enveloppe est entre les mains du Représentant Général des étudiants et cause des remous !
Tout compte fait le ministre BUNYONI a par cette tentative de corruption reconnu implicitement que la descente de ses hommes à l’Université du Burundi était un drame honteux ; ce qui est encore honteux , dégradant et révoltant, c’est cette tentative de troquer la vie des disparus contre 110000 francs burundais. En outre cette tentative de corruption prouve que le mobile fallacieux de débusquer une planque d’armes et de tenues militaires est un mensonge cousu de fil blanc. C’est un pur montage.
En attendant que BUNYONI vienne récupérer son enveloppe et plaider coupable, la grogne et la tension monte d’un cran au sein de cette institution ! Où est le Président NKURUNZIZA qu’on a vu à Gatumba ???


pancrace CIMPAYE

Démenti du FRONABU-TABARA

18-10-2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

1. Ce dimanche 16 octobre 2011, le Front National Pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA a appris l’assassinat ignoble de deux étudiants perpétré par la Police du Président de facto Pierre NKURUZINZA.

2. Le FRONABU-TABARA condamne cet acte odieux et présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées ainsi qu’à la communauté Universitaire du Burundi.

3. Le FRONABU-TABARA saisit cette occasion pour dénoncer le montage grotesque d’un pseudo combattant de notre Révolution qui aurait été attrapé avec les grenades et les tenues militaires à l’Université du Burundi. Nous avons un profond respect pour cette institution, nous ne pouvons donc pas la transformer en camp militaire.

4. En revanche face à cet ignoble assassinat des deux étudiants, le FRONABU- TABARA invite la jeunesse burundaise en général et celle de l’université en particulier à prendre conscience que le Burundi est au bord du gouffre. En conséquence, pour arrêter ces massacres à tendance génocidaire, perpétré par l’oligarchie de Pierre NKURUNZIZA, le FRONABU-TABARA
appelle toute cette jeunesse à rejoindre les rangs du Front National Pour la Révolution au Burundi, FRONABU-TABARA.

5. Le FRONABU-TABARA promet au peuple burundais qu’il mettra fin au Calvaire lui imposé par cette oligarchie. Pour ce faire, le FRONABU-TABARA invite le peuple burundais à rester souder ; unis nous vaincrons !

Fait à Mwumba, le 16octobre 2011.
Pour le FRONABU-TABARA,
(Sé) David NTWARI
Porte Parole

La rédaction

Groupe Mafieux au Burundi

17-10-2011

L’Identité du Groupe Mafieux qui Règne sur le Burundi : ALOYS NTAKIRUTIMANA.





Dans la lettre ouverte des INDIGNES burundais au Président Nkurunziza du 12 Octobre 2011, un paragraphe qui cite les vautours qui accaparent tout, qui minent l’économie burundaise a suscité beaucoup de réactions. Ainsi au CNDD-FDD beaucoup de voix saluent la publication de cette liste, une liste d’hommes qui sont en train de détruire l’image et le crédit de l’ancien mouvement de libération CNDD-FDD en un temps record. Au delà de cette publication, ces militants du parti présidentiel nous demandent de mettre à nu les détails des dossiers irréguliers en commençant par les adhérents de la dernière heure au CNDD-FDD. C’est pourquoi nous lançons cette publication en commençant par le gros poisson Aloys Ntakirutimana alias WAKENYA .Signalons que certains noms cités estiment que la liste n’est pas exhaustive ; dès lors nous faisons un appel à témoin pour tout complément.



Le jeune Aloys NTAKIRUTIMANA est le tout dernier directeur des impôts. Il n’y a pas longtemps qu’il est rentré du Royaume Uni, il n’a pas plus de cinq ans au CNDD-FDD. Mais grâce au trafic d’influence, il a déjà occupé le poste de directeur des impôts, il est présentement P.D.G d’une banque commerciale publique, il devait initialement diriger l’Office Burundaise des Recettes mais comme il y avait obligation de passer un test, cette ambition est tombé. Il importe de signaler que la qualification de ce protégé de Barekebavuge Alexis est très douteuse d’où son incapacité de passer un test à l’O.B.R et ses bourdes aux impôts. Cette position administrative Aloys Ntakarutimana l’ a toujours combinée avec ses sociétés commerciales KANTORE& SONS et KANTORE& PARTENERS. En français cette dernière société veut dire KANTORE, du nom de son regretté père, et ses PARTENAIRES. Et le grand partenaire est le tout puissant responsable de la chorale du Président Nkurunziza, Monsieur BAREKEBAVUGE ALEXIS. Dès lors il est aisé de comprendre comment ces sociétés ont bénéficié de tant de marchés publics dans une sombre obscurité :
1. Approvisionnement des rebelles dans des camps de cantonnement. A ce niveau ils bénéficiaient d’un double payement. En effet la Présidence payait et la Médiation Sud africaine qui ignorait le premier payement payait pour la deuxième fois.
2. Réfection du stade Prince Louis Rwagasore ; un marché qui tournait autour de 400millions de francs burundais.
3. Approvisionnement des tuyaux à la REGIDESO ; le marché avait une valeur de 3 milliards de francs burundais.
4. Approvisionnement des tôles à FONIC ; le marché avait une valeur de 1milliard de francs burundais .
5. Approvisionnement des tôles à la Présidence de la République ; le marché a une valeur de 495millions de francs burundais.

En plus de ces quelques marchés qui ne sont pas exhaustifs, Aloys NTAKIRUTIMANA vient de faire louer sa maison situé au quartier 9 au Service National de Renseignement. Le contrat de bail est de 15millions de francs burundais par mois. Pour votre propre gouverne sachez que le Palais Présidentiel qui est au quartier résidentiel de KIRIRI est loué à 10millions de francs burundais par mois. Pourquoi cette maison située dans un quartier périphérique est elle plus cher que le palais du Président Pierre Nkurunziza ? Comment a-t-elle été choisie ? Au Ministère des Travaux Publics on ajoute que le ministère loue de force plusieurs maisons du même Ntakirutimana.

En définitive en quelques années Aloys NTAKIRUTIMANA alias Wakenya est devenu milliardaire grâce à un trafic d’influence commandité par Monsieur Alexis BAREKEBAVUGE. Quoi de plus normal que ce dernier qui est depuis 2005 un simple député construise des merveilles un peu partout ! En effet le député Barekebavuge est pendant ce temps parvenu à acheter une villa à Mutanga Nord, à construire un joli immeuble à côté de la résidence de l’ancien Président Buyoya à Sororezo, à construire une jolie villa dans sa province natale Cibitoke ; de surplus en association avec Vénerand Ntikazohera il va construire un grand shopping mall dans les parages d’Amsar.

Pour ceux qui ne le connaissent pas BAREKEBAVUGE Alexis est le véritable numéro deux de la République. Il propose à Nkurunziza des personnes à nommer à des postes stratégiques et « juteux », il est le seul civil qui participe à une cellule d’officiers généraux qui font la pluie et le beau temps ; au terme de la réunion il donne rapport à Nkurunziza. C’est lui qui voit le locataire du palais présidentiel le dernier, la nuit.
Au demeurant Aoys NTAKIRUTIMANA alias WAKENYA est le protégé de BAREKEBAVUGE qui est lui-même le protégé de Pierre NKURUNZIZA ; donc WAKENYA est aussi le protégé de Pierre NKURUNZIZA. Voilà pourquoi ce jeune milliardaire circule avec tant de policiers à ses côtés. Mais l’Office Burundaise des Recettes devrait faire un tour aux bureaux des deux sociétés KANTORE !
( Dossier à suivre)



Pancrace CIMPAYE

Les Indignés du Burundi écrivent au

12-10-2011

Bruxelles, le 12 octobre 2011
Pancrace CIMPAYE
pcimpaye@yahoo.fr



A Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi.




OBJET : Lettre ouverte, Un Cri d’Alarme
Des INDIGNES Burundais



Excellence Monsieur le Président,

Ce 18 Septembre 2011, un drame s’est abattu sur Gatumba, un massacre odieux des civils innocents a été perpétré par des criminels non encore identifiés. Ce carnage condamnable a été décrié par le monde entier.
Malheureusement la police présidentielle est en train d’exploiter ce drame pour décapiter toute voix discordante. En témoigne le rapport confidentiel du 29 septembre du Général Major Adolphe Nshimirimana, un rapport qui sème le doute quant à l’identité des auteurs du drame.

Excellence Monsieur le Président,

A côté de ce drame ignoble de Gatumba, reconnaissez que des centaines de compatriotes sont exécutés dans un silence de cathédrale par la police présidentielle et la milice des IMBONERAKURE d’ Ezéchiel NIBIGIRA.
Manifestement ce carnage ne vous émeut pas. Et pourtant en tant que Père de la Nation, vous devriez pleurer tous les fils et filles Burundais qui meurent et surtout traquer sans pitié les bourreaux.

Excellence Monsieur le Président,

Face à cette recrudescence des massacres à caractère génocidaire, des Burundais INDIGNES ont décidé de vous informer qu’ils ne supporteront plus pour longtemps ce carnage des civils innocents.
De même des Burundais INDIGNES, Excellence Monsieur le Président ne supporteront plus pour longtemps que la justice burundaise soit un instrument de votre pouvoir pour malmener l’ADC IKIBIRI, la Société Civile et la Presse.

Les INDIGNES n’accepteront plus pour longtemps une Justice qui, au lieu de mettre hors d’Etat de nuire les assassins d’Ernest MANIRUMVA, harcèle les victimes de la Société Civile et emprisonne des innocents.



Les INDIGNES n’accepteront plus pour longtemps une justice qui n’hésite pas à emprisonner des avocats comme Maître François NYAMOYA qui croupit à MPIMBA sous un fallacieux prétexte de l’assassinat de Kassy Manlan. Avec l’emprisonnement de Maître Nyamoya, les indignés ne seront pas surpris que Léonce NGENDAKUMANA, Président du FRODEBU, soit emprisonné demain avec comme mobile « assassinat du Président Melchior NDADAYE ! » C’est ridicule ! C’est honteux !

Les INDIGNES n’accepteront plus pour longtemps une justice qui condamne le français Patrice FAYE à mourir en prison juste parce que des ténors de votre pouvoir veulent mettre la main sur sa propriété bien située au bord du Lac Tanganyika.


Excellence Monsieur le Président,

Les INDIGNES burundais n’accepteront plus pour longtemps que des hommes politiques de l’opposition soient condamnés à la prison, à l’exécution extrajudiciaire ou à l’exil.
Les INDIGNES n’accepteront plus pour longtemps que votre pouvoir continue à refuser le dialogue avec l’opposition extraparlementaire comme moyen de résoudre le conflit politique qui mine le pays depuis plus d’une année.



Excellence Monsieur le Président,

Les INDIGNES burundais n’accepteront plus pour longtemps que l’épineuse question de la Commission Vérité et Réconciliation soit exclusivement réservée à votre parti politique ; car les blessures de notre passé peu glorieux n’ont épargné personne.


Excellence Monsieur le Président,

Le Burundi fait face à un marasme économique sans précédent. Ainsi le pouvoir d’achat du citoyen burundais s’affaiblie du jour au lendemain. Mais il y a une poignée de privilégiés qui nagent dans un océan d’opulence, une résultante de la corruption, de la concussion, du trafic d’influence et de la fraude fiscale.
Ainsi les INDIGNES vous informent qu’ils ne supporteront plus pour longtemps que le commerce, les marchés publics, les exonérations et la fraude fiscale soient exclusivement réservés aux couples :

• Pierre NKURUNZIZA et BARANKIRIZA NAHUM
• Alexis BAREKEBAVUGE et Aloys NTAKIRUTIMANA alias WAKENYA
• Général Major Adolphe NSHIMIRIMANA et Vénerand NTIKAZOHERA
• Clotilde NIZIGAMA et SUGURU Olivier
• Général Major Godefroid NIYOMBARE et SUGURU Olivier
• Commissaire Alain Guillaume BUNYONI et Nahum BARANKIRIZA
• NGENDAKUMANA Jérémie, Evrard GISWASWA et Prosper HAKIZIMANA alias GISIGA
• Clotilde NIRAGIRA et Vénerand NTIKAZOHERA

Ce monopole grossier et sauvage qui condamne les autres opérateurs économiques à la faillite et qui décourage les investisseurs étrangers asphyxie tout le peuple burundais. Il ne peut plus perdurer ! C’est une question de vie ou de mort. Par ailleurs signalons à toute fins utiles que ces privilégiés qui sont pour l’essentiel des militants de la vingt cinquième heure du CNDD-FDD provoquent une indignation qui risque de détruire votre propre parti. Ce cercle mafieux fait trop de jaloux autour de vous et constitue une bombe qui ne saura pas tarder à exploser pour le bonheur du peuple burundais.


Excellence Monsieur le Président,

Les INDIGNES burundais ne supporteront plus pour longtemps que pour avoir du travail au Burundi, on doit d’abord adhérer à votre parti politique, CNDD-FDD et bénéficier du parrainage du cercle mafieux susvisé. Autant dire que le burundais qui n’est pas membre de votre parti n’a pas le droit de gagner sa vie et partant ne mérite pas de vivre.

Excellence Monsieur le Président,

Les INDIGNES ne supporteront plus pour longtemps que votre pouvoir choisisse pour la presse les sujets à traiter et d’autres à occulter.
Cette restriction est une atteinte à la liberté de la presse qui appartient à un autre âge !

Excellence Monsieur le Président,

Les INDIGNES burundais ne supporteront plus pour longtemps que la mauvaise gouvernance et le non respect des droits de l’homme que vous avez érigé en mode de gouvernement, la maladresse et l’arrogance de votre patron de la diplomatie chassent systématiquement tous les bailleurs de fonds qui étaient au chevet du Burundi.

Excellence Monsieur le Président,

Nous insistons fortement pour que les mobiles de notre indignation soient levés dans les meilleurs délais sans quoi vous aurez condamné à mort une large majorité de votre peuple ; or désormais nous avons pris la ferme résolution de refuser de mourir.

Dans l’espoir que notre cri d’alarme rencontrera votre sollicitude, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président de la République l’expression de ma haute considération.


Pour les INDIGNES Burundais,
(Sé) Pancrace CIMPAYE
Porte Parole


CPI à :

- Ancien Chef d’Etat (tous)
- Parti Politique (Tous)
- Le Corps Diplomatique
- Confession Religieuse (Toutes)
- La Société Civile
- La Presse

Pancrace CIMPAYE

Du sang pour Rien

23-09-2011

(Le Monde 23/09/2011)

A Gatumba, au Burundi, la mort a été donnée pour rien. Une nouvelle fois. A sept années d'intervalle, le sang d'innocents a été versé. La toute dernière fois, c'était dimanche 18 septembre au soir, non loin de la capitale, Bujumbura, et tout près de la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC).

Vers Gatumba, il suffit de lever les yeux pour admirer l'un des endroits les plus enchanteurs de toute l'Afrique. Les rivages du lac Tanganyika, avec sa plage de sable, ses baignades le week-end, son vent d'après-midi qui chasse la chaleur...

Dimanche soir, des hommes en armes ont surgi et ont ouvert le feu sur des clients attablés Chez les amis. Au Burundi, le dimanche est une affaire sérieuse. Un jour où il serait socialement hasardeux de fuir les cabarets, comme on nomme avec grâce les débits de boisson où s'élabore le véritable journal parlé du pays, tandis que descendent les bouteilles d'Amstel, la version burundaise de la bière hollandaise, bien meilleure que toutes les autres Amstel du monde, soit dit en passant.

Dimanche, certains des membres d'une petite équipe locale de football faisaient partie de la clientèle de Chez les amis. Les joueurs de l'Espoir FC fêtaient une victoire trop facile, leurs adversaires ayant déclaré forfait, mais qu'importe. Les tueurs, décrits par certains des rescapés comme un groupe de "plusieurs dizaines" d'hommes, se sont approchés du cabaret. Certains étaient vêtus d'uniformes de l'armée ou de la police, ce qui ne constitue pas une preuve d'appartenance à ces deux corps, tant s'en faut.

Les tueurs ont ouvert le feu avec leurs kalachnikovs et jeté des grenades. En moins d'une demi-heure, tout était fini. Près de quarante morts au milieu des tables renversées, du verre cassé, des flaques de sang. Des blessés graves agonisant dans les hôpitaux. Un massacre. Et ils ont disparu. Plusieurs sources s'accordent pour considérer que les hommes en armes qui évoluent dans les cercles de l'ex-rébellion, les Forces nationales de libération (FNL), ou d'un groupe armé qui en serait issu, font figure de suspects. Le gouvernement parle de "bandits armés" pour qualifier les auteurs des attaques récentes, qui ressemblent de plus en plus à celles d'une rébellion renaissante.

Le 13 août 2004, il y a presque sept ans jour pour jour, des hommes des FNL avaient participé à un massacre plus terrible encore à Gatumba. Plus de 150 personnes, des réfugiés banyamulenge venus de la région congolaise du Kivu et installés dans un camp, avaient été assassinés par un commando. Quand il a fallu enterrer les morts de dimanche, des tombes ont été creusées à côté de celles des victimes de 2004.

Pourquoi cette horreur ? On estime que les tueurs voulaient envoyer "un message" par le sang. Il semble que Paul, le patron du bar tué dans la fusillade, ait eu des sympathies pour le parti du président burundais, Pierre Nkurunziza. Les petites équipes de football locales tournent aussi dans l'orbite d'un pouvoir dont le chef est un ancien professeur de gymnastique qui tape lui-même dans le ballon dès qu'il en a l'occasion. Rien de bien important. Jusqu'à nouvel ordre, le football n'est pas obligatoire au Burundi.

Pierre Nkurunziza sait ce qu'une rébellion signifie. Il a été le chef du principal mouvement rebelle hutu pendant la guerre civile (1993-2003, près de 300 000 morts), démarré par l'assassinat d'un président élu et suivi d'"actes de génocide" selon les Nations unies, sans parler d'innombrables tueries. Un processus de paix a permis de mettre fin à la guerre et d'organiser des élections, que son parti, le CNDD-FDD, a remportées sans contestation en 2005.

L'un des derniers groupes rebelles à avoir rejoint le processus de paix était les FNL d'Agathon Rwasa, d'ex-compagnons de lutte des hommes de Pierre Nkurunziza devenus leurs rivaux dans la paix.

Agathon Rwasa a abandonné la lutte armée en 2009, lors d'une cérémonie au cours de laquelle il déclarait : "Les Burundais peuvent être tranquilles. Nous n'allons pas reprendre la guerre." L'année suivante, les FNL sortaient du processus électoral au beau milieu des élections générales en invoquant, comme le reste de l'opposition, des "fraudes massives" dont la preuve reste à faire, prélude à une escalade des violences et tensions.

Au pouvoir, la manière forte : arrestations d'opposants, morts aux allures d'assassinats, obligation de passer à la clandestinité ou de se résoudre à l'exil, comme pour Alexis Sinduhidje, personnalité charismatique devenue chef d'un petit parti d'opposition.

Depuis quelques mois, un nouveau mouvement armé tente des coups, s'organise. Vient-il, à Gatumba, de délivrer son premier "message" ? Cela fait peur, d'autant qu'en face, les forces de sécurité, aidées par les milices Imbonerakure du parti au pouvoir, éliminent dans les collines des hommes suspectés de liens avec les FNL. L'un des derniers en date, ex-responsable de la sécurité d'Agathon Rwasa lors des élections de 2010, a été tué début septembre. D'autres "cadres intermédiaires", selon une source bien informée, ont perdu la vie dans des circonstances analogues.

Faut-il s'attendre à d'autres atrocités dans les collines ? Il est temps de sortir du dérapage incontrôlé entamé lors des élections de 2010. La paix au Burundi n'a été gagnée qu'en mettant fin à la scission entre responsables politiques hutu et tutsi.

Dans l'immédiat, cette utilisation de l'ethnisme à des fins politiques a été mise en sommeil. La meilleure preuve en est que les ennemis d'aujourd'hui sont hutu. Ce qui n'importe pas plus que le fait qu'ils soient footballeurs ou basketteurs.



Jean-Philippe Rémy

Fouille chez le Président du FRODEBU

20-09-2011

La police a fait irruption à 4heures du matin (2hGMT) dans le domicile de Léonce Ngendakumana, le Président du Front pour la Démocratie au Burundi et Président en exercice de l'ADC-IKIBIRI, une coalition de plus d'une dizaine de partis politiques qui constitue l'opposition extra-parlementaires.
Rien de compromettant n'a été trouvé à son domicile, mais une heure plus tard, l'honorable Léonce Ngendakumana a été conduit au parquet de Bujumbura, accompagné d'une foule de militants.

Pierre Claver MBONIMPA, président de l'APRODEH, a eu sa convocation ce lundi à 22h du soir et doit aussi être entendu par le parquet.

La rédaction vous promet de vous tenir au courant de l'évolution de la situation.

La rédaction

Propositions de l'ADC-IKIBIRI sur les négo

31-08-2011




LES NEGOCIATIONS INTER-BURUNDAISES : PROPOSITION DE LA COALITION ADC-IKIBIRI


I. Introduction : Pourquoi négocier ?

1. Inquiets de la situation sociopolitique du Burundi, les burundais, la Communauté Internationale et en particulier l’Union Européenne, la Belgique, la France et l’Afrique du Sud ont demandé au pouvoir actuel des pourparlers avec l’opposition. Nous pouvons citer notamment le cas du Président du Parlement Français et le Vice-Premier Ministre et Ministre Belge des Affaires Etrangères et de bien d’autres qui sont allés dans le même sens. En date du 30 juin 2011, le Président de la République Pierre Nkurunziza a accepté le dialogue en excluant toute remise en cause des élections de 2010.

2. Soucieuse de voir le Burundi recouvrer la paix et la remise sur les rails de la démocratie, l’ADC-IKIBIRI appelle le gouvernement du pouvoir CNDD-FDD, non pas à un simple dialogue de diversion, mais à des négociations directes avec l’opposition politique regroupée au sein de l’ADC-IKIBIRI sur les questions de fond, et sous l’arbitrage d’une médiation impartiale. Cet appel trouve sa motivation dans la situation de crise sociopolitique et de blocage que connaît le Burundi depuis le hold up électoral du 24 mai 2010.

II. Nature et racine majeure du problème burundais.

3. Actuellement il y a un constat amer que le parti CNDD-FDD, à travers les services publics qu’il dirige et les institutions qu’il pilote :
• viole constamment la Constitution et d’autres lois en vigueur dans le pays
• viole massivement et répétitivement les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques ;
• pratique à grande échelle la corruption, les détournements de deniers publics et toutes sortes de malversations économiques et financières ;
• bradage des ressources naturelles ;
• pratique l’adhésion forcée par des actes d’intimidation et d’instrumentalisation des services publics auxquels on ne peut accéder qu’en lui prêtant allégeance.
Ces pratiques sont renforcées et même sous-tendues par une volonté manifeste de ce parti d’instaurer un système politique d’un parti-Etat.

4. Ainsi, le problème actuel du Burundi est multiforme et prend racine dans la fausse conception du pouvoir politique par le CNDD-FDD.
Cette conception patrimoniale, cleptomane, antidémocratique et tyrannique, fait que les dirigeants violent constamment la constitution et les lois, ne tolèrent aucune opposition, tuent des citoyens pour motif de divergence d’opinion, pourchassent les défenseurs des droits de l’homme et/ou les leaders de l’opposition, emprisonnent les acteurs des médias qui veulent exercer leur liberté d’expression, les ressources du pays comme une propriété privée, de façon non transparente et maffieuse.
5. Des principes constitutionnels de base sont foulés au pied au grand dam du peuple burundais par le pouvoir CNDD-FDD, il s’agit notamment de: la démocratie, la laïcité( article 1), le gouvernement du peuple par et pour le peuple( article 6), le fait qu’aucune partie du peuple ne doit s’attribuer l’exercice de la souveraineté (article 7), le droit de vivre dans la paix et la sécurité ( article 14), la responsabilité du gouvernement devant le peuple et l’obligation de respecter ses libertés et droits (article 15), l’obligation de réaliser les aspirations du peuple (article 17), d’unir, de rassurer et de réconcilier, de respecter la séparation des pouvoirs, la primauté du droit et les principes de la bonne gouvernance et de la transparence dans la conduite des affaires publiques ( article 18), le droit pour chaque citoyen de n’être pas contraint à l’exil ( article 49), d’accéder aux fonctions publiques de son pays (51 al. 2), le droit au multipartisme (article 75), la lutte contre l’impunité au sommet de l’Etat (articles 233, 234, 235 et 236 relatifs à la Haute Cour de Justice) etc.;
6. Pour le parti CNDD-FDD, le pouvoir s’acquiert et se conserve par la force brutale. Il sert à enrichir au plus vite les dirigeants au mépris de toutes les règles de bonne gestion. Il ne songe au peuple que dans l’esprit de le corrompre surtout à la veille des élections et en acheter les consciences. Un tel pouvoir concentre tous les leviers de la puissance publique et se sert de la magistrature, des forces de défense et de sécurité et de l’administration pour conforter les décisions les plus arbitraires. Il est par conséquent incapable d’organiser des élections libres, justes et transparentes.
7. La conséquence de tout cela est la multiplication des frustrations, la montée excessive des prix, des foyers de contestations et de tensions qui génèrent inévitablement l’anémie de la vie économique et sociale, ainsi que la violence.
III. Préalables à toute négociation :
8. L’ADC-IKIBIRI, partant du fait que le gouvernement a créé des situations d’insécurité physique et juridique qui ont conduit certains opposants en prison, d’autres à l’exil ou à la clandestinité ; pose les préalables suivants :
a) Création d’un climat d’apaisement
a1) La reconnaissance explicite de ADC-IKIBIRI comme une coalition légalement constituée et autorisée par l’article 79 de la constitution qui dispose que « Les partis politiques et les coalitions de partis politiques doivent promouvoir la libre expression du suffrage et participent à la vie politique par des moyens pacifiques».
a2) La Création d’un environnement sociopolitique propice aux négociations

Il n’y a aucune discussion ou débat possible dans un environnement politique et social malsain comme c’est le cas aujourd’hui. Préalablement le Gouvernement doit assainir cet environnement par :
• L’arrêt immédiat des arrestations, des détentions arbitraires et illégales et des exécutions extrajudiciaires orchestrées par certains policiers, les agents du Service National de Renseignements et les jeunes « imbonerakure »;
• La libération des prisonniers politiques et d’opinion et la fin immédiate des arrestations arbitraires et persécutions politiques ;
• Le rétablissement de Monsieur RWASA Agathon dans ses droits politiques en tant que Président reconnu du FNL ;
• L’annulation immédiate des poursuites judiciaires engagées contre les leaders des partis membres de l’ADC-IKIBIRI ;
• Le limogeage de tous les responsables politiques, administratifs et des services de défense et de sécurité qui s’illustrent dans les assassinats et la violation des droits humains, civils, politiques et économiques ;
• L’arrêt immédiat de la politique lourde de conséquences sécuritaires consistant à la création des ailes au sein des partis politiques, politique déjà connue sous le sinistre vocable de « Nyakurisation des partis politiques » et partant ; dissoudre toutes les dissidences créées dans le cadre de cette politique dite de « politique de Nyakurisation » ;
• La dissolution immédiate des milices, notamment la milice « Imbonerakure » ;
• L’abandon de la promulgation de la nouvelle loi sur les partis et la renonciation à la modification non négociée de toute loi essentielle pour la démocratie ; notamment la Constitution et la loi électorale ;
• La garantie de l’immunité des leaders politiques, l’engagement ferme à les laisser aller et venir librement ; l’arrêt de la limitation de leurs droits civiques, politiques et libertés publiques non encore expressément cités tels que consacrés par les textes légaux et réglementaires.
• L’inventaire de tous les dossiers relatifs aux pratiques de corruption, de détournement des deniers publics et des malversations économiques et financières commises par le pouvoir CNDD-FDD depuis 2006 à nos jours( notamment les dossiers Falcon 50, Interpétrol, les cahiers Ougandais, etc.)

b) L’identification d’un facilitateur ou un groupe de facilitateurs.

Les parties concernées devront faire des contacts et faire des propositions au niveau de la Région, l’ONU, les USA, l’UA et l’UE, afin qu’il se dégage un certain consensus sur l’identification d’un facilitateur ou un groupe de facilitateurs. C’est ce facilitateur ou groupe de facilitateurs qui peuvent débloquer la situation en favorisant et en facilitant les contacts formels ou informels entre les différentes parties à l’étranger ou au pays. L’on doit briser les barrières de méfiance respective. Un groupe mixte composé de burundais et d’étrangers serait plus adapté à la situation. Une des tâches du facilitateur est d’aider à la mise en place d’un environnement sociopolitique propice aux négociations et d’assister les parties à la mise en place du cadre des négociations.
Les différentes parties devront impérativement indiquer officiellement par écrit qu’elles acceptent le Facilitateur

c) La mise en place du cadre des négociations (organisation et fonctionnement)
Tous les protagonistes doivent participer et contribuer à la mise en place d’un cadre de négociations adapté à la situation et sont appelés à s’exprimer sans entraves.
Il appartient au Facilitateur d’amener tous les protagonistes à se convenir en premier lieu sur la signature d’une déclaration et l’engagement à accepter les négociations.
IV. Qui devraient participer aux négociations ?
9. L’analyse du problème burundais demande qu’on identifie les protagonistes en conflit et les objets de leurs différends. Au sujet des protagonistes, on peut énumérer les acteurs politiques (gouvernement, parlement, partis politiques, coalitions des partis politiques), les acteurs de la société civile (syndicats, ONGs, associations, médias, Confessions religieuses) et les citoyens.
La tendance, depuis les années des conférences nationales en Afrique, est d’impliquer la société civile, les églises notamment, dans les différends politiques, soit comme facilitateurs, soit comme arbitres présumés neutres. Le risque de cette tendance est d’accréditer le soupçon du gouvernement vis-à-vis de la société civile qu’il accuse de faire indirectement de la politique. De même, les Confessions religieuses et les associations de la société civile, pourraient être accusées d’être récupérées et téléguidées par le pouvoir.
10. Par conséquent, le problème politique actuel doit être débattu entre politiciens, c’est-à-dire le gouvernement CNDD-FDD et ses alliés d’une part et son opposition regroupée au sein de l’Alliance des Démocrates pour le Changement ADC-IKIBIRI, d’autre part. Cependant, l’ADC-IKIBIRI reconnaît que la société civile a des revendications très pertinentes à faire valoir et qu’elle subit, comme le reste de la nation, les agressions du pouvoir. Les problèmes des droits de l’homme, de liberté d’expression, de mauvaise gouvernance, de corruption, de pauvreté, d’insécurité etc. la concernent indiscutablement. Aussi l’ADC-IKIBIRI propose-t-elle qu’un forum national de la société civile soit parallèlement organisé afin de faire des propositions qui seraient soumises au gouvernement et aux institutions de mission.
Ainsi, le Gouvernement CNDD-FDD et l’ADC-IKIBIRI sont-ils les principales parties identifiées comme protagonistes politiques
V. L’objectif des négociations
11. L’objectif majeur des négociations entre le pouvoir en place et son opposition est de mettre fin à la crise sociopolitique actuelle consécutive au hold up électoral de 2010. Les conclusions des négociations permettront de remettre sur les rails un Etat de droit démocratique respectueux des droits de l’homme, des principes constitutionnels et de bonne gouvernance.
VI. L’ordre du jour ou l’agenda des négociations
12. L’ADC-Ikibiri propose l’ordre du jour suivant :
a) La poursuite de la mise en œuvre des réformes négociées à Arusha et les autres Accords de Paix, particulièrement les mécanismes de régulation des institutions ;
b) La problématique de la démocratie et de la bonne gouvernance au Burundi ;
c) La problématique sécuritaire, la gestion des instruments du pouvoir (Armée, Police, Justice et Administration), ainsi que la correction des erreurs observées lors de la réforme des corps de défense et de sécurité.
d) La problématique du respect des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques ;
e) La problématique de la Justice Transitionnelle au Burundi ;
f) La poursuite des réformes judiciaires particulièrement l’indépendance de la Magistrature ;
g) Le Conflit électoral de 2010 et son règlement ainsi que de la nécessité des Institutions de mission ;
h) Les négociations sur la Constitution, le Code électoral, la loi sur les partis politiques, la loi sur l’opposition, le fichier électoral, la Commission Electorale Nationale Indépendante, ainsi que le rôle des observateurs internationaux ;
i) La gestion de la loi sur la distinction des postes politiques et des postes techniques en rapport avec problématique de l’emploi public au Burundi
j) La réforme du Système Educatif Burundais ;
k) Les garanties de l’application des résultats des négociations.
VII. Où vont se dérouler les négociations ?
13. Pendant la phase de pré-négociations, et en attendant que les conditions de leur retour sécurisé au Burundi soient remplies, les protagonistes se trouvant en dehors du pays auront la possibilité de discuter avec le facilitateur à l’étranger, là où ils résident si c’est possible, ou à un autre endroit convenu avec le facilitateur.
Il est souhaitable que les négociations se déroulent dans un des Etats démocratiques capables aussi d’assurer la sécurité des protagonistes, de préférence dans la sous-région.

VIII. Qui seront médiateurs ?
13. L’Union Africaine et la Sous-région, les Nations Unies, les USA, l’Union Européenne devraient se convenir pour proposer un Médiateur Principal appuyé par deux Co-Médiateurs.

IX. Financement des négociations
15. La médiation s’impliquera dans les contacts utiles pour trouver les financements des négociations et de l’application de l’accord

X. Application de l’Accord, Garanties, garants et calendrier de l’Accord
16. Les mécanismes à mettre en place pour garantir l’Accord sont principalement :
a) une commission d’application de l’Accord (CAA) composée des représentants des protagonistes et des pays garants des Accords ;
b) Des sous-commissions spécialisées comprenant les représentants des protagonistes et de la communauté internationale ;
C) Un contingent international de policiers et militaires sous le commandement des Nations Unies sera nécessaire pour garantir l’application de l’accord ;
d) Calendrier de l’application de l’Accord.


La rédaction

Conférence de presse ADC-IKIBIRI

31-08-2011




Mot liminaire d’une conférence de presse animée par la Coalition ADC-IKIBIRI en date du 24 Août 2011 à Bujumbura

Thème : Proposition de l’ADC-IKIBIRI sur les Négociations inter-burundaises
1. Justification des Négociations/pourquoi négocier ?
Les négociations inter-burundaises sont actuellement incontournables pour faire face à la triple menace (guerre civile, risque de génocide et pauvreté extrême) qui plane sur notre pays. En effet, tous les partenaires nationaux et internationaux, à l’exception du pouvoir CNDD-FDD et ses satellites, s’accordent pour constater que le pays est à bord d’une catastrophe humanitaire et convergent sur l’urgence nécessité d’engager de véritables négociations entre le pouvoir en place et l’ADC-IKIBIRI, pour recréer de l’espoir au Burundi et sauvegarder les acquis de paix et de réconciliation et l’image du pays comme en témoignent les quelques faits suivants :
2. Selon l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi sur la nature du conflit burundais, « aucun gouvernement du Burundi ne peut plus recréer les causes historiques du conflit burundais » ce qui signifie que chaque gouvernement du Burundi doit, à tout prix éviter, en paroles et en actes, de replonger le pays dans les cycles de la guerre, des violences et de l’insécurité.
3. Pour la Coalition ADC-IKIBIRI, le pouvoir en place a déjà perdu sa légitimité à cause de son incapacité à gérer les questions relatives à la sécurité du pays, des citoyens et de leurs biens, à cause de sa mauvaises conception du pouvoir, de l’aggravation de la crise de confiance dans le pays, de la violation répétitive de la Constitution et des autres lois, de l’absence d’un bon leadership dans le pays, des violations massives des droits de la personne humaine et des libertés publiques, des pratiques de corruption et de détournement des deniers publics.
4. Pour l’Organisation SOS « guerre civile-TUVUNE »,
- Effrayée par la descente aux enfers de notre patrie entrainée par des violences quotidiennes à caractère génocidaire sous le couvert d’une guerre civile qui ne veut pas dire son nom ;
- Consternée par les graves violations régulières des droits de l’Homme : arrestations et incarcérations arbitraires, assassinats, disparitions de plusieurs de nos concitoyens et multiples violences faites aux femmes ;
- Indignée par la dégradation des conditions de vie de notre peuple livré au chômage, à la pauvreté, à la faim, à la maladie et réduit à la mendicité ou à la prostitution ;
- Dénonçant les pratiques de corruption, de détournements des deniers publics, des malversations économiques et de l’impunité des crimes, qui ont atteint des proportions inacceptables ;
- soucieuse de susciter l’émergence d’un leadership visionnaire qui incarne les valeurs fondatrices de notre nation et capable de présider à la recherche d’une vision commune de la société que nous voulons léguer à nos enfants et aux générations futures.

Exige la tenue d’un dialogue politique entre le Gouvernement et l’opposition armée pour conjurer la menace d’une guerre civile, remettre à l’honneur les valeurs fondatrices de la nation et promouvoir les valeurs universelles.
5. Pour la Coalition des Patriotes pour la Restauration de la Démocratie au Burundi, il faut à tout prix chasser des hautes sphères de l’Etat, une poignée de quelques individus qui tiennent en otage les institutions et le Peuple burundais, en vue d’engager sans entrave, de véritables négociations au Burundi.
6. Pour le Courant de Réhabilitation de l’UPRONA, à travers un mémorandum intitulé : « recréer l’espoir dans l’avenir du Burundi » rendu public le 15 juin 2011 :
Six ans après les 1ères élections post-conflit, force est de constater que la démocratie pluraliste recule du fait notamment de l’intolérance et des persécutions politiques, des fraudes électorales, de l’exil des dirigeants et des risques de retour à un système monopartite. La réalité est que le projet construit sur le pacte d’Arusha et la Constitution de 2005 est aujourd’hui compromis.
La résurgence des violences meurtrières et de l’insécurité, l’impunité des crimes, la corruption généralisée qui parvient à défier le programme de tolérance zéro lancé par le Président de la République, émergence d’un Etat-Parti, l’aggravation de la pauvreté et de la misère ruinent les espoirs qu’avaient soulevé l’avènement d’une gouvernance issue des élections.
A la place d’un Etat des citoyens, il s’est installé un Etat partisan qui a mis au rencart les dispositions constitutionnelles et les lois qui assurent l’égalité des citoyens dans l’accès à l’emploi public. Des pratiques de discrimination se sont consolidées contribuant ainsi à l’affaiblissement de l’Etat.
Les pratiques de corruption se sont aggravées et institutionnalisées. Le résultat en est que le Burundi qui était devenu un modèle de la démocratie et de résolution pacifique des conflits dans la région des Grands Lacs en 2005, est aujourd’hui le pays le plus corrompu de la Région et est dans le peloton de tête des pays les plus corrompus de la planète. La misère et la pauvreté se sont amplifiées au moment où se consolide une classe de privilégiés et de nouveaux riches faite de dirigeants.
Face au danger de rupture et de conflit aggravé, il faut opposer un dialogue serein pour affronter ensemble les défis immenses de paix, de stabilité, de réconciliation et de pauvreté. Le dialogue, la tolérance, la recherche des compromis et des consensus sont des valeurs fondamentales pour toute gouvernance démocratique.
7. Pour le PARCEM
« On ne peut pas être un Burundais de sang ou d’adoption qui aime son pays sans se sentir blessé dans sa chair et dans son âme voire humilié par le classement international de notre pays dans les différents domaines comme la pauvreté, la gouvernance et les droits de l’homme(l’un des 5 pays les plus pauvres, l’un des 5 pays les plus corrompus de la planète, l’un des 5 derniers pays dans l’environnement favorable aux affaires…) ».
8. Dans son allocution, Son Excellence Monsieur Joseph Weiss, Ambassadeur d’Allemagne au Burundi, lors de la fête Nationale allemande, le 03 octobre 2010 a déclaré, je cite : « Il va falloir une grande sagesse et une maturité politique pour bien utiliser ce pouvoir énorme. Il va falloir tendre la main à l’opposition. Il va falloir une stratégie politique d’inclusivité et de dialogue enfin de ramener les leaders de l’opposition au Burundi.
Maintenant, les burundais et la communauté internationale attendent avec beaucoup d’espoir et impatience des actions courageuses et réfléchies pour le développement, la démocratie et la bonne gouvernance.
Le Président de la République a fait des déclarations importantes dans ce sens. Il a surtout annoncé une politique de « tolérance zéro » contre la corruption, la mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle et une justice véritable et indépendante. Comme le dit si bien un adage burundais : Inkware zisezerana mu masesa (il faut tenir ses promesses) ».
9. Les diplomates accrédités à Bujumbura (Union Européenne, Etats-Unis, Nociature Apostolique, Suisse et Norvège), dans une correspondance adressée au Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération le 25 Mai 2011 demandent au Gouvernement la tenue d’un dialogue franc et sincère au Burundi pour sauvegarder les acquis de la Démocratie et de la bonne gouvernance.
10. Le Ministre Belge des Affaires Etrangères, lors de sa dernière visite au Burundi a beaucoup insisté sur la nécessité d’engager rapidement un dialogue politique au Burundi pour conjurer les risques de dérapage du processus de paix et de réconciliation au Burundi.
11. La Société Civile et les Eglises du Burundi conseillent au Président NKURUNZIZA de tout faire pour éviter que le Burundi ne soit encore une fois le théâtre de la guerre et des violences.
12. Les leaders des partis politiques en exil forcé réclament des négociations pour un retour sécurisé et protégé au pays pour qu’ils contribuent à la reconstruction multiforme de notre pays.
13. La grande partie de la population réclame la tenue des négociations entre le gouvernement et les partis politiques de l’opposition avant qu’il ne soit trop tard.
14. Le Président du Parti UPRONA, monsieur NIYOYANKANA Bonaventure, dans sa conférence de presse organisée en date du 19/08/2011 a demandé aux militants du parti UPRONA et à tous les Burundais de recourir à tous les moyens pacifiques afin d’amener le pouvoir en place à prendre conscience de la gravité de la situation qui prévaut dans notre pays.
15. Le Président de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme, Frère Emmanuel NTAKARUTIMANA Dans sa déclaration du 22/08/2011 sur la problématique de la sécurité et des droits humains dans notre pays, a interpellé les autorités de ce pays pour renoncer à la ruse politique et considérer à sa juste valeur la situation sécuritaire et des droits humains qui prévalent dans le pays.
16. Certaines Organisations de défense des droits de l’Homme au Burundi ont déjà indiqué qu’au cas où l’impunité des crimes persisterait au Burundi, elles se verront obligées de saisir les juridictions internationales compétentes pour que de tels crimes soient jugés. D’autres pensent déjà aux marches manifestations.
17. Dans sa lettre ouverte à Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi, monsieur Pancrace CIMPAYE a souligné que :
« Les heureux élus n’ont pas le droit de tuer, de torturer, d’emprisonner et d’exiler les opposants politiques, de persécuter la presse et la société civile, de monopoliser un dossier aussi sensible comme celui de la « Commission Vérité Réconciliation, de dilapider le trésor public sous prétexte qu’ils ont une victoire électorale en proche pour un mandat de 5 ans ».
18. Tous les Anciens Chefs d’Etat burundais, de par leurs expériences, conseillent aux dirigeants actuels du pays de faire recours à la sagesse et engager rapidement un dialogue politique sur les défis qui assaillent la population. Plus particulièrement pour le Président NTIBANTUNGANYA : « dans une société en reconstruction démocratique comme la notre, ou en crise comme nous l’avons été, l’absence de dialogue entre les institutions et les forces politiques, civiles, sociales ou morales peut, surtout quand il y a des inquiétudes objectives, conduire à des contextes où finalement les impasses se résolvent par la négociation, la libération ou la révolution ».
Mesdames, Messieurs les journalistes,
Comme le disait si bien la Secrétaire d’Etat américaine Madame Hillary CLINTON, du haut de la tribune de l’Union Africaine à Addis-Abeba le 13 juin 2011, devant un parterre des Chefs d’Etats Africains : « …le statu quo, c’est fini ; les vieilles façons de gouverner ne sont plus acceptables. Il est temps pour les chefs de rendre des comptes, de traiter leur peuple avec dignité, de respecter leurs droits et d’obtenir des résultats économiques. S’ils ne le font pas, il est temps pour eux de partir». Cette envoyée du Président Barack OBAMA devait ajouter : « …pour ces Chefs qui s’accrochent au pouvoir à tout prix, qui suppriment les voix discordantes, qui s’enrichissent, eux et leurs partisans au détriment de leur peuple…changez ou le temps se chargera de vous démontrer que vous êtes du mauvais côté de l’Histoire. »
La Coalition ADC-IKIBIRI est de cet avis. Le pouvoir CNDD-FDD ne pourra pas défier tous ces partenaires et échapper à cette logique de l’envoyée du Président Barack OBAMA au sommet d’ADDIS-ABEBA. Le risque est grand que le pouvoir de Bujumbura subisse le même sort que les pouvoirs Egyptien et Tunisien qui n’ont pas réalisé à temps qu’ils avaient perdu leur légitimité.
C’est pourquoi, mesdames, messieurs les journalistes, en réponse aux nombreuses interrogations de l’opinion et en l’absence d’une proposition du gouvernement, la Coalition ADC-IKIBIRI propose un schéma des négociations interburundaises structurées comme suit :
1. Pourquoi négocier ?
2. Nature et racine majeure du problème burundais.
3. Préalables à toute négociation :
4. Qui devraient participer aux négociations ?
5. L’objectif des négociations
6. L’ordre du jour ou l’agenda des négociations
7. Où vont se dérouler les négociations ?
8. Qui seront les médiateurs ?
9. Financement des négociations
10. Application de l’Accord, Garanties, garants et calendrier de l’Accord
Voilà mesdames, messieurs les journalistes une proposition concrète de la Coalition ADC-IKIBIRI sur les négociations inter-burundaises. Que le pouvoir de Bujumbura n’avance plus ses faibles arguments comme quoi ceux qui parlent des négociations veulent remettre en cause leurs postes !
Je vous remercie.

La rédaction

L’ARMEE BURUNDAISE AU BORD DE L’IMPLOSION

30-07-2011

L’ARMEE BURUNDAISE AU BORD DE L’IMPLOSION : LE COMMANDANT SUPREME NKURUNZIZA APPUIE SUR L’ACCELERATEUR !



Le 15juillet 2011 j’annonçais que l’armée burundaise est au bord de l’implosion. Certains responsables de ce corps ont crié au scandale, à l’exagération et à la manipulation. La colère était à son comble !
Et pourtant ce Samedi 23juillet2011, le commandant suprême Pierre Nkurunziza vient de me donner entièrement raison. En effet il vient d’organiser clandestinement à Mwumba une réunion réservée aux officiers généraux et certains chefs de services de la police et de l’armée issus EXCLUSIVEMENT de l’ancien mouvement CNDD-FDD. Tous ces officiers ont effectué le déplacement sur la pointe des pieds jusqu’au chef lieu de la province Ngozi. Ils se sont éparpillés dans divers hôtels du coin ; et pour aller à Mwumba sans susciter la curiosité des indiscrets, ils ont été transportés par bus.
Signalons à toute fins utiles et pour votre propre gouverne, Monsieur Gaciyubwenge Pontien, que le conclave était exclusivement réservé aux hutu ! Il avait pour seul point à l’ordre du jour : « TUREKE GUCANAMWO ! » ce qui signifie ( cessons de nous rentrer dedans, restons unis ! ). Cette consigne devient de plus en plus difficile à observer quand certains participants vivent dans l’opulence des malversations économiques pendant que d’autres vivent sous la pression de la paupérisation ! Cette complicité est difficile à observer quand certains officiers réalisent que l’objectif noble de la lutte armée est en train d’être travesti par une poignée d’hommes condamnant de ce fait toute l’organisation à la disparition !

Cependant avec cette réunion le Général GACIYUBWENGE Pontien doit reconnaître avec moi que quand le Commandant Suprême NKURUNZIZA décide de créer une faction hutu au sein des corps de défense et de sécurité, cela veut dire que la cohésion au sein de ces corps est compromise. Dès lors le danger d’implosion n’est plus une invention de l’ADC-IKIBIRI mais une triste réalité entretenue par le sommet de l’Etat ! Au regard du prescrit de la loi fondamentale, la réunion de Mwumba constitue un acte de trahison posé par le Président Nkurunziza. A ce titre les historiens diront qu’en 2011 les corps de défense et de sécurité burundais étaient au bord de l’implosion, le 23 juillet , de Mwumba ils ont fait un pas en avant ! Quel gâchis ! Le président Nkurunziza devrait démissionner. Et pour cause avec cette réunion de la discorde, Nkurunziza n’est plus qualifié pour présider au sommet de l’armée et de la police . Comment pourra t-il regarder en face les hommes qu’il n’a pas convié à cette réunion ? Comment pourra t-il encore les commander ?
En définitive la communauté internationale et surtout la région qui ont contribué au retour à la paix au Burundi doivent revenir pour analyser l’ état des lieux. Il y a le feu ! A ce titre quand un Chef d’ Etat divise les corps de défense et de sécurité de son propre pays, c'est-à-dire qu’il est en détresse et que le malaise est très profond. Ce postulat impose ipso facto aux amis du Burundi une assistance au pays en danger ! Le Président Zuma qui vient au Burundi le14 Août devrait inscrire à son agenda cette préoccupation car il s’est personnellement investi pour la cause du pays.

PANCRACE CIMPAYE

L'armée Burundaise au bord de l'implosion

15-07-2011

L’ARMEE BURUNDAISE AU BORD DE L’IMPLOSION.

Quand l’ADC-IKIBIRI clame haut et fort qu’il y a matière à négociations, le Club du CNDD-FDD qui préside aux destinées du Burundi réfute la proposition et rétorque qu’il a été démocratiquement élu pour un mandat de 5ans. Pourtant la fumée qui se dégage du corps de l’armée réconforte la préoccupation de l’ADC-IKIBIRI. En effet au sein de l’armée il n’y a pas que le feu mais il y a bel et bien un incendie déclaré avec de grosses flammes. A ce titre un grand malaise ronge le corps, des ondes d’une implosion du corps sont perceptibles.
Hier le malaise à l’armée tournait autour d’une gestion parentale où le clientélisme et le népotisme présidaient à bien des nominations. Dans cette gestion peu équitable, le Chef de l’Etat Nkurunziza en personne procède à l’octroie clandestin des dons en argent et en nature (des tonnes de sucre) à certains officiers créant ainsi une petite bourgeoisie parmi les anciens combattants de la liberté ; cette petite bourgeoisie crée en conséquence des jaloux en ce moment précis où la paupérisation frappe la grande majorité de burundais y compris les militaires. Mais jusque là la colère de cette injustice était perceptible aussi bien au sein des anciens compagnons de lutte du Président Nkurunziza que des anciens FAB (Forces Armées Burundaises).
Aujourd’hui comme si ce malaise ne suffisait pas, on instaure une revanche sur les officiers de Bururi. Ces derniers qui faisaient la pluie et le beau temps du temps des pouvoirs militaires sont systématiquement exclus du commandement de l’armée. Signalons à toutes fins utiles que l’épine dorsale de l’armée qui a négocié le cessez le feu avec l’ancienne rébellion était constituée par ces hommes de Bururi. Pour le moment on leur fait savoir qu’ils doivent dégager ! Ainsi dans une chaine de 18 postes stratégiques de l’armée il n’y a que le Chef d’ Etat Major Général Adjoint, le Général de Brigade NDEGEYA Diomède et l’Inspecteur Principal de la logistique, le général de brigade NZISABIRA Obède qui sont de Bururi. Lisez le tableau :

Relevé des fonctions les plus importantes à l’Armée


Fonction Occupant Province d’origine
N° Titre En abrégé
1 Ministre de la Défense et des anciens combattants MDNAC Gl Major Gaciyubwenge Mwaro
2 Secrétaire Permanent (Chef de Cabinet) Gl de Brigade
Habarugira Philbert Gitega
3 Chef de Cabinet Militaire
du Pdt de la République Gl Major
Ndayishimiye Evariste Gitega
4 Chef d’Etat-Major Général EMG/FDN Gl Major
Niyombare Godefroid Mairie
5 Chef d’Etat-Major Général Adjoint EMG/FDN Gl de brigade
NDEGEYA Diomède Bururi
6 Directeur Général
des Ressources Humaines DGRH Gl de Brigade
Ndayikengurukiye Aloys Buja Rural
(jenda)
7 Directeur Général
de la planification et études stratégiques DGPES Gl de Brigade
Ndikuriyo Cyprien Cankuzo
8 Directeur Général
de l’Administration et Gestion DGAG Gl Major
Harushimana Salvator
Muramvya
9 Directeur Général
des Anciens Combattants DGAC Gl de Brigade
Nkurunziza Joseph Kirundo
10 Chef d’Etat-Major inter-armes EMIA Gl de Brigade
Kararuza Athanase Buja Rural
(jenda)
11 Chef d’Etat-Major de la Formation EMF Gl de Brigade
Kanderege Mwaro
12 Chef d’Etat-Major de la logistique EMLog Gl de Brigade
Ntiranyibagira Jérémie Gitega
13 Inspecteur Principal de l’instruction, Formation, entraînement et opérations IPIFEO Colonel Mikokoro Buja Rural
(jenda)
14 Inspecteur Principal des affaires sociales ……. IPASOB Colonel Mukwaya Bubanza
15 Inspecteur Principal de la logistique IPLog Gl de Brigade
Nzisabira Obède Bururi
16 Commandant des armes d’appui Colonel NDAYIZEYE Charles Mwaro
17 Conseiller Principal
Chargé de l’Administration au Cabinet Militaire du Président Gl de Brigade
Rugigana Buja Rural
(jenda)


Cette configuration devient plus effrayante quand on apprend que l’adjoint du Chef d’Etat Major Général de l’armée est réduit au rôle de figurant. En effet il serait pour l’instant isolé et ne serait plus concerté. Mieux, à l’Etat Major Général de l’Armée on a l’impression que le Général Major Godefroid NIYOMBARE, Chef d’Etat Major Général de l’armée a déménagé ses bureaux vers un autre lieu inconnu. A ce titre il peut passer deux mois sans se présenter au salut du drapeau alors que ce geste est sacré à l’armée ! Et quand il lui arrive de passer à l’Etat Major, il arrive à 10heures du matin et repart à 11h30minutes de la même matinée. D’une source du Service Nationale de Renseignement, nous apprenons également que le pauvre NDEGEYA Diomède est sous surveillance ; l’ordre a été donné de suivre tous ses mouvements, tous ses faits et gestes sont scrupuleusement surveillés ! L’intéressé n’est même pas au courant de cette filature. Dans pareilles circonstances quand un officier général de ce rang est sous surveillance, c'est-à-dire que les temps sont graves ! Il y a le feu dans la demeure !

A côté de ce foyer de tension il y a un phénomène d’insubordination qui gagne du terrain. Ainsi l’officier Kabisa qui commande la première région militaire a ordonné à la troupe de traquer l’ennemi ; celle ci a pour toute réponse dit au commandant de la région : « Appelez vos Jolies Villas et vos Comptes biens Garnis de Bujumbura pour qu’ils aillent combattre les Bandits Armés ! » Cette insoumission est riche en renseignement ! Il est révélateur !

En tout état de cause l’armée est au bord de l’implosion. Le responsable de cet échec est le Club du CNDD-FDD qui s’amuse à gérer ces corps super sensibles avec légèreté, avec un esprit revanchard et d’exclusion digne d’une autre époque. La pratique de diviser pour régner n’est pas payante à l’armée, surtout pas en ce moment où le monde entier perçoit des bruits de botte d’une rébellion. Cette pratique est contraire au prescrit de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation. Présentement l’intégration amorcée et réussie par l’ancien président Ndayizeye est en train de virer à la désagrégation ! Quel dommage que le parti UPRONA soit au service de ce plan macabre ! SINUNGURUZA Thérence et GACIYUBWENGE Pontien devraient faire un examen de conscience. En attendant ceux qui pensent que l’ADC-IKIBIRI a tort de réclamer des négociations sur le sort qui a été réservé aux Accords d’Arusha risquent de déchanter !!!!

Pancrace CIMPAYE

Invitation à la commémoration du 01/

01-07-2011


PROGRAMME
Commémoration du 49ème anniversaire de l'Indépendance
du Burundi à travers l'événement culturel: « Burundi coeur d'Afrique au coeur de l'Europe » au Stade Roi Boudouin,
avenue du Marathon135/2
Samedi 2 juillet 2011
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I. « L'Esplanade du Stade »

15h00: Accueil des invités sur l'Esplanade du Stade par l'Ambassadeur

15h15: Tambours (Groupe de Hollande) sur l'Esplanade

II. « Le Grand Salon »: Partie officielle

15h30: - Annonce du Mot d'accueil par Marie-Josiane
- Mot d'introduction par Madame Pascasie Minani: Premier Conseiller
15h35: Hymne national

15h40: Discours de circonstance de l'Ambassadeur

15h50: - Projection d'un film sur le Burundi
- Message du Prince Louis Rwagasore, Héros de l'Indépendance Nationale

Annonce de la fin de la première partie par Madame Pascasie Minani
Fin de la première partie

N.B.: Au moment des discours et du coctail dans le Grand Salon et puis sur l'Esplanade, les artistes se préparent et installent le nécessaire dans Le Hall d'Honneur.

16h40: Coctail: produits du terroir offerts gracieusement (sur l'Esplanade)

III. « Le Hall d'Honneur »: Le spectacle culturel

17h 10: Tambours (Groupe de Liège)

Annonce de la partie spectacle par Marie - Josiane + présentation des artistes

17h25: Akazehe: salutations traditionnelles

17h30: Berceuse par Jacqueline Bagenyere

17h35: Ballet/IBIREZI

17H55: Artiste Christian

18h05: Ballet/ Groupe de Liège

18h20: Artiste Jérémie

18h40: Artiste Sybille

19h00: Idonongo: instruments traditionnels

19h10: Ballet/IBIREZI+Berceuse

19h30: Artiste Kwizera Didier

19h40: Poésie pastorale par Abdul

19h50: Tambours + Urimwiza Burundi (Groupe de Hollande)

20h10: Clôture du spectacle

Annonce de la fin de la deuxième partie par Marie- Josiane

FIN DE LA DEUXIEME PARTIE

IV. « Le Hall d'Honneur et l'Esplanade »

De 20h10 à 22h00: Animation + rafraîchissement

N.B.: Annonce de la fin des festivités et remise en état des locaux.


~~~ 22h00: FIN DES ACTIVITES~~~









La rédaction

Lettre ouverte n° 2

23-06-2011

CIMPAYE Pancrace Bruxelles, le 22 juin 2011
pcimpaye@yahoo.fr
Bruxelles
Belgique





Objet : Lettre ouverte pour les
Négociations avec l’opposition A Son Excellence Monsieur le Président
De la République du Burundi
A
Bujumbura.





Excellence Monsieur le Président,



En date du 5 février 2011, journée nationale dédiée à l’Unité, je vous avais écris une lettre ouverte qui vous suggérait la meilleure voie de sortie de cette crise politico sécuritaire. La voie du dialogue avec l’opposition extraparlementaire que je prônais, vous venez de la réfuter catégoriquement. En effet votre déclaration du 13 juin 2011 est sans équivoque : « …il n’y aura jamais de négociations avec l’opposition. » car dites- vous, vous êtes un pouvoir démocratiquement élu pour un mandat de cinq ans. Et pourtant la situation politique, sécuritaire et économique est très alarmante. Il y a le feu dans la demeure !

Excellence Monsieur le Président,
Votre refus catégorique de négocier avec l’opposition dans un contexte où tous les indicateurs sont au rouge constitue une déclaration de guerre à ton propre peuple. Avec cette déclaration vous venez de poser un acte très grave et lourd de conséquences. A ce titre ce choix viole l’esprit et la lettre du Pacte de Cohabitation conclu entre burundais et signé le 20Août 2000 à Arusha. En conséquence votre déclaration est une violation de la constitution qui est une résultante de ces Accords. Or la violation de la Constitution par le Président de la République constitue un acte de trahison.

Excellence Monsieur le Président,
Le peuple burundais a été abasourdi par votre refus de toute perspective de négociations avec l’opposition. Il n’en revient pas ! Il a été déboussolé par ce refus, un refus qui émane de Monsieur Pierre Nkurunziza, un pur produit des Négociations. Sur ce, il sied de vous rappeler Monsieur le Président que si vous êtes au pouvoir aujourd’hui c’est à la faveur des négociations et non d’une victoire militaire. Rappelez vous que si vous avez pu être candidat à votre propre succession en 2010 malgré le prescrit du code électoral qui rejetait votre candidature, c’est parce qu’il y a eu négociations. Il est donc surprenant aujourd’hui que vous brandissiez la Victoire Electorale, contestée, de 2010 pour rejeter toute négociation avec l’opposition.



Excellence Monsieur le Président,
Avec votre autorisation laissez-moi-vous ressasser ce qui est interdit à une VICTOIRE ELECTORALE. Certes la victoire donne le pouvoir de présider aux destinées d’une Nation mais,
• les heureux élus n’ont pas le droit de tuer, de torturer, d’emprisonner et d’exiler les opposants politiques sous prétexte qu’ils ont une victoire électorale en poche pour un mandat de 5 ans ;
• les heureux élus n’ont pas le droit de persécuter la presse et la société civile sous prétexte qu’ils ont la victoire électorale en poche pendant 5ans ;
• les heureux élus n’ont pas le droit de mettre en place une législation qui interdit les partis politiques de l’opposition sous prétexte qu’ils ont une victoire électorale en poche pour 5 ans ;
• les heureux gagnants n’ont pas le droit de monopoliser un dossier aussi sensible comme celui de la « Commission Vérité Réconciliation » sous prétexte qu’ils ont une victoire électorale en poche pour 5 ans ;
• les heureux élus n’ont pas le droit d’inscrire en mode de gouvernement la Corruption, la Concussion, la gabegie sous prétexte qu’ils ont une victoire électorale en poche pour 5 ans ;
• les heureux élus n’ont pas le doit de dilapider le Trésor public sous prétexte qu’ils ont la victoire électorale en poche pour 5 ans.

Excellence Monsieur le Président,
Une victoire électorale fut-elle du CNDD-FDD qui n’observe pas ces interdits ne peut pas espérer terminer son mandat. A ce propos,
• vous est il arrivé de vous poser la question de savoir pourquoi Monsieur Hosni MOUBARAK qui avait été élu avec 88,6% a été éconduit comme un malpropre avant la fin de son mandat ?
• vous est il arrivé de réfléchir sur le départ précipité de Monsieur Ben-Ali qui avait pourtant une victoire électorale en poche avec un mandat en cours ?
• dans votre méditation quotidienne vous arrive t-il de jeter un coup d’œil sur ce qui arrive à Bachar El-Assad président syrien qui a pourtant été élu avec 97,6% ?

Du haut de la tribune de l’Union Africaine à Addis-Abeba le 13 juin2011, devant un parterre de chefs d’états africains, la Secrétaire d’ Etat américaine Madame Hillary CLINTON a donné un message clair qui explique les raisons du départ de MOUBARAK et de BEN ALI : « …le statu quo, c’est fini ; les vieilles façons de gouverner ne sont plus acceptables. Il est temps pour les chefs de rendre des comptes, de traiter leur peuple avec dignité, de respecter leurs droits et d’obtenir des résultats économiques. S’ils ne le font pas, il est temps pour eux de partir. » Cette envoyée du Président Barack OBAMA devait ajouter : « …pour ces Chefs qui s’accrochent au pouvoir à tout prix, qui suppriment les voix discordantes, qui s’enrichissent, eux et leurs partisans au détriment de leur peuple…changez ou le temps se chargera de vous démontrer que vous êtes du mauvais côté de l’Histoire »

Au demeurant, Excellence Monsieur le Président, un pouvoir qui opprime son peuple, même s’il est élu, il n’a pas le droit de mépriser l’opposition au point de refuser tout contact ; il n’a surtout pas le droit de se prévaloir d’un mandat quelconque. Dès lors le choix judicieux qui doit conduire au changement que prône Washington passe, chez nous, par les négociations avec l’opposition extraparlementaire. En revanche comme vous fermez toutes les portes à l’opposition, il ne restera qu’une seule voie : celle du « printemps arabe.» Et pour Hillary CLINTON : « le printemps arabe a une signification toute particulière : changez s’il est encore temps ou vous serez changés. »

Excellence Monsieur le Président,
Dans votre fort intérieur vous êtes convaincu que la Révolution Arabe est impossible au Burundi. D’où ce refus des négociations. Ne sous estimez pas le peuple burundais. Le vent de la Révolution soufflera bientôt sur le Burundi. En effet vous avez en face de vous :
• une opposition aguerrie, rompue à toutes les techniques et tactiques du marigot politique burundais ;
• une grande majorité du peuple burundais assaillie par la misère et l’insécurité ;
• une majorité des membres de votre propre parti qui sont jaloux de la petite bourgeoisie d’opportunistes qui vivent dans l’opulence au moment où eux broient du noir, nageant dans une misère chronique ;
• une société civile et une presse exacerbées par votre mauvaise gouvernance ;
• le bruit des bottes d’une rébellion qui profile à l’horizon ;
• une armée et une police qui ont vécu le cauchemar d’une guerre civile qui avait une toile de fond ethnique. Aujourd’hui les hommes et les femmes de ce corps ont compris l’étendue de cette manipulation ethnique ; ils ne sont plus prêts à se battre pour une ethnie ! Et puis…quelle ethnie ? Autant dire que la motivation pour une nouvelle guerre civile est en berne à l’armée et à la police. Le porte parole de l’armée vient de le confirmer, il reconnaît qu’il y a de plus en plus de désertions à l’armée.

Tout compte fait les forces en présence sont en votre défaveur. Le seul atout que vous gardez encore entre vos mains, c’est la PEUR qui a tétanisé le peuple burundais. Apprenez que quand celle-ci changera de camp, la Révolution dont parle Hillary CLINTON triomphera au Burundi. Ce jour là vous réclamerez les négociations à cor et à cri mais vous ne serez plus à mesure d’en déterminer les règles de jeu. Rassurez vous ce jour n’attendra pas 2015.

Excellence Monsieur le Président,
A la veille de la célébration du 49 eme anniversaire de l’Indépendance de notre nation ma pensée va au Prince Louis RWAGASORE, héros de notre indépendance qui avait NEGOCIE avec le colonisateur pour décrocher cette précieuse indépendance ! Ma pensée s’envole également au héros de la Démocratie, son Excellence Melchior NDADAYE qui avait NEGOCIE avec le régime militaire du Major Pierre BUYOYA la naissance de cette précieuse démocratie ! Je salut également l’ancien Président Domitien NDAYIZEYE qui avait NEGOCIE avec brio le retour de la Paix et de la Démocratie et vous a installé au Palais Présidentiel burundais !
Monsieur le Président, pourquoi prenez vous le risque de briser cette chaîne de NEGOCIATIONS qui a jalonné l’histoire de notre nation ? Pour le respect de la mémoire de nos illustres héros, revenez sur votre décision avant qu’il ne soit tard.

Dans l’espoir d’une suite favorable à ma requête, je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux.




(Sé) Pancrace CIMPAYE.


T.C.P.I.

-Aux Présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale.
-Au Vice Président de la République (tous).
-Ancien Chef d’Etat (tous).
-Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs.
-Mission Diplomatique (toutes).
-Confession Religieuse (toutes).
-Organisation de la Société civile (toutes).
-Conseil National des Bashingantahe.
-La Presse.











La rédaction

Communiqués ADC-IKIBIRI

16-06-2011

COMMUNIQUE DE L’ADC-IKIBIRI AU SUJET DES NEGOCIATIONS AU BURUNDI
Nous, partis politiques membres de l’ADC-IKIBIRI :

- Considérant la mascarade électorale de 2010 et ses conséquences néfastes sur la consolidation sur le processus de la démocratisation au Burundi ;

- Etant donné le climat d’intimidation, de terreur, de violence et d’extermination des membres de l’ADC en général et des FNL en particulier qui règne dans le pays ;

- Considérant les crimes et assassinats impunis et les violations chroniques des droits de la personne humaine ;

- Observant la mauvaise gouvernance qui a atteint son paroxysme par la corruption généralisée, les malversations économiques et les détournements des deniers publics, le manque de transparence et l’opacité dans la gestion du patrimoine de l’Etat ;

- Etant donné la chute vertigineuse de l’économie nationale, pillée systématiquement par un groupuscule de voleurs impénitents tapis au cœur des rouages du régime actuel ;

- Vu la régression dans le monolithisme officialisée par une loi anti démocratique sur les partis politiques ;

- Constatant amèrement la ferme détermination du régime actuel à confusquer le leadership des partis politiques de l’opposition (cas du parti FNL et de l’UPD Zigamibanga) ;

- Considérant le refus entêté de tout dialogue par le pouvoir en place à Bujumbura ;

- Déterminés à mettre un terme à l’impasse politique actuelle, consécutive à la mascarade électorale de 2010 ;

Portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :

1. L’ADC-IKIBIRI réitère sa demande de négociations entre le gouvernement et l’opposition regroupée au sein de l’ADC-IKIBIRI dans son ensemble ;

2. L’ADC-IKIBIRI demande au pouvoir en place de stopper immédiatement les manœuvres destructrices des partis politiques de l’opposition et de restaurer le leadership du parti FNL en particulier ;

3. L’ ADC-IKIBIRI demande au pouvoir en place de penser à ses atrocités qui se commettent un peu partout dans le pays, de penser à ces souffrances de la population et engager de véritables négociations avant qu’il ne soit trop tard ;

4. L’ADC-IKIBIRI prie les Nations Unies, l’Union européenne, l’Union Africaine, les pays de la sous région, particulièrement l’Afrique du Sud, la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda, la République Démocratique du Congo et le Rwanda, de se concerter en vue d’aider les burundais à mettre sur pieds un cadre approprié des négociations ;

5. L’ADC-IKIBIRI remercie toutes les personnalités morales, diplomatiques et politiques qui encouragent le pouvoir en place à négocier avec ses opposants ;

6. L’ADC-IKIBIRI met en garde le pouvoir de Bujumbura contre toutes négociations biaisées entre lui et ses satellites dits « partis Nyakuri », qui ne qui ne feraient qu’aggraver la situation actuelle déjà explosive au Burundi.

Fait à Bujumbura le 15 juin 2011

Le Président en exercice de l’ADC-Ikibiri,

Léonce NGENDAKUMANA.

La rédaction

Communiqué de NZOBONIMPA.......

13-05-2011

DOCUMENT ORIGINAL : KIRUNDI

COMMUNIQUE NO.OO3 DU 11 MAI 2011 DES “BAGUMYABANGA SANS VOIX”.

Le parlement burundais vient d’adopter une nouvelle loi régissant le fonctionnement des partis politiques. Les « BAGUMYABANGA sans voix » viennent de tenir des réunions pour analyser cette loi et ont constaté avec désolation que cette dernière vient empirer la situation déjà précaire en matière de démocraties au Burundi. Partant de cet état des lieux, les « BAGUMYABANGA sans voix » s’indignent de la détérioration de la situation politique du pays et communiquent à la communauté nationale et internationale leur consternation en ce qui concerne les conséquences de cette nouvelle loi en ces termes:

Les dissensions, les discordes et les inquiétudes entre les partenaires politiques burundais suscitées par le vote de cette loi ont poussé les « BAGUMYABANGA sans voix » de se réunir du 1er au 5 Mai 2011.
Malgré le caractère prohibé de cette loi face à une éventuelle apogée de nouvelles formations politiques sans membres, les « BAGUMYABANGA sans voix » déplorent le fait qu’à travers cette même loi et face aux partis politiques déjà existants et le CNDD-FDD y compris, les hautes autorités du pays cherchent à annihiler la démocratie au Burundi.
Pour réussir leur mission d’étouffer l’émergence des partis politiques, les autorités du pays ont opté pour la chasse à l’homme de certains leaders influents. Ces derniers préfèrent s’exiler et perdent de fils le contrôle de leurs formations politiques et se retrouvent sans cadre légal d’expression tel que c’est le cas au CNDD-FDD où, ceux qui dénoncent les erreurs du parti sont châtiés, soumis aux poursuites judiciaires sans fondement au moment où les spoliateurs des biens publics et du parti jouissent de la haute protection du pouvoir.
Les « BAGUMYABANGA sans voix » déplorent le fait que la nouvelle loi exige cent (100) personnes a chaque parti et dans chaque province, au moment où les membres de certaines formations politiques se sont exilés suite aux contraintes liées aux querelles provoquées par le déroulement des dernières élections. D’autres membres moisissent en prison tandis que d’autres encore viennent d’être expulsés de leur parti pour avoir pointé du doigt, les auteurs d’un détournement d’environ quinze (15) milliards de nos francs que l’Etat Ougandais venait de rembourser à l’Etat burundais.
Apres une analyse profonde de cette nouvelle loi régissant le fonctionnement des partis politiques, les « BAGUMYABANGA sans voix » constatent avec amertume qu’elle vient jeter la poudre au feu dans un pays sapé par plusieurs maux. Certains membres du parti au pouvoir sont écartés abusivement alors que personne n’ignore qu’ils ne peuvent ni tolérer, ni accepter cette exclusion arbitraire. Egalement, les membres d’autres partis politiques qui se retrouvent muselés ne peuvent pas cautionner la perte des droits que leur confère la Constitution.
Ce qui motive cette situation embarrassante est le fait que, et les « BAGUMYABANGA sans voix » et les autres groupes ci-haut cités, tous sont obligés de se comporter comme des mouvements en lutte pour leurs droits comme ce fut le cas des organisations politico militaires qui étaient marginalisés parle pouvoir avant la signature des accords d’Arusha et de cessez le feu et cela suite au dénigrement et l’arrogance des dirigeants de l’époque.
Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont mis un accent particulier sur certains des trente neuf (39) points conclus lors du congrès du parti CNDD-FDD tenu à GITEGA en dates du 7 et 8 Août 2004 comme suit :
- Le point no.19 stipule que : « Tout membre du parti CNDD-FDD coupable de détournement des deniers publics sera exclus du parti ».

- Le point no.29 stipule que : « Le parti CNDD-FDD doit lutter pour une bonne gouvernance basée sur le respect du peuple et la promotion des experts animés d’un esprit patriotique. En vue d’être exemplaire, tout membre du parti CNDD-FDD promus aux fonctions de l’Etat est appelé au strict respect de la chose publique en luttant contre l’injustice, la corruption, la torture et le mépris de ses administrés ».

- Le point no. 31 stipule que : « Tout membre du parti CNDD-FDD auteur d’un détournement quelconque des biens de l’Etat sera vomi par le parti, acculé au remboursement des biens volés et rayé de la liste des membres ».

Les « BAGUMYABANGA sans voix » informent qu’ils ont tenus à rappeler ces points pour montrer aux dirigeants actuels du parti que le respect de la parole donnée au sein du parti et la restauration de la démocratie doivent s’accompagner d’une lutte contre les malversations économiques qui sont devenues aujourd’hui le mode de gouvernement. Cette lutte est bâtie sur les résolutions faites par les « BAGUMYABANGA » lors du congrès inoubliable tenu à GITEGA les 7 et 8 Août 2004.
Les « BAGUMYABANGA sans voix » reconnaissent que les députés et sénateurs qui les représentent au parlement aujourd’hui ignorent les points ci-haut cités. Ils profitent de l’opportunité pour informer l’opinion nationale et internationale que pour figurer sur les listes des candidats parlementaires, ces derniers ont dû donner du bakchich. D’autres ont eu cette faveur par clientélisme afin d’adopter un comportement allant dans le sens de couvrir et servir ceux qui les ont placés. Les « BAGUMYABANGA sans voix » ne doutent donc pas du caractère rétrograde des lois qui seront prochainement votées par ces parlementaires et surtout du tort qu’elles vont causer à notre démocratie et à la bonne gouvernance de façon générale.
Les « BAGUMYABANGA sans voix » informent la communauté nationale et internationale que la tenue d’un congrès qui ne répondrait pas aux préoccupations visant à donner la lumière ainsi que des voies de sorties aux différentes formes de malversations économiques, aux tueries et à la corruption qui gangrène le parti et le pays, ne les engagera nullement.
Enfin, les « BAGUMYABANGA sans voix » demandent aux gestionnaires du parti et du pays d’user de la sagesse en s’inspirant des réalités du passé. Ils leurs demandent de se rappeler du sang des combattants et de toutes les victimes, versé par abnégation et surtout à cause du refus irresponsable des autorités d’alors au dialogue inter burundais. Ils leurs demandent de considérer les conseils de tous les partenaires du Burundi pour qu’il y ait un dialogue franc entre tous les acteurs politiques afin de redorer l’image du pays quant a la bonne gouvernance et au respect des droits de l’homme.



Pour les « BAGUMYABANGA sans voix

Honorable Manassé NZOBONIMPA

Porte-parole

La rédaction

Encore un cas de détournement à Buja

21-04-2011

LE PRESIDENT NKURUNZIZA ET LA MINISTRE CLOTILDE NIZIGAMA DETOURNENT DEUX MILLIARDS : SINDAYIGAYA GASPARD DOIT FAIRE ATTENTION !


L’honorable Nzobonimpa Manassé a secoué le cocotier et les fruits ne cessent de tomber. C’est le cas de ce scandale d’un détournement de deux milliards de francs burundais rapporté par Gratien Rukindikiza. A la sortie de cette dépêche, j’ai fait un tour au Ministère des Finances pour cerner les contours de ce détournement de plus ou moins un million trois cent milles euros. Il est intéressant de voir avec quelle aisance les gens révoltés par ces scandales à répétition se confient sans détours, avec une fierté d’un devoir accompli. Je réitère mes remerciements à ce digne fils de Mitakataka, Nzobonimpa, qui est la source de ces langues qui se délient.
Comment les deux milliards ont-ils été détournés ?
A la veille de la campagne électorale de Mai 2010, à la suite de l’injoction du Président Nkurunziza, la Ministre des Finances, Madame Clotilde Nizigama a autorisé le déblocage de deux milliards de francs burundais pour la campagne électorale. Une partie de cet argent , huit cent millions ,a été touchée par Monsieur Wagara Melchior et Madame Fidès alors respectivement , Chef de Cabinet du Présidend Nkurunziza et Conseiller chargée de la gestion au Cabinet de Nkurunziza. La deuxième portion, un milliard et deux cent millions, a été officiellement versée au Service National du Renseignement. Mais il n’y a pas de traces de cet argent chez Adolphe Nshimirimana. En effet le colis a été remis entre les mains du président Nkurunziza.
Jusque là tout marche comme sur des roulettes ! Mais quand l’ADC-IKIBIRI s’est retiré de la course électorale, les officiers généraux dont Adolphe Nshimirimana qui étaient au courant de cette enveloppe ont réclamé que cet argent soit partagé équitablement entre les keys players. Mais le Président Nkurunziza tel un enfant devant un cadeau de Nöel a gardé jalousement tout seul le butin. Ce fût le début des problèmes. Ainsi le mystère qui tournait autour de cet argent a éclaté au grand jour. La fuite a été mise sur le dos du Chef de Cabinet de la Ministre Nizigama. Ainsi Monsieur Joseph Ndayikeza a été limogé en Janvier. Mais une autre force du système a exigé qu’ il reste en fonction. C’est ainsi que pendant plus de deux mois le décret de nomination du nouveau chef de cabinet a été gardé dans les tiroirs de la Présidence de la République ; le temps de lui trouver une autre position confortable à la mesure des services rendus. Aujourd’hui il est porte parole du Ministère des Finances avec d’autres attributions en aide internationale.
Quant à Wagara Melchior, il a été muté à la Banque Centrale comme Vice Gouverneur. Est il affecté à ce poste pour effacer toute trace de ce détournement ? Il sera difficile de réussir le coup. A cet effet la Banque Centrale regorge de technocrates qui ne portent pas forcement le CNDD-FDD dans leur cœur ; impossible donc faire disparaître toutes les traces de cette transaction. A ce niveau Monsieur Gaspard Sindayigaya, Gouverneur de la Banque Centrale qui est toujours membre du FRODEBU doit être vigilant. Ce dossier ne doit pas disparaître ! Sa disparition risquerait de le placer dans le même boxe des accusés que Nkurunziza et Nizigama. C’est pas la peine de se compromettre ! Le dossier est dans la rue ! Pour l’instant Monsieur Wagara Melchior et madame Fidès sont activement à la recherche des pièces justificatives fictives. La boulimie pour la corruption est démesurée au sommet de l’Etat burundais. Certains acteurs de la Société Civile devraient cesser de se prêter au jeu de l’avocat du diable. Le mal est profond. Très profond ! Sindayigaya Gaspard, sentinelle de la Banque Centrale , doit faire extrêmement attention ! En attendant, félicitons une fois de plus Manassé Nzobonimpa. Le peuple burundais lui doit une chandelle !


Pancrace CIMPAYE

gouvernement Nkurunziza au comble de l'infamie

20-04-2011

Le gouvernement de Pierre NKURUNZIZA au comble de l’infamie

Après les révélations du député Manassé NZOBONIMPA, le roi est nu. La boîte de Pandore du système CNDD-FDD a été ouverte et son contenu déversé sur la voie publique. Mais au lieu de se ressaisir et de faire profil bas, les caciques du sérail et les opportunistes sont entrés dans une course contre la montre dans un pillage effréné des biens publics. Il en va ainsi des fonds destinés à soigner les malades du sida jusqu’aux animaux du musée vivant. Le peuple peut-il se terrer longtemps devant tant de malveillance ?

Tenez. Le fonds mondial a débloqué les fonds pour venir en aide aux malades du sida mais depuis le mois d’octobre dernier, les associations ne recevaient rien. Les demandes s’accumulaient sur la table du ministre Sabine NTAKIRUTIMANA. Dernièrement, les responsables des associations ont dû faire un sit-in devant le cabinet du ministre. Juste pour apprendre qu’il n’y avait pas de fonds ! Et où est parti l’argent ? Est-ce une autre affaire Kassy Manlan ? Le constat amer est que le fonds mondial qui redoute la barbarie burundaise préfère se retirer sur la pointe des pieds, abandonnant les malades à la merci d’un gouvernement prédateur impénitent! C’est lâche. Il faudrait exiger plutôt la vérité, engager un bras de fer et dans l’immédiat, mettre en place un autre cadre avec les associations afin de ne pas être accusé de non assistance à personnes en danger de mort.

Le ministre Jean Jacques NYENIMIGABO n’a pas le même parcours que celui de l’intérieur dont j’ai eu à analyser les différentes couleurs de caméléon. On comprend que c’est le terrain qui donne la couleur à endosser. Depuis 2005, Jean Jacques NYENIMIGABO est ministre de la jeunesse, des sports et de la culture. Il n’était pas militant du CNDD-FDD mais un ancien professeur de sports du président NKURUNZIZA. Cela explique pourquoi il est choyé plus que les militants de la première heure. D’ailleurs, c’est de cela que se plaint le député Manassé ! Le système a jeté dans la rue des militants convaincus et consciencieux pour porter au pinacle des opportunistes. Il m’arrive ces derniers temps de m’affliger du sort réservé aux gens intelligents et travailleurs comme Daniel KABUTO, Jean Marie NZOMUKUNDA. Il vient de s’y ajouter François SINDIMWO. Un adage dit : « L’indulgence faite au vautour est une injustice pour le poussin.»

Revenons à notre mouton ou mieux aux monstres du CNDD-FDD. Pendant le premier mandat, NYENIMIGABO a été au gouvernement et s’est distingué par la mise en place du forum national de la jeunesse à prédominance CNDD-FDD. Il a brillé dans les magouilles avec comme garçon de course, un certain Jean Bosco, alors responsable de la communication et porte-parole du même ministère. Ce dernier vient d’être propulsé directeur général du CEBULAC (centre burundais pour la lecture et l’animation culturelle), un établissement doté de la personnalité juridique et qui gère une enveloppe consistante de l’Organisation internationale de la Francophonie. Mais les magouilles qui ont failli éclabousser le protégé de NKURUNZIZA concernent l’implication dudit ministre dans l’immigration clandestine. Jean Jacques NYENIMIGABO a été pointé du doigt par les chancelleries occidentales dans le parrainage des artistes et sportifs fictifs. Quand une troupe de tambourinaires ou une équipe sportive devait se rendre en Occident, le ministre modifiait les délégations proposées par les responsables pour y mettre des gens moyennant l’équivalent de deux à trois mille dollars. Ces magouilles ne sont qu’un secret de polichinelle.

Mais comme les jours du bandit sont comptés, c’est un léopard qui vient de lui rester en travers de la gorge. Cet animal qui fait le bonheur des visiteurs du musée vivant de Bujumbura a été vendu en cachette par le ministre NYENIMIGABO. Il accusait l’animal de consommer trois kilos de viande par jour ! Au lieu d’encourager les visiteurs pour augmenter les recettes, le ministre préfère vider le musée et renvoyer le personnel. Décidément au Burundi, les autorités se foutent du sort du citoyen lambda !

Mais NYENIMIGABO ignorait que l’association ceinture verte de défense de l’environnement était au courant de son coup. Il a fallu la sortie médiatique d’Albert MBONERANE pour empêcher in extremis le départ du léopard vers la RDC ! Et pourtant, le ministre reste de marbre sur son fauteuil. Même les accusations qui fusent déjà sur la gestion calamiteuse du fonds d’appui à la jeunesse en quête d’emploi ne l’émeuvent point. Comme la tolérance zéro, les contrats de performance que les ministres ont signé devant le président de la république ne sont qu’un leurre.
Je suis d’avis que le gouvernement NKURUNZIZA est au comble de l’infamie. Les ministre Clotilde NIZIGAMA des finances et Saidi KIBEYA sont mouillés jusqu’au cou dans le marigot des cahiers ougandais ; le ministre Edouard NDUWIMANA a créé le cafouillage dans les partis politiques et veut enterrer le multipartisme ; le ministre Sabine NTAKIRUTIMANA a un dossier de détournement des médicaments lorsqu’elle était médecin provincial à Muyinga et vient d’avaler le magot du fonds mondial ; la ministre Annonciata SENDAZIRASA ment régulièrement sur les motifs des retards de paiements des salaires et a découragé les fonctionnaires en supprimant les cotations « élite » et « très bon » ; le ministre BUZINGO est empêtré dans les magouilles sur fond de redéploiement des enseignants ; le ministre BUNYONI a commis un délit d’initié avec le contrat sur les passeports biométriques ; la ministre de la justice Ancille NTAKABURIMVO traîne beaucoup de casseroles pestilentielles où débordent le corps d’Ernest MANIRUMVA, les cadavres des suppliciés de la Rusizi et tous les crimes de sang attribués à l’escadron de la mort des services burundais des renseignements etc. Je m’en arrête là pour le moment.

Au Burundi, les prix des denrées flambent, l’argent manque dans le porte-monnaie du petit citoyen. Aucun chantier prévu dans le budget de cet exercice n’a pu démarrer. Les entreprises ferment une à une. Les investisseurs fuient vers le Rwanda. Bientôt, l’Office Burundais des Recettes va se rendre compte que trop d’impôts tuent l’impôt, et les fonctionnaires vont commencer à connaître des arriérés de salaire ! Je termine en me demandant s’il n’est pas grand temps de donner un coup de boutoir à ce système. On l’a compris avec les révolutions tunisienne et égyptienne, chez nous aussi, les choses peuvent changer plus facilement que le dictateur NKURUNZIZA ne le pense.

La rédaction

MANIFESTATION A BRUXELLES

17-04-2011

ADC-IKIBIRI:
La Représentation de l'ADC-IKIBIRI à l'étranger, vous
convie à une manifestation de grande envergure qui aura
lieu le lundi 18 avril 2011 à Bruxelles.
Lieu: Rond-point SCHUMANN,
devant le siège de l'Union Européenne
Date et heure: Le lundi 18 avril 2011
De 10H00 à 13H00
Cette manifestation aura pour but de dénoncer la
dégradation de la situation politico-sécuritaire qui
règne au Burundi depuis la mascarade électorale du 24 mai
dernier, la gangrène des crimes de sang, les violations
des droits humains et malversations économiques
orchestrés par le gouvernement en place à Bujumbura,
ainsi que l'institutionnalisation de l'impunité.
Venez nombreux.....!
L'avenir du Burundi en dépend !
Fait à Bruxelles, le 02/04/2011
Pour l'ADC-IKIBIRI à l'étranger:
Sé Aimé MAGERA, Coordinateur
ADC-IKIBIRI : ADR-IMVUGAKURI, CDP, CNDD, FEDS-SANGIRA, FNL, MSD, PARENA, PIT,
SAHWANYA-FRODEBU, UPD-ZIGAMIBANGA

La rédaction

NKURUNZIZA, le Dos contre le Mur

14-04-2011


« Le roi est nu » tel était un des titres de Jeune Afrique qui relatait la décadence d’un des chefs d’Etat qui vient d’être frappé par la révolution du Maghreb. Au Burundi, le Président NKURUNZIZA est de plus en plus dans le même cas. Ce n’est pas encore les images de Laurent BAGBO qui transpirait les yeux hagards ! Isolé ! Attaqué de partout ! Trahi par les siens ! Perdant tout y compris sa dignité ! Mais les temps sont durs pour le Président burundais .Débordé par les contradictions internes ! Miné par une corruption érigée en mode de gouvernement ! Saboté par une police présidentielle qui tue et emprisonne impunément, incapable de sévir, le Président NKURUNZIZA a le dos contre le mur. Seul, il est assailli par des fronts multiples.

Tout commence au lendemain des élections truquées de 2010. Des grands officiers généraux qui ont activement contribué dans la fraude électorale avaient reçu promesse de faire partie du cercle qui pourvoit aux nominations à des postes sensibles. C’est ainsi que dans un premier temps le Président NKURUNZIZA a confié à cette équipe la formation du Gouvernement. Mais l’équipe qui a été proposée par ces généraux a été jetée dans la poubelle par celui-la même qui leur avait donné la mission. Ainsi quand le gouvernement actuel est sorti, ce cercle a été stupéfait. Leur proposition avait été ignorée. Ils devaient apprendre que le Chef de l Etat a composé le Gouvernement en complicité avec le seul Jérémie NGENDAKUMANA ; ce qui explique le retour de la ministre des finances, madame Clotilde NIZIGAMA, une alliée de Jérémie NGENDAKUMANA

La couleuvre a été avalée. Mais la haine contre le Chef de l’Etat a monté d’un cran quand cette équipe a pris connaissance du discours d’investiture, un discours prononcé en français et qui déclarait la guerre a la corruption. Effet la tolérance zéro a été perçue comme un des moyens de se débarrasser définitivement de ces officiers. Ces derniers ont envoyé un message au palais présidentiel pour exprimer leur indignation et une mise en garde contre toute perspective d’arrêter les gros poissons de la corruption.

Dans un élan de tentative de réconciliation, le Président NKURUNZIZA a demandé à la même équipe de plancher sur la nomination des gouverneurs de province .Ils ont tout de suite rejeté l’offre. Ils ont rappelé que leur proposition du Gouvernement avait été jetée à la poubelle. Dès lors ils estimaient qu’ils ne peuvent plus se ridiculiser pour la deuxième fois. Un fossé se creusait de plus en plus. Celui-ci fut encore plus profond quand ils ont pris connaissance des gouverneurs de province proposés. Ils étaient presque tous nouveaux, inconnu au bataillon ; ce fut la troisième gifle de NKURUNZIZA .Le général Adolphe NSHIMIRIMANA, un des artisans de la fraude électorale, un des officies qui faisait partie de cette équipe, a depuis lors presque déserté les bureaux du Service National de Renseignement. Il s’est retranché à Kamenge où il a ouvert un commerce d’un bistrot .Tout compte fait le torchon brûle entre NKURUNZIZA et ce gouvernement de généraux.

Le front Hussein RADJABU et Mohamed RUKARA. Sentant que la menace est grande, le Président NKURUNZIZA est allé demander le concours de son prisonnier, l’honorable HUSSEIN RADJABU. Pendant plus de deux mois il a supplié Hussein RADJABU de lui venir en aide et promis de lui replacer à la tête du CNDD-FDD. Pour NKURUNZIZA RADJABU devait être libéré par une grâce présidentielle au cours de l’allocution du 31 décembre 2010. Au conseil des sages il avait lâché : « Ne soyez pas étonné si RADJABU est libéré ! ». Certains ont jubilé d’autres ont frissonné.


RUKARA MUHAMED qui n’était pas présent à ce conseil des sages est monté en quatrième vitesse pour menacer le Président NKURUNZIZA. Très clairement, il lui a fait savoir que s’il libérait Hussein RADJABU, son meilleur ennemi, il allait démissionner et tout déballer .Déballer quoi ? Trop des magouilles se font entre les deux hommes. Pour le calmer il a accepté de lui concéder le prestigieux poste de MEDIATEUR DE LA REPUBLIQUE. C’est le prix de son silence.

Mais il est très important de signaler que ce n’est pas Mohamed RUKARA qui a annulé la libération de l’honorable HUSSEIN RADJABU. Ce dernier qui est au courant de la déconfiture interne au parti présidentiel a posé une condition à NKURUNZIZA : animer une conférence de presse au cours de la quelle le Président NKURUNZIZA présenterait ses excuses - publiquement – au peuple burundais et à HUSSEIN RADJABU.
NKURUNZIZA réfléchit encore à cette proposition .Cette condition de RADJABU est épatante ; elle conduit à cette observation : HUSSEIN RADJABU, vous pouvez l’aimer ou le haïr mais il a acquis une grandeur d’esprit. L’homme qui l’a mis à l’Ecole de la Prison Centrale de MPIMBA devrait comprendre que RADJABU est en train de grimper d’échelons, il a acquis des galops d’un homme d’état. Si tel n’était pas l’homme que je décris, il aurait sauté sur l’offre de libération les yeux fermés. Mais il a choisi de rester en prison.


Aujourd’hui JEREMIE NGENDAKUMANA est à la tête d’une coquille vide du CNDD-FDD. Le véritable patron, vénéré par les militants du CNDD-FDD y compris le Président NKURUNZIZA, s’appelle HUSSEIN RADJABU. Maintenant la question qui se pose est celle de savoir qui est prisonnier entre Nkurunziza et Hussein Radjabu. Entre les deux qui est ligoté ? Qui est à Mpimba ? Qui est au palais présidentiel ? Difficile d’y répondre ! Mais une chose est de plus en plus certaine Nkurunziza donnerait tout l’or du monde à celui qui convaincrait Radjabu d’accepter de sortir de la prison par la petite porte. Amusant ! Pas du tout ! On est en face du revers de l’injustice et de l’aveuglement de la dictature. Nkurunziza ne sait plus à quel saint se vouer !
Le troisième front vient d’être ouvert par l’honorable Manassé Nzobonimpa. Ce député de l’Afrique de l’Est qui a derrière lui tous les désillusionnés de la Libération entend redoré le blason du CNDD-FDD. Dans cette démarche ce front a décidé de mener une guerre sans merci contre cette oligarchie constituée de quelques officiers généraux dont Alain Guillaume Bunyoni, de quelques cadres du parti dont Jérémie Ngendakumana, de quelques ministres dont Clotilde Nizigama, de quelques commerçants dont Nahumu et Gisiga. Ce front exige au Commandant Suprême de choisir entre l’arrestation de ces quelques vautours et la survie du parti et de la Nation. Un dilemme cornélien !

Le quatrième front est constitué par la Communauté Internatinale. Celle-ci est présentement exacerbée par la mauvaise gouvernance du Burundi. La violation des droits de l’homme, la corruption devenue endémique, les exécutions extrajudiciaires, les libertés politiques restreintes sont autant d’indicateurs qui sont au rouge et qui poussent la Communauté Internationale à tirer la sonnette d’alarme. Dans cette tranchée, on exige au Chef de l’Etat de faire un choix entre nettoyer autour de lui, revenir ainsi aux bons sentiments de la bonne gouvernance ou condamner le Burundi à l’autarcie, à l’embargo ! Dans ces exigences des partenaires étrangers, on recommande à Bujumbura le dialogue avec l’ADC-IKIBIRI.

Le cinquième front : l’ADC-IKIBIRI. L’Alliance des Démocrates pour le Changement qui est à l’origine de certains fronts suscités est résolument engagé dans la lutte pour un Etat de Droit au pays. Son combat est tellement avancé que le pouvoir de Nkurunziza préfère mentir à l’opinion qu’il y a des négociations avec l’ADC-IKIBIRI. Ce front demande au numéro un burundais de faire un choix entre les vertus de la Démocratie et la Dictature qui commence à s’essouffler.

En tout état de cause la partie est presque finie pour le Président Nkurunziza. Il est acculé par des forces multiples ! Il a le dos contre le mur ! Il est entre le marteau et l’enclume ! Il est sur une pente raide ! Bref, le Roi est en difficulté ! Sa seule porte de sortie : négocier un ordre nouveau avec l’ADC-IKIBIRI. Mais rappelons le : dans toutes les négociations que Nkurunziza a conduites, le souffleur si pas le décideur a toujours été Hussein Radjabu. Son absence est perceptible ! « ALLEZ, MONSIEUR LE PRESIDENT APPELE RADJABU AUSECOURS ! »


Pancrace CIMPAYE.










La rédaction

Conférence à Paris : ADC-IKIBIRI

12-04-2011

Face aux interrogations de la communauté burundaise sur la situation politico-économique actuelle du Burundi, l’ADC-IKIBIRI réunit la diaspora burundaise de France pour un débat
Monsieur Alexis SINDUHIJE et Pancrace CIMPAYE
représentant l’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi
(ADC – IKIBIRI)
ont le plaisir de vous inviter à une rencontre organisée
Samedi 16 Avril 2011 à 14H30
aux
MIROIRS DE L’AME
18, Rue Duhesme
75018 PARIS
Métro : Ligne 12 - Lamarck-Caulaincourt
PROGRAMME
14.30 Arrivée des invités
14.40 Mot de circonstance
Par Monsieur Alexis Sinduhije
15.20 La situation actuelle au Burundi
Par Monsieur Pancrace Cimpaye
16.00 Discussion + Questions & réponses
Avec Monsieur Alexis Sinduhije et Pancrace Cimpaye
17.30 Fin

La rédaction

Nouvelle loi sur les partis politiques

11-04-2011

CONSIDERATIONS GENERALES SUR LE PROJET DE LOI PORTANT REVISION DE LA LOI N°1/006 du 26 JUIN 2003 PORTANT ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DES PARTIS POLITIQUES

1. L’exposé des motifs est muet sur les principales innovations que le Projet de loi veut apporter dans la nouvelle Loi, ainsi que les défis qu’il veut réellement résoudre. il devient donc très difficile de suivre les amendements apportés à l’ancienne loi. Ce n’est donc pas un exposé des motifs à proprement parler, dans la mesure où le rédacteur du projet n’expose pas ses objectifs et la finalité des amendements apportés.

2. A notre avis, les principaux problèmes à résoudre sont :
• L’ingérence des pouvoirs publics, en particulier le Ministère de l’intérieur, dans l’Organisation et le Fonctionnement des Partis politiques ;
• L’entrave à l’exercice des libertés politiques, notamment les réunions, par le Ministère de l’Intérieur et l’administration locale ;
• Le manque de neutralité des pouvoirs publics lors des conflits opposant des Partis entre eux ou à l’intérieur d’eux-mêmes, ou lorsque les Partis sont en conflit avec les mêmes pouvoirs publics ;
• Une lecture unilatérale et tendancieuse de la loi sur les partis politiques par le Ministère de l’Intérieur ;
• Une législation qui tend à institutionnaliser les dissidences au sein des partis politiques;
• Le financement des Partis politiques ;
• Le manque de clarté pour les associations des partis politiques ;
Concernant l’ingérence des pouvoirs publics,
Cela est lié notamment au comportement du Ministre de l’Intérieur et de l’administration locale qui interprètent à leur façon et fausse les dispositions de la Constitution et de la loi sur les partis politiques en la matière.
• Deux exemples fréquents montrent l’ingérence des pouvoirs publics malgré les garanties légales :
 L’article 4 de la loi actuelle garanti aux partis d’exercer leurs activités librement, mais dans la pratique ce n’est pas le cas du fait que le Ministère de l’Intérieur ou l’administration locale interdisent souvent aux partis de se réunir ou simplement de fonctionner.

 L’article 28 interdit aux partis de se doter de nom, sigle ou autres signes distinctifs appartenant à un autre parti. Pourtant, le Ministère de l’Intérieur a été, à plusieurs reprises, complice de la violation de cette disposition en agréant des partis qui portent des noms ou des signes d’autres partis.

Dans le projet de loi, le Ministre de l’Intérieur reconnaît implicitement cette violation de la loi et cette complicité à travers l’article 29 du projet qui semble donner raisons à ceux qui violent la loi en créant des partis ayant des insignes distinctifs et autres sigles appartenant déjà à d’autres Partis, pourvu qu’ils expliquent quelques éléments de différence. Ceci est bien entendu une approbation de ceux qui ont déjà violé la loi en la matière avec la complicité de l’autorité chargée de l’agrément, ainsi qu’un encouragement pour ceux qui voudront le faire ultérieurement. Ceci va amener trop de désordres dans les partis politiques.

Comme le Ministre de l’Intérieur provient d’un parti politique, en cas de conflit impliquant son Parti d’origine ou le Gouvernement qu’il représente, l’expérience récente a montré son incapacité à garder sa neutralité vis-à-vis des partis, en se comportant comme partie et juge. Il faut donc envisager dans la loi un organe neutre, autre que le Ministre, chargé de prendre des décisions administratives sur ce genre de conflit.

• Il en est de même de l’article 71 (72 dans le projet) qui fait intervenir la Cour Administrative de la Cour Suprême pour régler ce genre de conflits. L’on constate que la justice prend trop de temps pour régler ce genre de conflits alors que souvent il y’a urgence. Il faut introduire des dispositions qui donnent des délais qui ne lèsent pas le plaignant.

• Il faut introduire de nouvelles dispositions qui garantissent la non ingérence des pouvoirs publics dans l’organisation et le fonctionnement des partis politiques.
Le financement des Partis politiques : trop de lacunes dans ce chapitre.

• A l’article 17, il faut apporter plus de précision, notamment sur la provenance licite, non seulement des ressources financières, mais aussi des ressources des biens meubles et immeubles des partis politiques.

• Il faut mettre des dispositions qui indiquent clairement que le projet de loi va dans le sens de lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics lorsqu’il s’agit du fonctionnement quotidien des partis politiques.

En effet, la corruption et le détournement des deniers publics qui se manifestent commencent par l’organisation régulière des activités manifestement trop coûteuses, sans que l’on puisse savoir l’origine licite des fonds et des moyens matériels utilisés de manière non transparente pour organiser ces activités. Ceci est vrai pendant et en dehors de la période électorale.

• Il faut en conséquence, mettre en place un organe tout à fait indépendant chargé de contrôler la comptabilité, l’inventaire des biens, la provenance licite des biens et ressources de chaque Parti politique particulièrement du parti au pouvoir.


• Le projet veut instituer le Forum permanent comme cadre légal de financement des Partis politiques alors que la participation à ce forum n’est pas obligatoire au regard de la loi. Ceci constitue une forme déguisée de détournement des deniers publics pour le compte du parti au pouvoir.

Le manque de clarté pour les associations des partis
et confusion avec le rôle de la loi électorale

• L’esprit de celui qui a préparé le projet est de rendre le forum des partis politiques le seul cadre légal d’expression des associations des partis politiques, alors que l’appartenance à ce forum n’est pas du tout obligatoire.

• Comme la Constitution garantit la libre association, il faut un article dans le projet qui indique clairement que les associations de Partis, sous forme de forum, de coalitions ou de fusions, sont libres à tout moment, pourvu qu’ils le fassent dans le strict respect des principes d’unité, de respect de l’ordre public, respect de bonnes mœurs et bien d’autres principes qui sous-tendent la société burundaise. Point n’est besoin de vouloir légiférer sur des situations ponctuelles.

• Les Forums, les coalitions, les fusions peuvent se former librement et à tout moment. Il faut que dans le projet de loi sous étude, ils soient seulement définis, et que leur fonctionnement en période normal suive les règles ordinaires des partis politiques ou des associations.

• La Loi électorale précisera quant à elle comment ces associations, forums, coalitions et fusions, pourront fonctionner ou participer au processus électoral conformément à l’article 81 de la Constitution de la République du Burundi.


Quelques cas d’illustration :

L’article 7 de la loi veut qu’une seule et même personne soit membre de plusieurs partis politiques à la fois tout simplement parce que le Député NTIDENDEREZA Joseph est à la fois membre du parti Alidé dont il est président et du parti dit « Sahwanya-FRODEBU Nyakuri » dont il est Député

L’article 8 du projet veut limiter la coalition des partis politiques aux seules élections en violation des articles 79 et 81 de la Constitution. A notre avis, cet article devrait être remplacé par l’article un nouvel article libellé comme suit :

Les Forums, les coalitions et les fusions des partis politiques peuvent se former librement et à tout moment pourvu qu’ils le fassent dans le strict respect des principes d’unité, de respect de l’ordre public, respect de bonnes mœurs et bien d’autres valeurs qui sous-tendent la société burundaise. La Loi électorale précisera quant à elle comment ces associations, forums coalitions et fusions, pourront fonctionner ou participer au processus électoral.

Ceci pour se conformer aux articles 79 et 81 de la Constitution. La présente loi ne peut pas amender une Constitution votée par référendum. De plus, c’est éviter de limiter la portée de « en vue de poursuivre un ou plusieurs objectifs communs » aux seules élections. Cet article est également en contradiction avec les articles 2, 3 et 47 du même projet de loi qui stipulent que les partis politiques et les coalitions des partis politiques « participent à la vie politique par des moyens pacifiques », donc que les coalitions peuvent se former à tout moment de la vie politique et bénéficier des financements pourvu qu’elles soient régulièrement constituées.

L’article 74 du présent projet vise la dissolution de certains partis politiques et le retour au monopartisme de fait, ce qui est inadmissible et inacceptable dans un pays comme le Burundi au stade actuel

Pour les partis membres de la Coalition ADC-IKIBIRI, la révision de cette loi devrait tendre à créer un espace politique plus démocratique en assainissant le paysage politique:

• Par l’affirmation du libre exercice des libertés politiques dans l’entendement le plus large en interdisant formellement notamment l’ingérence des pouvoirs publics dans l’Organisation et le Fonctionnement des Partis politiques ;

• En exigeant la neutralité du Ministre de l’Intérieur lors des conflits opposant des Partis entre eux ou à l’intérieur d’eux-mêmes, ou lorsque les Partis sont en conflit avec les mêmes pouvoirs publics ; et pour cela il faudrait une mise en place d’un organe neutre, chargé de prendre des décisions administratives sur ce genre de conflits. A défaut de cet organe, la loi devrait concevoir une procédure judiciaire rapide pour résoudre de façon urgente les conflits naissant à l’occasion du fonctionnement des partis.

• En organisant mieux le financement des Partis politiques de manière équitable afin de lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics au profit du fonctionnement du parti au pouvoir. Il faudrait pour cela, mettre en place un organe tout à fait indépendant chargé de contrôler la comptabilité, l’inventaire des biens et la provenance licite des biens et ressources de chaque Parti politique.

Les partis membres de la Coalition ADC-IKIBIRI sont surtout très préoccupés par l’article 74 dudit projet qui oblige les partis politiques agrées à procéder de nouveau à la demande d’agrément alors que l’ancienne loi, en son article 77, est très claire, et oblige les partis politiques déjà agrées à se conformer à la loi, sauf en ce qui concerne l’agrément.

Nous constatons que le Gouvernement du Burundi veut profiter de cette révision de loi pour régler des comptes aux partis qui ne sont pas de l’obédience du Parti au pouvoir. Et tout compte fait si l’objectif de la révision de la loi sur les partis politiques est celui-là, autant laisser l’ancienne loi en place pour éviter la régression de la démocratie qui ne profiterait ni au gouvernement, ni au parlement encore moins aux partis politiques.

Pour tous ces motifs et bien d’autres, la Coalition ADC-IKIBIRI s’insurge contre une loi qui remet en cause tous les acquis du processus de paix et de réconciliation au Burundi ; demande avec insistance au gouvernement et au parlement Burundais de mesurer la gravité des conséquences consécutives au forcing quant à l’adoption et à la promulgation d’une telle loi. Elle prend à témoin le peuple burundais et la communauté internationale sur les risques de dérapage consécutifs à la dissolution des partis politiques et au retour au monopartisme de fait.

Si ce projet de loi venait d’être adopté et promulgué, la conséquence immédiate sera la dissolution des paris politique agréés au Burundi à l’exception du parti CNDD-FDD ; le refus tragique de la démocratie au Burundi ; le retour au monopartisme de fait et un Etat policier. Seul le Gouvernement, le Parlement, le parti CNDD-FDD en assumeront l’entière responsabilité devant l’histoire et le peuple burundais.

C’est pourquoi, la Coalition ADC-IKIBIRI exige du pouvoir issu des élections truquées de mettre en place la un cadre institutionnel de dialogue afin d’aborder et résoudre les principaux défis qui assaillent notre pays au lieu de se contenter de la simple manipulation du peuple burundais et de la communauté internationale.


La rédaction

Lettre au Psd de l'Assemblée Nationale

11-04-2011





Transmis Copie Pour Information à :

- Son Excellence Monsieur le Président de la République avec les assurances de notre plus Haute Considération ;

- A l’Honorable Monsieur le Président du Sénat avec les assurances de notre très Haute Considération ;

- Son Excellence Monsieur le Premier-Vice Président de la République avec les assurances de notre très Haute Considération ;

- Son Excellence Monsieur le Deuxième Vice Président de la République avec les assurances de notre très Haute Considération ;

A l’Honorable Président de
l’Assemblée Nationale
à Bujumbura.


Objet : Considérations des partis membres de la Coalition ADC-IKIBIRI sur le projet de la révision de la loi sur les partis politiques.

Nous avons pris connaissance du projet de révision de la loi sur les partis politiques en cours d’analyse au Parlement. Nous voudrions vous communiquer nos préoccupations et attirer votre attention sur les risques de dérapage consécutifs à l’adoption dudit projet.

A notre avis, la révision de cette loi devrait tendre à créer un espace politique plus démocratique en assainissant le paysage politique Burundais:

Par l’affirmation du libre exercice des libertés politiques dans l’entendement le plus large en interdisant notamment l’ingérence des pouvoirs publics dans l’Organisation et le Fonctionnement des Partis politiques ;

En exigeant la neutralité du Ministre de l’Intérieur lors des conflits opposant des Partis entre eux ou à l’intérieur d’eux-mêmes, ou lorsque les Partis sont en conflit avec les mêmes pouvoirs publics ; Et pour cela il faudrait une mise en place d’un organe neutre, chargé de prendre des décisions administratives sur ce genre de conflits. A défaut de cet organe, la loi devrait concevoir une procédure judiciaire rapide pour résoudre de façon urgente les conflits naissant à l’occasion du fonctionnement des partis politiques ;

En organisant mieux le financement des Partis politiques de manière équitable afin de lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics au profit du fonctionnement du parti au pouvoir ; il faudrait pour cela, mettre en place un organe tout à fait indépendant chargé de contrôler la comptabilité, l’inventaire des biens et la provenance licite des biens et ressources de chaque Parti politique.

Les partis membres de la Coalition ADC-IKIBIRI sont surtout très préoccupés par l’article 74 dudit projet qui oblige les partis politiques agrées à procéder de nouveau à la demande d’agrément alors que l’ancienne loi, en son article 77, était plus clair en obligeant les partis politiques déjà agrées à se conformer à la loi, sauf en ce qui concerne l’agrément.

Les partis membres de la Coalition ADC-IKIBIRI constatent que le Gouvernement du Burundi veut profiter de cette révision de loi pour régler des comptes aux partis qui ne sont pas de l’obédience du Parti au pouvoir. Et tout compte fait si la révision de cette loi vise cet objectif autant laisser l’ancienne loi en place pour éviter la régression de la démocratie qui ne profiterait ni au Gouvernement, ni au Parlement encore moins aux partis politiques

Nous vous transmettons en annexe de la présente nos considérations sur ledit projet.

Si ce projet de loi venait d’être adopté et promulgué, le résultat immédiat sera la dissolution des paris politiques agréés au Burundi à l’exception du parti CNDD-FDD ; le refus tragique de la démocratie au Burundi ; le retour au monopartisme de fait et un Etat policier. Seuls le Gouvernement, le Parlement, le parti CNDD-FDD en assumeront l’entière responsabilité devant l’histoire et le peuple burundais.

Veuillez agréer, Honorable Président de l’Assemblée Nationale, les assurances de l’expression de notre très haute considération.


Pour les partis membres de la Coalition ADC-IKIBIRI

Monsieur Zedi FERUZI

Président
Copie Pour Information à :

- A Monsieur le Ministre de l’Intérieur;
- A Monsieur l’Ambassadeur(Tous) ;
- Aux Confessions religieuses(Toutes) ;
- Aux Organisations de la société civile(Toutes)

à Bujumbura.

La rédaction

SORTEZ DE VOTRE PRISON !

09-04-2011

HOMELIE DU 06 AVRIL 2011 à Bruxelles : 17ième anniversaire de la mort du Président NTARYAMIRA, par l'ABBE DANIEL NAHIMANA

Ce soir, nous sommes venus nous recueillir et faire mémoire de notre regretté NTARYAMIRA Cyprien, assassiné alors que, en sa qualité de président de la République, il était en mission de paix.

Le Burundais perdait ainsi, en l’espace de 5 petits mois, deux chefs d’Etat, dans un contexte de violences visant à invalider le verdict des urnes et à maintenir au pouvoir une dictature militaire.

Aujourd’hui 17 ans après, nous voulons nous souvenir. Nous souvenir de cet homme d’Etat et du sacrifice de sa vie pour la nation. Nous voulons faire mémoire de tous ceux et de toutes celles qui ont été froidement assassinés tout au long de cette saison d’enfer.

En même temps, nous voulons rompre avec cette culture de l’extrémisme en politique, du racisme et de la violence…..Aujourd’hui, l’heure est à la reconstruction. Prenons garde de ne pas poser des fondations sur des bases mal assurées comme la corruption, le vol et l’exclusion….

Le Président NTARYAMIRA a été fauché alors qu’il s’attelait à redresser le pays en appelant l’armée à la discipline et en rappelant qu’elle ne pouvait pas retourner ses armes contre ses propres compatriotes. Il invitait tous les partis protagonistes à privilégier le dialogue pour la sécurité et le bien-être de la nation.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous voyons encore trop souvent dans nos sociétés des chefs d’Etat qui martèlent : ou c’est moi, ou c’est l’apocalypse. Des despotes qui promettent un bain de sang dès qu’on leur reproche l’arbitraire de leurs décisions et la gestion calamiteuse des affaires.

Or, un responsable politique devrait avoir comme objectif le service de son pays. Et le pays, au Burundi, ce sont des hommes et des femmes, des adultes et des enfants en grand nombre, qui ont fait, qui sont malades, mal vêtus et mal logés, qui sont sans instruction et qui ne demandent qu’à construire leur avenir dans la paix. L’homme politique est celui qui s’engage à trouver le meilleur moyen d’atteindre cet objectif et qui y s’emploie avec conviction et honnêteté.

Le Président NTARYAMIRA avait cette volonté de servir le peuple. Heureux serez-vous si après lui vous pouvez dire aux gens : Sortez de votre prison, prison de haine, de deuil, de mépris ; prison de la pauvreté, de la mendicité, de la précarité ; prison de la corruption, du bien mal acquis, du mensonge et de l’orgueil des nantis.

Ce que le Président NTARYAMIRA n’a pas pu réaliser, c’est à nous de le faire. Que DIEU NOUS VIENNE EN AIDE !

La rédaction

Conférence ADC-IKIBIRI

04-04-2011








La coalition ADC-IKIBIRI a le plaisir de vous inviter
à une conférence sur :

Le rôle et la place des institutions issues des élections truquées dans la stabilisation du pays et la lutte contre l’impunité des crimes économiques


Monsieur Alexis Sinduhije et Pancrace Cimpaye invitent
toute la communauté Burundaise
résidant en Norvège et dans les pays limitrophes
à honorer de leur présence cette activité qui aura lieu à Oslo,
le 09 Avril 2011 à 15.00



Date: Samedi, 09. Avril 2011 kl 15.00 – 17.00


Adresse: Tor Jonssons veg 5, 0688 Oslo


METRO 3: Direction : Mortensrud - Arrêt: Bøler



PROGRAMME

15.00 Arrivée des invités

15.10 Mot de circonstance
Par Monsieur Alexis Sinduhije

15.50 La situation actuelle au Burundi
Par Monsieur Pancrace Cimpaye

16.30 Discussion + Questions & réponses
Par Monsieur Alexis Sinduhije et Pancrace Cimpaye

17.00 Fin

La rédaction

Deux porte-paroles du CNDD-FDD

01-04-2011

Selon les informations qui circulent à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, l’honorable Manassé NZOBONIMPA ex-Secrétaire du Conseil des Sages présidé par Pierre NKURUNZIZA, vient d’être élu porte-parole des « BAGUMYABANGA sans voix » qui se sont vus dépouillés du droit d’exercer librement leurs devoirs démocratiques par la direction actuelle de leur parti CNDD-FDD. Vous vous souviendrez que l’honorable Manassé NZOBONIMPA vient d’être radié de son parti pour avoir dénoncé les malversations économiques qui sont commises par les hautes autorités du pays et du parti au pouvoir.

Après de multiples réunions des « BAGUMYABANGA sans voix » tenues partout dans le pays et dans le monde entier, ces derniers ont décidé dans l’unanimité de confier à l’honorable Manassé les responsabilités d’être leur porte-parole et de les diriger dans les travaux de réhabilitation du parti CNDD-FDD qui connait actuellement une crise sans précédant. Ceci se matérialise par le fait que le congres qui était prévu le 5 Mars 2011 n’a pas pu avoir lieu suite aux problèmes internes qui secouent le parti et que d’ores et déjà, l’espoir d’en organiser un autre à la fin du mois comme Jérémie NGENDAKUMANA l’a annoncé à travers les médias est loin d’aboutir. Partant de cet état des lieux, les « BAGUMYABANGA sans voix » soutiennent fermement l’honorable Manassé dans ses engagements nobles de remettre le parti sur les rails de l’exemplaire surtout que le CNDD-FDD se retrouve sans organes dirigeants légaux puisque le mandat de la direction actuelle est expiré.

Nous référant au communiqué signé par le secrétaire du comité chargé de faire le rapport des réunions tenues par les« BAGUMYABANGA sans voix », Monsieur Tharcisse HAKIZIMANA, les résolutions suivantes ont été adoptées par ces derniers dans tout le pays, après le passage des mandataires de Jérémie NGENDAKUMANA qui avaient pour but de salir l’honorable Manassé NZOBONIMPA en vue de le discréditer :

- Partout dans le pays, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont constaté que l’équipe dirigeante du parti CNDD-FDD dont Jérémie NGENDAKUMANA se targue gestionnaire actuellement alors que son mandat est venu a son échéance. Pour ce faire, ils ont décidé de ne plus accepter sa dépendance ;

- Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont été ahuris par le report du congrès de leur parti décidé par un groupe de gens sans l’aval des membres du parti et de surcroit, sans aucun motif valable. Jérémie NGENDAKUMANA a fixé comme date buttoir pour la tenue de ce congres la fin du mois de Mars mais, tout indique que ce programme est chimérique ; ils ont déploré cette façon de vouloir les manipuler et ont décidé d’agir sans consulter les soit disant tenanciers du parti. Ils ont également désapprouvé le fait que ces derniers cherchent à éviter la résolution des problèmes qui handicapent le bon fonctionnement de leur parti ;

- Les mêmes « BAGUMYABANGA sans voix » s’inquiètent beaucoup de la non tenue de ce congres et croient sans risque de se tromper que, même s’il allait avoir lieu, les questions relatives aux détournements des deniers publics, à la corruption et d’autres maux dont souffre la nation burundaise n’occuperaient pas une place de choix. En plus de leur décision de ne plus considérer ces dirigeants, ils ont décidé de pointer du doigt tous les auteurs des malversations économiques placés aux hautes sphères de décision du parti et du gouvernement ;

- Les gestionnaires actuels du parti clament haut et fort que des congres provinciaux et communaux ont eu lieu mais les « BAGUMYABANGA sans voix » le nient catégoriquement et parlent plutôt de réunions tenues à ces différentes échelons pour y placer par désignation des responsables qui leurs sont favorables. Ils ont décidé de désapprouver ces responsables en attendant ceux qui seront élus démocratiquement lors des congres légaux qui seront organisés suivants les normes des textes règlementaires du parti ;

- Mêmement, les congres collinaires et des quartiers n’ont jamais eu lieu alors qu’ils constituent le socle du parti. Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont décidé de revoir cette situation en organisant ces congres dans un proche avenir ;

- Partout dans le pays, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont regretté l’absence de la démocratie au sein du parti et déplorent la façon dont les élections sont organisées suivant la volonté de certains dirigeants dont le Chef de l’Etat, en violation flagrante des textes réglementaires du parti. A cet effet, ils ont dans tous les coins du pays soutenu l’organisation des élections où le vote se fait par écrit et dans le secret absolu. Cette manière de faire viendra mettre fin pour toujours la fameuse méthode de lever le doigt ou d’applaudir juste pour plaire au Président de la République ainsi qu’à ses proches collaborateurs ;

- Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont constaté amèrement que la démocratie n’existe plus au CNDD-FDD. Unanimement, ils ont décidé de la rétablir pour que les décisions qui se prennent au sein du parti se fassent en toute transparence et dans le strict respect des textes et lois régissant le parti ;

- S’attaquer à l’honorable Manassé ou le calomnier est une absurdité grave au sein du parti CNDD-FDD ont-ils fait remarquer les « BAGUMYABANGA sans voix ». Pour eux et dans toutes les entités administratives du pays, Manassé NZOBONIMPA est l’un des braves « BAGUMYABANGA » qui se sont illustrés par le courage depuis qu’il était encore sur le champ de batails et dans toute l’histoire de la lutte du CNDD-FDD. C’est un vrai patriote qu’ils ont décidé de soutenir jusqu’au bout ;

- Les propos tenus par cet honorable sont leurs propres revendications et ont opté partout dans le pays, de le prendre pour leur propre porte-parole ;

- Ces « BAGUMYABANGA sans voix » l’ont également préféré comme responsable du parti qui les représentera au sein de la communauté nationale et internationale et dont la mission principale est de redorer l’image du parti CNDD-FDD et de rétablir le climat d’union, d’entente et de fraternité entre tous ses membres ;

- Partout, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont arrêté des stratégies de lutte contre la haine, la rancune, le mensonge, les montages ciblés ainsi que les différentes formes divisions qui étaient pris comme cheval de bataille du parti ;

- Dans tout le pays, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont préféré opposer aux autres partis une lutte politico-idéologique transparente et sans animosité ainsi que la conception d’une stratégie visant la revalorisation de leur devise qui est : Justice-Démocratie-Développement ;

- A plusieurs endroits, ces membres du parti CNDD-FDD ont lancé un appel vibrant aux forces de défense et de sécurité qui sont encore au service de certains dignitaires responsables des crimes socio-économiques, de se désolidariser avec eux pour l’honneur de leurs corps respectifs et du parti qui en est souillé. Ils ont demandé à la communauté nationale et internationale d’observer l’illégalité des dirigeants actuels du parti qui privilégient leurs propres intérêts au détriment de ceux de tous les membres ;

- Aux membres du corps de la magistrature, les « BAGUMYABANGA sans voix » leur ont demandé d’user de la sagesse que prône leur déontologie professionnelle en se désolidarisant avec les dignitaires qui veulent les manipuler pour châtier ceux qui les dénoncent dans les détournements dont ils sont promoteurs. Partout, ils ont émis le souhait de voir les membres de ce corps à l’œuvre pour redorer l’image de la magistrature burundaise et par conséquent du parti au pouvoir ;

- Concernant les membres du parti qui veulent faire des propriétés publiques leurs propres biens en les vendant ou en les attribuant à qui ils veulent en dehors des normes reconnues par la loi, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont demandé de sévir sévèrement les coupables ;

- Ils ont constaté que chaque fois que le gouvernement veut récupérer les terres des particuliers pour des finalités publiques, le processus souvent engagé par les services de l’Etat dans l’attribution des dédommagements ne tient pas compte des réalités socio-économiques du pays. Ils ont alors souhaité qu’une loi sur la propriété foncière soit votée pour contourner le problème des compensations et éviter les conflits perpétuels entre l’Etat et les particuliers ou entre les particuliers eux-mêmes auxquels le pouvoir assiste impuissamment ;

- Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont partout affiché la détermination d’en finir avec les malversations économiques. Leur constat est qu’au niveau du parti, le degré de participation des cadres dans les différents détournements est trop élevé. Presque partout au pays, la volonté d’en découdre avec ses manières déplacées est unanime.

- Des opérateurs économiques sont souvent spoliés de leurs moyens financiers sous prétexte d’appuyer le parti au pouvoir dans ses réalisations. Ils ont demandé à ce que des mesures draconiennes soient prises à l’endroit des concepteurs de ces maux dans les plus brefs délais. D’une manière générale, ils ont pris des engagements très rigoureux tout en constatant que la tache n’est pas facile, du moment que les auteurs de ces malversations économiques sont appuyés par certains agents des forces de défense et de sécurité ainsi que certains membres du corps de justice.

- Même si certains opérateurs économiques sont victimes des malversations en cours, d’autres en connivences avec certains cadres du parti participent dans ces actions honteuses pour s’enrichir illicitement en faisant entrer des marchandises sans payer les taxes soi-disant qu’elles vont servir à la construction des écoles et autres infrastructures publiques et que par conséquent, elles sont exonérées. Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont promis de les pointer du doigt et ont émis le souhait de les traduire devant la justice ;

- Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont également décidé de suivre de près le traitement des dossiers qui sont en vogue à commencer par celui des quinze milliards de francs burundais que l’Ouganda a remboursé à la nation burundaise. Ils ont décidé de suivre de près ce dossier et exigent assez de lumière sur ce dossier ainsi que la suite qui lui sera réservée ;

- Dans la ville de Bujumbura ainsi que dans les localités environnantes, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont déploré la façon dont la question des conducteurs des taxis motos et des taxis vélos a été traitée. Ces derniers sont devenus des victimes d’une marginalisation alors que les moyens de déplacement qu’ils mettent à la disposition du peuple sont modestes et proportionnels à leur pouvoir d’achat. Ces membres du parti CNDD-FDD ont exigé que le cas de ces conducteurs de taxis motos et taxis vélos soit vite réglé pour rendre facile le déplacement de la grande majorité des citadins qui sont dans l’impossibilité de se payer leurs transports quotidiens en véhicules ;

- Les organisations de la société civile ainsi que les organismes non gouvernementaux ont été maltraités pour leur prise de position devant certaines situations intéressant la vie sociale. Des tentatives de leur démembrement ont eu lieu et certains de leurs membres ont été mutés pour les faire taire même quand ils réclamaient leur dû. Les « BAGUMYABANGA sans voix » ont donné comme exemple les syndicats des enseignants SLEB, STEB et CONAPES dont les membres ont été malmenés pour avoir réclamé leurs droits. Ils ont exigé l’arrêt immédiat de ces tracasseries qui ne font que détruire le tissu social déjà fragile ;

- Ici et là, les « BAGUMYABANGA sans voix » ont décidé de supporter les démobilisés en général qui n’ont pas pu être bien accompagné dans la vie civile comme il se devait. Ils ont demandé à ce que les moyens mis à leur disposition par les bailleurs de fonds mais qui ont été détournés leurs soient restitués sans délais et que les spoliateurs soient punis. Ils ont rappelé que cette question est de portée nationale étant donné que les ex-combattants et les ex-militaires proviennent de tous les groupes ;

- Un peu partout, ils ont demandé à ce que l’idéologie du parti fasse l’objet d’un enseignement obligatoire à tous les membres et à tous les niveaux car, bon nombre parmi eux l’ignorent carrément.

D’autres « BAGUMYABANGA sans voix » se sentaient frustrés par la manière dont leur parti perdait son prestige n’eut été le courage de certains parmi eux qui ont décidé de dénoncer les fossoyeurs de leur cher parti le CNDD-FDD. Les rapports émanant de la diaspora ont montré que les membres du parti de cette dernière n’ont pas pu se réunir pour statuer sur les faits. Par contre, des messages visant à discréditer l’honorable Manassé leur sont parvenus de la même manière que ceux qui ont été envoyés à ceux de l’intérieur du pays. Enfin, tous les « BAGUMYABANGA sans voix » ont fait remarquer qu’ils attendent impatiemment un communiqué faisant suite à leurs résolutions, statuant sur les décisions à prendre et leur traçant une ligne de conduite pendant cette période de transition dure que le parti traverse.

Partant de tout ce qui précède, nous pouvons dire sans risque de nous tromper que l’honorable Manassé NZOBONIMPA et Monsieur Onesime NDUWIMANA sont tous des porte-paroles d’une même formation politique.


Fait à Bujumbura, le 28 mars 2011

Umugumyabanga Tharcisse Hakizimana

Source : Burundibwiza.com

Commémoration du 06 avril 2011

29-03-2011





INVITATION
A l’occasion de la commémoration du 17ième anniversaire de la mort
du Président Cyprien NTARYAMIRA
Mercredi 06 avril 2011


L’Ambassade de la République du Burundi près les Etats du BENELUX, du Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord ainsi que de l’Union Européenne, invite tous les burundais et les amis du Burundi à venir nombreux participer aux cérémonies de Commémoration du 17ième anniversaire de la mort du Président Cyprien NTARYAMIRA ce mercredi 06 avril 2011.

Programme :

18h00’ Cérémonies Religieuses
Eglise Saint Josse
Place Saint Josse
1210 BRUXELLES
Accès
Train : Gare Schuman
Métro : Madou, Malbeeck
Bus : lignes 29, 63, 59 arrêt Place Saint Josse

18h45’ Verre d’amitié à l’Ambassade du Burundi
46, Square Marie-Louise, 1000 Bruxelles

20h30’ Clôture
L’Ambassade de la République du Burundi à Bruxelles saisit cette occasion pour renouveler à tous les burundais et aux amis du Burundi, les assurances de sa très haute considération.

Fait à Bruxelles, le 28 mars 2011
Balthazar BIGIRIMANA
Ambassadeur


La rédaction

NDUWIMANA détruit le CNDD-FDD

27-03-2011

LE MINISTRE EDOUARD NDUWIMANA DETRUIT LE CNDD-FDD, NZOBONIMPA MANASSE REFUSE
Les révélations de l’ honorable Nzobonimpa Manassé provoquent un séisme au sein du sérail politique présidentiel. Les ondes du choc sont assourdissantes. Mais les chargés de la communication qu’on avait l’habitude d’entendre ont choisi d’être aux abonnés absents. Etonnants, n’est- ce pas ? En effet, les porte parole du Gouvernement et du Président de la République n’ont pas levé leur petit doigt pour sauver les meubles. D’habitude, ces deux responsables avaient des réponses à tout. Toujours prêts à se jeter à l’eau pour sauver l’hiérarchie. Mais cette fois-ci, ils se cachent dans un silence de cathédrale. Un silence très éloquent. On sent que ces deux communicateurs ont peur de quelque chose….Et si Manassé Nzobonimpa avait raison ! Et si Manassé Nzobonimpa l’emportait ! Prudence donc. Pas de faux pas.

En l’absence de ces fusibles chargés de la communication du Gouvernement, certains Ministres se jettent à l’eau et tentent de se justifier. Nous les avons écoutés. Nous avons tout compris. La tentative de se justifier est devenu plutôt une pièce à conviction qui ne fait que les enfoncer.

A ce titre laissez moi revenir sur le cas épatant du Ministre Edouard Nduwimana. Ce Ministre versatile qui s’adonne allégrement au jeu du caméléon dans son parcours politique vient de confirmer que les militants du parti ont raison de se plaindre. En effet comment est- ce qu'un militant de la vingt cinquième heure comme Edouard Nduwimana peut donner une leçon à l’honorable Nzobonimpa ? Pour rappel ce Ministre vient de déclarer cette semaine que : « Manassé a le droit d’ignorer l’histoire, mais il n’a pas le droit d’ignorer l’histoire des partis politiques au Burundi… » Je reste pertinemment convaincu que Manassé Nzobonimpa connaît mieux l’histoire du CNDD-FDD que ce Ministre. C’est cette arrogance des derniers adhérents, souvent opportunistes, qui suscite indignation et révolte. Quand le Secrétaire du Conseil des Sages dénonce ce fléau, il a une foule nombreuse du parti qui le soutient. Voilà une des raisons qui fait de cet homme un héros, un porte parole des sans voix. Dans ce registre, les opportunistes, ceux-là mêmes qui ont combattu la lutte armée du CNDD-FDD, occupent des positions confortables dans l’appareil de l’Etat. Au même moment, ceux qui sont rentrés du maquis avec un seul œil, avec une seule jambe, avec un seul bras broient du noir. Ils sont tenus loin de la cour. Et pour cause pour avoir accès à la cour des grands, on ne demande plus le numéro matricule du maquis mais un pot de vin, une enveloppe pour le décideur. Aujourd’hui les fils et filles qui ont connu les horreurs du maquis doivent ruminer cette humiliation qui rime avec la trahison.

Un cas comme celui du Ministre Edouard Nduwimana est révoltant. Ce magistrat de carrière quand il était Procureur de la République dans la province de Kirundo, il emprisonnait systématiquement des commerçants hutu en les accusant à tort d’être en intelligence avec la rébellion du CNDD-FDD. Pour être libérées, les victimes devaient verser un pot de vin. Le minimum exigé était cinq cent milles francs burundais. C’est à l’aide de ce trafic que ce Procureur a construit à une jolie villa. Il semait la désolation au sein de ces familles. Mais un jour, il a commis une grosse erreur, une erreur monumentale, d’exiger un pot de vin à la mère de l’honorable Jean Minani alors Président de l’Assemblée Nationale. Hors de lui, le Président de l’Assemblée Nationale a requis une sanction exemplaire. C’était la fin de la terreur de Nduwimana Edouard à Kirundo. C’était la libération de la justice dans cette localité.

Ce n’est pas tout ! A côté de ce parcours peu honorable, le Procureur Nduwimana Edouard, quand il travaillait à Bururi , il a brillé par un opportunisme hors pair. A l’époque le pouvoir était entre les mains de certains ressortissants de cette province. Ainsi le brave magistrat, natif de Kayanza a changé d’identité ; il a déclaré sur sa nouvelle carte d’identité qu’il était né à Bururi, dans la commune de Vyanda. Un caméléon ne ferait pas mieux ! Probablement qu’aujourd’hui il est natif de Ngozi !

Voici la meilleure : à Bururi, pour démontrer qu’il est bien intégré, il enlevait sa toge de magistrat et arborait une tenue de combat, kalachnikov à la main et accompagnait les militaires au front pour traquer « les assaillants » du CNDD-FDD ! Paradoxe ! Paradoxe ! Aujourd’hui c’est le même homme qui dit au combattant Manassé Nzobonimpa : « Tu ne sais rien du CNDD-FDD ! » Comme si cela ne suffisait pas, le 6 Avril 2010, au cours d’ une réception à l’ ambassade du Burundi à Bruxelles, le Ministre Nduwimana Edouard confie dans un petit cercle ceci : « …quand nous étions encore au maquis, nous pouvions passer des jours et des nuits sans fermer l’œil…. » Quel opportunisme, direz- vous ! Non, ce n’est pas de l’opportunisme, c’est de l’escroquerie politique pure et simple ! Ceci s’appelle prendre les enfants du bon Dieu pour les canards sauvages !

Fidèle à son idéal, à la veille du lancement officiel de la campagne électorale en 2010, vers 19 heures du soir, au bistrot dit chez « Malhonnête », c’est dans la commune Ngagara, le Ministre Nduwimana Edouard vient trouver un membre influent du FRODEBU pour lui demander s’il peut l’ introduire auprès du président du FRODEBU, l’honorable Léonce Ngendakumana ou du candidat du FRODEBU, l’ ancien Président Ndayizeye. Presque en sanglots, il confessait qu’il s’est mis à dos tout le monde de l’opposition et qu’ il le regrette ; il reconnaissait qu’ il avait fait preuve d’excès de zèle en brimant les partis politiques. Dans sa confession, il était convaincu que le CNDD-FDD allait perdre les élections. Il était donc à la recherche d’un parti susceptible de remporter la victoire.

Avouons-le cette carte de visite de l’actuel Ministre de l’Intérieur n’est pas séduisante. Elle donne des crampes à l’estomac. C’est cynique qu’ un tel personnage soit à la tête d’ un département ministériel aussi sensible et important dans la vie d’ une nation. Comment un homme qui ne croit en rien peut-il oser attaquer l’épine dorsale du CNDD-FDD qu’ est Nzobonimpa Manassé. Ce dernier, gardien du temple CNDD-FDD en sa qualité d’ancien Secrétaire Général du parti, Secrétaire du Conseil des Sages, n’a pas de leçon à recevoir d’ un homme sans identité politique fixe.

La lecture de cette description appelle une série d’interrogations : comment nomme-t-on les gens au CNDD-FDD ? Quels sont les critères qui président à la nomination des hauts cadres et dignitaires ? Procède t-on à une enquête administrative avant la nomination ? Tout porte à croire que la gestion des ressources humaines au parti présidentiel est entourée par un mystère. L’opacité, l’irrationalité, le clientélisme, la corruption sont manifestement autant de facteurs qui entourent ce mystère. Sinon Edouard Nduwimana ne serait pas Ministre. C’est incroyable que l’ancien Président du Groupe Parlementaire et ancien Porte Parole du CNDD-FDD, Monsieur Evariste Nsabiyumva soit un sous ordre de Nduwimana. Cet ancien député est son Chef de Cabinet . C’est triste !

C’est cette tristesse de la grande majorité des militants du parti présidentiel qui donne la force à l’honorable Manassé Nzobonimpa. La Révolution de cet illustre député puise sa force dans ces déceptions. En tout état de cause la position de Nduwimana Edouard contribue énormément à la décadence du CNDD-FDD. Normal. Il a combattu ce parti depuis qu’il était Procureur à Bururi. La mission sera bientôt accomplie et ça sera la seule fois où Edouard Nduwimana aura été constat ! Heureusement que Manassé veille !

CIMPAYE PANCRACE

L'enfer : Juste pour rire.......

19-03-2011

Trois individus : un Américain, un Britannique et un Africain meurent dans un accident et se retrouvent tous en Enfer.

Quelques temps après, l'Américain désireux de savoir si enfin, Ben Laden a été attrapé, sollicite la possibilité de passer un coup de fil vers l'Amérique.
Le diable accepte et aussitôt le coup de fil terminé, il lui facture les trois minutes à 3 millions de dollars. L’Américain sort son carnet de chèques et s'acquitte de sa dette sans souci.

Le Britannique, à son tour sollicite la même faveur, afin de s'enquérir de la santé de la Reine Elisabeth, et de la vache folle en Angleterre.. .Le diable accepte et lui facture, aussitôt la conversation achevée, les trois minutes à 4 millions de livres sterling que notre cher ami Britannique s'empresse de payer...

Ce fut, enfin le tour l´Africain. Ce dernier hésitant du fait de la faiblesse de ses moyens, se décide quand même à demander l'autorisation d'appeler en Afrique pour avoir des nouvelles de son continent. Satan accepte. Et là commence une longue conversation téléphonique au cours de laquelle notre cher ami apprend qu'après la guerre civile en Côte d'Ivoire, une transition interminable se poursuit, au Congo-Kinshasa les rebelles continuent de semer la terreur dans le Nord Kivu et ceux du Tchad et du Soudan se sont armés de plus belle, que le sida continue de progresser sur l'ensemble du continent, que les Togolais s'affrontent entre frères pour le pouvoir, que la famine et les criquets sévissent au Burkina et au Mali, que le président du Congo-B, même au prix du sang de ses compatriotes, tient à mourir au pouvoir comme son défunt beau-fils, que la grippe porcine est arrivée au Bénin et au Nigeria, que Madagascar a perdu sa stabilité
politique, que les gens s'entredéchirent au Gabon pour la succession de Bongo, etc...etc...etc... La conversation s'achève enfin au bout de dix heures.
L'Africain osant à peine regarder le diable, lui demande en bégayant : le prix de la communication, c'est combien? Le diable tout serein répond: Oh, pour les dix heures ça fait tout juste 150 FCFA. Surpris, l'Africain demande : Mais co.....co....comment ça se fait ?? Le diable lui répond: Et bien mon cher Africain, vous ne payez que l´entretien de la ligne car de l'Enfer à l'Enfer, c'est un appel local./-

La rédaction

Manassé Nzobonimpa, révolutionnaire,

18-03-2011


Les bourdes à répétition de Monsieur Gélase Ndabirabe, le puissant Secrétaire Général du parti présidentiel trahissent toujours l’état d’esprit qui règne au sommet de l’Etat. Ainsi avec sa dernière sortie médiatique du 15 mars 2011, il a qualifié l’honorable Manassé Nzobonimpa d’ennemi du CNDD-FDD, on a compris la teneur de la sentence ; en substance dans ses élucubrations pamphlétaires, il précise que l’ OLUCOME est depuis longtemps un ennemi du parti du Président Nkurunziza. Désormais donc l’ OLUCOME et Manassé NZOBONIMPA sont les faces d’une même pièce. Ce message est sans équivoque : l’honorable NZOBONIMPA Manassé doit bénéficier du même traitement qui a été réservé à l’OLUCOME par le passé.

A ce titre rappelons que le Vice- président de cette organisation, Monsieur Ernest Manirumva a été assassiné froidement le 8 avril 2009 ; Monsieur Gabriel Rufyiri, Chef de file de cette lutte sans merci contre la corruption est quant à lui sous une menace permanente à tel enseigne que l’ Ambassade de Belgique à Bujumbura qui apprécie le travail louable de l’Olucome vient de mettre à l’abri sa famille en Belgique. Dans cette République où les corrompus font la loi cette ambassade risque d’être logée à l’enseigne « ENNEMI DU CNDD-FDD » et traitée comme tel. Le chef de cette mission diplomatique, l’ Ambassadeur SMETS devrait demander à Bruxelles l’envoie d’une jeep blindée pour ses déplacements au Burundi. Ce cartel de corrompus est prêt à tout. A ce sujet j’apprends que l’honorable Nzobonimpa Manassé est accusé de bénéficier d’un support financier du même diplomate. Mais Nzobonimpa ni tout contact avec ce diplomate. Mieux, depuis plus de 4 ans Nzobonimpa n’a pas mis les pieds dans cette mission diplomatique. Il jure par tous les Dieux qu’il n’est pas en intelligence avec l’ Ambassadeur Smets. Malheureusement cette infirmation de l’ennemi public numéro du CNDD-FDD ne le sauve pas. En effet avec la déclaration de Gélase Ndabirabe, Nzobonimpa est condamné à mort comme Manirumva. L’arrestation de son chauffeur et de sa jeep, loin de constituer un acte d’intimidation, est un prélude à ce plan macabre de le faire taire définitivement. La sentence a été rendue la veille de la communication du porte parole du parti présidentiel. On se souvient que d’habitude Onésime Nduwimana, un homme averti et posé, a dérapé en traitant cet ancien Commandant de la région militaire Ouest , du temps de la rébellion,de tous les noms. On ne reconnaissait plus Onésime Nduwimana. Effectivement il avait reçu des injoctions claires et nettes de l’Etat Major des corrompus : il fallait rabattre le caquet sous le nez à ce « traître » et le neutraliser rapidement.

Mais force est de constater qu’ un mois après le geste salvateur de Nzobonimpa, sa détermination de dénoncer les corrompus de Bujumbura reste au zénith. Loin de lui l’idée de céder aux menaces de mort multiformes et qui fusent de partout. Au contraire cet ancien officier supérieur de l’ancien mouvement rebelle ne cesse de conquérir les cœurs de la grande majorité de burundais aussi bien du CNDD-FDD, de la classe politique burundaise, de la société civile, des confessions religieuses, de la presse et de la masse paysanne silencieuse. Manassé est déjà un mythe vivant qui inspire aujourd’hui respect et fierté. Je n’exagère pas si j’affirme que l’honorable Nzobonimpa est devenu à moins d’un mois l’homme fort du Burundi. Cela peut paraître étonnant mais cet honorable représentant du peuple burundais est devenu plus fort que le cartel des corrompus qui font la pluie et le beau temps à Bujumbura.

Pourquoi ce digne représentant du peuple burundais est adulé par une grande majorité de burundais ? Parce que la grande majorité de ce peuple n’ a pas voté pour ce pouvoir corrompu ! Parce que la grande majorité de ce peuple aspire à un Etat de Droit ! Parce que la grande majorité de ce peuple a souffert de la guerre et préfère le dialogue à la confrontation armée qui est encouragée implicitement par ces corrompus, pécheurs en eaux troubles ! Parce que la grande majorité de ce peuple a soutenu la guerre du CNDD-FDD, et payé une lourde tribu, pour un Etat de Droit ; ce peuple est déçu et réalise avec amertume que les anciens leaders contre l’oppression sont devenus des oppresseurs féroces, sans pitié ni remords. Ils sont devenus des prédateurs mus par un enrichissement illicite et rapide. Ils décident de détourner 15 millions de dollars sans état d’âme. Et forts d’une impunité temporaire, ils ont l’audace de justifier leur forfait et de menacer l’un des véritables représentants du peuple qui crie au scandale.

« L’honorable Nzobonimpa a dit la vérité, il doit être exécuté ! » Chers corrompus, apprenez qu’ il a dit tout haut ce que tout le monde dit tout bas ! Malheur à vous s’ il lui arrive quoi que ce soit ! Le peuple burundais qui a tant souffert par vos atrocités vous a à l’oeil ! L’Autorité compétente devrait faire le ménage au lieu d’encourager la persécution de ce député de Bubanza. Il a relevé les déboires que ne cesse dénoncer l’ADC-IKIBIRI. Le courage et le risque que ce fils de Bubanza a pris rappellent le geste de Mohamed BOUAZIZI, ce héros arabe à l’origine de la Révolution tunisienne et du vent de la liberté qui souffle sur le Maghreb et sur le Moyen Orient. La croisade de Nzobonimpa rappelle aussi le geste historique de cette dame noire Rosa PARKS qui refusa de céder sa place à un blanc. Les deux figures, Parks et Bouazizi, ont bousculé des montagnes ! Ne pas comprendre que Nzobonimpa est sur les traces de Parks et Bouazizi procède d’une cécité politique propre au parti présidentiel.

A bon entendeur, salut !

Pancrace Cimpaye

"AKARWI du CNDD-FDD : DEGAGE"

11-03-2011

LE PARTI CNDD-FDD DOIT ERADIQUER SON AKARWI
ET SA NYAKURISATION.

1. En général, l’usage d’un tract politique n’est observable que lorsque tout l’espace démocratique, l’espace de la liberté d’expression, d’opinion et d’association sont réduits à ZERO. N’y voyez malice à la tendance « zéro » du Président de la République. Le communiqué n°1 de l’Honorable Manassé NZOBONIMPA confirme avec force cette règle: «… Les membres du parti au pouvoir animés par l’esprit patriotique se sont vus muselés, écartés des instances dirigeantes du parti et refusés le droit d’expression. La démocratie
au sein du parti a été ainsi paralysée alors qu’en qualité de gestionnaires les Bagumyabanga devraient être le miroir d’autres formations politiques pour sa consolidation nationale. D’autres formations politiques et indépendantes ne peuvent pas avoir la liberté d’expression au moment où la majorité des membres du parti présidentiel en sont dépourvus. »

2. Au Burundi, tout tract émanant du parti au pouvoir est en plus annonciateur de malheurs pour la population: «Amabi ako karwi katuzaniye ari(ni) menshi cane, kandi mumenye ko amabi n’amagorwa biturindiriye, tudahagurutse ngo tugire urunani rw’intamenwa, ari memshi cane ». Nous avons en mémoire le tract du Ministre de l’Intérieur A. SHIBURA et du Secrétaire général du parti unique Uprona A.YANDA au marché de Rumonge en avril 1972. Il cachait l’arrestation et l’assassinat du dernier Roi Ntare V à Gitega suivis du génocide hutu de 1972 commis par le pouvoir Micombero. Un tract est devenu ainsi le moyen d’expression tout à fait légal.

3. Le moment de la sortie du tract du cndd-fdd n’est pas anodin:
- « Un congrès aura lieu prochainement, si du moins les organisateurs sont animés d’un esprit patriotique ». Les auteurs redoutaient que ce congrès ne soit une mascarade; il n’y ait pas débat sur les questions qui fâchent tant au sein de leur parti qu’au niveau national comme cela a toujours été depuis que le mouvement rebelle cndd- fdd est devenu parti politique. Les auteurs du tract ne peuvent donc être réduits à une seule personne.
- c’est après le constat de l’absence de l’évaluation semestrielle de chaque membre du gouvernement promise par le chef de l’Etat. Preuve supplémentaire que cette évaluation, comme la tendance zéro annoncée après des élections truquées par le cndd-fdd, n’était qu’un slogan paradoxal. Ô malice !
- c’est après le constat du refus du Président de la République d’engager un dialogue avec les partis de l’opposition démocratique sur l’impasse politique post-électorale. Car, « pour rétablir la paix au Burundi, seules les négociations politiques devraient être privilégiées ».

4. L’autre intérêt du tract est que les auteurs ont fait de l’autocritique sur l’action de leur parti depuis qu’il est au pouvoir. Ils se sont posés des questions et ont tenté d’y apporter une réponse. Le parti cndd-fdd a-t-il accompli les objectifs fixés par ses membres depuis que ceux-ci ont pris les armes pour restaurer la Démocratie, « Intwaro ya Demokarasi » qui a été usurpée depuis l’Indépendance par l’oligarchie militaro civile qui s’est illustrée entre autre par les assassinats du Premier Ministre L. RWAGASORE (1961), du Premier Ministre P. NGENDANDUMWE (1965) et du premier Président Hutu démocratiquement élu M. NDADAYE (1993)? Le cndd-fdd aurai-t-il honoré ses promesses faites à la population lors de la signature des accords de cessez-le feu en 2003? Hélas, NON.
Le tract en kirundi est de portée didactique car censé toucher un large public. Pédagogues, ses auteurs ont tenu à rappeler aux citoyens l’existence de « l’AKAZU » sous le régime Havyarimana au Rwanda avant le génocide de 1994 et les invitent à se débarrasser au plus vite de son équivalent burundais, « l’AKARWI » du régime Nkurunziza, source de tous les
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maux et malheurs de la population: «Amabi ako karwi katuzaniye ari (ni) menshi cane, kandi mumenye ko amabi n’amagorwa biturindiriye , tudahagurutse ngo tugire urunani rw’intamenwa, ari memnshi cane ».
En français, le communiqué de l’Honorable Manassé Nzobonimpa est de portée politique car s’adressant aux initiés de la chose publique. Il est une synthèse des réactions des gens au tract. De ce fait, il a réveillé les vieux démons qui sommeillent dans de tout régime dictatorial à parti unique si l’on s’en tient aux réactions du Président Nyakuri Mr. Jérémie Ngendakumana et de son porte parole niant au Député sa qualité de membre du cndd-fdd, de Secrétaire du Conseil des Sages et dénigrant sa personne.

4. Pourquoi le Colonel Jérémie Ngendakumana a-t-il d’emblée attribué abusivement ce tract à l’opposition? Il a ignoré le contenu du tract car les faits y décrits ont été dénoncés à plusieurs reprises par le canal officiel et légal de l’ADC- IKIBIRI : les partis politiques. Ensuite, il y a eu crime de lèse majesté provoquant en lui courroux et frustrations. Lui, président du parti, s’est senti très humilié de ne pas avoir été mis au parfum des préparatifs de ce tract alors qu’il avait déjà lâché ses boys « Imbonerakure, rançonner la population, sillonner chez certains opérateurs économiques et dans les sociétés paraétatiques pour récolter de l’argent qu’ils appellent, par escroquerie, COTISATIONS ». Lui-même, ne sillonnait-il pas la Chine pour des « APPUIS » financiers à son congrès. Ses réactions rappellent celles des Tutsi-Hima sous la féodalité. Interdits d’accès à la cour du Roi et de même toucher le pis d’une vache du Roi contrairement aux Hutu, ils se sont mis à élaborer des plans macabres pour éliminer physiquement le Roi, ses fils et petits-fils ainsi que les Hutu (ex. Plan Simbananiye). Depuis, le Burundi n’a connu que des pertes incommensurables en vies humaines.
Quelle est l’attitude du Président de la République dans ce conflit entre le cndd-fdd et le cndd-fdd nyakuri? « Silence, on prie ». Assourdissant ! Du temps de Micombero c’était « Silence, on tue ! ».

5. Le communiqué n’°2 du Député Manassé cite nommément certains membres de l’AKARWI et un exemple précis de leur forfait: 13 Millions de dollars américains détournés. La réaction épidermique ne s’est pas fait attendre: exclusion du Député du conseil des sages, emprisonnement de son chauffeur et d’une femme portant le tract, vol de sa voiture de fonction, menaces, intimidations, procédures pour lui retirer l’immunitaé parlementaire, tentatives d’atteinte physique à sa vie, refus de la sécurité pour sa famille, etc... Or, à travers ses interventions de défense à la radio, le Président nyakuri a implicitement avoué le forfait par cette lapalissade: « nous étions partis en Ouganda avec Mr Manassé dans une mission du parti… ». Oui, mais, quelle mission ? Ne rappelle-t-il pas le « nous n’avons pas triché les élections parce que les observateurs internationaux n’ont rien dit » ?

6. Que retenir de ce tract? Le Colonel Manassé NZOBONIMPA, après avoir été Gouverneur de Bubanza, a refusé tout poste politique dès le fameux congrès de Ngozi. On ne l’a plus entendu parler ni « distraire le peuple » comme dirait son Excellentissime.
Avant lui et ce tract, dans l’article « Madame Bénigne Rurahinda n’en peut plus » du Major démobilisé des fdd NDIKUMANA J.P., cinq femmes des généraux fdd recommandaient aux dignitaires du parti de « chasser ce Rwandais qui fait commettre aux Généraux de son entourage des actes irresponsables ». Le Député de l’EALA, ne recommande aux Bagumyabanga que de « sauver la démocratie étouffée par une poignée de gens (AKARWI) pour bannir à jamais les suspicions, la chasse à l’homme, la culture de la haine, les montages et les chantages cibles. Ainsi, le respect de la chose publique sera assuré, la paix
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pour tous rétablie, les libertés des organisations politiques et indépendantes retrouvées, la cohabitation pacifique entre les fils et les filles du pays sera une réalité et le tout pour le développement intégral de ce beau pays ».

En clair, puisque le cndd-fdd nyakuri s’est montré incapable de comprendre un tel message, il revient au parti cndd-fdd lui-même d’éradiquer son AKARWI et sa politique de NYAKURISATION qui consiste à tuer, violer et voler. Il doit se faire hara-kiri.
TUGIRE AMAHORO.





La rédaction

Conférence de presse : ADC-Burundi

11-03-2011

Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi
Mot liminaire de la Conférence de presse de la Coalition ADC-IKIBIRI du 9 Mars 2011.
1. En date du 24 février 2011, il y a, exactement deux semaines, l’ADC-IKIBIRI, a fait une évaluation de neuf mois de l’inoubliable date quand le CNDD-FDD appuyé par la CENI et certains éléments de la Police Nationale du Burundi a fait un hold up électoral caractérisé par des fraudes massives, l'achat des consciences avec les moyens de l'Etat et l'aide de la Communauté internationale sous la complicité de la CENI et avec l'oeil complaisant de la Communauté Internationale. Ainsi ce hold up électoral du 24 mai 2010 ne peut être considérée qu’un refus tragique de la démocratie et le dénigrement du peuple burundais.
2. C’est pourquoi, la Coalition ADC-IKIBIRI a préféré ne pas cautionner ces tricheries et a suspendu sa participation aux pseudo-élections. L’ADC-IKIBIRI avait proposé la mise en place d’un cadre de dialogue pour redresser la situation à temps.
3. Les institutions issues de cette mascarade électorale vient de faire 6 mois de tâtonnement, de mauvaise gestion, de promesses vaines, d’introduction des réformes mal pensées surtout dans les différents secteurs sensibles de la vie nationale tels que l’éducation, la santé, la sécurité, l’énergie, la bonne gouvernance etc. La flambée des prix des produits de première nécessité, la hausse des prix des produits stratégiques tel que le carburant, la question de redéploiement des enseignants, les engagements et les promesses non tenus suivis par la revendications légitimes des syndicats est une résultante de ce pilotage à vue des destinés du pays.
4. L’ADC-IKIBIRI trouve normal la situation actuelle car, les élections truquées ne pouvaient qu’engendrer un gouvernement sans vision, sans ligne directrice, constitué d’hommes et femmes improvisés, d’où des contradictions quasi journalières dans la gestion quotidienne de la nation.
5. La population burundaise et la communauté internationale sont témoins de l’incohérence notoire au sein de l’équipe dirigeante du régime actuel et au Parti CNDD-FDD. Des déclarations diamétralement opposées sont régulièrement entendues dans les médias et désorientent le peuple burundais et les amis du Burundi qui aimeraient venir en aide à notre nation ou investir dans notre beau pays. La récente sortie médiatique très remarquée de l’Honorable Manassé MBONIMPA qui vient de mettre à nue la véritable face cachée du parti des « Abagumyabanga » donne raison aux revendications que la Coalition ADC-IKIBIRI ne cesse de clamer haut et fort. Nous saisissons cette occasion pour lui témoigner notre sympathie et notre soutien dans sa démarche de démasquer les loups en peau d’agneau qui dirigent le parti et le pays.
6. Sur le plan politique, le régime en place chante la démocratie mais dans les faits empêche les partis politiques de fonctionner, élabore et met en application les plans de division des partis politiques par la création des ailes, forcer les leaders des partis politiques à l’exil. C’est le cas de Agathon RWASA, Président du FNL, Léonard NYANGOMA, Président du CNDD, Alice NZOMUKUNDA, Présidente de l’ADR, Alexis SINDUHIJE, Président du MSD, Anicet NIYONKURU, Président du CDP et autres leaders politiques des partis membres de l’ADC-IKIBIRI.
7. Sur le plan des droits de l’homme, malgré l’existence d’un ministère en charge des droits de l’Homme, certains éléments de la Police Nationale de connivence avec les milices IMBONERAKURE, et les agents du Service national de renseignements sont toujours à la chasse des membres de l’ADC-IKIBIRI qui sont intimidés, emprisonnés et mêmes tués sous prétextes qu’ils collaborent avec ce que le régime en place appelle cyniquement : les voleurs, les affamés, les fous, etc.
8. Sur le plan de la bonne gouvernance économique, bien que le Président NKURUNZIZA ait lancé le mot d’ordre de tolérance Zéro ; qu’existent des institutions en charges de lutte contre la corruption et les malversations économiques, force est de constater que les caisses de l’Etat continuent à être vidées, le patrimoine national est bradé, les ressources naturelles exploitées à vil prix et tous cela au profit d’une poignée de gens couvertes par l’impunité.
9. La Loi portant mesures de prévention et de répression de la corruption et des infractions connexes ne frappent pas les parlementaires, les Ministres, les mandataires politiques ou publics ayant rang de ministre, les officiers généraux, les gouverneurs, les magistrats de juridictions supérieures etc. Ces catégories de personnes sont à l’abri sous la haute protection de l’Etat en témoignent les réactions brutales et même sauvages aux récentes révélations de l’Honorable Manassé MBONIMPA. Finalement seuls les petits fonctionnaires sont susceptibles d’être poursuivi, si évidemment eux-mêmes ne sont pas couverts par « le haut ». Vous vous souviendrez des dossiers Air Burundi, REGIDESO, EMGECO, COGERCO, beaucoup de marchés attribués illégalement par les services de l’Etat dont les auteurs restent impunis jusqu’aujourd’hui.
10. Selon le président de la ligue des jeunes Imbonerakure du CNDD-FDD, le député Ezechiel NIBIGIRA, les acteurs de la société civile, les citoyens honnêtes qui dénoncent et qui dénonceront les malversations économiques commis par le régime en place seront sévèrement sanctionnés. C’est très dommage qu’un représentant du peuple confond un programme du pouvoir et une propriété intellectuelle. Visiblement, pour le président des IMBONERAKURE, la tolérance zéro n’est que propriété privée du président NKURUNZIZA et ne sera appliquée que par lui seul sous peine de faire du plagia.
11. Les membres du gouvernement rivalisent dans des contradictions démontrant à suffisance l’incohérence dudit gouvernement. En guise d’exemple, sur base de certains rapports qui classent le Burundi parmi les pays les plus corrompus de cette planète, le 2ème Vice-président de la République reconnaît que jusqu’au mois de septembre les bailleurs de fonds avaient débloqué moins de 20% des appuis financiers promis tandis que pour la ministre des Finances, toutes les promesses ont été honorées. Concernant les cahiers dits ougandais ce fut un drame, franchement ! Pour le président NKURUNZIZA, les présidents des deux chambres du Parlement et le Ministre SAIDI KIBEYA, il s’agit d’une aide que le Gouvernement Ougandais a accordé au gouvernement du Burundi. Pour la Ministre des finances, les cahiers ont été achetés par le Gouvernement du Burundi. Qui de ces illustres personnalités a pris le risque de tromper le peuple burundais? Comme on le dit souvent le mensonge prend l’ascenseur et la vérité le chemin de l’escalier mais finit par la rattraper. « Wait and see ». Qui vivra verra ! Quid du dossier restructuration de la REGIDESO ! Pour le porte-parole du gouvernement, le dossier a été bien planifié, bien préparé et bien confectionné, quelque jours plus tard, la Ministre des finances parle d’autre chose. Finalement où allons nous avec un gouvernement plein de contradictions et d’incohérences ?
12. L’opinion tant nationale qu’internationale reste toujours sur sa soif en ce qui concerne les gros dossiers comme Falcon 50, Interpetrol, SOSUMO, dette de l’Ouganda envers le Burundi de 14,2 millions de dollars, des contrats d’exploitation minière, le marché de 600 milliards annulé après dénonciation par l’OLUCOME etc. Tout le monde se pose des questions sur les véritables mobiles de ces détournements quand on se souvient comment de tels régimes terminent leurs mandats.
13. Sur le plan social, le Gouvernement CNDD-FDD promet aux syndicats une harmonisation des salaires et parallèlement continue à augmenter les salaires des corps qu’il croit pouvoir manipuler le moment venu. Ils se trompent fort car nous sommes persuadés et convaincus que plus rien ne sera comme avant. Certains sont conscients de leur obligation de neutralité et de professionnalisme.
14. Le Gouvernement CNDD-FDD, malgré les difficultés de régulariser les arriérés de salaires pour certaines catégories de fonctionnaires tels que les enseignants, continuent à caser des militants du parti au pouvoir sans passer par les voies et les procédures légales. Les chômeurs sont obligés de se renier ou chercher des pots de vin pour trouver un emploi dans les services de l’Etat.
15. le gouvernement CNDD-FDD continue le nettoyage aux postes techniques de tous les militants de l’opposition en violation de la Constitution et de la loi n°1/09 du 17 mars 2005 portant distinction des fonctions politiques et fonctions techniques. Le CNDD-FDD dans la nomination aux postes techniques privilégie le militantisme à la place des compétences d’où le tâtonnement et le blocage de certains services dirigés par des militants du CNDD-FDD zélés et inaptes.
Face à cette situation, la Coalition ADC-IKIBIRI porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :
16. La Coalition ADC-IKIBIRI continue à rappeler que la descente aux enfers du pays et la déliquescence de l'Etat du Burundi est en grande partie imputable au parti CNDD-FDD et au hold up électoral du 24 Mai 2011.
17. La Coalition ADC-IKIBIRI dénonce, une fois de plus, les graves pratiques de corruption sous le couvert d'une impunité totale, les détournements des deniers publics, les malversations économiques et financières, les marchés illégaux, le bradage du patrimoine national, la politisation de l'administration, l'ingérence du pouvoir exécutif dans le fonctionnement du pouvoir judiciaire qui met en mal le principe sacro saint de l'indépendance de la magistrature, les pratiques discriminatoires dans le recrutement des emplois publics.
18. L’ADC-IKIBIRI s'inscrit en faux contre les graves violations des droits de l’homme et des libertés publiques, qui sont en train de miner profondément la nation burundaise. Le Président NKURUNZIZA, son gouvernement et son parti en assumeront la responsabilité devant l’histoire et le peuple burundais
19. Bien que le pays se soit enfoncé dans une impasse sociopolitique profonde, la Coalition ADC-IKIBIRI estime que le Burundi peut se relever si et seulement si la voix de dialogue est érigée en mode de gestion de la société.
20. A ce titre l'ADC-IKIBIRI tend la main de dialogue au Président NKURUNZIZA pour enclencher avant qu'il ne soit encore très tard des mécanismes de dialogue inclusif entre les différents protagonistes et des acteurs importants de la vie sociopolitique burundaise.
21. Le refus de dialogue, les injustices sociales observées ici et là ne peuvent que conduire à une impasse politique avec ses conséquences fâcheuses que le régime actuelle ne devrait pas ignorer. Les leçons apprises de la Tunisie et de l’Egypte devraient les ramener à la raison avant qu’il ne soit trop tard.
22. L’ADC-IKIBIRI rassure le peuple burundais qu’elle restera toujours disposée à dialoguer pour épargner le peuple burundais du virus de division et de mauvaise gestion de la chose publique qui est entrain de s’installer dans tous les secteurs de la vie nationale.
23. L’ADC-IKIBIRI demande à la communauté internationale qui a toujours été aux côtés du peuple burundais de rester toujours vigilante et contraindre le régime en place d’entamer le dialogue afin qu’un débat direct, franc et sincère soit mené avec les différents protagonistes et d'autres acteurs de la société burundaise sur des questions sensibles notamment la sécurité, la corruption et les malversations économiques, le bradage du patrimoine national, la démocratie et la bonne gouvernance, la séparation effective des pouvoirs, les droits de l’homme.
JE VOUS REMERCIE

La rédaction

Le Colonel Nzobonimpa a tout compris

28-02-2011

COMMUNIQUE DU 26 FEVRIER 2011 PORTANT SUR LA POSITION DE BEAUCOUP DE MEMBRES DU PARTI CNDD-FDD ET DES BURUNDAIS EN RAPPORT AVEC LA CORRUPTION, LES MALVERSATIONS ECONOMIQUES ET D’AUTRES MAUX QUI GANGRENENT LE POUVOIR EN PLACE A BUJUMBURA.
Depuis une bonne période, la communauté nationale et internationale assiste impuissamment à des scènes de corruptions et de malversations économiques affichées par certains dignitaires du pays en général et du parti CNDD-FDD en particulier alors que des instances chargées de lutter contre ces fléaux ont été mises sur pied. Une certaine opinion croit aveuglement que la majorité des «BAGUMYABANGA » soutient ce comportement malsain alors qu’il n’en est rien. Tout simplement, les membres du parti au pouvoir animés par l’esprit patriotique se sont vus muselés, écartés des instances dirigeantes du parti et refusés le droit d’expression. Bien plus, des tueries de paisibles citoyens s’observent un peu partout dans le pays et leurs familles ne reçoivent aucune assistance dans leurs efforts de découvrir les commanditaires.
La devise du parti CNDD-FDD pour laquelle beaucoup de membres sont fidèles reste et restera: LA JUSTICE, LA DEMOCRATIE et LE DEVELOPPEMENT. Plutôt, les « BAGUMYABANGA » sont chagrinés par le manque de cadre d’expression au sein du parti face à la situation catastrophique qui prévaut au pays. Leur parti considéré comme un cadre sacré d’expression, les ventriotes comptés parmi ses gestionnaires le gèrent en privilégiant le musèlement. La démocratieau sein du parti a été ainsi paralysée alors qu’en qualités de gestionnaires, les «BAGUMYABANGA » devraient être le miroir d’autres formations politiques pour sa consolidation nationale.
Dans cette logique, nous nous appuyons sur la volonté de cette majorité des « BAGUMYABANGA» pour porter à la connaissance de la communauté nationale et internationale ce qui suit :

1. Ces personnes engagées dans la corruption et les malversations économiques se comportent comme étant en compétition. Certains parmi eux ont de hautes responsabilités au sein du parti et ont arrêté des stratégies pour que les « BAGUMYABANGA » animés de l’esprit patriotique ne trouvent aucune brèche pour prodiguer des conseils allant dans le sens de réanimer le système dirigeant.
Qu’à cela ne tienne, les réunions pour l’échange d’idées constructives sont dominées par l’oisiveté, des stratégies de limogeage des uns et des autres et d’autres agendas ne servant à rien à la nation et au parti. La rumeur devenant ainsi le seul moyen d’information et de communication.

2. Face à cette situation, d’autres formations politiques et indépendantes ne peuvent pas avoir la liberté d’expression au moment où la majorité des membres du parti présidentiel en sont dépourvus. Un groupe de personnes qui sabotent l’économie nationale et perturbent aussi de paisibles citoyens en les faisant limoger de leurs fonctions sous prétexte de mettre en application les recommandations du parti et du Président de la République. Ils ont mis sur pied une équipe des jeunes portants malhonnêtement le nom d’ « IMBONERAKURE » qui sillonne chez certains opérateurs économiques et dans des sociétés paraétatiques pour récoltera l’argent qu’ils appellent par escroquerie « COTISATIONS » ou « APPUIS » au parti.

3. La démocratie, gage de la consolidation de l’indépendance est paralysée au sein du parti et dans le pays alors qu’elles honorent nos héros RWAGASORE et NDADAYE. Ce comportement n’honore point le sang des burundais qui ont péri sur le champ de bataille pour la cause de l’indépendance et de la démocratie.

4. Les malversations économiques, la corruption et d’autres bavures caractérisent cette équipe aux tactiques diaboliques et qui a des antennes un peu partout dans les différentes institutions du pays. Ces patrons et leurs complices souillent le parti et la nation toute entière.

5. Ces malfaiteurs cachés au sein du parti contribuent aussi à la violation des libertés
individuelles en poursuivant ceux qui ne partagent pas leur vision et profitent du chao au sein des institutions dont ils sont auteurs pour s’enrichir malhonnêtement. Cette équipe anime l’esprit de la violation de la loi dans le pays car, pour elle le respect de la loi pourrait être un verrou dans l’acquisition illicite des biens.

6. Les relations du Burundi et la communauté internationale ont été entachées suite à ce comportement indigne de cette équipe, ce qui a motivé la perte de confiance des bailleurs vis-à-vis du gouvernement ainsi que le désengagement à l’appui budgétaire et l’adoption des financements à compte-goutte moyennant plusieurs conditionnalités.

7. Pour sauver notre démocratie étouffée par une poignée de gens, les « BAGUMYABANGA »par leur courage s’engagent à consolider leurs efforts pour bannir à jamais, les suspicions, la chasse à l’homme, la culture de la haine, les montages et les chantages cibles…Ainsi, le respect de la chose publique sera assuré, la paix pour tous sera rétablie, les libertés des organisations politiques et indépendantes seront retrouvées, la cohabitation pacifique entre tous les fils et filles du pays sera une réalité, et le tout pour le développement intégral de ce beau pays que le bon Dieu nous a donné.

8. Le programme de désarmement se heurte aux difficultés multiples suite à la prolifération des armes pour ravitailler de nouveaux groupes armés. Même si certains qualifient ces derniers de bandes de voleurs, de fous et autres, ce qui reste évident est que c’est le sang des burundais qui est versé. Au lieu de sacrifier d’autres vies humaines alors que le mobile de ces tueries a une connotation politique liée au refus des résultats des dernières élections, nous trouvons que les négociations inter burundais sont incontournables. Rappelons-nous que les noms calomnieux que le pouvoir de l’époque collait à notre mouvement pendant que nous étions encore sur le champ de bataille ne l’ont aidé à rien pour freiner les pourparlers. Pour rétablir la paix au Burundi, seules les négociations politiques devraient être privilégiées.

9. Heureusement qu’un congrès ordinaire du parti CNDD-FDD aura lieu prochainement. Nous espérons que les résolutions qui en découleront feront face aux lacunes ci-haut citées et pourront rectifier les erreurs, si du moins les organisateurs sont animés d’un esprit patriotique. Nous espérons également que les « BAGUMYABANGA » pourront avoir la chance de donner leurs contributions au lieu d’être dicté comme d’habitude. Ainsi, ce parti aura la chance d’arrêter des stratégies utiles pour l’abolition de ces crimes. Sinon, ça sera la trahison pour les «
BAGUMYABANGA » et leur parti, opérée par cette poignée de gens qui les ont infiltrés.
En conclusion, nous informons tous ceux qui veulent le croire que ce communiqué est un avertissement adressé aux auteurs des malversations économiques, des différentes formes de corruptions et de tous les maux dont souffre le Burundi actuellement, que les «BAGUMYABANGA » refusent d’être leurs complices et n’acceptent pas que leur parti soit souillé par leurs actions malsaines. Plusieurs « BAGUMYABANGA » ont fouille en lisant attentivement le document non signé qui circule dans le pays et ont trouvé qu’une bonne partie de son contenu comporte de bonnes idées utiles aux congressistes dans la prise des décisions salvatrices dont le
pays et le parti ont besoin. Enfin, à ceux qui auront apprécié ce communiqué, qu’ils s’en imprègnent pour se ressaisir et construire ce beau pays que nos ancêtres nous ont légués. A ceux qui en sont sidérés, qu’ils veuillent comprendre notre détermination car, la recréation n’a fait que trop durer.

Fait à Bujumbura, le 26 Fevrier2011.
Le Secrétaire du Conseil des sages du parti CNDD-FDD
Honorable Manassé Nzobonimpa

La rédaction

Légitimité de Nkurunziza ? (suite)

25-02-2011

« LE PRESIDENT NKURUNZIZA EST RWANDAIS, UN HUTU
OUI, MAIS RWANDAIS » IL DOIT PARTIR.


4. Circonstances aggravantes : le Président Nkurunziza a trahi le Peuple Burundais.

Une autre question est de savoir si dénoncer maintenant son ambivalence sur sa nationalité de naissance alors qu’il a présidé la première législature, ne serait pas faire de l’ivoirité à la sauce burundaise ?

a. La loi étant, par définition, une codification des us et coutumes d’une population donnée sur un territoire donné, rien ne dit que la loi électorale ivoirienne eût été la même que la loi burundaise. Par ailleurs, nous avons constaté que ceux qui ont tenté de dénoncer la nationalité de naissance du Président des Etats-Unis d’Amérique Mr OBAMA ne connaissaient ni la loi américaine en la matière ni la géographie de leur pays.

b. Il ne s’agit pas non plus de porter atteinte à la loi relative à la double nationalité. L’une est de naissance, l’autre s’acquiert. Changer de nom n’est pas acquérir une nationalité ni de naissance ni une double nationalité. C’est tricher. La 1ère législature de Mr Nkurunziza avait comme objectif premier, la réconciliation nationale. L’on peut donc comprendre que cette question ait été laissée au second plan. Néanmoins, sa violation impunie de l’Art. 129 de la Constitution et sa politique de nyakurisation ayant servi à étouffer toute vérité et à phagocyter cette réconciliation nationale, permettent de conclure que P. Nkurunziza a trompé deux fois le peuple burundais sur cette question. La récidive est toujours une circonstance aggravante.

c. L’ambivalence à la particularité est de présenter un sujet qui éprouve simultanément deux sentiments contradictoires vis-à-vis d’un même objet, une disposition à la confusion entre le bien et le mal, entre l’amour et la haine, un non distinguo entre le vrai et le faux, entre la victime et l’auteur d’un délit ou d’un crime. L’on sait aussi que cette ambivalence est censée résolue à l’âge adulte depuis Freud. Ainsi, comment comprendre autrement que le Président Nkurunziza ait promulgué l’abolition de la peine de mort et que l’on assiste simultanément à des assassinats ciblés et à des exécutions extrajudiciaires de Burundais sinon par son ambivalence sur sa nationalité de naissance non résolue.

d. Dans « Mme Bénigne Rurahinda n’en peut plus », il est bien précisé que le Président Nkurunziza a joué sur son ambivalence sur sa nationalité de naissance pour:
- faire commettre « des actes irresponsables » aux Généraux burundais de son entourage afin de « mettre à genou les hauts officiers burundais (voire tutsi) de Bururi » à commencer
par le Député Léonard Nyangoma. Rappelons que celui-ci a été démobilisé en tant que
Général. L’on sait ce qu’il a enduré et endure encore ce grand Général d’armée.
- assurer les protections des personnes de sa nationalité rwandaise de naissance, en particulier
Mr Alain Mugarabona, alias MURENZI, un Rwandais de naissance qui, comme lui, a opté
de porter un nom qui sonne kirundi.
- ordonner de ne pas le torturer dans la prison de la police présidentielle contrairement aux
Burundais codétenus comme Kadege, Ndayizeye etc… et de lui payer une villa au Rwanda
avec l’argent du contribuable burundais (3.000 $ américains/mois) après l’avoir sorti de
prison de façon illicite et avoir fait annuler sa condamnation sur injonction du Président rwandais. En échange, Mugabarabona lui a donné le filon pour « fabriquer
des cartes d’identité truquées » et de truquer ainsi à l’avance les élections de 2010;
- accorder prioritairement des marchés publics aux Rwandais au détriment des Burundais;
- défénestrer son concurrent Radjabu de la présidence du parti et lui ôter toute possibilité
d’être candidat aux fonctions de Président de la République en 2010. Or, ni l’un ni l’autre
ne pouvait prétendre à la candidature aux fonctions de Président de la République eu égard
à l’Art. 94&2 de la Loi électorale et à leur nationalité non burundaise de naissance. Etc…

Face à ces actes jugés irresponsables, l’une des solutions proposées dans « Mme Bénigne Rurahinda n’en peut plus » est que les hauts dignitaires burundais de son parti, notamment ceux-là même qui étaient inéligibles au Bureau du Parti lors du Congrès de Gitega parce qu’ils n’avaient 10 ans de maquis en 2003 et non éligibles au sein de leur parti comme candidat aux fonctions de Président de la République alors qu’ils remplissent les conditions doivent « chasser ce Rwandais ». Arriver qu’un burundais propose une telle mesure signifie que Pierre Nkurunziza a porté de préjudices graves au peuple burundais. IL L’A TRAHI. IL DOIT DEGAGER.

e. Une autre circonstance aggravante et 4ème facteur de l’impasse politique actuelle: les fraudes massives aux élections de 2010.
Dans « Mme Bénigne Rurahinda n’en peut plus », le Major Ndikumana J.P. écrit: « J’ai appris que même l’entreprise sud-africaine qui nous a aidé à fabriquer des cartes truquées pour les élections a été contacté(e) par Mugabarabona à partir de Kigali ». Ces cartes d’identité déterminent le nombre d’inscrits. Celui-ci reste fixe à chaque élection comme tout dénominateur commun. Mais il a été manipulé et a varié du simple à l’infini selon les besoins du parti au pouvoir d’autant plus que la CENI n’a donné prioritairement que des taux ou des pourcentages et pas le nombre de voix obtenues par chacun des candidats. Ainsi, aux Communales, certaines communes se sont vues attribuer 30 conseillers communaux et d’autres moins de 15. Aux présidentielles, on pouvait avoir des taux dépassant 100% sans même tenir compte du boycott. A cela s’ajoute le bourrage des urnes décrié par l’opposition.
- La Nyakurisation a, par exemple, conduit à ce que des voix se répartissent sur 5 partis au
label Frodebu et finalement reportées au seul Frodebu Nyakuri.
- Le Président Nkurunziza a lui-même a avoué ces fraudes électorales par sa négation de
ces élections dans tous ses discours officiels.
- Son parti les a justifiées par la pirouette bien de chez nous : « nous avons pas triché
parce que les observateurs internationaux ont dit que nous n’avons pas triché ».
Ceux-ci se sont limités à dénoncer des « irrégularités » ou erreurs observées le jour de
vote pour éviter l’annulation des résultats au motif que le report des élections leur aurait
coûté encore plus cher. Or, en annulant les résultats des communales et en couplant les
communales avec les présidentielles comme l’opposition l’avait proposé, cela n’aurait
coûté aucun sous de plus aux 54 Milliards de Fr Bu.
- Le fait que la CENI n’a pas atteint ses objectifs fixés de départ constitue une autre preuve
de fraudes électorales massives.

5. Discours d’investiture du Président P. Nkurunziza, plagiat de nos Héros nationaux de l’Indépendance et de la Démocratie: Louis Rwagasore et Melchior Ndadaye.

Selon le Petit Larousse 1974, un plagiat était un acte de vente d’esclaves à autrui. Cette définition a évolué avec le temps pour devenir une infraction pénale. Prendre une œuvre

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ou un écrit d’autrui et en faire sien sans citer l’auteur revient à plagier. Plagier c’est aussi commettre un faux en écriture et/ou une escroquerie à cette œuvre et/ou écrit.
Côté juridique, l’auteur de ce type d’infractions est condamnable par les Art. 343 &344 du code pénal burundais, promulgué par le Président Nkurunziza, à des peines de prison et d’amendes financières.
Lorsque l’on se contente de l’oralité de son discours d’investiture, comme c’est le cas pour la grande majorité de Burundais, il subsiste un arrière-goût de plagiat de nos deux Héros nationaux. Sa lecture rend les choses encore plus claires.

1°. Au point de vu de la FORME, le Président Nkurunziza ne s’est pas adressé pas aux Burundais et encore moins aux Députés et Sénateurs censés les représenter. Même par « Tous protocoles observés » en son titre, le Président s’adresse aux curieux venus voir le spectacle lié à une investiture d’un Président et maintenus à distance par un cordon de police.
Le Président Nkurunziza s’est adressé aux nombreux Chefs d’Etat et de Gouvernement qui, selon ses services de police, avaient causé un embouteillage monstre à leur arrivée à l’aéroport de Bujumbura trois jours durant. Or, il n’y avait qu’un seul Chef d’Etat et de Gouvernement, le Général Paul Kagame. Comme par hasard, leur processus électoral est identique et a donné les mêmes résultats : ils se suivent dans le Top 5 des dictateurs.
Prioritairement, le Président Nkurunziza s’est adressé à « Dieu Tout Puissant « et aux « serviteurs de Dieu », une appellation bien contrôlée pour dire les militants de son parti cndd-fdd. Cette adresse incantatoire et ce, nonobstant son célèbre « le Pouvoir vient de Dieu » aux nouveaux et anciens Administrateurs et Gouverneurs, constitue la preuve incontournable de sa négation des résultats du marathon électoral de 2010 qu’il avait lui-même truqué d’avance et de sa confirmation officielle de la fraude massive tant décriée par l’opposition.

C’est au 33ème et dernier paragraphe que le Président Nkurunziza s’adresse à ses compatriotes : « Quant à nos compatriotes,… ». Pour leur dire quoi? « Nous leur lançons un vibrant appel… ». Mais, vu son ambivalence sur sa nationalité de naissance, à quels compatriotes pensait-il à ce moment-là ? Pourquoi n’a-t-il pas utilisé le « vous » ? « Nous vous lançons…».

C’est aussi au dernier paragraphe que le Premier Ministre feu L. Rwagasore a levé les yeux (ses yeux de veau) et a fixé la puissance tutélaire pour lui dire: « Quant au peuple Belge…, vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté ». En d’autres termes, donnez-nous l’Indépendance, vous serez satisfaits de voir comment le Burundi indépendant se développe socialement et économiquement. Le Premier Ministre avait nommément désigné ses interlocuteurs contrairement à Nkurunziza. Il fut assassiné aussitôt.
En balançant cette partie de la phrase dans son discours (« vous nous jugerez à nos actes ») sans citer l’auteur ni l’interlocuteur, le Président Nkurunziza a commis un faux en écriture du discours de L. Rwagasore et a fait de sa parole, son slogan paradoxal. Pire, le« Rwandais » s’est fait passer pour le Héro de l’Indépendance du Burundi. Abjection, non?

Il convient de souligner que le fait d’entonner des prières dans le Palais de la Nation où s’élaborent les lois de la République laïque est un plagiat. Le Président Nkurunziza a transformé le Palais du Peuple en un lieu de culte. N’a-t-il pas plagié le drapeau du Parti Sahwanya-Frodebu en brocardant son effigie sur les tee-shirts aux couleurs (blanc&vert) du

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drapeau du parti Sahwanya-frodebu que portaient les « serviteurs de Dieu » lors de la mascarade de congrès de son parti précédant les élections de 2010.

2°. Au point de vu CONTENU, l’on peut d’abord s’étonner de lire un texte cohérent, bien structuré alors que pendant toute sa campagne électorale le discours du candidat président ne s’était limité qu’aux crépitements des grenades et de kalachs des « serviteurs de Dieu » qui l’accompagnaient.
C’est que son discours est UN FAUX EN ECRITURE du « programme de campagne électorale du Parti Sahwanya-Frodebu aux élections de 2005 » auréolé de prières, de slogans paradoxaux tel « tendance zéro» et de projets mégalomaniaques tel « un second aéroport international à Bugendana » sans avoir aucun avion ne fut-ce, un Falcon 50.

En effet, les paragraphes 17 à 28 du discours sont des copiés collées des paragraphes consacrés aux aspects socio-économiques des 46 propositions du programme de campagne du Parti Sahwanya-Frodebu de 2005 lequel est une reprise du programme électoral du Président Melchior Ndadaye aux élections de 1993. Nous venons de voir ci avant que « vous nous jugerez à nos actes » est un faux en écriture du discours de L. Rwagasore.

Eu égard à sa politique de Nyakurisation, il s’avère que le Dr Jean Minani qui a piloté ce programme à l’échec électoral du Parti Sahwanya- Frodebu en 2005, une fois devenu Frodebu Nyakuri, l’a vendu au parti du Président Nkurunziza. En échange, il a reçu le Ministère de la Bonne Gouvernance et celui de l’Agriculture et Elevage lesquels étaient occupés respectivement P. Nkurunziza et Mme Odette KAYITESI. Cet échange de bons procédés ne peut se définir autrement que par une escroquerie au programme du Parti Sahwanya-Frodebu.

3°. Pourquoi P. Nkurunziza n’a pas prononcé son discours en Kirundi, la langue maternelle, comme l’ont fait L. Rwagasore et M. Ndadaye?
- Pour que la majorité de Burundais électeurs en 1993, 2005 et 2010 ne puissent pas
comprendre que le Président Nkurunziza a fait main basse sur le discours de Louis
RWAGASORE et sur le programme électoral du Président M. NDADAYE qu’ils
connaissent très bien.
- Pour cacher sa nationalité rwandaise de naissance au peuple burundais.
- Pour s’attirer la sympathie des Amis du Burundi tant trompés afin qu’ils ne se rendent
pas compte qu’ils ont financé des élections truquées (54 Milliards moins 9 milliards).
- Il est à noter que le 46 ème et dernier paragraphe du Programme de campagne électorale du Parti Sahwanya-Frodebu de 2005, ici usurpé, dit : « La langue nationale le Kirundi, composant essentielle de l’identité nationale sera promue et devra servir au rayonnement des valeurs culturelles positives du Peuple Burundais ». Par son usage du français, Nkurunziza a fait la démonstration qu’il lui manquait un élément essentiel à sa personnalité juridique: l’identité nationale. Il ne pouvait donc pas véhiculer une valeur culturelle positive qu’il n’a pas acquise.
-Au lendemain de son discours d’investiture, les médias de son parti dont abarundi.bi ont pavoisé, clamant haut et fort que le Président Nkurunziza a fait une révolution, que le Burundi nouveau de M. Ndadaye est né, etc… Ils ont, en même temps, chanté et dansé « Adieu Frodebu, adieu la démocratie, vive la démocratie nyakuri ». Mais, que signifie faire une révolution au Burundi ? Les anciens Présidents J.B. Bagaza et P. Buyoya sont encore là pour en témoigner. Faire une révolution au Burundi, c’est faire un coup d’Etat.

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Les médias du parti au pouvoir a donc confirmé que, par le marathon électoral de 2010, le Président P. Nkurunziza a fait un coup d’Etat électoral. Par ailleurs, comment le « Burundi nouveau » de Ndadaye pouvait-il naître alors que P. Nkurunziza a prôné de « reconstruire un second Burundi » et donc une négation de Burundi Buhire de M. Ndadaye dans le magazine « Afrique »? Paradoxal, non ?

- Le 21 octobre 2010, le 2ème Président de son parti Mr Jérémie Ngendakumana, chargé exclusivement de la nyakurisation, a prêché (nous étions à l’Eglise pour la commémoration de l’anniversaire de l’assassinat du Président M. Ndadaye) à Bruxelles d’où il avait fondé le frodebu- nyakuri, la « consolidation de la Démocratie Nyakuri ». Mais, qu’est-ce donc cette démocratie nyakuri sinon la NEGATION MEME DE LA DEMACRATIE. Plutôt que de l’applaudir, les fidèles ont spontanément porté la paume de la main sur la bouche. Le Colonel Jérémie Ngendakumana venait d’avouer explicitement la re-naissance de la dictature à parti unique qu’il codirige et signer ainsi le deuxième assassinat du Héro national de la Démocratie. Lui-même n’est-il pas devenu Président Nyakuri du cndd-fdd suite au coup d’Etat contre son Président de parti lors du fameux congrès de Ngozi.


Quelle pourrait être l’issue à cette abjection politique constatée?

- Un fait est certain: le gouvernement du Président Nyakuri est dans l’incapacité totale, matérielle et morale, de réaliser le programme socio-économique du Parti Sahwanya- Frodebu qu’il a usurpé, à sa place. « Ingendo y’uwundi iravuna », dit la sagesse kirundi. Rien que la question de l’enseignement nous en a donné la preuve: des enseignants qui passent 5 ans à enseigner et se retrouvent avec des arriérés de salaires de trois ans pendant que le parti au pouvoir se construisait des palais à Gitega et à Bujumbura; des élèves et des parents qui ne savaient pas à quelle date allait commencer l’année scolaire 2010-2011 ni avec quel professeur ni dans quelle classe et avec zéro matériel didactique.

- La Nyakurisation et le plan Simbananiye sont identiques, leur but étant le même: plans macabres élaborés après la victoire électorale du cndd-fdd en 2005 et de l’Uprona en 1965 pour phagocyter le Burundi Buhire et sa population jusqu’à les rayer de la planète terre. Le plan Simbananiye élaboré après l’élimination physique des élus Hutu aux législatives de mai 1965, a conduit à l’instauration de la dictature militaire et du parti unique Uprona, aux assassinats ciblés de 1969, à l’assassinat de Ntare V suivi du génocide hutu de 1972, aux massacres de Ntega et Marangara en 1988, à l’assassinat du premier Président hutu démocratiquement élu M. Ndadaye, etc…Son architecte étant le conseiller spirituel du Président Nkurunziza, la Nyakurisation, si elle devait durer, réserve de pires moments aux Burundais et aux Amis du Burundi.

- « Sa tendance ZERO sur la corruption et les malversations économiques » est un slogan paradoxal. Pourquoi le candidat Président n’en a-t-il pas fait son slogan électoral? Pour qu’il y ait tendance zéro en la matière, le Président P. Nkurunziza doit d’abord se faire hara-kiri et ramener ne fut-ce que le Falcon 50 sur le sol Burundais. L’enquête parlementaire est sortie depuis l’été 2008. Qu’en a-t-il fait ? Après avoir balancé cette ânerie, il confessa à l’OLUCOME, qu’il était au courant du scandale financier lié au contrat AAE. Puis, ne lisons-nous pas qu’au moins un Ministre a dû payer 40 Millions de FrBu au Cabinet présidentiel pour être nommé Ministre. Où est donc la « tendance zéro » ?

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-«Vous nous jugerez à nos actes » dit le Président Nkurunziza. Mais il omet d’ajouter « et votre satisfaction sera notre fierté » comme L. Rwagasore.
Même ce morceau du message aux Belges ne peut objectivement se concevoir dans le chef du Président NYAKURI que si et seulement si il a résolu son ambivalence sur sa nationalité de naissance EN SE RETIRANT DIGNEMENT DES FONCTIONS DE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ET DU PARTI CNDD- FDD, laissant ainsi le Burundais quels que soient son parti politique et son ethnie élire librement ses dirigeants et diriger son pays. C’est tout en son honneur puisque la Constitution post-transition, bien qu’il n’a cessé de la violer, lui a réservé une place au Sénat et que les démocrates burundais, bien qu’il n’a cessé de les vilipender, lui ont tendu la main du dialogue, en vain.

Dans le cas échéant, celui dans lequel il s’est placé, le Président Nkurunziza est au courant – pour ne pas le paraphraser- que « Madame Bénigne Rurahinda n’en peut plus » a déjà jugé ses actes d’irresponsables et de « plans macabres ». C’est ainsi qu’il a exhorté et exhorte ses compatriotes de parti, Députés et Sénateurs en tête, de « chasser ce Rwandais ».

Et quand c’est le peuple entier qui « n’en peut plus », le Président de facto ou nyakuri doit surtout éviter de se recroqueviller dans ses prières dévoyées et encore moins craindre qu’à tout moment et sans coup férir, ce peuple peut légalement prendre les armes à sa portée pour recouvrer ses Droits inaliénables à la Vie, à la Paix et à la Démocratie phagocytés par un Dictateur pasteur et imposteur et par ses « serviteurs de Dieu » qualifiés par les services de police de « bandits armés non identifiés ».
Ce peuple n’a pas besoin que ce Président lui colle dans le dos des « rébellions » et autres « bandes armées » comme il a collé une milice privée dans le dos du Député H. Radjabu emprisonné dans le seul but de se créer un alibi à le faire condamner pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et ainsi pouvoir se présenter seul, de nationalité non burundaise de naissance, aux fonctions de Président de la République. Il s’est avéré en effet que c’est cette même milice privée nyakurisée en bandits armés non identifiés grâce à la mauvaise démobilisation de la police qui a perpétré les massacres de Muyinga et de Rukoko. La preuve en est que le mode opératoire est le même: jeter les victimes, toutes burundaises de naissance et membres de l’opposition démocratique, dans une rivière.

TUGIRE AMAHORO.











La rédaction

M. Nzeyimana éjecté du palais

24-02-2011

L'AMBASSADEUR GENERAL DE BRIGADE MOISE NZEYIMANA EJECTE DU PALAIS PRESIDENTIEL: Les Raisons..


Il s'appelle Moïse Nzeyimana. Il était jusque récemment un homme fort du pouvoir. Inutile de rappeler qu'il était le chef du protocole d’Etat. Un homme qui organisait l'agenda du Président Nkurunziza.Tout et Tous passaient par lui, spécialement les audiences auprès du numéro un burundais. Il était plus fort que les ministres, plus fort que les sénateurs et les députés, plus forts que certains officiers généraux. Pourtant il avait pendant longtemps le grade de colonel; ce n'est qu'à la faveur de la fièvre de la période préélectorale de 2010 qu' il a monté de grade devenant ainsi Général de Brigade.
Pourquoi et comment ce Général de Brigade a t- il été éjecté du jet présidentiel? Pourquoi s'est il retrouvé sur la liste des hommes politiques qui doivent servir la Nation à l'étranger comme Ambassadeur? Sans nul doute cette nomination au poste d'ambassadeur à Dar-Es - Salam était loin d'être une promotion. C'était une manœuvre de l’exfiltrer du palais présidentiel en douceur.
Moise Nzeyimana est tombé en disgrâce. Il n'a donc pas été muté à la diplomatie. On l'a envoyé promener. Et pour cause Nkurunziza savait que cet ambassadeur n'allait pas être accrédité à Dar-Es- Salaam. Ainsi juste au lendemain de sa nomination une source autorisée a confié que Bujumbura avait immédiatement, en coulisses, demandé que l'ambassadeur Nzeyimana Moïse ne soit pas agréé. Autant dire que le peu qu'on venait de lui donner par la main gauche, on le lui retirait avec la main droite.
C'est dire que la raison officielle qui a été présentée pour justifier le rejet de son accréditation n'est qu'un mensonge. En effet l’Ambassadeur Général de Brigade n'a pas été rattrapé par son passé d'exilé en Tanzanie. Ce n'est pas son emprisonnement dans ce pays qui a sous-tendu le rejet. Si tel était le cas, le Président Nkurunziza qui était très bien au courant de ce dossier d' emprisonnement l’aurait affecté dans un autre pays.
Pourquoi Nkurunziza a t- il décidé de mettre à genoux son ancien bras droit? Pourquoi Nkurunziza décide t-il de liquider politiquement le dépositaire des secrets de la Cour? Pour quel mobile la sentinelle des intrigues du palais est il jeté dans la rue?" Raisons d'Etat...Silence dans les rangs!" telle est probablement l' explication que le brillant porte parole du Gouvernement , Monsieur Philippe Nzobonariba va servir la presse demain. Mais au regard de la grogne assourdissante qui couve au sein du parti présidentiel, Nzobonariba devrait éviter la presse et se mettre aux abonnés absents; ça chauffe au palais présidentiel! Prudence! En effet une exclusion des cadres et militants du CNDD-FDD de première heure est notable et provoque des mécontents. Aujourd’hui Nkurunziza préférerait les militants de la vingt cinquième heure. Ces derniers à l'affût des avantages seraient dociles, faciles à fidéliser. Pour l' essentiel ils n' ont pas vécu en direct la dure réalité de la lutte armée. Ils se fichent du sort du parti qui se meurt. A contrario certains anciens que Nkurunziza met sur la touche sont critiques face à la déchéance de la popularité du parti présidentiel." Le CNDD-FDD est en perdition! Le navire coule! Cela nous fait mal! Quand on se souvient de la cause et des atrocités de la lutte et qu'on se retrouve dans une situation où on n'a plus le droit de donner son avis pour arrêter l’hémorragie qui menace le parti...on a envie de pleurer!" Tels sont les propos pleins d’amertume qui sont murmurés par ces militants. Ils sont nombreux à verser des grosses larmes silencieuses. L'ancien chef du protocole d 'Etat, Moïse Nzeyimana, fait il partie de ce groupe?
Le deuxième groupe cible du Président Nkurunziza est constitué par des hommes et des femmes du CNDD- FDD qui avaient misé sur la victoire du F.N.L aux élections de 2010. Ceux - ci avaient contribué financièrement à la campagne électorale du FNL. Nkurunziza a reçu des mains de MIBURO la liste exhaustive de ces hommes qui avaient traversé la rue sans crier gare. Il les a à l'œil! Il les voue une rancœur viscérale sans précédent. C'est grâce à cette liste que Miburo est dans les grâces du Président Nkurunziza. Ce dernier mijote tranquillement sa vengeance. L'ancien chef du protocole d'Etat, Moïse Nzeyimana fait il partie de ce groupe?
A côté de ces deux possibilités le Général de brigade, Moïse Nzeyimana a un autre péché congénital celui-là. En effet il a un oncle, l'ambassadeur Mbonayo Aloys, qui est membre du Frodebu et qui a été Chef de Cabinet du Président Ndayizeye. Comme si cela ne suffisait pas, la petite sœur du Général Moïse Nzeyimana est mariée depuis 2010 au Président des jeunes du FRODEBU, Monsieur Patrick Nkurunziza. Il paraît que de telles alliances ne sont pas tolérées dans certains cercles du pouvoir. Une intolérance par Excellence!
Intérrogés sur les raisons du renvoie de Monsieur Nzeyimana Moïse, à la Présidence, certains collaborateurs du Président, pour occulter les 3 possibilités susmentionnées, disent que Monsieur était corrompu. Mais alors, est ce lui qui a vendu le jet Falcon 50 du Président Nkurunziza? Silence. Est ce lui qui a signé le dernier contrat de cinq cent millions de dollars américains? Silence. En psychologie, on m'a appris que même ne pas répondre, c’est répondre.
De toute évidence cet ancien Chef du Protocole du Président Nkurunziza est au courant des dossiers noirs qui ont marqué le régime. Il a été impérativement témoin des choses horribles. Dans d'autres dictatures un homme comme lui on ne le jette pas à la rue, on ne l'expose pas au Besoin, on le protège. C’est le prix de son silence.
En revanche, dans ce genre de régime, si on décide de l'exposer à la rue, si on décide qu'il ne doit pas être affecté loin dans une ambassade, c'est qu' il y a un plan B: celui de le faire taire définitivement! Un accident est vite arrivé! Une gerbe de fleur et des larmes de crocodiles sont chaleureusement déposées sur la tombe.
C’est ça le drame de ce genre de régime. En attendant qu'il change, le Général de Brigade Nzeyimana Moïse devrait doubler de vigilance. Le monde qu'il vient de quitter est sans pitié et sans sentiment.


Pancrace CIMPAYE

Légitimité de Pierre NKURUNZIZA en d

22-02-2011

Le Président NKURUNZIZA est Rwandais, Un Hutu, oui, mais il doit partir.

Les élections en Côte d’Ivoire ont accouché de deux Présidents à la tête de l’Etat. Une absurdité. La Communauté Internationale s’en est émue et tente d’aider le peuple ivoirien à trouver une solution équitable à cette absurdité qui, il est vrai, saute aux yeux.

Le marathon électoral au Burundi a, par contre, accouché d’une impasse: un Etat bicéphale et à sa tête un Président, top 5 des dictateurs mondiaux, dont la personnalité juridique pose problèmes. D’un côté, le Burundi originel, bien connu de tous, celui de nos ancêtres, le Burundi Buhire (2) que tout Murundi chérit et que le monde entier nous envie; de l’autre, un BURUNDI nébuleux, un FAUX BURUNDI que ses fondateurs ne tarderont à baptiser « BURUNDI NYAKURI IRAGI RYA… NTARE RUSHATSI ». La Communauté Internationale n’y a vu que du feu et se tient coi.

1. Comment en est-on arrivé là au Burundi?

Lorsque dans le « dossier spécial Burundi » du magazine « Afriques » de mars 2008, le Président Pierre Nkurunziza a révélé qu’il voulait « reconstruire un nouveau Burundi » et donc un deuxième Burundi, bien de Burundais ont crû qu’il délirait. Même les deux Vice-présidents et son Ministre de la Bonne Gouvernance d’alors interviewés sont restés dans l’expectative. Et pourtant, ce second Burundi, plagiat de Burundi Buhire, vient de voir le jour en cette année 2010 suite à une conjugaison de quatre facteurs aussi nocifs les uns que les autres:

a. La violation flagrante de l’Art. 94&2 de la Loi électorale par le Président Nkurunziza lui-même manifeste par son double mensonge sur sa nationalité de naissance.

b. Sa politique de pourrissement des institutions démocratiques qui consiste à phagocyter les acteurs politiques (partis politiques, organisations de la société civile, syndicats, médias) qui avaient restaurées ces institutions depuis les Accords de Paix d’Arusha d’août 2000 et plus concrètement depuis les élections de 2005. Cette politique de pourrissement récemment baptisée « NYAKURISATION », s’est matérialisée par :
- les montages de complots (trois officiels en 5 ans) par le Président Nkurunziza lui-même
contre les leaders des partis politiques et de la société civile ayant entraîné des
dysfonctionnements inqualifiables de ces institutions et leur mauvaise gouvernance.
- ses violations massives des Droits humains et sa répression policière des libertés
publiques et civiles manifestes par des massacres des populations (ex. massacres de
Muyinga, Rukoko, Ruziba…), des emprisonnements arbitraires et traitements inhumains
assortis d’exécutions extra judiciaires et contraintes à l’exil des membres de l’opposition.
Après ce coup de balai, il ne pouvait rester qu’un seul candidat président et un seul parti à
se présenter au marathon électoral de 2010 et, évidemment, à le remporter « massivement ».
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(1) « Madame Bénigne Rurahinda n’en peut plus » par le Major démobilisé des fdd, Ndikumana Jean Paul, sites,
23.10. 2010.
(2) « Burundi Buhire »,cfr Hymne national



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Dans un passé récent, de 43 ans tout de même, où l’ethnie était poussé au summum de l’antagonisme politique, cette politique de Nyakurisation se déclinait ainsi: « semer la haine entre les ethnies en noircissant quelques hauts intellectuels hutu; plonger le pays dans la confusion et la colère; tablant sur les faux bruits déjà en circulation, crier haro sur les hutu pour la récidive de 1965. Alors, il ne restera plus qu’à lancer une répression sanglante sur des cibles choisies d’avance et à se montrer très actifs dans l’épuration criminelle pour réclamer le pouvoir comme rançon de son zèle. Après ce coup de balai, l’apartheid règnera au Burundi et le « péril hutu » sera anéanti à jamais. » (3)

c. Sa politique de pourrissement du tissu socio-économique matérialisée par une corruption généralisée, par les détournements des deniers et biens publics et par le démentèlement des entreprises génératrices de richesses.
La résultante ne pouvait en être que rendre la population burundaise encore plus pauvre et les riches encore plus riches. Il ne resterait alors à ces riches qu’à acheter les consciences de cette population appauvrie comme monnaie d’échange à une campagne électorale.
Dans son message de Nouvel An, le Président P. Nkurunziza a promis que cette pauvreté prendrait fin en 2020, grâce à Dieu, sous-entendant par là qu’il briguera encore d’autres mandats pour pérenniser cette politique de chaos social et économique.

d. Des fraudes électorales massives organisées par la CENI, une commission électorale elle-même phagocytée par le parti au pouvoir et donc « nyakurisée ». Alors que la CENI nie toute fraude électorale, le parti au pouvoir justifie ainsi ces fraudes: nous n’avons pas triché parce que les observateurs internationaux ont dit que nous n’avons pas triché. Enfantin, non ?

2. Matérialisation du Burundi Nyakuri ou Burundi Nyabusa (= zéro).

En sa session d’octobre 2010, l’assemblée nationale issue de ces fraudes électorales a vite fait de voter une loi organisant ce nouvel Etat Nyakuri par « le tracer de nouvelles frontières avec les pays voisins » (4). L’on attend avec impatience la carte en 3D que dressera l’Institut Géographique du Burundi car, logiquement, il devra d’abord rayer le Burundi Buhire du mappemonde. De même, il faudra patienter pour connaître son statut juridique: un empire à la centrafricaine de Bokasa, un royaume ou une république théocratique à l’iranienne puisque « le pouvoir vient de Dieu » a martelé le Président Pierre Nkurinziza en recevant les nouvelles autorités territoriales issues de ces élections truquées. Ce que l’on sait, par contre, est que Ngozi sera la capitale. Ses habitants s’appelleront « serviteurs de Dieu » si l’on s’en tient au discours d’investiture du Président. Sa superficie sera inférieure au Burundi Buhire de 4 Km2 si l’on s’en tient aux révélations du Président dans ledit magazine Afriques. Même le vocabulaire a changé: on ne dit plus « conseil des ministres » mais « conclave » ni réunion ou atelier mais « retraite » tandis que le Président «s’est retiré à Ngozi et règne » ; les Députés ne sont plus les « Représentants du peuple » mais des députés, etc...

Le gouvernement n’a pas mis le temps d’un marathon pour lui doter d’un budget conséquent: Mille vingt-six Milliards de FrBu. La rondelette de cette ne somme est trompeuse tant que son économie demeurera miséreuse car basée sur la prière, la main basse sur les biens de Burundi Buhire et la chicote (travaux communautaires obligatoires).
(3) « Plan Simbananiye « , Rapport du Cdt Ndayahoze Martin , alors Ministre de l’information en 1968. Mr A. Simbanaiye est l’actuel conseiller spirituel du Président Pierre Nkurunziza.
(4) Portail des institutions, sites
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En effet, l’aspect pervers des travaux communautaires, illégaux par ailleurs puisque leur décision n’est pas passée par le Parlement, est que le salaire du travail reste la prière. Alors que le salaire mensuel des dignitaires en travaux communautaires est garanti, ces travaux gratuits privent les petits métiers : maçons, charpentiers, agriculteurs, etc…, de leur gagne-pain. Pour s’en convaincre, le Président a déjà organisé deux campagnes de prière d’une semaine chacune en moins de trois mois pendant que la famine et la sècheresse sévissaient dans les provinces du Nord.

La veille de Noël 2010, la CENI nyakurisée a célébré avec faste la naissance de ce divin enfant. A cette occasion, le Président de la CENI ne s’est pas gêné d’annoncer que pour que cette naissance soit sans douleur, il a fallu dépenser la bagatelle de 54 Milliards de Fr bu dont 9 Milliards provenant des pauvres contribuables de Burundi Buhire. Comme à son habitude, le Président de la CENI a certes aligné des chiffres de dépenses en son rapport. Mais il a sciemment omis de dire aux électeurs si la CENI avait rencontré son objectif de départ à savoir organiser des « élections apaisées, libres et transparentes » devant aboutir à la consolidation de la paix et de la sécurité pour tous, de la réconciliation nationale, de la démocratie et du développement socio-économique naissants.

C’est entre autre ce péché par omission de la CENI et ce, nonobstant les dénonciations de fraudes et autres irrégularités électorales, qui fonde la grande majorité de la population burundaise et l’ADC-IKIBIRI en particulier à qualifier le marathon électoral de 2010 de COUP D’ETAT ELECTORAL. En effet, de ces élections est né une dictature policière à parti unique phagocytaire de l’Etat de Droit auquel s’attendait le peuple Burundais.

Et, comme cet objectif avait été balancé par le Président Nkurunziza dans les enceintes
de l’Union Européenne, le 22 octobre 2009 et que la CENI s’en est fait le slogan électoral,
il va sans dire que la CENI et le Président ont menti au Peuple Burundais et aux Amis du Burundi.

3. Mensonge du Président Nkurunziza sur sa nationalité de naissance (Art. 94&2 Code électoral).

Pendant sa première législature, beaucoup de Burundais se sont interrogés sur sa personnalité juridique: un Président ou un Pasteur ? Un Pasteur président ou un Président pasteur ? Son amour immodéré pour la prière et la religion (laquelle ?) avait alors été à la base de ces interrogations. D’autres se sont interrogés sur son état de santé: un caractériel à épilepsie récurrente comme chez une certaine catégorie de dirigeants qui nous gouvernent ? Sa récente hospitalisation en Inde avait failli leur donner raison. Mais, force est de constater que se faire opérer à une jambe, s’aider d’une canne blanche pour non-voyants pour descendre de l’avion puis arborer un trophée et aller jouer au foot quelques jours après dépasse l’entendement du commun des mortels tant il relève du fétichisme voire, de la magie. L’on peut se rappeler néanmoins que le « bicéphalisme au sommet de l’Etat », défaut cliniquement congénital, avait fait la une des médias et de la presse écrite pendant des mois et des mois dès son premier mandat.
D’autres Burundais et Amis du Burundi Buhire se sont posés aussi des questions lorsqu’ils ont constaté que le Président dit à la fois une chose et son contraire. Entend le contraire de ce qu’on lui dit et dit ceci et fait son contraire. Pourquoi dans son discours de Mwakiro, Pierre Nkurunziza a-t-il dénoncé un coup d’Etat contre lui alors qu’il a été prouvé que c’est lui-

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même qui était en train« d’élaborer des plans macabres » pour « mettre à genou les officiers burundais de Bururi » comme l’a témoigné le Major démobilisé des fdd Ndikumana J.P.? Pourquoi « reconstruire un nouveau Burundi » alors qu’un grand boulevard lui avait été tracé par ses prédécesseurs pour « reconstruire un Burundi nouveau et démocratique »? Pourquoi le Président Nkurunziza a-t-il dû fomenter des complots jusque dans sa propre famille politique? Outre le complot de Mwakiro, rappelons-nous de l’affaire Basabose & Radjabu, de son coup d’Etat contre Radjabu lors du congrès de Ngozi qui a abouti à l’emprisonnement de Radjabu et cie et à l’exclusion de 22 Parlementaires cndd-fdd du Parlement. Pourquoi P. Nkurunziza a-t-il passé 5 ans à seriner les oreilles des Burundais et Amis du Burundi Buhire qu’il cultivait des avocatiers pendant ses travaux communautaires et a récolté des ananas et des vaches de race améliorées (cadeaux et promesses aux autorités territoriales devant caméra)?
En jetant en prison le Député El Hadj et Cie, le Président Nkurunziza a crû résoudre à sa façon le bicéphalisme au sommet de l’Etat. Mais, en même temps, il l’a instauré au sommet de son parti puis dans tous les autres partis politiques. Le cndd-fdd est le seul parti ayant officiellement à sa tête deux Présidents et incapable d’exhiber ses statuts.

A l’origine de ces quelques interrogations, l’ambivalence de Mr P. Nkurunziza entretenue sur sa nationalité de naissance. Il est dès lors opportun que pour appréhender l’abjection politique actuelle et lui trouver une issue, le Président Nkurunziza doit d’abord faire une meilleure lecture de la Loi électorale et de l’article « Mme Bénigne Rurahinda n’en peut plus » par le Major démobilisé des fdd Ndikumana J.Paul.

En effet, l’Art 94&2 de la Loi Electorale promulguée par lui-même, le 18/09/2010 stipule texto: « Le candidat aux fonctions de Président de la République (du Burundi) doit être burundais de naissance ». Ce critère d’éligibilité ne s’applique pas aux Députés et aux Sénateurs eu égard aux articles 125&2 et 156&2 de ladite Loi.
Or, dans son article paru sur les sites le 23 octobre 2010 et intitulé « Mme Bénigne Rurahinda n’en peut plus », un de ses proches collaborateurs, le Major démobilisé des fdd NDIKUMANA Jean Paul dit tout haut ce que beaucoup d’autres fdd disaient tout bas: « Le Président Nkurunziza est rwandais, un Hutu oui, mais Rwandais ». Et d’ajouter:
« Il agit en mercenaire du Rwanda comme Rwandais… » pour conclure : » il faut chasser ce rwandais » (5).
Au moment de promulguer cette loi et de poser sa candidature à la CENI, P. Nkurunziza avait conscience que sa nationalité de naissance était rwandaise. En signant lui-même le décret présidentiel portant sa candidature aux fonctions de Président de la République (le congrès de son parti nous a démontré qu’il n’a pas été élu par ses pairs de parti), il a été malhonnête. Il a violé impunément cet Article 94&2 de la Loi électorale. Il a menti à la CENI et au peuple burundais.
Que la CENI n’ait pas bien fait son travail pour faire respecter cet article de Loi à « ce hutu Rwandais » confirme sa nyakurisation.
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(5)Avant les élections, il se murmurait dans les cercles fdd que Pierre Nkurunziza est de père et de mère rwandais. Que quand son père est mort, il fut élevé par un Burundais du nom de Nkurunziza, un élu de 1965 dans la circonscription de Ngozi. Après la mort de celui-ci des suites du génocide hutu de 1972, Pierre a opté de porter le nom de ce père adoptif. Ces fdd qui murmuraient n’avaient peut-être pas de preuve. Elle est donnée dans cet article. En tout état de cause, cet article a cloué le bec à Anonymous, la cellule de communication présidentielle et à ses illustres invités à écrire sur les sites du parti au pouvoir abarundi.bi et burundi-.info.com. Et comme personne n’a contesté le contenu de cet article et que « qui ne dit mot consent… », tout porte à croire que le Major démobilisé des fdd Ndikumana J.P. a dit la vérité.

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Par ailleurs, que pourrait signifier ses incantations quotidiennes:« Nous remercions Dieu Tout Puissant de nous avoir fait arriver là où nous sommes... » si ce n’est cacher au Peuple Burundais et aux Amis du Burundi sa vraie nationalité rwandaise de naissance.
En conséquence, le Président Nkurunziza doit tirer les conséquences de son mensonge au peuple burundais et aux Amis du Burundi. ET DEGUERPIR.

A suivre

La rédaction

LE NDI, chassé par le pouvoir CNDD-FDD

18-02-2011

POURQUOI LE NATIONAL DEMOCRATIC INSTITUTE A ETE CHASSE AU BURUNDI?

Au moment où l'Afrique du Nord et les pays arabes sont en train de demander aux dictateurs de dégager, au Burundi la Dictature en place demande à la communauté internationale de dégager ou chasse sans ménagement des représentants de ces partenaires; des partenaires qui avaient pourtant servi de marchepied à l'installation du CNDD- FDD au pouvoir en Mai 2010.
Les raisons de cette chasse à l'homme sont une volonté politique manifeste de renvoyer tous les étrangers gênants qui dénonceraient la mauvaise gouvernance qui gangrène le Burundi. La substance du message est claire: "Silence, on enterre la Démocratie! " Les victimes de ce choix politique sont connus:
.Carolyn McAskie, elle était la Représentante Spéciale du Secrétaire Géneral des Nations Unies;
.Nurredine Satti, Représentant Spécial ad intérim du Secrétaire Géneral des Nations Unies;
.Youssef Mahmoud, Représentant Spéciale du Secrétaire Géneral des Nations Unies;
.Neela ghoshal, Représentante de Human Rights Watch;
.Monsieur Pétrie, le successeur de Monsieur Mahmoud n'a pas fait long feu non plus. Mais il a préféré tirer sa révérence avant de regagner un autre poste en Somalie. Il a sans doute senti rapidement que le climat de travail au Burundi n'était pas une partie de plaisir; lisez cette phrase qui résume son sentiment, je la cite de mémoire:" J'ai vu le diable dans la région des Grands Lacs. Au Burundi, le diable se cache derrière les rideaux." C'est certain, ce diplomate onusien a quitté le Burundi avec un goût amer.
On avait pensé qu'avec ce chapelet d'expulsions, le pouvoir en place qui tient encore sur une file de rasoir, allait revenir aux bons sentiments.
Qui aurait imaginé un seul instant que Bujumbura pouvait , après le hold up électoral de Mai 2010, s’adonner encore à ce jeu de mépriser et de renvoyer les représentats de la Communauté internationale. Dès lors les burundais sont en droit de se poser la question de savoir si Bujumbura qui vient de renvoyer le l'O.N.G américaine, National Democratic Institute(N.D.I) n'a pas perdu la tête. En effet l'homme fort du CNDD-FDD, monsieur Gélase Ndabirabe, Secrétaire Général de ce parti présidentiel, n'a pas ménagé cette organisation. A cet égard, il a signifié au N.D.I. que chercher à renforcer les capacités des partis politiques est un projet inacceptable au Burundi dès lors que les partis de l' A.D.C- IKIBIRI sont aussi éligibles à cette formation. Pour Gélase Ndabirabe, le N.D.I. veut par ce biais ressusciter une opposition morte et enterrée. Le pouvoir autoproclamé de Bujumbura est donc confortable dans un système d'un parti unique; tout projet qui veut s'inscrire dans une logique de multipartisme doit être interdit. Pour ce faire, Gélase Ndabirabe ordonnes: " N.D.I., DEGAGE! "
TIENS! TIENS! Comment est ce que un pays qui attend un appuie budgétaire des partenaires économiques étrangers (à plus de 50%) peut-il s'amuser à les persécuter comme des criminels? C'est pas normal! Si! Quand un pouvoir n'est plus que l'ombre de lui même, il devient aveugle et irrationnel. De ce fait les décideurs du C.N.D.D- F.D.D. qui sont en train de faire la chasse aux partenaires étrangers en ce moment précis se tirent une balle dans les pieds sans s'en rendre compte. C’est absurde ou irresponsable de tirer sur les bailleurs de fonds quand on a toutes les peines du monde à payer les fonctionnaires de l'Etat.
Eh oui, la dictature a ses raisons que la Raison ne connaît pas! Ce sont ces raisons qui minent heureusement la forteresse de la tyrannie du parti présidentiel. Le moment venu, celle-ci tombera comme des châteaux de carte, une expérience qu'on a suivi en direct en Tunisie et en Egypte.


Pancrace CIMPAYE

LE CULTE DE L'EXCELLENCE

15-02-2011

Le Culte de l’Excellence
Au stade actuel de notre pays, l’excellence est incontournable. Si nous n’adoptons pas l’excellence comme mode de vie, nous allons continuer à être le peuple le plus misérable de la terre alors que la Providence nous avait dotés du plus beau pays du monde. Véritablement un pays de lait et de miel. Une terre qui a de l’eau en abondance, la seule ressource indispensable, que lui manque-t-elle pour prospérer ? Si nous n’embrassons pas, tout de suite, l’excellence comme mode de gestion des affaires sociétales et nationales, nous allons continuer à vivre au jour le jour sans penser à comment nous allons nourrir, éduquer, employer 16 millions de Burundais en trois décennies puisque la population double tous les trente ans. Les millions de jeunes, sans métier, sans éducation, sans emploi, sans aucune perspective ne peuvent que nous conduire à un avenir plein de risques si nous ne changeons pas immédiatement et épousons l’excellence.
Comment allons-nous créer des emplois sans des industries pour absorber ce trop plein de population. Où allons-nous trouver l’énergie pour cuire nos haricots ? Pourquoi ne pas penser à développer l’énergie solaire accessible aux paysans pour remplacer le bois de chauffe. Et pourquoi pas le biogaz ? Si nos universités ne vivaient pas au jour le jour comme toute la nation, c’est à des questions fondamentales comme celles-là qu’elles apporteraient des réponses et des technologies adaptées. 50 ans après l’indépendance, la paysanne burundaise est toujours une bête de somme qui n’a même pas d’âne pour alléger sa peine. Nous vivons au jour le jour, sans aucun esprit d’innovation pour changer les choses ici et maintenant.
L’excellence d’après Martin Luther King jr.
En un mot : Sans l’excellence, point de salut pour notre pays le plus arriéré du monde et fier de l’être. Mais qu’est-ce donc l’excellence ? Je ne vais pas chercher loin car le Pasteur Martin Luther King jr a laissé une définition devenue fameuse. Ecoutez le leader noir américain :
(Tiré de son livre : La Force d’aimer)
« De toutes parts, nous sommes appelés à travailler sans repos afin d’exceller dans notre carrière. Tout le monde n’est pas fait pour un travail spécialisé ; moins encore parviennent aux hauteurs du génie dans les arts et les sciences ; beaucoup sont appelés à être travailleurs dans les usines ; les champs et les rues. Mais il n’y a pas de travail insignifiant. Tout travail qui aide l’humanité a de la dignité et de l’importance. Il doit donc être entrepris avec une perfection qui ne recule pas devant la peine.
Celui qui est appelé à être balayeur de rues doit balayer comme Michel-Ange peignait ou comme Beethoven composait, ou comme Shakespeare écrivait. Il doit balayer les rues si parfaitement que les hôtes des cieux et de la terre s’arrêteront pour dire : « Ici vécut un grand balayeur de rue qui fit bien son travail ».
C’est ce que voulait dire Douglas Malloch (poète américain (1877 - 1938)) quand il écrivait :
Si tu ne peux être pin au sommet du coteau,
Sois broussaille dans la vallée.
Mais sois la meilleure petite broussaille
Au bord du ruisseau.
Sois buisson, si tu ne peux être arbre.
Si tu ne peux être route, sois sentier ;
Si tu ne peux être soleil, sois étoile ;
Ce n’est point par la taille que tu vaincras ;
Sois le meilleur, quoi que tu sois. »
Voilà une définition poétique et philosophique résumée en une formule lapidaire : « Sois le meilleur, quoi que tu sois ». Tout est dit. Notre pays se trouve à la croisée des chemins. Avec l’intégration régionale, nous sommes entrés de pleins pieds dans l’East African Community. Avec libre circulation des biens, des services et des personnes. Avec liberté d’établissement et de résidence. Cela veut dire que si la main-d’œuvre burundaise, les employés, les ouvriers, les techniciens, les cadres, ne sont pas excellents, les entreprises engageront les Kenyans, les Ougandais qui sont des professionnels hors pair et des travailleurs acharnés. Le phénomène est déjà une réalité dans la construction. Les ouvriers qualifiés ougandais commencent à se faire une réputation sur le marché local. Tenez-vous-le pour dit, il faudra désormais être le meilleur pour trouver un emploi ici, dans l’East African Community ou dans le monde.
Amour du travail et du travail bien fait
Passons à la définition sociologique de l’excellence. Pour moi, « l’Excellence c’est la compétence alliée à l’amour du travail et du travail bien fait, le tout sous-tendu par les valeurs éthiques comme le culte de la vérité, le sens élevé de responsabilité, l’intégrité morale et l’honnêteté. » Prenons pour commencer, l’amour du travail et du travail bien fait. L’amour du travail et du travail bien fait est une exigence économique avant d’être une prescription évangélique. Saint Paul, le personnage le plus important après le Christ, n’y va pas par quatre chemins :« Qui ne travaille pas n’a pas le droit de manger ». Saint Paul est le travailleur le plus acharné qui ait jamais existé. Sans Saint Paul, nous ne serions pas chrétiens. Il était tellement travailleur qu’il refusait toute aide et comptait sur son propre labeur pour mener l’œuvre d’évangélisation. Il était fabricant de tentes. Entre deux voyages, il travaillait pour trouver les fonds nécessaires à sa mission. Et il parcourait des milliers de kilomètres à pied car, à cette époque, les bateaux ne circulaient pas en hiver. Ils ne voyageaient qu’en été. Saint Paul a refusé toute aide financière pendant longtemps. Ce n’est que plus tard qu’il a accepté le financement offert par de riches femmes comme Prisca ou Priscilla. Et c’était surtout pour l’assistance aux pauvres.
Certains pays ont adopté le précepte paulien à la lettre et sont devenus les pays les plus riches du monde. Je veux parler des pays scandinaves. Modèles de progrès et de justice sociale. Les jeunes vont me dire : travailler, nous voulons travailler mais où trouver des emplois ? Si vous n’en trouvez pas, créez votre propre travail. Suivant l’adage :« si la montagne ne vient pas à vous, il faut aller à la montagne ». C’est ce que font les opérateurs économiques, ils ne pleurent pas sur le manque de travail, ils créent leur propre emploi et automatiquement pour les autres. Beaucoup de jeunes des quartiers pauvres savent se débrouiller et générer des revenus. Ils se font laveurs de voitures, réparateurs de pneus, mécaniciens etc. Il n’y a que les jeunes des beaux quartiers qui sont des cas sociaux car ils ne savent rien faire de leurs mains. Elevés dans l’oisiveté, ils finissent par devenir des zombies incapables de la moindre lutte pour la survie. Ils ne peuvent pas être cuisiniers, jardiniers, petits commerçants, ils passent leur vie à regarder la vie passer. C’est un véritable drame de voir des hommes de 30 ans ou 40 ans vivre encore dans les pagnes de leurs mères. En occident, nous dit-on, un jeune majeur, qui a atteint 18 ans et qui n’est pas aux études est chassé du domicile paternel. C’est une question de dignité.
Nous devrions adopter ces traditions pour apprendre à nos jeunes à travailler et à vivre dans la dignité et non dans une éternelle oisiveté. Tout travail est digne, nous dit Martin Luther King, il n’y a pas de sot métier. Les emplois les plus humbles peuvent aboutir à des richesses fabuleuses. Les exemples abondent même chez nous. Un fameux tenancier de plusieurs bars de Bujumbura est descendu en ville comme humble garçon préposé à l’allumage de braseros pour griller les brochettes. Aujourd’hui c’est un prospère propriétaire immobilier et il emploie des dizaines de jeunes dans sa chaîne de cafés-restaurants qui jonchent la ville. Un célèbre boulanger de la ville me dit qu’il n’a que la septième primaire mais à force de travail il est l’une des plus grandes richesses du pays. Et il parle un français parfait malgré la modicité de ses études. Chaque matin, des dizaines de jeunes se bousculent à son domicile en quête désespérée de travail. L’un des milliardaires kenyans, M. Karume, a commencé par le commerce du charbon de cuisine dans la rue et il dormait sur le trottoir. Un sud-africain qui a créé un empire de taxis a commencé par vendre des tomates sur le trottoir. Il n’y a pas de petit métier. Tout ce qui compte pour prospérer c’est l’amour du travail.
Dans ma définition de l’Excellence, j’ai bien précisé que la compétence doit être sous-tendue par des valeurs éthiques. C’est comme la fameuse science sans conscience qui n’est que ruine de l’âme. Prenons le culte de la vérité. Nous sommes une société qui ment tout le temps et en tout lieu. C’est un fléau qu’il faut éradiquer de suite si nous voulons progresser et nous libérer de la médiocrité qui nos enchaîne. Des employés mentent à leurs patrons, les cadres à leurs supérieurs, jusque dans les hautes sphères. Si nous aspirons à l’excellence, nous devons à jamais bannir le culte du mensonge qui est un véritable fléau national. Nous devrions rééduquer toute la nation à l’abandon du mensonge et lui apprendre qu’une parole donnée est une parole sacrée. Cette culture de mensonge est contre-productive car un homme d’affaires qui ment perd de la clientèle au lieu de prospérer. Un employé menteur perd son gagne-pain. Un missionnaire qui vient de quitter le Burundi à 87 ans et après 50 ans de bons et loyaux services à la nation affirme que la culture de mensonge est l’un des problèmes majeurs du pays. Un phénomène qui contribue à cette situation est la tradition d’obséquiosité devant l’autorité. Nous sommes un peuplé courbé devant le détenteur de la moindre autorité. Or une personne courbée ne peut pas dire la vérité.
Par ailleurs, le monde actuel appartient aux battants et non à des gens courbés. L’excellence demande des personnes à la colonne vertébrale droite, la poitrine bombée et qui ont l’œil perçant. Des cadres capables de vous regarder dans les yeux et vous dire non en toute âme et conscience. Aucun employeur ne donnera du travail à un être mou, sans aucune assurance, qui longe les murs et qui baissent les yeux pour vous parler.
Abordons maintenant le facteur de « sens élevé de responsabilité ». L’excellence exige que toute tâche qui vous est confiée soit exécutée à la perfection. Surtout pour les employés des entreprises qui doivent prendre conscience que ce sont ces dernières qui les font vivre. En lieu de quoi, nos employés se caractérisent par le mensonge systématique, le vol et carrément le sabotage. La compétence sans la valeur éthique d’honnêteté conduit à la corruption qui détruit l’Afrique en général et le Burundi en particulier. Longtemps, le Cameroun et le Nigeria se partageaient les premières places. Un jour je dis à un collègue camerounais : « félicitations vous êtes cette année numéro deux en corruption ». « Shut ! me souffle-t-il à l’oreille, en fait nous avons corrompu le Nigéria pour prendre la première place ».
Mens sana in corpore sano
Un corps sain, dans un esprit sain dit l’adage latin. De même, l’excellence ne peut pas se développer que dans des organismes sains. Des cerveaux imbibés d’alcool ne peuvent pas prétendre à l’excellence. Une société où la principale activité est la consommation d’alcool est vouée à la médiocrité familiale, politique, culturelle et économique. Un rapport américain vient d’indiquer que l’alcool est pire que toutes les autres drogues réunies car il détruit les familles, provoque des millions de morts par accident de la route et de travail, et mine la santé. Un rapport de l’OMS quant à lui affirme que l’alcool tue plus que le sida, la tuberculose et la violence réunis. Un jeune homme témoigne dans un journal local que trois mois sans alcool lui ont fait économiser 500.000FBU (cinq cent mille). De jeunes diplômés d’université chèrement formés retournent à l’analphabétisme car ils ne lisent plus rien, la majeure partie de leur temps étant prise par la consommation d’alcool.
L’excellence par ailleurs se développe dans un environnement propre. Il suffit de visiter nos bureaux publics pour se rendre compte qu’une société qui n’a pas la notion de propreté n’a rien à offrir économiquement, culturellement et spirituellement. Tout se tient. Des élèves meurent de maladies parfaitement évitables parce qu’ils vivent dans l’insalubrité. Si des écoles secondaires ne savent pas les notions élémentaires d’hygiènes comment la grande masse le saurait-elle ? La propreté est l’image immédiate qui est projetée face aux visiteurs et aux fameux investisseurs que nous appelons de tous nos vœux. Ils ne prendront jamais au sérieux des cadres qui œuvrent dans des bureaux sales et aux murs maculés de crasse. Lorsque nous arrivions au Petit Séminaire de Kanyosha, jeunes, frais émoulus de nos brousses respectives, la première chose que l’on nous apprenait c’était la propreté. On nous apprenait dès l’arrivée qu’il est strictement interdit de toucher aux murs. Les murs doivent rester immaculés comme au premier jour. La leçon a été retenue et nous l’inculquons à nos enfants et à nos travailleurs domestiques.
Tout est lié : l’excellence va avec le sens élevé de propreté. Le prestige actuel du Rwanda vient aussi du fait qu’il a prouvé qu’un Etat africain n’est pas nécessairement voué à la saleté. Si nous adoptons l’excellence dans la propreté, les investisseurs et les touristes afflueront. La propreté est par conséquent un investissement économique avant d’être une obligation sanitaire. L’adoption de la propreté comme mode de vie contribuerait à éradiquer les maladies de la saleté qui sont véritablement une saignée de l’économie nationale en soins de santé et heures de travail perdues. Imaginez-vous le volume d’économies que nous ferions, si nous œuvrions à éradiquer la malaria comme Cuba l’a fait. Un pays tropical pas plus riche que nous.
Leadership
L’excellence exige enfin un leadership qui trace la voie et qui répugne à la médiocrité. Les fameux tigres asiatiques : Singapour, Taiwan, Corée du Sud, etc étaient à l’indépendance du Burundi il y a 50 ans, aussi pauvres que nous. Soit un revenu par habitant de 200 USD. Une génération après, c’était déjà des puissances industrielles, financières et économiques. Ces pays ont donné la priorité à l’éducation pour former des cadres, des techniciens, des ouvriers hautement qualifiés qui ont permis le décollage économique. Le Rwanda voisin a choisi Singapour comme modèle. Ce pays développé en un rien de temps par un Premier ministre de génie : Lee Kuan Yew. En dix ans seulement, le Rwanda est devenu le premier d’Afrique noire en propreté, en genre, en lutte contre la corruption, en technologies de l’information au point que les enfants du primaire ont des ordinateurs portables. En « doing business » c’est-à-dire la facilité d’action dont bénéficient les opérateurs économiques. Sans oublier l’assurance maladie universelle de sorte que même les pauvres sont évacués aux frais de l’Etat en Inde, en Afrique du Sud et au Kenya pour des soins spécialisés. Ailleurs en Afrique, le pauvre n’a d’autres choix qu’à crever. Qui n’a pas le cœur brisé quand l’on voit , sur Télé Renaissance, ces familles quémandant la charité des inconnus pour évacuer leurs enfants gravement malades. Au Rwanda, c’est l’Etat qui les évacuerait y compris par avion médicalisé. Je ne me fais pas d’illusion le pays a des problèmes graves de démocratie et de réconciliation, mais aucune semaine ne se passe sans qu’un rapport international ne vienne le présenter comme modèle.
Rien n’illustre autant l’excellence que les Pays-Bas. Un petit pays de 33.000 km2 avec une petite population de 16 millions d’habitants. Cette minuscule nation est la quinzième puissance économique mondiale. La Hollande est à elle seule plus riche que toute l’Afrique noire en dehors de l’Afrique du Sud. C’est ce qui faisait dire au journal le Monde que l’Afrique noire ne représente que 1,5 pour cent de l’économie mondiale. Et le Monde concluait péremptoire : Si l’Afrique noire disparaissait, personne ne s’en rendrait compte dans l’économie mondiale, tellement le continent est insignifiant. Voilà le prix de la médiocrité. Le continent le plus riche du monde mais qui reste la honte de l’humanité, rongé par la misère, les maladies, les guerres. Si l’Afrique et le Burundi veulent cesser d’être cette honte de l’humanité, nous n’avons pas d’autres choix qu’à adopter l’excellence.
Je récapitule avant de conclure. L’excellence c’est être le meilleur quoi que tu sois. C’est la compétence alliée à l’amour du travail et du travail bien fait. Le tout sous-tendu par les valeurs éthiques. Mais ces facteurs ne sont pas acquis une fois pour toute. Il faut constamment entretenir la flamme. C’est pour cela que dans les pays développés, on organise continuellement des séminaires ou des retraites de motivation. Les entreprises engagent même des coaches spécialisés pour pousser les employés à toujours plus d’excellence.
Mais dans notre société où triomphe la médiocrité, que faire ? Chacun est interpellé à son niveau. Citons le célèbre mot du président Kennedy : « Ne demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, demandez-vous plutôt ce que vous pouvez faire pour le pays. ». Le philosophe suisse Denis de Rougemont quant à lui affirme : « Si vous voulez changer la société, changez vous-même ».
Chris Harahagazwe
charahagazwe@yahoo.com
SOURCE : BURUNDIBWACU.ORG

La rédaction

Le Peuple et la Misère

15-02-2011

Le Peuple dans la Misère...le Sommet n' est pas au courant!

Ce samedi 12 février 2011, le Sécretaire Géneral du CNDD-FDD, Monsieur Gélase Ndabirabe a sur les ondes de la Radio Publique Africaine réaffirmé le sentiment du chef de l'Etat du 31 décembre 2010.
A ce titre il a martelé que tout va trés bien! Que le Burundi ne cesse de marquer des pas en avant; dans son illusion narcissique il a soutenu que le Burundi n'est pas en train de régresser. Le Burundi ne peut en aucun cas faire marche en arrière devait-il renchérir.

Mais le seul fait que, jusqu' au moment où je rédige ce papier les fonctionnaires de l'Etat Burundais ne soient pas encore payés, cela prouve que Gélase Ndabirabe n'a plus le contact avec la triste réalité Burundaise. Le vécu quotidien de ces malheureux fonctionnaires est le cadet de ses soucis. Ils ont un salaire de misère, une misère qui tarde à tomber dans leurs comptes. Et Monsieur Ndabirabe estime que c'est normal !

C'est dommage que le numéro deux du Parti Présidentiel ne soit pas au courant de cette souffrance du peuple Burundais.
D' ou vient cette cécité politique? Elle est une résultante d'un fait simple. La petite oligarchie qui a fait main basse sur le pays vit un paradis au moment où le peuple vit un enfer qui n'émeut aucunement pas la petite bourgeoisie du CNDD-FDD.

A cet égard, il sied de citer un seul exemple qui démontre les raisons de cette insouciance de Monsieur Gélase Ndabirabe. Ainsi la courbe du salaire des membres du gouvernement et du cabinet du chef de l'Etat ne cesse de monter.
A cet effet:
• De 2003 à 2005: les membres du gouvernement percevaient un salaire de 316.000 Fbu par mois.
• De 2005 à 2007, les mêmes ministres avaient 336.000 Fbu par mois.
• De 2008 à janvier 2010, le salaire est monté jusqu'à 630.000 Fbu par mois.
• Depuis février 2010, les ministres ont vu leur salaire monté jusqu'à 2.000.000Fbu (deux millions de franc bu).
• Le Chef de cabinet du Président qui avait toujours les mêmes avantages que les ministres à cette fois-ci 2.400.000 Fbu (deux millions quatre cent francs bu) depuis février 2010.
• Les Conseillers Principaux du Chef de l'Etat ont quant eux 1.800.000Fbu (un million huit cent mille francs bu). Jusque là ils avaient toujours eu les mêmes indemnités que les ministres.
• Les Conseillers assistants au cabinet du Chef de l'Etat sont quant à eux passés de 336.000 Fbu à 900.000 Fbu(neuf cent mille francs bu).


• Tout compte fait de 2088 à 2010, le salaire des ministres Burundais a augmenté de plus de 500%. Le salaire du Chef de Cabinet du Président de la République de plus de 700%.
• Le salaire d'un conseiller principal du Chef de l'Etat a connu une augmentation de plus de 500%
• Le salaire du conseiller assistant a connu une augmentation de plus de 200%.

Avec une telle courbe d'augmentation tout le monde peut comprendre pourquoi Gélase Ndabirabe qui est dans une institution qui bénéficie des mêmes largesses est insensible à la paupérisation de la grande majorité des burundais. Dans ce registre, pour ne pas provoquer des attaques cardio-vasculaires j’omets de dévoiler la courbe d'augmentation du Président de la République et de ses vice Présidents.
Cette augmentation de salaire intempestive pour les uns irrite les bailleurs de fonds. Et certains robinets sont en conséquence fermés. Pour combler ce fossé, ces privilégiés décrètent une augmentation du prix du carburant, une augmentation du prix des produits Brarudi. Cette augmentation entraine ipso facto l'augmentation des prix des produits de première nécessité.
Dés lors le panier de la ménagère devient de plus en plus vide chez les fonctionnaires qui ont un salaire de misère, un salaire qui arrive tardivement.
Au même moment la petite bourgeoisie qui bénéficie d'une augmentation de salaire de plus de 500% peut se pavaner et clamer haut que le Burundi est un pays de cocagne.
Quelle déconnexion! Quel cynisme! Nous sommes en face d'un sommet qui n'est plus en symbiose avec la base. Dans ce cas, c'est comme un corps qui a une tête qui ne sent plus les mouvements des pieds; on ne doit pas être médecin pour comprendre qu'il y a paralysie et nécessité d'une opération chirurgicale.
Effectivement un sommet de l'Etat aisé qui nage dans l'opulence, la tentation est grande de développer une arrogance qui frise le mépris du petit peuple démuni. Disons-le froidement dans pareil cas le divorce est consommé. Et c'est le cas!
La caste aux salaires honorables n'a plus rien en commun avec celle aux salaires misérables.

Pancrace CIMPAYE

LE CNDD-FDD ET LES MOTARDS

11-02-2011

Pourquoi le Pouvoir des Défenseurs de la Démocratie s'en prend-il aux motards?

• Quand je dirigeais le bimensuel" La Lumière" en 1999-2001, j'avais créé une rubrique des insolites appelée" Tiens! Tiens!.

Dans cette rubrique des faits incroyables mais vrais étaient rapportés et accrochés les lecteurs.

Aujourd'hui cette rubrique des faits surprenants aurait beaucoup de sujets tellement les impairs qui jalonnent la vie politique
de notre patrie sont nombreux.

• Tenez, Saviez-vous pourquoi les chauffeurs des taxis motos viennent d'être malmenés par le pouvoir autoproclamé du
CNDD-FDD?
Saviez-vous pourquoi ces motards qui avaient pourtant été sollicités par le même parti pendant la campagne électorale
sont devenus des adversaires à asphixier?

Eh bien,ils sont victimes d'un conflit qui opposerait une des grande maison qui vend des motos et les hommes" forts" de Bujumbura.
En effet cette maison a refusé de verser une contribution colossale qui avait été exigée lors de la campagne électorale.
Aujourd'hui les négociations seraient en cours entre les deux parties. Il semblerait que l'opérateur économique serait en passe de verser une rançon que ces faucons exigent.

C'est à cette seule condition que les tracasseries qui frappent les motards s'arrêteront. Au demeurant le prétexte de
l'impératif sécuritaire avancé par le pouvoir est faux. Il est archi faux. A ce titre le CNDD-FDD sait très bien que quand il
menait sa lutte armée, les voitures de luxe comme les Mercedes et surtout de couleur rouge ( pour endormir la vigilance sécuritaire de l'UPRONA) assuraient les livraisons requises. Ils ne faisaient pas recours aux motards!

Les maîtres de Bujumbura se souviennent très bien que c'est certaines ambulances qui transportaient la logistique et non les motos!
• Alors pourquoi ce pouvoir ne s'en prend pas aux moyens de locomotion qu'il utilisait au beau vieux temps pour passer dans les mailles du filet de la sécurité? La raison est simple, ce n'est pas la sécurité qui est en jeu mais bel et bien une extorsion d' argent à cet opérateur économique qui vend des motos et assure le service après vente. On doit lui mettre les bâtons dans les roues, l'étouffer, jusqu' à ce qu'il s' acquitte de cette contribution obligatoire. Un financement pourtant illicite, Monsieur Edouard Nduwimana!
• Dans l'entre temps les familles qui bénéficiaient des recettes de ces taxis motos peuvent creuver. Ainsi marche la loi au pays des DEFENSEURS DE LA DEMOCRATIE.

Pancrace CIMPAYE

Lettre ouverte au Président NKURUNZIZA

08-02-2011

Pancrace CIMPAYE Bruxelles, le 05 février 2011
pcimpaye@yahoo.fr
Tél.0032/488101085
Bruxelles
Belgique
Objet : Lettre ouverte pour un dialogue A Son Excellence Monsieur le Président
avec l' opposition. de la République du Burundi
à
BUJUMBURA.
Excellence Monsieur le Président,
Vous voudrez bien excuser la liberté que je prends en vous
adressant cette lettre ouverte dictée par les malheurs, la souffrance et le désespoir qui hantent
le peuple burundais après le hold up électoral du 24 Mai 2010. Depuis cette date, le pays fait
face à de nombreux défis qui sont en passe de déstructurer totalement le tissus social de la
nation burundaise. Face à cette menace grandissante, le peuple burundais attendait de votre
Excellence une ébauche de solution, une lueur d' espoir le 31 Décembre 2010.
Malheureusement le refus de tout dialogue avec l' opposition annoncé dans votre discours de fin
d'année a résonné dans les oreilles des burundais comme un coup de poignard dans leur coeur.
Monsieur le Président, le refus de ce dialogue voudrait dire que tout va pour le mieux au
Burundi! Et pourtant l' insécurité sans cesse grandissante qui tend à se généraliser à travers
tout le pays et le marasme économique qui mine le pays sont autant d' indicateurs qui
contredisent votre sentiment. Bien plus le retour au monopartisme qui se traduit par la
persécution de tous ceux qui ne s ' inscrivent pas dans la pensée unique du parti présidentiel,
est une régression qui alerte tout homme politique.
Monsieur le Président:
-Etes-vous tranquille quand des figures de proue de la lutte armée au pays comme Agathon
RWASA et Léonard NYANGOMA sont contraints à l' exil, contraints de vivre comme des
citoyens de seconde zone. Ces hommes politiques vous pouvez les aimer ou pas, ils font partie
des piliers du Changement qui avait été salué par le peuple burundais.
-Etes-vous tranquille quand un grand homme comme Alexis SINDUHIJE n' a plus le droit de
mettre les pieds au Burundi? Reconnaissez-le, Excellence, ce Monsieur qui avait reçu plus de
60% de voix au sein de votre propre unité de protection ne mérite pas la galère de l' exil.
Monsieur le Président, comment pouvez-vous dormir sur vos lauriers quand vos lieutenants (
Adolphe NSHIMIRIMANA, Gervais NDIRAKOBUCA.......) répètent haut et fort que jusqu' en
2015 aucun parti politique de l' ADC IKIBIRI ne sera autorisé à tenir une réunion à l' intérieur du
pays? De ce fait vous méprisez à ce point un homme comme Léonce NGENDAKUMANA qui a
été à la tête de l' Assemblée Nationale pendant plus de huit ans dans des moments très durs.
Cet homme a joué un rôle primordial dans le processus de paix qui vous a installé au pouvoir! Il
était le pont entre vous, combattants de la Liberté et de la Démocratie, et le Président BUYOYA
qui représentait le camp du statu quo. Cet homme n' a plus le droit de réunir ses militants. C'est
ingrat, Monsieur le Président! Or l' ingratitude est porteur de malheur.
A ce titre, souvenez-vous, Monsieur le Président qu' à la prison centrale de Mpimba croupit
depuis 4 ans un homme qui a construit votre ascension fulgurante jusqu’ au sommet de l' Etat. Il
s' appelle Hussein RADJABU. Comme l' oeil de Caïn, son emprisonnement irrégulier et injuste
devrait torturer votre conscience. Vous l' avez sacrifié sans état d' âme. C' est une marque d'
ingratitude poussé à l' extrême qui ne fait que vous ligoter. C’ est un grain de sable dans votre
botte ; vous ne pouvez donc pas avancer aisément avec ce désagrément. Pendant une année
Hussein RADJABU a été présenté comme responsable de tous les malheurs qui venaient de
votre pouvoir. Mais aujourd'hui force est de constater que 4 ans après son emprisonnement l'
image de votre gouvernance ne s' est pas du tout amélioré. Au contraire la situation se dégrade
à vue d'oeil.
Monsieur le Président, regardez autour de vous: la corruption, la concussion, la gabegie, le
clientélisme, le trafic d' influence, l' impunité, des emprisonnements arbitraires, des exécutions
extra judiciaires, des assassinats politiques, des prisonniers politiques, des emprisonnements
des journalistes comme le célèbre KAVUMBAGU Jean Claude sont le crédo de votre pouvoir;
ces maux au lieu d' être sévis, ils ont été adoptés comme moyens de consolider votre pouvoir.
Le dernier scandale du marché mafieux de" 500 millions de dollars américains" conclu par un
membre de votre Gouvernement rentre dans cette logique. Le signataire délégué, Monsieur
Tabu Abdallah MANIRAKIZA est aujourd'hui Conseiller Principal dans votre cabinet.
Monsieur le Président, je ne sais pas si vous vous rendez compte de la gravité d' un tel
scandale! Au cas où ça ne serait pas le cas, voici la valeur de 500 millions de dollars qui
équivalent à 600 milliards de francs burundais :
- avec cet argent, le Burundi peut se doter de quatre milles centres de santé d' une valeur de
150 millions chacun. Autant dire que chaque colline peut avoir au moins un centre de santé;
- avec cet argent, on peut payer 100 milles jeunes chômeurs pendant cinq ans, en raison de
100 milles francs burundais par mois;
- avec cet argent, les huit millions de burundais , chacun peut avoir 37,5 kg de sucre en raison
de 2000 francs le kilo;
- avec cet argent, les huit millions de burundais, chacun peut avoir 150kg de sel en raison de
500 francs le killo;
- avec cet argent, les huit millions de burundais, chacun peut avoir 15 houes en raison de 5000
francs la pièce;
- avec cet argent, les huit millions de burundais, chacun peut avoir plus ou moins 2 vaches en
raison de 400 milles la vache;
- avec cet argent, on peut mettre un terme aux grèves à répétition qui secouent le secteur de l'
Education et de la Santé.
Ce tableau démontre suffisamment combien ce scandale est un grand crime contre votre
peuple. Il devait asphyxié toute une nation. Dommage que personne n' est sanctionné. Nous
avons des crimes mais il n' y a pas de criminels!
Monsieur le Président, à côté de ces crimes économiques point n' est besoin de relever la
question de la violation des droits de l' homme. Votre cheval de bataille d' hier qui était la
défense des droits de l' homme n' est plus inscrit à l' ordre du jour. Ainsi à chaque sortie d' un
rapport de Human Rights Watch, la réaction de votre régime est de lancer des boulets de canon
sur l' organisation au lieu de procéder à un examen de conscience et changer de comportement.
Vous êtes allé jusqu' à expulser la représentante de l' organisation, Neela GHOSHAL. Mais
permettez-moi de vous rappeler, Monsieur le Président que quand vous justifiiez encore les
raisons de votre lutte armée, les rapports de Human Rights Watch et d' Amnesty international
étaient vos documents de référence; La déclaration Universelle des Droits de l' homme était
votre vade-mecum. A l' époque, vous appréciiez la qualité du travail de ces organisations.
Rassurez-vous Monsieur le Président, la qualité et la méthodologie de leur travail n' ont pas
changé. Mais c ' est vous qui avez changé le fusil d' épaule. Votre fusil qui libérait la démocratie
et défendait les droits de l ' homme hier, tire à bout portant et sans sommation sur les mêmes
valeurs aujourd'hui. C' est dans cette dynamique qu' Ernest MANIRUMVA a été lâchement
assassiné et que la justice s' évertue à protéger les véritables auteurs du drame. C' est la même
logique qui justifie les cadavres sans tête qu' on a retrouvé au long de la rivière Rusizi. C' est la
même dynamique qui préside à la persécution de la presse et de la société civile.
Monsieur le Président, mon cri d' alarme ne saurait passer sous silence l' épineuse question de
l' insécurité grandissante qui tend malheureusement à embraser tout le pays. Vous traitez ce
mouvement de BANDITS ARMES. Mais permettez-moi, Monsieur le Président de vous rappeler
que le mouvement que vous traitez de bandits vous l' appeliez, entre1994 et 1995, un
mouvement de COMBATTANTS DE LA LIBERTE, un mouvement DU PEUPLE EN ARMES, un
mouvement pour la DEFENSE DE LA DEMOCRATIE. Effectivement la Démocratie était
menacée. Est ce qu' elle l' est moins aujourd'hui? Je ne pense pas. Aujourd'hui plus qu' hier la
Démocratie est en danger de mort. Que faire? Laissez-moi vous rappeler une fois de plus ,
Monsieur le Président, la phrase de la Déclaration Universelle des Droits de l 'Homme qui était
chère à votre parti politique; elle était inscrite sur le papier en- tête de votre parti " Considérant
qu' il est essentiel que les droits de l' homme soient protégés par un régime de droit pour
que l' homme ne soit pas contraint en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l'
oppression..." Faites une introspection, ces pseudo bandits armés sont manifestement, comme
cela fût le cas hier, une expression d' une révolte contre la tyrannie et l' oppression devenues le
lot quotidien des burundais qui ne suivent pas la pensée unique du CNDD FDD. Autant dire que
les mêmes causes de 1994 sont en train de produire les mêmes effets. Il avait raison cet ancien
Président américain qui a déclaré: " C' est en empêchant les révolutions pacifiques qu' on
rend possible les révolutions violentes."
Monsieur le Président, votre homologue français, Monsieur Nicolas SARKOZY vient de vous le
rappeler du haut de la tribune de l' Union Africaine à Addis Abeba, ce 30 Janvier 2011: " la
violence engendre la violence." Dans son discours, il vous a fait un autre clin d'oeil que je
reprends :"Dans le monde d' aujourd'hui, on ne peut plus gouverner comme dans celui d'
hier. Ce changement ou bien on le subit et c' est la porte ouverte, un jour ou l' autre, à la
violence, ou bien ce changement on le précède, on l ' accompagne et alors il peut s'
accompagner sans heurts". Monsieur le Président, le Burundi est à la croisée des chemins.
Vous avez une occasion en or de faire un choix. Le choix d' être un héros ou celui par qui le
processus de paix à déraper et sombrer dans l' abîme de la guerre civile. Vous serez ce héros,
un héros qui sera chanté, si vous acceptez de saisir la main tendue de l' A.D.C IKIBIRI. Vous
serez un Vaillant digne fils du Burundi si vous accédez à la demande de cette opposition qui ne
demande qu' à discuter avec vous des questions qui fâchent. Ainsi vous aurez précédé le
Changement que réclame le peuple burundais. Cette démarche n'est pas sans embûches, je
présume. Je ne doute pas que des conseillers opportunistes et pêcheurs en eaux troubles vous
répéteront à l' oreille que les chiens aboient mais que la caravane passe. Rassurez vous
Excellence, quand les chiens deviennent très nombreux à aboyer, la caravane peut ne pas
passer; un peuple poussé au désespoir, un peuple opprimé a des fois une force insoupçonnée
et des réactions inattendues. D' autres mauvais génies, pour compromettre ce rendez -vous de l'
histoire vous recommanderont de ne pas discuter avec une opposition qui ne reconnaît pas
votre victoire de 2010. Rappelez-les, Monsieur le Président que vous avez négocié en 2002
avec les Présidents BUYOYA et NDAYIZEYE alors que vous défendiez becs et ongles que le
seul gouvernement légitime était celui de Son Excellence Melchior NDADAYE du 10 juillet 1993.
A cette époque vous réclamiez à cor et à cri le retour à la légalité constitutionnelle. C’ était un
préalable aux négociations. Et pourtant, en 2003, vous avez conclu un accord avec le
Gouvernement du Président NDAYIZEYE. D' autres prophètes vous recommanderont un
raccourci dangereux de promettre monts et merveilles aux corps de défense et de sécurité
comme la dernière augmentation de salaire qui peine à se réaliser. C' est une certitude,
aujourd'hui; il est difficile de jeter la poudre aux yeux à ce corps. Ils savent très bien que le pays
va mal. Ils sont pertinemment convaincus que la reprise de la guerre les condamne à être la
chair à canon pendant que le dialogue entre les hommes politiques est leur seul salut.
Monsieur le Président, prenez à coeur cette voie de sortie. Vous aurez honoré la mémoire des
héros de l' Indépendance et de la Démocratie. Vous serez grand et noble quand vous aurez
rétabli la paix sociale et la Démocratie qui manquent tant au Burundi.
Dans l' espoir d' une suite favorable à ma lettre ouverte,
je vous prie d' agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l' expression de ma
haute considération.
Copie pour information:
-Alliance des Démocrates pour le Changement, A.D.C- IKIBIRI.
-C.N.D.D.- F.D.D.
-Ancien Chef d' Etat (Tous)
-Mission Diplomatique accréditée à Bujumbura( Toutes)
-Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs
-Organisation de la Société Civile ( Toutes)
-Confession Religieuse (Toutes)
-Conseil National des Bashingantahe
-La Presse
Post Scriptum: cette lettre ouverte n' engage pas le FRODEBU dont je suis le porte parole.
(Sé) Pancrace CIMPAYE

La rédaction

Message à la Nation de Pierre NKURUNZIZA

03-01-2011

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
1. En cet instant où Nous disons adieu à l’an 2010, en même temps que nous célébrons Notre entrée dans l’année nouvelle 2011, Nous remercions beaucoup le Dieu Tout Puissant qui Nous a gardés en vie, et Nous a fait don de ses Forces et de son Esprit en vue d’accomplir des progrès significatifs, pour le développement de notre pays. Qu’Il soit loué en toute sa grandeur.
2. Nous présentons, à tous les citoyens Burundais ainsi qu’à tous ceux qui vivent au Burundi, nos meilleurs vœux du Nouvel An. Que cette année soit pour vous une année de bonheur, de paix et de prospérité dans vos familles et celles de vos proches, les amis et les voisins.
3. Le thème pour cette année est : « Changeons de comportement au service et dans nos familles, luttons contre la corruption et les malversations économiques, c’est la meilleure des voies pour arriver au développement durable. »
Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
4. Nous vous avons déjà communiqué les points du programme que Nous comptons réaliser durant les cinq ans pour lesquels vous Nous avez élus. Nous répartissons ces actions autour des grands axes ci-après :
1° La consolidation de la paix et de la sécurité ainsi que la réconciliation effective des Burundais, car c’est là le fondement de tout.
2° Le renforcement de la Bonne Gouvernance par une lutte sans merci contre tous les mauvais agissements qui font que le trésor public est tout le temps en danger : les pots de vin, le non respect des heures de travail, les fonctionnaires fictifs, l’utilisation abusive des outils de services comme le téléphone, les véhicules, le carburant, les ordinateurs, le papier ; l’insouciance notoire dans l’entretien des bâtiments et la surveillance des fonds publics, l’ eau et l’électricité, etc.
Tous ces comportements dommageables se sont révélés comme faisant subir à l’Etat des pertes aussi lourdes que celles occasionnées par différentes formes de corruption.
3° Nous allons nous atteler aux actions clefs pour le développement tel que le domaine des infrastructures comme les routes, les bâtiments publics, le domaine de l’agriculture et l’élevage, les domaines de l’énergie, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, du secteur minier, sans oublier le domaine de l’éducation et de la santé publique.
5. Dans ce discours de fin d’année 2010, Nous allons revenir très brièvement sur les grandes réalisations de 2010, et présenter succinctement les grandes perspectives pour l’année 2011. Le détail sera fourni par les Membres du Gouvernement, chacun dans son domaine d’intervention.
6.L’année que nous terminons a été caractérisée par un temps très important, à savoir la période électorale. Nous remercions vivement tout le peuple burundais, car il a prouvé aux yeux du monde qu’il a déjà fait un pas très appréciable dans la Gouvernance Démocratique. Souvenons-nous en tous, c’est la première fois dans l’histoire du Burundi que soient tenues des élections pour remplacer, à l’expiration paisible de leur mandat, des Institutions démocratiquement élues.
7. Les élections se sont donc bien déroulées parce que le Gouvernement a poursuivi avec réussite sa mission d’assurer la protection de la population, amenant ainsi tous les citoyens sans exclusive à prendre part à tous les travaux relatifs au processus électoral, dans la paix et la sécurité. Nous félicitons donc très sincèrement les Forces de Défense et de Sécurité, qui ont redoré leur blason en montrant, à ceux qui doutaient encore de leurs compétences, qu’ils sont capables de mener à bien cette sécurisation.
8. Nous avons donc consolidé la paix et la sécurité dans le pays, et les Services habilités ont démantelé les bandes de voleurs et tueurs qui voulaient se rendre tristement célèbres par leurs forfaits avant, pendant et après les élections.
Ces Services ont montré que le Burundi a des fils et des filles vaillants et vigilants. Nous les encourageons à aller de l’avant, et Nous leur demandons de garder à l’esprit que cela constitue leur devoir de tous les jours.
9. Nous les exhortons à poursuivre cette bonne collaboration qui a caractérisé la population, les services de Défense et de Sécurité, l’Administration et les Services judicaires, en même temps que Nous demandons aux nouveaux élus du peuple, à quelque niveau que l’on se situe, d’entrer dans la ronde.
10. Ainsi, Nous demandons que les Comités de Sécurité soient redynamisés et qu’ils travaillent effectivement ; que les chefs de collines et les chefs de quartiers maîtrisent bien la circulation des personnes dans leurs circonscriptions, aussi bien les résidents que les visiteurs, afin qu’ils puissent repérer à temps les malfaiteurs, et aviser dans les délais les Services habilités.
C’est pour cela que, selon les moyens que nous obtiendrons, Nous allons au fur et à mesure faciliter la tâche des administrations à la base en matière de télécommunication. Nous allons aussi poursuivre le désarmement de la population civile
11. Nous allons renforcer les bonnes relations que le Burundi entretient avec les autres Etats. En effet, nous ne sommes en mauvais terme avec aucun Etat : ni pays voisin, ni pays lointain. Nous nous réjouissons du fait que Le Burundi ait été choisi pour assurer la Présidence de la Communauté Est Africaine.
12. Nous allons poursuivre également le programme d’aide aux autres pays en envoyant nos troupes dans le maintien de la paix comme Nous le faisons au Soudan, en Somalie, en Côte d’Ivoire, en République Centre Africaine et en Haïti.
13. Nous saisissons alors cette occasion pour demander aux responsables Forces de Défense et de Sécurité Nationales de renforcer la discipline en appliquant les sanctions prévues, y compris le renvoi, à quiconque aurait un comportement de nature à salir le Corps ou à trahir son éthique.
14. La sécurité sera également renforcée si les Cours et Tribunaux rendent une justice équitable. Nous nous réjouissons des nouvelles procédures de ne pas faire traîner en longueur les procès, spécialement par la procédure de flagrance et de permanence pénale même en dehors des heures de service, étant donné que les criminels et les délictueux ne considèrent ni le jour, ni l’heure reconnus pour le travail.
15. Nous demandons également aux Magistrats, aux Officiers de Police Judiciaire (OPJ) et aux Responsables des prisons de prendre garde pour qu’il n’y ait plus de malfaiteurs qui soient relâchés ou élargis au mépris de la Loi, car cela sème de l’insécurité dans le pays, amenant la population à cultiver ce réflexe que nous décrions : la justice populaire.
16. C’est la consolidation de la paix et de la sécurité qui a fait que nos compatriotes réfugiés prennent la décision de rentrer, et que les déplacés à l’intérieur retournent dans leurs propriétés.
17. Le Gouvernement continuera à accueillir les rapatriés. Nous allons prévoir des mécanismes de les intégrer, dont la construction des villages de paix pour les rapatriés qui ne savent plus où aller, ou qui attendent le meilleur moment de retourner dans leurs propriétés. Aux gens qui sont restés sur place, Nous demandons de garder les mêmes sentiments d’amour qu’ils ont souvent manifestés en accueillant leurs frères rapatriés, même si cela n’a pas toujours été facile à cause des problèmes liés à la propriété foncière.
18. Nous nous réjouissons du travail accompli par la Commission Terre et Autres Biens, qui est parvenue à aider dans le choix judicieux des solutions pour plus de trois mille (3 000) cas litigieux qui lui ont été soumis. Les rapatriés qui ont reçu des propriétés en conformité avec la loi sont alors en train d’obtenir des titres fonciers qui attestent que ces propriétés leur reviennent définitivement, à eux et à leur descendance. Quant au rapport dressé par cette Commission sur les terres domaniales dont certains se sont indûment rendus propriétaires, il va être exploité par le Ministère concerné pour les restituer à l’Etat, afin qu’elles puissent être gérées à l’avantage de toute la population. Le Gouvernement a, dans ses programmes, le projet d’octroyer un titre de propriété à toute personne possesseur d’une propriété légalement acquise.
Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
19. Il s’est dit bien d’histoires après les élections, mais Nous remercions beaucoup le peuple burundais, car il ne marche plus à l’aveuglette.
20. Comme cela se passe de tout temps, après les élections, Nous avons mis en place les Nouvelles Institutions, nommant les membres qui les composent conformément à la Loi, sans écarter personne à cause de son obédience politique. Maintenant, Nous sommes occupés à réviser les textes régissant chaque Ministère, pour que le programme que Nous avons communiqué au peuple puisse être mis à exécution sans entrave.
21. Nous avons mis en place l’Institution de l’Ombudsman conformément à la Loi, et son action est chaleureusement attendue.
22. La loi concernant la Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme a été étudiée au niveau de l’Assemblée Nationale et du Sénat.
23. Le Comité de Pilotage Tripartite des Consultations populaires sur la justice transitionnelle a rendu son rapport.
24.Nous all ons très vite analyser les avis et recommandations de la population, entrer en consultation avec les premiers concernés, établir un calendrier pour la mise sur pied des organes d’une telle justice en temps utiles, pour qu’elle profite prioritairement aux Burundais eux-mêmes par la vérité et la réconciliation, tout cela dans un esprit de patriotisme et de consolidation de la paix et de la sécurité.
25. Notre Gouvernement, avec l’appui de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a organisé des cadres de dialogue, où la population a exprimé ses points de vue sur la manière dont les Burundais voudraient que leur pays soit dirigé. Dans ce cadre-même, les hommes et femmes politiques ont décidé de mettre sur pied un « Forum de Dialogue Permanant des Partis Politiques ».
26. En vue de permettre aux Partis politiques d’exprimer leurs opinions et donner leur contribution à la construction du pays, ceux qui ont gagné les élections comme ceux qui n’ont pas eu le bonheur de gagner la confiance du peuple à la hauteur de leurs souhaits, Nous allons renforcer ce cadre de dialogue que les Partis politiques ont créé eux-mêmes. Nous allons également élaborer une loi régissant les Partis politiques de l’opposition, ainsi qu’une loi spécifique pour le financement des partis politiques.

27. Nous ferons tout cela dans le but d’accorder la parole et la liberté à quiconque voudrait donner sa contribution dans la construction de notre pays et la consolidation de la Démocratie fondée sur le dialogue et la concertation, tout en respectant les décisions du peuple exprimées à travers le vote. C’est pour cela que Nous n’allons donner aucune considération au « dialogue » qui a pour but de nous distraire ou qui vise à déposséder du peuple le pouvoir lui reconnu par la Constitution de la République. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
28. Dans le domaine de l’éducation, Nous allons poursuivre l’important programme de multiplier les écoles construites par la population au cours des travaux communautaires. Nous allons fournir les équipements nécessaires, et la gratuité de l’enseignement primaire restera en vigueur.
29. Nous continuerons les préparatifs de prolonger l’enseignement primaire jusqu’en neuvième « enseignement fondamental », afin que les écoliers qui ne parviennent pas à pousser plus loin puissent entreprendre les études techniques et professionnelles à cycle court. Ces sections, Nous allons les multiplier dans tout le pays.
30. Nous sommes en train d’augmenter les effectifs du personnel en procédant au recrutement de 3 500 enseignants au primaire, 1 500 au secondaire et à peu près 1 400 encadreurs.
31. Quant à l’Enseignement Supérieur, Nous allons vérifier si les Universités, aussi bien publiques que privées, travaillent en conformité avec les normes. Cette inspection touche les locaux, les programmes, les qualifications et le nombre des professeurs.
32. Dans le domaine de la santé publique, Nous allons poursuivre les programmes déjà en place en maintenant les mesures prises en ce qui concerne la gratuité des soins de santé pour les enfants âgés de moins de cinq ans, les femmes enceintes et celles qui accouchent dans les établissements publics ; les médicaments de première ligne dans le traitement de malaria vont être donnés gratuitement comme par le passé.
33. S’agissant de l’emploi dans ce secteur, Nous allons donner du travail à 644 personnes dont 44 médecins ainsi que 600 infirmiers et autres techniciens.
34. Nous allons construire un hôpital moderne à Karusi, un autre à Gitega, et Nous procèderons à la construction ou à la réhabilitation de nombreux autres hôpitaux et centres de santé à travers le pays, sans oublier leur équipement.
35. Au cours de cette année, Nous allons mettre un accent particulier sur les activités qui aideraient la population à avoir une bonne santé en ayant plus recours à la médecine préventive. Nous le ferons à travers les programmes ci-après :
Premièrement : Nous allons continuer à assurer la distribution de l’eau potable dans le pays, surtout en construisant des bornes fontaines lors des travaux communautaires. En effet, le projet qui consiste à construire 25 bornes fontaines par Commune se poursuit, et il est en phase finale dans pas mal d’endroits.
Deuxièmement : Nous allons mettre à exécution le programme de la construction des villages. Chaque village comptera entre 300 et 500 ménages. Les maisons seront construites en matériaux durables, et Nous allons leur donner gratuitement les tôles. Cela facilitera le travail d’approvisionnement en eau potable et en électricité, dans ces villages, ainsi que l’implantation des marchés, des écoles et des centres de santé. En conséquence, l’hygiène va s’améliorer, car l’on ne partagera plus la maison avec les animaux domestiques, personne ne fera plus la cuisine dans la maison d’habitation, et nous aurons ainsi démarré le programme de lutte contre les maisons en pisé. Nous rappelons que celui qui construira sa maison en briques cuites aura gratuitement des tôles et du courant électrique produit de l’énergie solaire. Les maisons seront construites par les propriétaires eux-mêmes, mais selon un plan que nous leur aurons donné. La villagisation rendra facile le travail du maintien de l’ordre et de la sécurité, favorisera le développement dans les ménages, et permettra la libération des terres arables, surtout qu’il y avait des coins où des maisons étaient éparpillées sur ces terres.
Troisièmement : Nous allons exceller dans les programmes de vaccination et d’administration des médicaments contre les verminoses en vue de protéger les enfants. Quatrièmement : Nous allons poursuivre le programme de consultation gratuite des femmes enceintes, enfin qu’elles mettent au monde des bébés bien portants.
Cinquièmement : Nous allons poursuivre le projet de distribution des moustiquaires imprégnés afin de couvrir les 8 Provinces qui restaient.
36. Nous allons continuer à sensibiliser la population afin qu’elle se protège contre le VIH/SIDA, et Nous poursuivrons l’assistance des malades du SIDA en leur procurant les médicaments anti – rétroviraux. Le programme de lutte par les méthodes de protection contre la transmission mère-enfant va continuer.
37. En vue de faciliter l’accès de plusieurs aux soins de santé, Nous avons augmenté l’enveloppe allouée à la carte d’assistance mutuelle (CA M). Des consultations et vulgarisations se feront alors cette année dans toutes les communes du pays afin que cette dernière parvienne à tous et pour toutes les structures, même les centres de santé.
38. Que ce soit donc dans le secteur de la justice, de l’éducation ou de la santé publique, il est prévu l’augmentation du personnel. Mais comme il a été remarqué qu’il existe des endroits, surtout en villes et dans les centres urbains, où le personnel est en surnombre alors qu’il en manque crucialement dans d’autres localités, les mesures suivantes ont été prises : Pour les Ministères concernés,  Arrêter les mutations des campagnes vers les centres urbains.  Procéder au redéploiement des fonctionnaires là où ils sont pléthoriques pour les milieux nécessiteux.
Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
39. Ici, chez nous, La lutte contre la faim passe absolument par le développement de l’agriculture et de l’élevage, qui font vivre plus de 90% de la population. C’est pour cela que le Gouvernement a augmenté le budget alloué à ce secteur cette année, passant de 3 % à 11 %, sans compter les financements hors budget. Priorité sera alors faite au riz, à la banane, à la pomme de terre, au manioc et au maïs. Mais les autres cultures ne seront pas oubliées, car nous en aurons besoin pour une alimentation équilibrée.
40. Le Gouvernement a d’ailleurs déjà pris la mesure de réduction des prix de l’engrais chimique.
41. Etant donné que les prévisions annoncent une grande production, des études seront faites pour assurer la conservation, la transformation et la commercialisation de nos produits vivriers.
42. Dans le développement de ce secteur même, la recherche scientifique et agronomique bénéficiera d’un appui substantiel, et Nous allons initier des études pour chercher des techniques d’irrigation des cultures dans les régions de Bugesera, du Kumoso et de l’Imbo. Nous avons également prévu de moderniser l’élevage.
43. Les responsables et chefs de service, indépendamment de leur secteur d’activité, sont invités à développer chez eux et au tour d’eux une agriculture et un élevage modernes pour servir d’exemples à la population avoisinante. Nous demandons aux intellectuels d’entrer dans les associations des villageois pour les aider à confectionner et à exécuter les projets et les plans d’actions y relatifs.
Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
44. Durant cette année, le Gouvernement va s’occuper d’une façon toute spéciale du problème de la croissance démographique dans notre pays. Selon les résultats du recensement de 2008, le taux de croissance démographique est de 2,4 % par an dans notre pays alors que la croissance économique ne suit pas dans les mêmes proportions. La population correspondant à la tranche d’âge comprise entre 0 et 15 ans est de 45 % de tous les Burundais. Cette jeunesse a besoin de vivre décemment aujourd’hui et demain.
45. Ne perdons jamais de vue les différentes confrontations que Nous observons au Burundi, ayant pour origine les problèmes fonciers. La situation est si grave qu’elle est comptée parmi les sources d’insécurité, et la majeure partie des procès enregistrés dans les Cours et Tribunaux concerne les conflits fonciers.
46. A regarder de près la situation actuelle, le Gouvernement pourrait se tailler en quatre pour assurer les meilleures conditions de vie à la population, augmenter l’emploi, ce qui est évident est que tous ces efforts seraient annihilés si rien n’était fait pour diminuer la vitesse à laquelle les Burundais se multiplient.
47. Au cours de cette année que nous commençons, nous allons organiser beaucoup de rencontres avec les représentants venus de plusieurs secteurs, les élus du peuple, pour que nous fassions comprendre à notre peuple que la question est sienne, et que chacun donne sa contribution dans la recherche des solutions à adopter. C’est en partant des propositions avancées que Nous allons élaborer la politique générale du Gouvernement en matière de surveillance démographique aux fins qu’il y ait adéquation entre la croissance démographique et l’économie nationale. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
48. Nous avons beaucoup de projets pour notre pays, et de bons projets. Mais Nous ne pouvons pas les réaliser si l’énergie électrique reste en quantité insuffisante. Voilà pourquoi Nous comptons cette année poser la première pierre pour la construction de plusieurs centrales hydro-éclectiques, et réhabiliter les petites centrales qui existent déjà dans le pays. La distribution du courant électrique va se poursuivre dans les nouveaux quartiers de la ville de Bujumbura, sans oublier les centres urbains de l’intérieur du pays. Nous allons utiliser l’énergie solaire dans l’alimentation en électricité des écoles secondaires communales ainsi que les centres de santé.
49. Dans le secteur du commerce, le programme gouvernemental de faciliter la tâche des opérateurs économiques nationaux et étrangers va continuer, pour éviter un travail à perte, mais également pour que l’acheteur soit à l’aise. Nous allons vulgariser les modalités d’application des lois promulguées dans ce domaine au cours de cette année que nous clôturons, afin de parer aux tâtonnements éventuels des opérateurs économiques.
50. Dans le but de faciliter le mouvement des commerçants, des consommateurs et le transport des marchandises à l’intérieur du pays, le Gouvernement va poursuivre son programme de construction et d’entretien des routes dans les villes, sans oublier les routes reliant les Provinces les unes aux autres.
51. La Route Nationale n°5 reliant Nyamitanga et Ruhwa, la Route Nationale n°15 reliant Ngozi et Gitega, la Route Nationale n°19 reliant Cankuzo et Muyinga, la Route Nationale n°9 reliant Bubanza et Ndora, toutes ces routes seront construites et goudronnées ; la Route Nationale n°4 reliant Bujumbura et Gatumba sera réhabilitée.
52. Les études pour la construction d’autres routes vont se poursuivre, et Nous allons chercher les moyens suffisants pour réparer les vielles routes et en construire de nouvelles. Les routes en terre ainsi que les pistes rurales seront également réhabilitées, par priorité, selon les moyens disponibles.
53. Toujours dans le programme du Gouvernement, Nous allons construire un palais présidentiel en Mairie de Bujumbura, et le building du Ministère des Finances. Nous poursuivrons les travaux d’aménagement des autres centres urbains à l’intérieur du pays, en même temps que Nous allons continuer à approfondir la réflexion sur une nouvelle politique du logement décent en commençant par la Commune de Buyenzi. Des études seront faites également pour la construction des bureaux abritant d’autres Ministères, l’aéroport de Bugendana, les terrains de jeux plus importants comme les stades.
54. Nous ne laisserons pas de côté la protection de l’environnement par la plantation des arbres, surtout fruitiers, l’aménagement des bassins versants et la lutte anti érosive sur les sols à forte pente. Nous allons continuer la protection des forêts, surtout en travaillant avec les Associations villageoises, qui en tireront un profit visible.
55. La réalisation des projets et programmes du Gouvernement exige de grands moyens. Nous sommes content du travail que l’Office Burundais des Recettes (OBR) a déjà réalisé, qui fait que chaque mois on remarque une augmentation des fonds dans les caisses de l’Etat. Ceci a permis au Gouvernement de payer les salaires des derniers mois de l’année mois sans attendre l’arrivée des appuis budgétaires qui étaient promis. Nous demandons que soient données à la population, surtout aux hommes et femmes d’affaire, des informations suffisantes sur le fonctionnement de l’OBR.
Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
56. Il saute aux yeux que le développement économique et l’amélioration notre niveau de vie sont encore loin, si nous considérons le degré de pauvreté et de faim qui pèsent sur nombre de Burundais. C’est pourquoi Nous devons faire un effort supplémentaire pour changer notre train de vie actuel, pour que demain nous puissions être mieux.
Nous devons nous convertir et changer de comportement, pour mettre en avant désormais l’amour de la patrie, le souci de travailler pour elle, et la bonne gestion de son patrimoine.
57. Ne nous décourageons pas, les choses commencent à bien marcher. Au cours de cette année 2010, la Brigade et la Cour anti-corruption ont pu récupérer près de cinq milliards et deux cent cinquante millions de nos francs (5.250.000.000 Fbu), d’autres sommes continuent à être versées dans les caisses de l’Etat chaque fois que la culpabilité est établie.
58. L’appel que Nous avons lancé à tous les Burundais à se lever comme un seul homme pour combattre les pots de vin et la corruption, Nous espérons qu’il encouragera les Officiels cités ci-haut à récupérer les richesses (capitaux) dilapidées ou détournées par ceux-là qui étaient chargés de les protéger. C’est un combat où tous les Burundais sont engagés, et des primes ont été prévues pour ceux qui auront dénoncé avec efficience ces exactions et leurs auteurs.
Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,
59. Nous voudrions porter à la connaissance de tous les chefs de services que Nous allons mettre en place un cadre de dialogue permanent entre le Gouvernement, les travailleurs et les employeurs, pour que règne à tout moment l’entente sur les lieux de travail. Nous pensons ainsi que les grèves vont diminuer et, dans le meilleur des cas, disparaître. Nous demandons à tout chef de service de tenir régulièrement des réunions de travail avec ses employés, sans toutefois faire des promesses aléatoires.
60. En partant de la nouvelle organisation des pensions pour les fonctionnaires en retraite ainsi que la politique salariale qui vont bientôt être adoptées, Nous allons donner à tous les cocernés l’occasion d’échanger sur la question de l’harmonisation des salaires.
61. Avant de terminer, Nous voudrions remercier la Communauté Internationale ainsi que toute autre personne physique ou morale qui a donné sa contribution pour que le Burundi ait la belle image que Nous lui reconnaissons maintenant. Nous citerions ici les Gouvernements et les organisations Internationales qui ont appuyé le développement de notre pays, et suivi de près le déroulement des élections.
62. Nous citerions également les Serviteurs de Dieu, qui n’ont à aucun moment cessé de prier pour notre pays, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui a bien organisé les élections, les Corps de Défense et de sécurité qui, en collaboration avec l’appareil judiciaire, ont réussi à dissuader ceux qui voulaient perturber les élections, les journalistes qui, travaillant en synergie, ont transmis en direct le déroulement des activités de tout le processus électoral.
63. Nous remercions beaucoup le peuple burundais qui a adopté une attitude digne pendant ce temps où l’on entendait beaucoup de dissonances, et qui a pu démontrer sa maturité politique (Gutandukanya icatsi n’ururo).
64. Le rendez-vous que nous nous sommes fixé n’a pas changé. Après six mois, Nous allons commencer à prendre des mesures pour tout responsable, en fonction de ses attributions et de ce qu’il aura réalisé pour les Burundais.
65. En effet, comme Nous l’avons demandé, tout responsable doit avoir une prévision de ce qu’il va réaliser chaque année, pour les consigner dans le plan quinquennal ou plus long. Tous les six mois, nous allons évaluer le pas franchi dans la mise en application du calendrier d’activité, ce qui signifie que chacun doit comprendre qu’il a des comptes à rendre à ses supérieurs, et même à ses subalternes, un concept de redevabilité.
66. Ainsi, Forts de notre réussite de consolidation de la paix, de la sécurité et de la démocratisation des institutions pour la stabilité de la nation, Nous nous fixons l’objectif de faire tout ce qui est en Notre pouvoir pour qu’en l’an 2020 le Burundi ait été retiré de la liste des pays pauvres et très endettés. Nous interpellons tout Burundais, partout où il se trouve, à Nous y accompagner en faisant aussi sien cet objectif.
67. Nous réitérons notre appel à tout citoyen pour qu’il se fixe un objectif à atteindre en matière de développement durant cette année, les cinq ans à venir ou plus, que ce soit à titre personnel, au niveau familial ou dans une Association à laquelle il appartient.
68. Nous terminons en réitérant Nos vœux de Nouvel an pour les Burundais et ceux qui vivent au Burundi, une année de conversion et de changement de comportement en vue de mieux travailler pour notre pays, son développement et le nôtre propre.
Changeons de comportement au service et dans nos familles, luttons contre la corruption et les malversations économiques, c’est la meilleure des voies pour arriver au développement durable.
QUE DIEU VOUS BENISSE, NOUS VOUS REMERCIONS.

La rédaction

ONU/BURUNDI: Septième Rapport

12-12-2010




Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité
6439e séance – matin

L E BURUNDI ET SA POPULATION ONT FAIT DE GRANDS PROGRÈS POUR ABANDONNER LA VIOLENCE POLITIQUE, DÉCLARE LE CHEF DU BUREAU INTÉGRÉ DES NATIONS UNIES DANS LE PAYS

Le Secrétaire général propose de remplacer le BINUB par un Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), présenté comme une « structure plus légère »

Le Burundi et sa population ont fait de grands progrès pour abandonner la violence politique, a affirmé, aujourd’hui, devant le Conseil de sécurité, le Représentant exécutif du Secrétaire général au Burundi et Chef du Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB), M. Charles Petrie. Présentant le rapport du Secrétaire général sur le Burundi, M. Petrie a estimé que ces progrès restaient toutefois fragiles et que la communauté internationale devrait continuer d’appuyer le pays, notamment par le biais d’une « structure plus légère » que l’actuel Bureau intégré, à savoir un Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB).

Le Ministre des relations extérieures et de la coopération internationale du Burundi, M. Augustin Nsanze, a remercié les Nations Unies pour l’appui que le BINUB lui a apporté durant les quatre dernières années. Le BINUB, a-t-il rappelé, a été « le premier partenaire du Gouvernement sur le terrain en matière de consolidation de la paix ». M. Nsanze a estimé que la nouvelle structure proposée était « adaptée aux réalités du moment », tout en émettant quelques réserves, notamment sur le contrôle des droits de l’homme.

Le Président de la formation « Burundi » de la Commission de consolidation de la paix, l’Ambassadeur Paul Seger de la Suisse a, quant à lui, rappelé que la mission actuelle de la Commission dans le pays s’achèverait bientôt et a recommandé que son assistance soit à l’avenir « alignée sur le mandat de la future présence de l’ONU ».

En présentant le rapport du Secrétaire général, M. Petrie, qui intervenait pour la dernière fois devant le Conseil de sécurité en tant que Chef du BINUB, a rappelé qu’il avait travaillé pour la première fois dans la région des Grands Lacs en 1994 et avait servi les Nations Unies au temps du génocide rwandais puis, pendant trois ans, dans l’est de la République démocratique du Congo. Précisant que, dans ses fonctions, il avait été « témoin d’une violence sans égale », M. Petrie a estimé être en mesure de « mesurer les progrès réalisés par le pays et sa population ». Ces progrès, a-t-il ajouté, restent toutefois fragiles et c’est pourquoi il est nécessaire que la communauté internationale aide les institutions démocratiquement élues à surmonter toutes les difficultés qui demeurent.

M. Petrie a notamment rappelé que la période considérée avait été marquée par une série d’élections, entre le 24 mai et le 7 septembre, processus que le BINUB avait appuyé en délivrant gratuitement des cartes d’identité aux électeurs. Il a mentionné le « boycott » des élections par une coalition de partis d’opposition, ce qui a permis au Président sortant, M. Pierre Nkurunziza, d’être aisément réélu et à son parti, le Conseil National Pour la Défense de la Démocratie (CNDD), de remporter ensuite tous les autres scrutins. Le Représentant exécutif a aussi mentionné l’exil volontaire de plusieurs dirigeants d’opposition et le retour dans la clandestinité, le 23 juin, d’Agathon Rwasa, le dirigeant historique des Forces nationales de libération (FNL), alors qu’il était revenu au pays au printemps 2008 après 20 années d’exil. M. Petrie s’est également dit préoccupé par le climat d’impunité qui prévaut, ainsi que de cas de violations des droits de l’homme, en particulier la torture. Il a toutefois ajouté que le dialogue entre le Gouvernement burundais et les Nations Unies concernant ces violations était « en très bonne voie » et que ces derniers temps, peu de cas étaient signalés. Il a précisé que le Conseil national de sécurité burundais avait récemment souligné la nécessité de sanctionner sévèrement les membres des forces armées.

M. Petrie a même insisté sur la vivacité de la société civile, estimant que sa contestation reflétait aussi une absence de violence de grande échelle. Il a vu dans une telle absence le signe que la violence était peu à peu rejetée comme moyen d’expression politique, ajoutant qu’elle n’était plus liée aux divisions ethniques.

M. Nsanze a qualifié les scrutins successifs de 2010 de « succès au niveau de la participation, de la sécurisation et de la transparence » et a dit avoir apprécié la qualité du plaidoyer du BINUB pour que la Commission électorale indépendante puisse disposer de toutes les ressources nécessaires à cette occasion. Il a affirmé que le Gouvernement burundais n’était « nullement responsable » de l’exil ou du retour à la clandestinité des dirigeants de l’opposition à la suite du processus. Le Ministre a rappelé que les partis politiques eux-mêmes avaient créé un « Forum permanent du dialogue politique » et a ajouté qu’à la base, la plupart des élus de ces partis participaient à la vie des communes par le biais des conseils de collines, désavouant ainsi leurs dirigeants.

Le Ministre des relations extérieures et de la coopération internationale du Burundi s’est dit conscient de « l’insécurité résiduelle » et a rappelé que son gouvernement prenait des mesures pour y faire face, notamment des mesures de réintégration des anciens combattants et une loi sur les litiges fonciers. Il a cependant regretté que des médias accréditent l’idée d’une nouvelle rébellion armée « sans en donner les dirigeants ni les objectifs politiques ». En matière de droits de l’homme, il a affirmé que le dossier relatif à la création de la Commission indépendante des droits de l’homme, retardé par le processus électoral, était désormais à l’ordre du jour. Reconnaissant que les partenaires techniques et financiers « ont encore des divergences de vues avec le Gouvernement burundais sur la compréhension » des Principes de Paris -qui fixent des normes pour garantir l’indépendance des organes nationaux de contrôle du respect des droits de l’homme-il a espéré que le Gouvernement parviendra à un compromis qui « respecte la Charte des Nations Unies et la souveraineté nationale ».

Le Ministre a outre mis l’accent sur les progrès réalisés en faveur des droits des enfants. À cet égard, le Chef du BINUB a rappelé que le Burundi avait été retiré en avril de la liste des pays auxquels il était reproché d’utiliser des enfants soldats.

Toujours en matière de droits de l’homme et d’état de droit, M. Nsanze, sans exclure la possibilité d’arrestations arbitraires, a affirmé que les prévenus « semaient exprès la confusion dans les enquêtes » et « qu’au lieu d’assumer la responsabilité de leur forfait, ils revendiquaient automatiquement » leur appartenance à des partis politiques ou des structures de la société civile, « comme si cette qualité les exemptait de leurs devoirs de citoyen ». Le Ministre a également justifié les mouvements de personnel dans la magistrature sans l’aval du Conseil de la magistrature, affirmant que la réforme du système judiciaire devrait aussi se traduire par des équilibres ethniques, conformément à l’Accord d’Arusha. Il a également jugé « hâtives » les conclusions de certains sur l’impunité qui prévaudrait dans certaines affaires, en affirmant que les enquêtes devraient prendre leur temps pour ne pas aboutir à condamner des innocents.

Concernant la situation économique, le Ministre a qualifié le rapport du Secrétaire général de pessimiste et a affirmé que son pays « allait relever le défi » de l’élimination de la fin de l’extrême pauvreté. Il a rappelé que le Burundi avait pu déjà atteindre des « résultats palpables », tels que le point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés. Il a aussi rappelé que le Gouvernement du Burundi avait lancé la préparation de son nouveau cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté. En outre, il a estimé que le pays tirerait profit de son intégration dans les organisations régionales et sous-régionales.

Toutefois, l’Ambassadeur Seger a souligné que, pour que le Burundi réalise son potentiel économique, les conditions politiques, institutionnelles et sociales devraient être réunies. À cet égard, « d’importants défis demeurent », a-t-il estimé, soulignant qu’il était crucial de mettre fin à la corruption grâce à un renforcement du secteur de la justice. M. Seger a déploré une « hausse significative » de violations des droits de l’homme, ajoutant que, couplée à l’érosion de la confiance des citoyens à l’égard de leurs dirigeants, cette tendance « risquait de décourager les donateurs ». Il a aussi appelé l’opposition extraparlementaire à cesser de proférer des menaces irresponsables, avant d’affirmer qu’en 2011, la Commission de consolidation de la paix devrait être aux côtés du Gouvernement burundais pour accompagner ses efforts de réconciliation nationale et de lutte contre l’impunité, dans un contexte qui sera marquée par plusieurs « commémorations d’événements passés tragiques ». Enfin, il a annoncé que lors du cinquième examen biannuel du Cadre stratégique, la Commission de consolidation de la paix proposera des solutions pour permettre à tous les acteurs politiques burundais, y compris ceux qui ne sont pas représentés au Parlement, de contribuer de manière constructive au débat politique.

Pour M. Seger, au terme du cycle électoral achevé cette année, « le Burundi ouvre un nouveau chapitre de son histoire » et il s’agit, à présent, « de bâtir une économie durable, en se basant sur les efforts d’un nouveau Gouvernement stable et les perspectives commerciales qu’offre l’intégration du pays à la Communauté d’Afrique de l’Est ». Il a appelé les partenaires du pays à soutenir cette intégration régionale, ajoutant que la Commission de consolidation de la paix se tenait prête « à aider le Burundi à mobiliser les ressources nécessaires à cette fin, une fois qu’elles auront été clairement identifiées ». Il a également souhaité que la CCP contribue à attirer de nouveaux investisseurs et a préconisé que la prochaine conférence des donateurs soit l’occasion de stimuler des opportunités économiques nouvelles afin « d’absorber ou de réduire les pressions sociopolitiques et les tensions causées par la pauvreté ».

Le Président de la formation Burundi de la Commission de consolidation de la paix a ensuite rappelé que la mission actuelle de la CCP dans le pays s’achèverait bientôt, l’examen du Cadre stratégique devant être effectué début 2011. Le Gouvernement burundais souhaitant que la Commission reste impliquée au-delà de cette date, il a assuré que la CCP proposerait une assistance ciblée axée sur les besoins exprimés par le Gouvernement. Il a recommandé que cette assistance soit « alignée sur le mandat de la future présence de l’ONU que le Conseil de sécurité s’apprête à définir ». « Notre responsabilité commune, à la Commission de consolidation de la paix, au Bureau intégré des Nations Unies au Burundi et au Conseil de sécurité, doit être d’appuyer les autorités dans la fourniture de services clefs aux 8,5 millions de citoyens burundais », a-t-il encore insisté.

Concernant la future structure du BNUB, dont le projet de mandat est détaillé dans le rapport du Secrétaire général, M. Petrie a expliqué qu’elle avait fait l’objet de consultations non seulement avec les autorités burundaises, mais aussi avec la société civile, les organisations régionales et sous-régionales et les institutions financières de Bretton Woods. Il s’agira, a-t-il expliqué, d’une structure plus légère que l’actuel BINUB.

M. Nsanze s’est dit très satisfait « du mandat, du format et de l’appellation de la nouvelle structure » proposée, qu’il a jugée « adaptée aux réalités du moment ». Il a toutefois émis quelques réserves, s’interrogeant notamment sur la nécessité pour le futur BNUB de faire des rapports sur la situation des droits de l’homme « alors que le Burundi va bientôt disposer d’une commission nationale indépendante » en la matière. Il s’est aussi demandé ce qu’on entendait par la référence à l’expression « mettre en place des institutions responsables ». Enfin, le Ministre a estimé qu’il faudrait rappeler à la société civile que son rôle « est surtout de renforcer les capacités de la population à la base, au lieu d’être souvent une caisse de résonnance de certains partis politiques d’opposition ». Pour M. Nsanze, « appartenir à la société civile ne se matérialise pas, sous d’autres cieux, par l’hostilité systématique vis-à-vis des institutions et par un comportement systématiquement antipatriotique ». La société civile doit « être un facteur de stabilisation plutôt qu’un ensemble de groupuscules financés clandestinement par des bailleurs mal intentionnés », a-t-il tenu à préciser.

En fin de séance, la Présidente du Conseil de sécurité pour le mois de décembre, l’Ambassadeur Susan Rice a, au nom des autres membres du Conseil, remercié M. Petrie pour son travail en tant que Représentant exécutif et Chef du BINUB.

LA SITUATION AU BURUNDI

Septième rapport du Secrétaire général sur le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB) (S/2010/608)

Dans ce rapport, qui concerne les principaux événements survenus au Burundi depuis le 30 novembre 2009, le Secrétaire général estime que la « situation au Burundi a suffisamment progressé », en dépit d’un certain nombre de problèmes, notamment dans les domaines du respect des droits de l’homme et de la consolidation de l’état de droit. M. Ban Ki-moon « encourage, par conséquent, la communauté internationale à réorienter progressivement son soutien au processus de paix en faveur d’une assistance en matière de redressement, de développement et de consolidation démocratique ». Il recommande donc que l’actuel Bureau intégré des Nations Unies au Burundi (BINUB) soit « remplacé par une présence plus limitée de l’ONU destinée à soutenir les efforts du Gouvernement en matière de consolidation de la démocratie et de développement durable », le Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB). M. Ban propose que le Conseil de sécurité approuve la création du BNUB pour une période initiale d’un an à compter du 1er janvier 2011.

Le Secrétaire général estime qu’au cours des 12 derniers mois, le Burundi « s’est sensiblement éloigné de son passé violent et a progressé vers la paix, la stabilité et le développement ». Il rappelle que le Gouvernement burundais s’est « acquitté pleinement, pour la première fois depuis 1993 », du « défi considérable » qu’a représenté l’organisation de cinq élections (communales, présidentielle, législatives, sénatoriales et collinaires). Tout en constatant que ces scrutins ont « provoqué de profondes divisions entre acteurs politiques et qu’un seul parti va dominer le paysage politique pendant les cinq années qui viennent », M. Ban juge « remarquable » que cette situation n’ait pas entraîné un retour de la violence à grande échelle. Il estime que le fait que la confrontation ait été, dans une large mesure, circonscrite au domaine politique « témoigne de la maturité croissante de la classe politique burundaise, du rôle actif joué par une société civile de plus en plus forte et indépendante et, surtout, du fait que la population souhaite voir s’installer durablement la paix et le développement ».

Le Secrétaire général se félicite que le Président Nkurunziza ait affirmé que son Gouvernement « laisserait aux partis politiques qui ont boycotté les élections la possibilité de s’exprimer » et l’encourage à dialoguer avec l’opposition non représentée au Parlement. Il juge encourageante la volonté d’intégration régionale du Burundi, la déclaration du Président faisant de la lutte contre la corruption une priorité de son nouveau Gouvernement, ainsi que la transmission au Parlement d’un projet de loi relatif à la création d’une commission nationale indépendante des droits de l’homme. Il observe toutefois que ce projet « n’est pas conforme aux Principes de Paris » et demande donc aux autorités burundaises de réviser le projet.

M. Ban constate en outre une sensible augmentation des violations des droits de l’homme. La liberté d’expression, d’association et d’assemblée des partis d’opposition et des organisations de la société civile « est fortement limitée », écrit-il, ajoutant que, « pendant toute la période électorale, la liberté d’expression et d’association a été fortement limitée, et le droit à la liberté et à la sécurité des personnes a été violé » et qu’après les élections, « les incarcérations de membres de partis d’opposition ont continué et les mesures de répression à l’encontre des journalistes se sont intensifiées ». Faisant également état d’une augmentation des cas de torture et d’exécutions extrajudiciaires, il demande à nouveau que l’enquête au sujet du meurtre du Vice-Président de l’Observatoire de lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME) soit accélérée.

Pour le Secrétaire général, « les nombreux signes de progrès ne doivent pas être réduits à néant par le retour de la violence ou des violations des droits de l’homme » et il s’inquiète notamment d’incidents qui se sont produits récemment dans le nord-ouest du pays.

M. Ban se félicite néanmoins de « l’atmosphère de dialogue constructif qui règne à l’heure actuelle entre le Gouvernement burundais et le BINUB ». Estimant qu’en matière de redressement, de développement et de consolidation démocratique, les « cinq prochaines années seront essentielles », le Secrétaire général recommande que le BINUB, dont le mandat vient à échéance au 31 décembre 2010, soit remplacé par Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB), doté d’un mandat initial d’un an.

Le BNUB devrait « compléter l’action de l’équipe de pays des Nations Unies », dont les trois priorités stratégiques pour les cinq ans à venir sont « d’achever le redressement du pays et encourager une croissance équitable; de mettre en place et renforcer des institutions responsables, efficaces et réactives; et de mettre en place et renforcer des mécanismes efficaces de dialogue, de réconciliation et de justice transitionnelle ». Le mandat du BNUB consisterait donc essentiellement à réaliser des analyses, fournir des conseils et suivre l’évolution d’indicateurs clefs, notamment en matière de démocratie, de gouvernance; de droits de l’homme, de justice ou encore de réforme du secteur de la sécurité et d’état de droit. Le BNUB serait également chargé de fournir au Burundi un appui lorsqu’il assurera la présidence de la Communauté d’Afrique de l’Est en 2011, ainsi que des conseils au sujet des questions d’intégration régionale. Il devrait enfin faciliter et encourager le dialogue entre les acteurs nationaux et les mécanismes d’appui afin d’assurer une large participation à la vie politique et contribuer à la coordination de l’action des partenaires internationaux et à la mobilisation de ressources pour le Burundi.

La rédaction

Plateforme de l'ADC-IKIBIRI

08-12-2010

Mot liminaire de la conférence de presse tenue par la coalition ADCIKIBIRI
en date du mercredi 01 décembre 2010 à Bujumbura
Thème central : Présentation de la Plateforme commune de la Coalition ADC-IKIBIRI
Mesdames Messieurs les journalistes, Mesdames Messieurs,
A. Préambule
1. Depuis que la Coalition ADC-IKIBIRI a été créée en date du 25 mai 2010, elle s’est
fixée entre autres comme objectif de mettre en place des ensembles politiques solides,
à mesure d’affronter les importants défis socio-politiques actuels et futurs que doit
affronter notre pays. Il nous a fallu dans un premier temps, et ce malgré la répression
du pouvoir contre notre Coalition, tracer notre cadre de travail, fixer nos objectifs et
rendre publics toutes nos orientations politiques, à travers les différents documents
que nous avons déjà présentés à nos compatriotes notamment à travers vos
différents médias.
2. C’est ainsi donc que nous avons déjà élaboré et présenté les instruments légaux
de création de la Coalition ADC-IKIBIRI, une note de présentation de la Coalition, ainsi
que le Mémorandum de la Coalition sur la situation des droits de l’homme au Burundi
que nous vous avons présenté la semaine dernière.
3. Nous avons voulu compléter cette panoplie de textes de base par la mise en place
d’une plateforme commune de la coalition, qui est une sorte de programme minimal
commun. Dans les lignes qui suivent, nous vous présentons les éléments essentiels
contenus dans cette plateforme.
B. Présentation Générale
4. La plateforme Commune de la Coalition ADC-IKIBIRI constitue une vision commune
tirée des réflexions faites par les partis membres sur les grandes orientations à donner
sur des questions fondamentales de notre pays. A travers un document de 7 pages,
elle vise des orientations et actions destinées notamment à contribuer à la création
d’un environnement politique, sécuritaire, économique et sociale permettant d’aborder
les questions fondamentales du pays avec objectivité et sérénité et ainsi remettre le
pays sur la voie de la démocratie et de la bonne gouvernance pour le bien être de
chaque citoyen burundais.
5. La plateforme identifie les questions fondamentales devant faire objet de grandes
orientations comme étant : le renforcement de la paix et de la sécurité pour tous ; La
démocratie et la bonne Gouvernance ; La justice et la lutte contre l’impunité des
crimes ; La réconciliation nationale à travers les mécanismes de la justice
transitionnelle ; La construction et l’intégration socio-économique des sinistrés ; La
relance économique et la lutte contre la pauvreté.

C. Orientations pour chaque question fondamentale
==> Du renforcement de la paix et de sécurité pour tous
6. Les partis en coalition constatent que certains éléments des corps de défense et de
sécurité sont instrumentalisés et restent au service du parti CNDD-FDD et ses
satellites. De ce fait, ils ont perdu leur neutralité politique, leur professionnalisme et leur
loyauté envers la République et le peuple.
7. L’action de la Coalition ADC-IKIBIRI consistera à garder et défendre jalousement les
acquis de paix obtenus à travers beaucoup d’accords de paix en vue de réhabiliter ces
corps. Les secteurs de sécurité devront être améliorés pour arriver à une armée et
une police véritablement nationales complètement détachées de leurs origines
politiques, tribales et régionales. La Coalition ADC-IKIBIRI reste persuadée et
convaincue que la véritable sécurisation du citoyen résulte d’un ordre institutionnel
rassurant, un environnement politique sain, un fonctionnement serein des institutions et
la promotion des corps de défense et de sécurité professionnels et républicains.
==> De la démocratie et de la bonne gouvernance
8. La Coalition ADC-IKIBIRI constate que ces deux valeurs qui constituent le pilier de
gestion des Etats modernes ont été mises à rude épreuve dans notre société. La
dictature, l’exclusion, le terrorisme vulgaire, les pratiques de corruption et de
détournements des deniers publics ont été érigées en mode de gouvernement de l’Etat
Burundais, surtout pendant ces derniers jours.
9. Nous constatons que depuis les élections de 1993, des crises sociales, des crises
politiques et institutionnelles, des crises sécuritaires et économiques graves ont été
observées. Il est aussi à noter les relations entre l’Exécutif et la société civile,
principalement avec les médias, avec les syndicats, avec les organisations de défense
des droits de la personne humaine sont de plus en plus difficiles.
10. Les élections de 2010 n’ont pas abouti au rassemblement des Burundais dans leurs
diversités politiques à travers les institutions de l’Etat comme il était espéré. En
conséquence, les Partis politiques victimes de la Corruption et des tricheries qui ont
dominé ces élections se sont coalisés pour former l’Alliance démocratique pour le
Changement ADC- IKIBIRI en abrégé.
11.L’action de l’ADC-IKIBIRI sera focalisée sur la formation et la sensibilisation de toutes
les forces politiques et sociales appelées à tout mettre en oeuvre pour restaurer la
confiance dans le pays, stabiliser le pays et renfoncer la démocratie dans tous ses
aspects. La bonne gouvernance devra se manifester dans la promotion d’un Etat de
droit et dans la gestion saine de l’Etat marquée par la transparence, la vérité, le
compromis, la tolérance et l’ouverture politique.
==> De la justice et de la lutte contre l’impunité des crimes.
12.La Coalition constate que l’appareil judiciaire est devenu un outil de répression par des
jugements et emprisonnements arbitraires et se propose de mettre en oeuvre des
stratégies et des actions destinées à lutter efficacement contre l’impunité des crimes
notamment par la promotion d’une justice impartiale, indépendante et rigoureuse dans
le respect des lois.

13. Ces forces politiques s’engagent à agir de telle sorte que la répression des crimes soit
menée dans le respect de la loi, notamment dans les procédures des arrestations et
de détention, l’accès à un procès équitable et la garantie des droits de défense. La
coalition plaidera fortement pour la libération inconditionnelle des prisonniers
politiques. La Coalition mettra un accent particulier sur l’éradication de la corruption et
de détournements des deniers publics, de violences sexuelles faites aux enfants et
aux femmes, ainsi que les vols à mains armées suivis souvent d’assassinats.
==> La réconciliation nationale à travers les mécanismes de la justice
Transitionnelle;
14. La coalition constate que la question de justice transitionnelle reste controversée au
sein de la classe politique burundaise et de la population d’une part et entre le
Gouvernement du Burundi et l’Organisation des nations Unies d’autre part. L’action de
l’ADC-IKIBIRI consistera à mettre en place des stratégies et actions qui permettront
de relancer un véritable débat sur les points de divergence.
==> De la reconstruction et de l’intégration des sinistrés de guerre
15. La Coalition propose de mettre sur pieds les institutions basées sur un leadership
responsable gagné à la cause de la paix, de la cohésion et de l’unité, capables de
s’élever au dessus des intérêts sectaires et partisans, capables de faire des
compromis historiques nécessaires au redressement du pays à la réconciliation
nationale et à la reconstruction d’un avenir rassurant pour tous les Burundais.
16. Dans la perspective d’une reconstruction durable et définitive, les partis politiques de
la Coalition se doivent de tout mettre en oeuvre pour encourager autant que possible
l’habitat groupé dans la politique de reconstruction et d’intégration des sinistrés de
guerre pour dégager des terres cultivables. Il faut urbaniser les régions rurales par la
création de petites villes et de villages qui deviendront des pôles de développement et
d’attraction et qui allégeront la pression sur les propriétés foncières.
==> De la relance économique et de la lutte contre la pauvreté.
17.La Coalition va focaliser son action sur des stratégies et actions destinées notamment
à relancer et augmenter la production et les activités commerciales. D’autres
stratégies viseront la promotion des secteurs de l’éducation, de la santé, l’emploi et le
développement des infrastructures sociales.
18. Il va s’imposer une stratégie efficace de collecte des taxes et de l’impôt pour garantir le
fonctionnement de l’Etat et la distribution équitable des richesses nationales à travers
tout le pays et en respectant la nouvelle réglementation qu’exige la politique de
l’intégration régionale.
Pour toutes ces raisons, la Coalition ADC-IKIBIRI invite l’ensemble des forces politiques,
sociales et morales à promouvoir un vaste rassemblement pour la paix et à adhérer à
cette Plate - Forme commune pour qu’elle serve de base de la réconciliation et de la
reconstruction nationales.
Fait à Bujumbura le 1 décembre 2010
Hon. Léonce Ngendakumana, Président de l’ADC-IKIBIRI

La rédaction

Côte d'Ivoire, Point de vue d'un juriste

08-12-2010

LUC MARIUS IBRIGA, JURISTE: "Le Conseil constitutionnel ivoirien s’est fourvoyé"
(Le Pays 08/12/2010)

C’est entre deux appels téléphoniques, destinés à préparer le colloque sur "le partenariat Europe-Afrique et les intégrations régionales" prévu pour se tenir du 14 au 17 décembre 2010 à Ouagadougou et dont il est le président du comité d’organisation, que Luc Marius Ibriga nous a accordé cette interview. Enseignant le droit communautaire à l’université Ouaga 2 et reconnu comme un juriste émérite, l’homme a abordé sous un angle juridique la crise qui prévaut en Côte d’Ivoire. Les détails dans les lignes qui suivent nous éclairent sur la situation.

"Le Pays" : Sur un plan purement juridique, lequel de Ouattara ou de Gbagbo est le président de la Côte d’Ivoire ?

Luc Marius Ibriga : Sur la base du droit, il y a un président légal du fait que les organes constitutionnels l’ont proclamé et déclaré président. Laurent Gbagbo est donc le président légal. Sur le plan de l’expression des votes, Alassane Ouattara est président. Il a donc la légitimité car il a le plus grand nombre de voix. Mais cette légitimité sortie des urnes doit être confirmée, selon la Constitution ivoirienne et la loi électorale, par le Conseil constitutionnel. Ce qui pose problème en Côte d’Ivoire, c’est que les Ivoiriens mettent entre parenthèses leur Constitution avant de régler leurs problèmes. Ce qui fait que dans les accords de Ouagadougou, il était mentionné que les élections devraient être certifiées par le système des Nations unies, mais sans qu’on ne précise véritablement le rôle de cette certification et quelle valeur juridique lui accorder. Ce qui fait qu’aujourd’hui, nous nous retrouvons avec un président légitime qui n’est pas légal et un président légal qui ne jouit pas de la légitimité.

L’UA et la CEDEAO ont reconnu la victoire d’Alassane Ouattara et la CEDEAO a condamné la position de Laurent Gbagbo. Quel peut être l’impact de l’action de ces deux institutions sur la situation en Côte d’Ivoire ?

Si l’on part du principe de la souveraineté des Etats, ces organisations ne peuvent pas obliger les autorités et les institutions ivoiriennes à accepter ce que elles, elles veulent. Parce que ce serait un précédent historique que des organes extérieurs à l’Etat puissent dicter leurs lois à cet Etat.

Autrement, le traité de la CEDEAO, auquel est membre la Côte d’Ivoire, ne prévoit rien ou ne peut rien face à ce genre de situation ?

Le traité de la CEDEAO prévoit que l’on doit aller à des élections concurrentielles et que l’on doit accéder au pouvoir selon des voies normales. Or aujourd’hui, la voie qui a été suivie par Laurent Gbagbo est une voie démocratique puisque le code électoral dit que les proclamations provisoires doivent être validées par le Conseil constitutionnel. Maintenant, le problème, c’est que le Conseil constitutionnel ne s’est pas tenu à ses prérogatives et n’a pas mis en action les voies nécessaires pour crédibiliser sa validation. Premièrement, un juge ne peut pas entrer dans la sphère publique pour annoncer qu’il va s’autosaisir d’un dossier. C’est vrai qu’il y avait un délai qui était imparti à la CEI (Commission électorale indépendante) mais le Conseil constitutionnel devait simplement attendre que la CEI proclame les résultats provisoires.

"La meilleure solution, c’est de reprendre les élections dans les zones concernées"

Il y a donc eu un vice de procédure ?

Oui. Le manque de réserve du juge constitutionnel a jeté un discrédit sur sa décision. Secundo, la CEI a mis plus de trois jours pour vérifier les 20 000 PV (procès- verbaux). Le Conseil constitutionnel, en moins de 24 heures, a, lui, pu procéder à la vérification de ces 20 000 PV alors qu’il avait sept jours pour le faire. Si le législateur lui a donné sept jours, c’est que le travail doit être fait avec minutie. C’est donc cette précipitation à valider les élections, à introniser Laurent Gbagbo, qui fait croire qu’il y a forfaiture. Au premier tour, la CEI avait dépassé le délai d’une heure, mais le Conseil constitutionnel n’a pas invalidé l’élection. De plus, on ne peut pas décider d’invalider ainsi les résultats de toute une région. On invalide par bureau de vote parce qu’on a des éléments de preuve. Et au moment où le Conseil constitutionnel a été saisi, il y avait normalement du temps pour les uns et les autres de déposer leurs recours. Autant d’éléments qui montrent que la décision du Conseil constitutionnel a été entachée de discrédit. Mais même s’il n’a pas dit le droit, les textes sont clairs, il n’y a pas de recours contre les décisions du juge constitutionnel.

D’aucuns ont d’ailleurs douté de la neutralité politique de cette institution dans la mesure où son président est nommé par le chef de l’Etat. Partagez-vous cet avis ?

C’est vrai que les hommes ont leur penchant et leur position. Mais en ce qui concerne le Conseil constitutionnel, il y a un certain nombre de garanties statutaires qui sont mises en place pour assurer son indépendance. S’agissant de la Côte d’Ivoire, je n’ai pas une idée sur le mandat des membres du Conseil, mais je suppose que ce doit être la même chose qu’au Burkina où il est de 9 ans. Si pendant 9 ans, celui qui vous a nommé ne peut pas vous révoquer, si vous n’êtes pas indépendant, c’est que vous ne voulez pas l’être. Mais il se trouve que dans la situation de la Côte d’Ivoire, la suspicion sur le Pr Paul Yao N’dré s’explique par le fait que ce dernier a été pendant longtemps le conseiller de M. Gbagbo. Mais ce n’est pas ce qui fait forcément de lui, quelqu’un qui ne dit pas le droit. Mais je pense que le Conseil constitutionnel a été pris dans la tourmente et il s’est précipité dans le débat politique au lieu de rester dans sa posture d’organe juridictionnel. Ce sont tous ces éléments qui montrent qu’il y a eu une volonté de travestir les résultats.

Le Conseil constitutionnel a donc failli à sa mission. Ce qui amène à vous demander s’il ne serait pas opportun de penser une autre forme de Conseil constitutionnel pour les pays africains afin d’éviter ce genre de discrédit dont vous avez parlé...

C’est possible d’imaginer. Je pense que nos amis nigériens avaient imaginé un système qui était très bon. Le président de l’Assemblée nationale nomme des personnes au niveau du Conseil constitutionnel et les différents corps qui sont liés à la justice ou au droit proposent des personnes que le président est obligé de nommer aussi. Ce qui a valu que le Conseil constitutionnel ait pu tenir tête au président Tandja parce que ce ne sont pas des personnes qui lui sont redevables. Il y a donc véritablement matière à améliorer la garantie statutaire d’indépendance des personnes qui composent ce dernier rempart. Ailleurs, les présidents des Conseils constitutionnels sont nommés par le pouvoir politique. Mais la hauteur de vue des personnes fait qu’elles voient l’intérêt de l’Etat avant celui politique. Tant que le juge ne se met donc pas au-dessus de la mêlée pour voir l’intérêt supérieur de l’Etat, il ne dit plus le droit. Il essaie d’instrumentaliser le droit et c’est cette instrumentalisation qui peut conduire à des situations catastrophiques.

Pensez-vous que la communauté internationale peut empêcher celle de la Côte d’Ivoire d’être plus catastrophique ?

Je pense qu’il y a un bout de ficelle qu’on peut tirer pour résoudre le problème. C’est de reprendre les élections là où les résultats ont été invalidés.

"La mauvaise solution, c’est ce fameux partage du pouvoir"

Mais vous avez dit tantôt que les décisions du Conseil constitutionnel sont sans recours …

Certes, mais nous sommes dans une situation de crise où les institutions n’ont pas fonctionné selon la démarche normale. Le Conseil constitutionnel a commis une erreur en annulant globalement les résultats. On peut annuler en cas de fraude. Mais on l’a fait pour intimidation, pour rétention, etc. Ce faisant, il faut qu’on recommence les élections dans le Nord avec toutes les garanties nécessaires de surveillance, etc. On fait la sommation et on verra qui est le président de la Côte d’Ivoire. Parce que la solution que les Africains ont toujours utilisée et qui est la mauvaise solution, c’est ce fameux partage du pouvoir, les gouvernements d’union nationale : l’un est Premier ministre et l’autre, président, etc.

Le partage du pouvoir ne marcherait donc pas en Côte d’Ivoire ?

En Côte d’Ivoire, je ne pense pas que cela puisse marcher parce que le niveau d’animosité atteint est tel qu’Alassane Ouattara ne peut pas être le Premier ministre de Laurent Gbagbo. Je ne pense pas que ce sera la meilleure solution. La meilleure solution, c’est la reprise des élections dans les zones où elles ont été invalidées, à charge pour la communauté internationale de mettre en place tout le dispositif nécessaire. Cela est nécessaire parce que le Conseil constitutionnel s’est fourvoyé sur bien des plans.

Mais Gbagbo va-t-il l’accepter ?

J’imagine que cette solution ne va pas plaire au camp Gbagbo dans la mesure où on connaît à l’avance les résultats, car les résultats du premier tour ont été conformes à ceux du second tour.

Est-ce qu’on peut dire à l’heure actuelle, que le facilitateur Blaise Compaoré n’a plus de rôle à jouer dans le processus de sortie de crise en Côte d’Ivoire ?

Disons que le médiateur doit prendre du recul dans la mesure où il a lui aussi les résultats de l’élection. Il sait qui a gagné les élections. De ce point de vue, il lui devient difficile de demander un effort à quelqu’un qui a gagné les élections ou à l’autre. Il ne jouera alors plus son rôle de médiateur.

Quelle est l’issue la plus heureuse que vous prévoyez pour la Côte d’Ivoire et quelle peut être le dénouement le moins heureux ?

L’issue la moins heureuse, c’est qu’on retourne vers une répartition de la Côte d’Ivoire. Ensuite, il y a le problème des institutions financières et du besoin d’argent que la Côte d’Ivoire a pour se rebâtir. Nous serons dans une économie de guerre où la Côte d’Ivoire va entrer dans le marasme et nous y tirer tous. Quel avenir aura le franc CFA si la Côte d’Ivoire passe encore par des perturbations et des troubles ? L’issue la plus heureuse que je vois est que les deux parties acceptent de remettre le vote aux mains de la population. Si la Côte d’Ivoire ne peut pas par elle-même le faire, elle risque d’être mise sous tutelle, comme c’était le cas au Cambodge, où il a fallu que des gens viennent de l’extérieur pour permettre que des élections apaisées aient lieu avant de remettre le pouvoir à celui qui a été élu. Sinon, nous sommes partis pour un cauchemar dont on ne sait où cela va aboutir quand on sait que les deux camps disposent de la puissance de feu. Ce qui n’augure pas de lendemains meilleurs si les deux protagonistes ne font pas preuve d’une hauteur de vue et surtout, de leur stature d’hommes d’Etat. L’intérêt de la Côte d’Ivoire doit primer.

Pour terminer cet entretien par une question nationale, quelles chances donnez-vous aux candidats malheureux de l’élection présidentielle burkinabè qui veulent se pourvoir devant les juridictions supranationales après que le Conseil constitutionnel les a déboutés de leur prétention de vouloir faire annuler ladite élection ?

La saisine des juridictions supranationales, c’est pour vérifier si les élections se sont déroulées selon les standards démocratiques. A ce niveau, il n’appartient pas au juge international de valider ou d’invalider les élections d’un pays donné. Le juge international fera ce qu’on appelle un contentieux de la déclaration qui va constater ou déplorer la situation et demander à l’Etat de se conformer aux standards internationaux. Mais cela n’aura pas pour effet d’invalider les élections. (…) Mais, si c’est en matière de droits de l’Homme, il faut que la réclamation soit introduite par des personnes qui ont eu leurs droits lésés. Il s’agira de les rétablir dans leurs droits. Mais ici, est-ce que le droit de vote des personnes a été lésé ? Aucune personne n’a été empêchée d’aller voter parce qu’elle avait une carte où ne figurait pas son nom. Voilà la raison pour laquelle je dis que la saisine des juridictions internationales doit tenir compte des principes généraux du droit reconnus par les nations dites civilisées. Et l’un des principes fondamentaux, c’est le principe d’égalité de traitement. Est-ce qu’il y a eu discrimination dans le traitement dans cette élection ? La réponse est négative car tous les électeurs sont allés voter avec des cartes ayant les mêmes déficiences.

Maintenant, la question est de savoir si cela n’a pas causé de fraudes. Mais il ne suffit pas de supposer des fraudes, il faut les prouver. En ce moment, si les partis d’opposition ont des éléments qui peuvent prouver que du fait de la carte, il y a eu fraude, le juge pourra en tenir compte. Sinon, c’est le principe d’égalité qui va primer sur l’illégalité de fait, qui n’est pas une illégalité substantive pouvant emporter l’ensemble de l’opération électorale.


Propos recueillis par Abdou ZOURE

La rédaction

Rapport de l'ONU sur le Burundi

07-12-2010

Nations Unies S/2010/608
Conseil de sécurité Distr. générale
30 novembre 2010
Français
Original : anglais
10-65403 (F) 021210 021210
*1065403*
Septième rapport du Secrétaire général
sur le Bureau intégré des Nations Unies
au Burundi
I. Introduction
1. Le présent rapport fait suite à la résolution 1902 (2009) par laquelle le Conseil
de sécurité a prorogé jusqu’au 31 décembre 2010 le mandat du Bureau intégré des
Nations Unies au Burundi (BINUB) et m’a prié de le tenir régulièrement informé
des progrès réalisés au sujet de l’application de ladite résolution. Il m’a également
prié de lui faire des recommandations, après avoir consulté le Gouvernement
burundais, sur ce qu’il faut changer dans la direction et la composition de la
présence des Nations Unies au Burundi, y compris sur un calendrier révisé pour le
passage à une présence davantage axée sur le développement. Le présent rapport
concerne les principaux événements survenus au Burundi depuis mon précédent
rapport du 30 novembre 2009 (S/2009/611) et contient mes propositions au sujet du
mandat et de la structure de la présence de l’ONU qui succédera au BINUB.
II. Principaux événements
A. Évolution de la situation politique
2. Au cours de la période considérée, la vie politique a été dominée par une série
d’élections et d’autres événements en rapport avec ces élections. Le 15 décembre
2009, la Commission électorale nationale indépendante a arrêté le calendrier des
cinq élections qui devraient se succéder sur une période de cinq mois en 2010. Il
s’agissait des élections communales (24 mai), présidentielle (28 juin), législatives
(23 juillet), sénatoriales (28 juillet) et collinaires (7 septembre). L’inscription sur les
listes électorales s’est déroulée du 21 janvier au 8 février, et 3 541 596 votants ont
été inscrits sur une population estimée à 8 059 574 personnes.
3. Bien que la fin de l’année 2009 ait été marquée par des violences entre groupes
de jeunes affiliés à des partis politiques – en particulier les Forces nationales de
libération (FNL) et le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour
la défense de la démocratie (CNDD-FDD) – la situation en matière de sécurité est
restée relativement stable à l’approche des élections communales, si l’on excepte
quelques incidents isolés. Par ailleurs, le double mécanisme mis en place en 2009
pour la préparation des élections, à savoir le Comité stratégique consultatif et la
S/2010/608
2 10-65403
Commission technique de coordination, ont poursuivi leurs activités, qui consistaient
notamment à encourager le dialogue entre acteurs politiques. L’ONU a fourni à la
Commission électorale nationale indépendante un appui pour la délivrance gratuite
de cartes d’identité ainsi qu’une assistance technique. En outre, une équipe spéciale
du BINUB a été créée le 23 avril afin de suivre les préparatifs des élections et
d’élaborer des plans logistiques d’urgence.
4. Le budget pour les élections s’élevait à 46,5 millions de dollars, et était
administré par l’intermédiaire d’un fonds géré par le Programme des Nations Unies
pour le développement (PNUD). Outre 7,9 millions de dollars, apportés par le
Gouvernement burundais, des fonds ont été reçus des pays et entités suivants :
Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Chine, Égypte, États-Unis d’Amérique,
France, Japon, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Union africaine,
Union européenne, PNUD et Fonds pour la consolidation de la paix.
5. Les élections communales, initialement prévues le 21 mai 2010, ont été
reportées au 24 mai en raison d’un manque de bulletins de vote et de retards dans la
livraison de matériel électoral sensible. À cette occasion, le BINUB a facilité le
transport et la livraison des bulletins de vote et d’autres équipements sensibles dans
tout le pays.
6. Vingt-quatre partis politiques ont participé aux élections communales, dont
cinq seulement avaient des candidats inscrits dans l’ensemble des 129 communes.
Au niveau national, le CNDD-FDD a obtenu 64 % des voix; les FNL, 14 %; l’Union
pour le progrès national (UPRONA), 6 %; Sahwanya-Front pour la démocratie au
Burundi (Sahwanga-FRODEBU), 5 %; le Mouvement pour la solidarité et la
démocratie (MSD), 4 %; et l’Union pour la paix et le développement-Zigamibanga
(UPD-Zigamibanga, 2 %. Les 18 autres partis politiques et candidats indépendants
ont obtenu ensemble moins de 4 % des voix.
7. Un groupe de 12 partis d’opposition, dont les FNL, le Sahwanya-FRODEBU,
le CNDD-FDD, le MSD et l’UPD ont rejeté les résultats des élections, invoquant
une fraude massive et des irrégularités. Ils ont en outre remis en cause la neutralité
de la Commission électorale nationale indépendante et ont demandé de nouvelles
élections. Toutefois, les observateurs nationaux et internationaux ont déclaré que les
élections avaient été menées conformément aux normes internationales et que les
éventuelles irrégularités observées n’avaient pas été suffisamment importantes pour
remettre en question la validité des résultats.
8. Le 1er juin 2010, les FNL, le Sahwanya-FRODEBU, le CNDD-FDD, le MSD
et l’UPD-Zigamibanga ont retiré leurs candidats de l’élection présidentielle, suivis
le 4 juin par l’UPRONA. Le 7 juin, 12 partis se sont regroupés sous le nom
d’Alliance démocratique pour le changement-Ikibiri (ADC-Ikibiri) qui a par la suite
exhorté ses élus à ne pas occuper leurs sièges dans les conseils communaux. En
outre, l’ADC-Ikibiri a accusé la communauté internationale de favoriser le CNDDFDD
parce qu’elle avait reconnu les résultats des élections communales.
9. Au cours de ma visite au Burundi le 9 juin 2010, j’ai vivement mis en garde
contre tout recours à la violence pour régler les différends politiques et j’ai
encouragé tous les partis à poursuivre le dialogue. J’ai lancé un appel aux partis qui
contestaient les résultats des élections communales afin qu’ils fassent appel aux
mécanismes et voies de recours juridiques internes existants. Tout au long de cette
période, mon Représentant exécutif ainsi que le Représentant spécial de l’Union
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africaine ont encore activement encouragé les partis d’opposition à reprendre leur
place au sein du processus électoral.
10. Suite à des rumeurs faisant état de l’arrestation imminente du Président des
FNL, Agathon Rwasa, environ 200 personnes se sont rassemblées à Bujumbura
autour de sa résidence le 16 juin 2010. Les affrontements qui s’en sont suivis avec la
Police nationale du Burundi ont fait au moins 13 blessés, dont 9 policiers. Au moins
30 personnes ont été arrêtées et inculpées de participation à une insurrection. Le
23 juin, M. Rwasa a disparu de sa résidence, et l’on ne sait toujours pas où il se
trouve. Dans un courrier qu’il a adressé par la suite aux médias, il a déclaré qu’il
avait décidé de fuir parce que des représentants de l’État avaient à plusieurs reprises
menacé de l’inculper. D’autres dirigeants de l’opposition tels que Pascaline
Kampayano, de l’UPD-Zigamibanga; Léonard Nyangoma, Président du CNDD;
Alice Nzomukunda, Présidente de l’Alliance démocratique pour le renouveau
(ADR); et Alexis Sinduhije, Président du MSD, ont également fui le pays
apparemment par peur de persécution politique.
11. Les élections présidentielles se sont déroulées le 28 juin 2010, en dépit de leur
boycottage par l’ADC-Ikibiri. Le seul candidat, le Président en exercice, a été réélu
avec 91 % des voix. La Commission électorale nationale indépendante a annoncé
que la participation s’était élevée à 76 %, contre 91 % lors des élections
communales. Les observateurs internationaux ont félicité la Commission pour la
façon dont elle avait géré les élections. Ils ont toutefois déploré le contexte politique
dans lequel ces élections s’étaient déroulées, en particulier le boycottage par
l’opposition, l’interdiction de toute campagne politique contre le candidat unique,
plusieurs actes de violence avant et après la campagne ainsi que les nombreux cas
d’arrestation de membres de partis politiques d’opposition.
12. Les élections législatives se sont déroulées le 23 juillet 2010. L’ADC-Ikibiri
les a également boycottées, en dépit de tentatives énergiques de la communauté
internationale et de la Commission électorale nationale indépendante visant à
encourager sa participation. Toutefois, le CNDD-FDD, l’UPRONA, le FRODEBUNyakuri
et un regroupement de 10 partis appelée Coalition pour les élections libres,
apaisées et transparentes (CELAT) ont présenté des candidats. Le taux de
participation annoncé s’est élevé à 66 %, et le CNDD-FDD a obtenu 80 sièges,
l’UPRONA 17 sièges et le FRODEBU-Nyakuri 5. Les observateurs internationaux
ont déclaré que les élections avaient été pacifiques et bien organisées, tout en
regrettant l’arrestation de plusieurs membres de partis d’opposition et la réticence
de la Commission électorale à adopter des mesures visant à renforcer la
transparence du processus électoral.
13. Le 28 juillet 2010, la Commission électorale a organisé l’élection des
sénateurs par les conseils communaux. Toutefois, du fait du boycottage par l’ADCIkibiri,
les membres de ce parti ont refusé de siéger dans ces conseils. Seuls deux
partis ont présenté des candidats, le CNDD-FDP et UPRONA, le premier remportant
32 sièges sur 34, augmentant ainsi la majorité qu’il détenait dans tous les organes
élus. Le 29 juillet 2010, le Président Pierre Nkurunziza a confirmé la nomination
des administrateurs de 105 communes élus par leur bureau, sur un total de 129
communes. L’élection d’administrateurs de partis d’opposition a été gênée par
l’absence des représentants de l’ADC-Ikibiri. Par la suite, certains sièges laissés
ainsi vacants ont été progressivement occupés soit par des élus de l’opposition qui
avaient décidé de ne pas suivre le boycottage décrété par l’ADC-Ikibiri, soit par
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d’autres candidats inscrits sur la même liste de conseillers. À ce jour, 127 bureaux
sur 129 ont été constitués. Le cycle électoral a pris fin en septembre avec les
élections collinaires que les observateurs ont jugées pacifiques et bien organisées.
Les élections ont débouché sur des institutions qui continuent de respecter
l’équilibre entre groupes ethniques, énoncé dans la Constitution, aussi bien à
l’Assemblée nationale qu’au Sénat.
14. Le 1er août, certains anciens membres des FNL et membres récemment
expulsés ont organisé une réunion extraordinaire afin de remplacer la direction du
parti, et en particulier son Président, Agathon Rwasa, pour abandon de poste. Par la
suite, le Ministre burundais de l’intérieur a approuvé les conclusions de la réunion.
Toutefois, plusieurs dirigeants des FNL ont considéré que la réunion n’avait pas été
organisée conformément au règlement intérieur du parti.
15. Le 26 août, le Président Nkurunziza a prêté serment pour un deuxième mandat.
Dans son discours inaugural, il a présenté les priorités de son nouveau
gouvernement, à savoir la lutte contre la corruption, la promotion de la sécurité et la
réconciliation nationale, y compris par le biais de la justice transitionnelle et la
reconnaissance de tous les partis politiques. Le jour suivant, et conformément à la
Constitution, il a nommé un nouveau gouvernement reflétant la composition de
l’Assemblée nationale et comportant 21 ministres dont 14 du CNDD-FDD, 3 de
l’UPRONA, 1 du FRODEBU-Nyakuri et 3 de la société civile.
16. Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, B. Lynn Pascoe, s’est
rendu au Burundi le 3 septembre 2010. Lors de sa rencontre avec le Président
Nkurunziza, il a remis à ce dernier des messages lui demandant d’encourager la
participation de tous et de continuer de permettre aux partis politiques d’opposition
non représentés à l’Assemblée nationale de pouvoir s’exprimer de façon à
contribuer à la réconciliation nationale.
B. Situation en matière de sécurité
17. La situation en matière de sécurité, bien que relativement stable au cours de la
période considérée, est toujours préoccupante. La criminalité reste élevée, en
particulier les vols à main armée, les meurtres et les violences sexuelles. Ces actes
sont dans une large mesure liés au grand nombre d’armes présentes dans le pays, à
des différends fonciers et à la situation socioéconomique du pays.
18. Au cours de la période électorale, de très importantes forces de sécurité ont été
déployées dans l’ensemble du pays. Les violences liées aux élections se sont
quelque peu intensifiées au cours de la campagne électorale, et l’annonce des
résultats préliminaires des élections communales a été suivie d’une augmentation
sensible d’attentats à la grenade contre des lieux publics. Les 106 attentats commis
entre le 1er juin et le 8 juillet ont fait 11 morts et 63 blessés.
19. Un accroissement de l’insécurité a également été observé à proximité des
forêts de Kibira et de Rukoko, notamment par l’attaque, le 15 septembre 2010, de
travailleurs d’une plantation de canne à sucre qui a fait 7 morts et au moins
15 blessés. D’après les autorités, les auteurs présumés de cette attaque étaient des
bandits armés, et la présence de la police et de l’armée a par la suite été renforcée.
Toutefois, certains médias ont suggéré la réapparition possible d’un mouvement
rebelle.
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20. Au cours de la période considérée, les Forces de défense nationale ont été
marquées par des troubles internes liés à des revendications des hommes de troupe
au sujet de leur logement et de leur solde. En décembre 2009, comme en janvier et
février 2010, un certain nombre d’officiers et de soldats ont été arrêtés et inculpés
d’incitation et de participation à une mutinerie.
21. Le Burundi reste en phase de sécurité II, à l’exception des provinces de
Cibitoke et de Bubanza, qui sont en phase de sécurité III. Entre avril et août 2010,
18 véhicules de l’ONU ont été caillassés et un cocktail Molotov a été lancé sur un
autre véhicule. Ces agressions ont fait trois blessés légers chez les membres du
personnel et ont endommagé les véhicules. Si leurs auteurs demeurent inconnus,
certains observateurs les ont attribuées à d’anciens personnels du Bureau des Nations
Unies au Burundi, qui continuent de manifester pour obtenir une indemnisation pour
ce qu’ils considèrent être une rupture illégale de leurs contrats de travail. Suite aux
attentats à la bombe perpétrés à Kampala par Al-Shebaab le 11 juillet 2010, et les
menaces ultérieures de nouveaux attentats au Burundi proférées par ce groupe, les
autorités ont renforcé les mesures de sécurité dans tout le pays.
C. Aspects régionaux
22. Au cours de l’année écoulée, le Burundi a poursuivi ses efforts d’intégration à
la Communauté d’Afrique de l’Est. Une union douanière (CAE), qui a pour but
d’éliminer les droits de douane entre États membres de la Communauté, a été créée
le 1er janvier 2010. Le 29 avril, le Burundi a ratifié le protocole relatif au marché
commun de la CAE, qui prévoit le libre mouvement des hommes, des biens, des
services et des capitaux ainsi que le droit à l’établissement. Le protocole est entré en
vigueur le 1er juillet 2010.
23. Afin d’appuyer le processus démocratique au Burundi, plusieurs organisations
régionales, à savoir l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est, la
Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, la Communauté
économique des États de l’Afrique centrale et le Marché commun d’Afrique orientale
et australe ont envoyé des observateurs lors des élections. En juin, les ministres des
affaires étrangères des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est se sont
rendus au Burundi où ils ont eu des entretiens avec des membres de l’ADC-Ikibiri
afin de les encourager à participer au processus électoral. Le 3 février, lors du
quatorzième sommet ordinaire de l’Union africaine, le Conseil exécutif a élu le
Burundi parmi les 15 nouveaux États membres de son Conseil de paix et de sécurité.
III. Activités liées à la Commission de consolidation
de la paix
24. Au cours de la période considérée, la Commission de consolidation de la paix
a continué de suivre de près la situation au Burundi. En juin 2010, le Représentant
permanent de la Suisse auprès de l’Organisation des Nations Unies et Président de la
formation Burundi de la Commission, Paul Seger, s’est rendu dans le pays afin
d’examiner avec le Gouvernement et d’autres parties prenantes le rôle de la
Commission après les élections.
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25. Les domaines d’action prioritaires avec les parties prenantes burundaises ciaprès
ont été identifiés : a) enseignements tirés des élections; b) problèmes posés
par le boycottage des élections par la majorité des partis d’opposition; c) priorités
qui demeurent en matière de consolidation de la paix; d) examen du cadre
stratégique pour la consolidation de la paix au Burundi et rôle futur de la
Commission de consolidation de la paix; e) élaboration d’un deuxième document de
stratégie pour la réduction de la pauvreté tenant compte du conflit et axé sur la
consolidation de la paix; f) mobilisation de ressources.
26. La Sous-Secrétaire générale chargée du Bureau d’appui à la consolidation de
la paix, Judy Cheng-Hopkins, a dirigé une mission qui s’est rendue au Burundi du
11 au 15 août afin d’étudier avec les autorités nationales, le BINUB et d’autres
parties prenantes les possibilités de fournir un appui après les élections. La mission
a également évalué les progrès réalisés en matière de consolidation de la paix ainsi
que le rôle de la Commission au Burundi dans le cadre de l’examen général de
l’architecture de la consolidation de la paix. Mme Cheng-Hopkins a réaffirmé
l’engagement de l’ONU à appuyer de nouvelles initiatives en matière de
consolidation de la paix et à mobiliser des ressources pour la réintégration
socioéconomique à long terme des personnes touchées par le conflit. À cet égard,
elle a convenu de recommander de financer un nouveau programme de réintégration
socioéconomique élaboré conjointement par l’ONU et par le Gouvernement.
27. Au cours de la période considérée, les projets financés par le Fonds pour la
consolidation de la paix au Burundi ont fait l’objet d’une évaluation externe en vue
de formuler des recommandations dans le but de pérenniser les résultats obtenus et
d’en tirer des enseignements, aussi bien pour le Burundi que pour d’autres pays.
L’évaluation a conclu que le Fonds avait permis de financer plusieurs projets
novateurs destinés à encourager le dialogue politique, à réformer le secteur de la
sécurité, à gérer les conflits fonciers avec des rapatriés, à faciliter l’accès à la justice
et à mettre en place des mécanismes de justice transitionnelle. Il avait également
permis de catalyser des financements d’autres donateurs et renforcé la capacité de
l’ONU à appliquer le mandat confié par le Conseil de sécurité.
IV. Défis en matière de consolidation de la paix
A. Gouvernance démocratique
28. Le BINUB a organisé, en collaboration avec le Ministère de la fonction
publique, des ateliers afin de sensibiliser les hauts fonctionnaires au code de conduite
des fonctionnaires et des employés de l’État pendant les élections. Il a également
appuyé la constitution d’un forum de dialogue permanent des partis politiques en
rénovant la salle de conférence du Forum en mai 2010 et en fournissant des
équipements de bureau. Le 16 septembre, l’ADC-Ikibiri a annoncé son retrait du
Forum, citant entre autres l’absence de dialogue entre partis politiques.
29. Le BINUB a également organisé des ateliers pour sensibiliser les hauts
fonctionnaires à la décentralisation et a contribué à la formation de membres du
Parlement. En outre, il a facilité l’entrée en activité du Conseil économique et social
en fournissant du matériel et en organisant pour ses membres une mission d’étude
au Canada.
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30. Le BINUB procède à une évaluation préliminaire de la mise oeuvre du
programme national de réforme de l’administration. Par ailleurs, il appuie, en
coopération avec le PNUD, un projet d’actualisation de la base de données sur les
organisations de la société civile, installée au Ministère de l’intérieur.
B. Information du public
31. En prévision des élections, le BINUB a entrepris des sessions de formation à
l’intention de journalistes ainsi que de représentants des médias et d’institutions sur
la collecte et le traitement de l’information, la couverture des élections, l’analyse
politique, les techniques d’entretien et le rôle des médias dans la promotion des
droits de l’homme pendant les élections. En mars 2010, il a facilité, dans le cadre du
Plan d’action commun d’appui aux médias, la signature d’un code de conduite pour
le suivi et la couverture des élections qui a permis d’harmoniser l’appui fourni aux
organismes de presse. Il a également fourni une assistance à l’Observatoire de la
presse du Burundi afin de renforcer ses capacités au cours de la période électorale.
En outre, il a appuyé la campagne de communication de la Commission électorale
nationale indépendante visant à encourager la participation aux élections et à
promouvoir une atmosphère pacifique.
32. Dans le cadre du Plan d’action commun d’appui aux médias, la Synergie des
médias, regroupement de 18 organes de radio, de télévision et de presse, soit plus de
200 journalistes, a largement couvert les campagnes électorales et le déroulement
des élections proprement dites, fournissant des informations à jour et objectives. Le
8 mars 2010, le BINUB, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, en
collaboration avec le Conseil national de la communication, a remis des prix au
journal Iwacu, à Radio publique africaine et à Radio et télévision nationale du
Burundi pour le meilleur article de presse et le meilleur programme de radio et de
télévision consacrés à la violence contre les femmes.
C. Réforme du secteur de la sécurité
33. Le BINUB a organisé une série de sessions de formation visant à
professionnaliser davantage les forces de sécurité. Les sessions destinées au personnel
de la police et de l’armée ont mis l’accent sur un code de conduite, la justice militaire,
la prévention de la violence sexuelle et sexiste ainsi que la maîtrise des foules.
D’importants progrès ont été réalisés s’agissant de la représentation des femmes au
sein du secteur de la sécurité : le BINUB a contribué à la création d’un réseau
national de femmes policiers en collaboration avec le Gouvernement allemand, assuré
la formation de 70 nouvelles policières qui faisaient précédemment partie des FNL et
a appuyé la campagne des forces armées pour le recrutement de femmes officiers.
34. Le 28 juin, le Fonds pour la consolidation de la paix a financé la constitution
d’une force de police de proximité. En collaboration avec le PNUD, le BINUB a
fourni 5 000 uniformes à la Police nationale. Au cours de la même période, il a mis
des bureaux à la disposition de la police et a fourni du matériel de communication
afin de faciliter la création de centres de communication dans les commissariats
partout dans le pays en vue de renforcer la sécurité.
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Désarmement, démobilisation et réintégration
35. La réintégration des ex-combattants s’est poursuivie. En mai 2010, dans le
cadre du projet de démobilisation et de réintégration d’urgence appuyé par la
Banque mondiale, le Gouvernement a effectué le dernier versement de la prime de
réinstallation à 6 504 combattants démobilisés et dissidents des FNL dans leurs
communautés respectives. Dans le cadre du programme de redressement
communautaire cofinancé par le Fonds pour la consolidation de la paix et le PNUD,
3 781 anciens « adultes associés » avec les combattants des FNL sont employés à la
réalisation de projets d’infrastructure à forte intensité de main-d’oeuvre en cours
dans les provinces de Cibitoke, Bubanza et Bujumbura rurale.
Armes légères
36. En juin 2010, la Commission nationale de désarmement de la population civile
et de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre a lancé une
campagne de destruction de ces armes d’une durée de quatre mois, qui a fait suite à
la campagne nationale d’octobre 2009 qui avait permis de recueillir un grand
nombre d’armes, de grenades, d’explosifs et de munitions. Le BINUB a appuyé
toute la campagne ainsi que l’action de l’équipe de destruction d’explosifs. Jusqu’à
aujourd’hui, 9 142 grenades, 36 bombes, 106 mines, 378 obus de mortier et
79 roquettes ont été détruits.
37. Fin septembre 2010, une équipe mixte Forces de défense nationales/Police
nationale, agissant sous la coordination et la direction de la Commission nationale
de désarmement de la population civile et de la lutte contre la prolifération des
armes légères et de petit calibre, avait terminé l’enregistrement et le marquage de
7 500 armes appartenant à la Police nationale dans les provinces de Bujumbura
Mairie, Bubanza et Cibitoke. Ce programme a été appuyé par le Fonds pour la
consolidation de la paix et, sous réserve de l’existence de ressources
supplémentaires, sera étendu aux autres 14 provinces et aux armes des Forces de
défense nationales.
D. Droits de l’homme
38. Au cours de l’année écoulée, le nombre de violations des droits de l’homme a
sensiblement augmenté. Pendant toute la période électorale, en particulier, la liberté
d’expression et d’association a été fortement limitée, et le droit à la liberté et à la
sécurité des personnes a été violé. Après les élections, les incarcérations de membres
de partis d’opposition ont continué et les mesures de répression à l’encontre des
journalistes se sont intensifiées. Les arrestations effectuées pendant la campagne
électorale l’ont été pour des motifs allant de « menaces contre la sécurité de l’État » à
« possessions illégales d’armes » et, dernièrement, « participation à une
insurrection ». Depuis les élections communales du 24 mai, le BINUB a signalé
l’arrestation par les forces de sécurité et/ou les services de renseignements de
365 personnes pour des motifs politiques, dont 152 auraient été libérées et
213 seraient toujours en détention. La majorité de ces arrestations ont été irrégulières.
39. En outre, le BINUB a constaté une augmentation des meurtres extrajudiciaires
et/ou politiquement motivés, dont le nombre est passé de 27 en 2009 à 29 jusqu’à
présent en 2010. En septembre 2010, 18 corps ont été découverts dans la Rusizi,
dont 3 avaient été décapités et 2 portaient des traces de blessures par balles. Quatre
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des corps portaient un uniforme militaire. La responsabilité éventuelle de la police a
été avancée, et le Gouvernement a constitué une commission d’enquête
indépendante. Si aucun cas de torture n’a été signalé en 2009, 18 cas ont jusqu’à
présent été confirmés par le BINUB en 2010.
40. Les violences sexuelles et sexistes restent un grave problème. Entre janvier et
octobre 2010, le Ministère des droits de la personne humaine et du genre a enregistré
1 727 cas de viol. Dans le cadre d’un programme intégré de lutte lancé en février, et
en coopération avec le Gouvernement, l’ONU fournit un appui aux intervenants
gouvernementaux et non gouvernementaux pour l’élaboration de stratégies de lutte,
former les personnels de justice et de police, et créer des unités spécialisées au sein
de la Police nationale. Au cours de la période considérée, le Gouvernement a lancé,
en partenariat avec l’ONU, une étude de faisabilité d’un centre pilote intégré de lutte
contre ces violences, qui est actuellement en construction.
41. La liberté d’expression, d’association et d’assemblée des partis d’opposition et
des organisations de la société civile est fortement limitée. Le 17 juillet 2010, le
Directeur de l’agence Net Press, Jean Claude Kavumbagu, a été arrêté pour trahison
à la suite de la publication d’un article dans lequel il mettait en cause la capacité des
forces de sécurité burundaises à réagir à une attaque d’Al Shebaab. Au moment de la
publication du présent rapport, M. Kavumbagu était toujours en détention. Le
27 septembre, le porte-parole du MSD, François Nyamoya, a été arrêté pour des
déclarations concernant la participation de membres de la Police nationale et du
service de renseignement à des violations des droits de l’homme. Il a été libéré à
titre probatoire le 14 octobre 2010.
42. Le BINUB a continué de promouvoir le respect des droits de l’homme et la
protection de la population civile. À cet effet, il suit régulièrement la situation,
signale toute violation et organise des réunions d’information périodiques à
l’intention de la communauté diplomatique et de l’équipe de pays des Nations Unies
ainsi que des formations et des programmes de sensibilisation pour les
fonctionnaires et les groupes de jeunes.
43. La création d’une commission nationale indépendante des droits de l’homme
continue de rencontrer de sérieux problèmes. La dernière version du projet de loi,
rédigée par le Gouvernement, n’est pas pleinement conforme aux Principes de Paris
concernant le statut des institutions nationales pour la promotion et la protection des
droits de l’homme. Le 10 janvier 2010, le Gouvernement a transmis le projet de loi
à l’Assemblée nationale, qui ne l’a toujours pas examiné.
E. Réforme du secteur de la justice
44. La consolidation de l’état de droit au Burundi rencontre toujours de nombreux
problèmes, et la question de l’indépendance de la justice reste particulièrement
préoccupante. Le recrutement de juges et de procureurs ne se fait pas dans la
transparence, le Ministère de la justice continuant à nommer ces magistrats sans
consulter le Conseil supérieur de la magistrature. En revanche, il faut se féliciter des
efforts visant à créer un centre de formation pour les professions de justice. La
justice reste très lente et entravée par des retards dans les décisions ainsi que par le
manque d’huissiers, ce qui se traduit par la non-application des décisions des
tribunaux et des goulets d’étranglement dans le système.
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45. Des progrès ont également été réalisés pour ce qui est de l’application du plan
d’action du Ministère de la justice pour la réduction de la population carcérale. Le
nombre de personnes en détention provisoire est ainsi passé de 10 840 à fin 2009 à
9 598 en juillet 2010. Avec l’appui du Fonds pour la consolidation de la paix, le
BINUB a fourni du matériel à cinq tribunaux et cinq prisons dans tout le pays et
formé 1 289 greffiers et magistrats, y compris de la Cour suprême, à
l’administration des tribunaux. Il a également publié à l’intention des magistrats un
manuel portant sur l’administration des tribunaux et les procédures ainsi que sur
l’éthique professionnelle. Il a en outre appuyé la mise en oeuvre du plan d’action
national pour l’administration de la justice pour mineurs, la traduction du projet de
code de procédure pénale dans la langue locale, le kirundi, la création d’un centre
d’accueil intégré pour les victimes de violence sexiste et les inspections menées par
le parquet général au sujet de la légalité des mises en détention provisoire, qui a
conduit à la libération de 196 personnes. En outre, le BINUB a publié un manuel sur
les violations du code électoral et a formé 46 formateurs qui ont à leur tour formé
554 magistrats, avocats et policiers.
F. Justice transitionnelle
46. Les consultations menées dans l’ensemble du pays au sujet de la mise en place
de mécanismes de justice transitionnelle ont pris fin en décembre 2009. Les
consultations avec les Burundais de l’étranger se sont déroulées en février et mars
2010 en Belgique et en République-Unie de Tanzanie avec le soutien du Fonds pour
la consolidation de la paix. Le rapport sur les consultations a été finalisé le 20 avril
2010 et remis au Président. Sa date de publication n’a pas encore été annoncée par
le Gouvernement.
G. Protection de l’enfance
47. À la suite de la libération en avril 2010 du dernier groupe d’enfants associés à
des groupes armés, le Burundi a été rayé de la liste des pays surveillés en
application de la résolution 1612 (2005) du Conseil de sécurité. Toutefois, compte
tenu du regain de tensions qui a entouré les élections, il existe un risque
considérable de recrutement d’enfants et de jeunes et il reste donc nécessaire de
continuer à suivre la situation et de prendre des mesures préventives. C’est ce que
font les partenaires de la société civile, qui sensibilisent également les communautés
au problème dans le cadre de l’Équipe spéciale de surveillance et d’information sur
les violations graves des droits de l’enfant.
48. La réintégration de 626 enfants précédemment associés à des groupes armés a
pris fin avec succès le 31 juillet 2010. Elle a été réalisée par l’équipe de
coordination technique, en collaboration avec le BINUB, l’UNICEF et les
organisations de la société civile. Sur ces 626 enfants, plus de 104 sont retournés à
l’école dans leur communauté d’origine et les autres ont suivi une formation
professionnelle ou à des activités génératrices de revenus. De graves violations des
droits des enfants, telles que le travail et les viols d’enfants, ainsi que l’impunité des
auteurs de ces violations ont continué à être signalées au cours de la période
considérée. En outre, les enfants sont toujours incarcérés dans les mêmes cellules
que les adultes.
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H. Situation des femmes
49. Au cours des élections, l’ONU a appuyé plusieurs programmes et initiatives
visant à encourager les femmes à participer activement au processus électoral à
savoir : a) une loi électorale renforcée fixant un quota de 30 % pour la
représentation des femmes aux conseils communaux; b) des mesures visant à
encourager la participation des femmes à la Commission électorale nationale
indépendante; c) des activités de sensibilisation aux droits des femmes dans le cadre
des élections; d) l’inscription des femmes sur les listes électorales et leur
participation active en tant qu’observateur des élections; e) la prise en compte des
préoccupations des femmes dans les programmes des partis politiques; f) la
fourniture d’un soutien en faveur de l’élection de femmes à l’Assemblée nationale.
50. La représentation des femmes à l’Assemblée nationale atteint 32 %, et ce sans
cooptation, ce qui est plus que les 30 % imposés par la Constitution. Au Sénat, elle
est de 46 %, ce qui place le Burundi au premier rang des pays d’Afrique et au
deuxième rang dans le monde. En tout, 706 femmes ont été élues, soit 34 % du total,
ce qui représente une progression sensible par rapport aux 23 % d’élues lors des
élections de 2005. Le pourcentage de femmes au sein du Gouvernement a également
augmenté : neuf femmes occupent des postes ministériels, ce qui représente 42 % du
total contre 32 % en 2005. En outre, plus de 10 000 femmes ont fait partie des
observateurs des élections.
51. Lors de la célébration, le 11 juin 2010, du dixième anniversaire de l’adoption
par le Conseil de sécurité de la résolution 1325 (2000), le BINUB a organisé, avec
la participation de 60 organisations de femmes, une journée portes ouvertes, qui a
rassemblé des membres du Parlement et des défenseurs des droits de l’homme. À
cette occasion, les participants ont identifié les domaines d’intervention prioritaires,
à savoir la participation des femmes aux mécanismes de prévention et de résolution
des conflits, la lutte contre la violence sexiste et la création d’un fonds permettant
de financer les mesures destinées à répondre spécifiquement aux besoins des
femmes dans le cadre des programmes d’action communautaire et humanitaire.
52. Entre le 21 et 23 juin 2010, ma Représentante exécutive a rencontré des
femmes de la communauté diplomatique et des représentantes des organisations de
la société civile, des défenseurs des droits de l’homme ainsi que des représentantes
d’associations féminines et d’organisations de jeunes afin d’examiner comment
appuyer les initiatives engagées par des femmes dans le but de promouvoir la
tolérance et le règlement pacifique des différends électoraux. Le 25 juin 2010, le
BINUB a appuyé le lancement par des organisations féminines d’une campagne
intitulée « White Scarf for Peace » (Une écharpe blanche pour la paix) dans le cadre
du thème général « Les femmes ont un rôle à jouer dans la paix au Burundi ».
I. Situation humanitaire
53. En dépit d’une légère amélioration de la sécurité alimentaire au second
semestre de 2010 du fait de conditions climatiques favorables, la situation reste dans
l’ensemble inquiétante, en raison aussi bien de facteurs cycliques (variations
climatiques récurrentes et maladies des cultures) que de facteurs structurels,
notamment la surpopulation. Depuis le début de 2010, 11 des 17 provinces du pays
ont souffert de l’insécurité alimentaire, la province de Kirundo étant la plus
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durement frappée. L’ONU et ses partenaires ont distribué des semences et des outils
ainsi que des aliments aux populations touchées. Ils ont également mené des
campagnes de vaccination pour prévenir la réapparition de maladies telles que la
rougeole et le choléra.
54. Au cours de la période considérée, l’ONU a aidé le Gouvernement à construire
huit villages intégrés afin de réinstaller 5 000 rapatriés, personnes déplacées et
résidents vulnérables. Ces efforts ont été menés dans le cadre d’un programme
intégré d’appui à la stratégie nationale de réintégration. Il reste environ 100 000
personnes déplacées et si depuis 2002 plus de 500 000 Burundais sont revenus de
République-Unie de Tanzanie, plus de 200 000 Burundais y sont toujours réfugiés.
Avec la poursuite des retours, les différends fonciers et le manque de structures
socioéconomiques continuent de gêner la réintégration. À la suite d’un accord
tripartite entre le Burundi, la République démocratique du Congo et le Haut-
Commissariat des Nations Unies aux réfugiés (HCR) au sujet du rapatriement
volontaire de réfugiés burundais se trouvant en République démocratique du Congo,
d’une part, et de réfugiés congolais se trouvant au Burundi, d’autre part, un plan de
rapatriement d’environ 17 000 réfugiés burundais a été lancé début octobre. Le
premier convoi, de 242 rapatriés, est arrivé le 5 octobre 2010 en provenance de
République démocratique du Congo.
55. Les troubles civils, les catastrophes naturelles, les épidémies, la pauvreté et
l’insécurité alimentaire récurrente peuvent toujours avoir de graves conséquences
humanitaires et entraver les efforts de développement. L’ONU doit continuer de
suivre la situation et de mettre à jour ses plans d’urgence afin d’être prête à réagir
comme il le convient en cas de brusque dégradation de la situation. Bien que
certains partenaires humanitaires clefs ont réduit leurs activités, les organismes
opérationnels des Nations Unies, la Croix-Rouge et d’autres partenaires se sont
engagés à maintenir dans le pays des stocks leur permettant de répondre aux besoins
d’au moins 10 000 personnes. L’UNICEF a récemment renforcé sa capacité de
planification et de coordination d’urgence ainsi que son programme en matière de
distribution d’eau, d’assainissement, d’hygiène et de protection de l’enfance.
J. Situation économique
56. Au cours de la période considérée, le Gouvernement a évalué les résultats
obtenus par la stratégie de réduction de la pauvreté pour la période 2007-2010. Cette
évaluation a révélé des résultats contrastés s’agissant de la croissance économique,
de la réduction de la pauvreté et de la création d’un environnement favorable au
secteur privé. Toutefois, elle montre clairement un résultat positif en matière de
consolidation de la paix. La rédaction du nouveau document de stratégie de
réduction de la pauvreté (DSRP II) a débuté en septembre 2010.
57. Le 16 septembre 2010, le Burundi a officiellement lancé le Rapport 2010 sur la
réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement. Ce rapport montre
que si l’objectif concernant l’enseignement primaire universel pourrait être atteint
d’ici à 2015 et que des progrès sensibles pourraient être réalisés concernant la santé,
il sera extrêmement difficile d’éliminer l’extrême pauvreté et la faim.
58. Le produit intérieur brut réel du Burundi devrait augmenter de 3,9 % cette
année, contre 3,4 % en 2009. Le taux d’inflation annuel restera inférieur à 10 % en
2010. On prévoit une inflation en fin de période, alimentée par la hausse des prix des
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denrées alimentaires et de l’énergie ainsi que par la crise financière mondiale.
Toutefois, les négociations qui se sont déroulées en septembre entre le Gouvernement
et un groupe de donateurs au sujet des finances publiques ont montré que les dépenses
en faveur des pauvres, l’investissement et la collecte de l’aide publique au
développement laissaient à désirer. La réunion a également montré que les recettes
fiscales étaient peu importantes, compte tenu des problèmes posés par la mise en
oeuvre des réformes liées à l’intégration du Burundi à la Communauté d’Afrique de
l’Est et à la chute des importations au cours de la période électorale. L’Autorité
fiscale, chargée de collecter l’impôt, est devenue opérationnelle le 16 mars 2010.
V. Bureau intégré d’appui des Nations Unies
au Burundi
59. Suite à la demande du Conseil de sécurité, qui m’a prié par sa résolution
1902 (2009) de lui faire des recommandations sur ce qu’il faut changer dans la
direction et la composition de la présence des Nations Unies au Burundi, j’ai envoyé
dans le pays une mission d’évaluation stratégique pluridisciplinaire en août et une
mission technique en octobre. Au vu des conclusions de ces deux missions, et après
consultation avec le Gouvernement, la MINUB, l’équipe de pays des Nations Unies,
les pays de la région et plus largement la communauté internationale, et compte tenu
des progrès réalisés par le Burundi, je propose de remplacer à compter de janvier
2011 le Bureau intégré des Nations Unies au Burundi par un Bureau des Nations
Unies au Burundi (BNUB) pour une période initiale d’un an.
A. Mandat du Bureau des Nations Unies au Burundi
60. Au cours des cinq prochaines années, les trois priorités stratégiques du
système des Nations Unies au Burundi seront : achever le redressement du pays et
encourager une croissance équitable; mettre en place et renforcer des institutions
responsables, efficaces et réactives; et mettre en place et renforcer des mécanismes
efficaces de dialogue, de réconciliation et de justice transitionnelle. À cet effet,
comme pour compléter l’action de l’équipe de pays des Nations Unies, je
recommande que le BNUB ait pour mandat, notamment :
a) De réaliser des analyses et de fournir des conseils en vue de la création et
du fonctionnement d’institutions essentielles, conformément aux normes et
principes internationaux;
b) De suivre l’évolution d’indicateurs clefs concernant la démocratie et la
gouvernance;
c) De fournir des conseils politiques à l’équipe de pays des Nations Unies
pour l’élaboration de programmes, ainsi qu’à d’autres partenaires régionaux,
internationaux et multilatéraux clefs, notamment en matière de consolidation de la
paix et de gouvernance;
d) De réaliser des analyses et de fournir conseils et assistance en vue de la
création d’organismes clefs en matière de défense des droits de l’homme et de
justice et, si nécessaire, du renforcement de ces organismes et de leur contrôle;
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e) De suivre en permanence la situation des droits de l’homme dans tout le
pays, de faire rapport à ce sujet et de renforcer les organisations de la société civile;
f) De mener campagne au niveau politique pour la création de mécanismes
de justice transitionnelle conformément aux normes internationales et de fournir à
ces mécanismes un appui opérationnel;
g) De fournir des conseils en matière de réforme du secteur de la sécurité et
d’état de droit;
h) De fournir des conseils au sujet de la réforme du cadre juridique de façon
à accroître l’indépendance de la justice et à lui permettre de mieux exercer son rôle
de contrôle, et de suivre les progrès de la réforme;
i) De fournir un appui au Burundi lorsqu’il assurera la présidence de la
Communauté d’Afrique de l’Est en 2011, ainsi que des conseils au sujet des
questions d’intégration régionale;
j) De faciliter et d’encourager le dialogue entre les acteurs nationaux et les
mécanismes d’appui afin d’assurer une large participation à la vie politique;
k) De contribuer à la coordination de l’action des partenaires internationaux
et à la mobilisation de ressources pour le Burundi, et d’aider à promouvoir une
croissance équitable au Burundi.
B. Structure et composition du BNUB
61. Je recommande que le BNUB soit dirigé par un représentant spécial du
Secrétaire général, assisté d’un représentant spécial adjoint/coo

La rédaction

Rebéllion ou Bandits Armés non Ident

30-11-2010

UN Says Burundi Rebels Are Regrouping in Eastern Congo

Source: www.bloomberg.com

By Michael J. Kavanagh - Nov 29, 2010
Burundi rebels are regrouping across the country’s eastern border with Democratic Republic of Congo, a year after a peace deal that ended more than a decade and a half of civil war, according to the United Nations.

Agathon Rwasa, the head of the National Liberation Forces, or FNL, is using Congo’s South Kivu province as a base to recruit new supporters, a report by a UN group of experts on Congo said today. Rwasa went into hiding in June after withdrawing as a candidate in Burundi’s presidential election.

The FNL has mobilized “an estimated 700 of its most experienced combatants within” the DRC alone, the UN report said. The FNL has also received offers of assistance from Rwandan and Congolese rebel groups in eastern Congo, according to the report.

Aime Magera, the FNL’s foreign representative, denied the accusations. “We do not want a new rebellion, we are a political party,” he said in a phone interview from Brussels today.

The FNL fought alongside other Hutu militias for several years against the ethnic Tutsi-dominated Burundian army for control of the small central African nation. The rebels put down their weapons last year, agreeing to participate in the June election. They were expected to be the main opposition group, though Rwasa and six other candidates withdrew, citing fraud.

Opposition Harassment

Incumbent president Pierre Nkurunziza was reelected as the only candidate in the vote.

Dozens of opposition members have been harassed and arrested throughout the country, a Human Rights Watch report said last week. Some Burundian police officers and soldiers have been abandoning their units and have allegedly joined FNL supporters in former rebel strongholds inside Burundi, the report said.

Demobilized rebels are also fleeing the capital, Bujumbura, and returning to the bush, the report said.

“Many of these former rebels are no longer motivated primarily out of ideology, it’s mainly out of fear,” Human Rights Watch researcher Neela Ghoshal said by phone from Nairobi. The FNL’s Rwasa “seems to want to have it both ways,” she said. “He wants to have the possibility of rebellion and wants to have the possibility of dialogue.”

La rédaction

INVITATION-MICHEL KAYOYA

22-11-2010


4 Décembre 2010

CELEBRATION DES 76 ANS DE LA NAISSANCE DE L’ABBE Michel KAYOYA


Le Groupe « Honorer nos héros » et la « Fondation Michel KAYOYA » ont le plaisir de vous inviter à des cérémonies marquant cet événement. Celles-ci se dérouleront comme suit :

13 h : Messe dans la Salle ELZENHOF

Avenue de la Couronne, 12-16
1050 Bruxelles (Ixelles)
14h 30’ Conférence-débat dans les mêmes bâtiments

«Sur les traces de Michel KAYOYA»

Par Jacques HATUNGIMANA
16 h : - Deuxièmes Olympiades Michel KAYOYA (Ikibuguzo)
- Echanges à bâtons rompus autour d’un verre et d’amuse-bouches à des prix
très démocratiques
19 h : Fin des cérémonies
Accès par transport publics : Bus 38 et 95 Arrêt Blyckaerts
Personnes de contacts :
- Abbé Daniel Nahimana: GSM : 0476 79 31 28
- Victor Ntacorigira : Tél : 02/ 514 57 85
- Joseph Ntamahungiro : GSM: 0472 45 69 52

La rédaction

Conférence de Ch. PETRIE, le RESG au Burund

16-11-2010

Transcrit de la Conférence de presse du RESG, Charles Petrie, 15-10-2010

Mot liminaire du RESG, Charles Petrie

En fait je vous ai entendu dire «conférence de presse», ce n’est pas tellement une conférence de presse, c’est beaucoup plus une discussion que je vais avoir avec vous, de clarifier certains points, en fait 2 points. Le premier : je sais qu’il ya des interprétations qui sont données à mon départ, donc à la fin du mois. Je vais les clarifier. Le 2ème c’est aussi répondre à des questions que vous avez sur le futur de la présence des Nations Unies au Burundi.
En ce qui concerne le premier point, c’est de vous expliquer que quand je suis venu ici, le Secrétaire général m’a donné 2 mandats ou 2 objectifs. Le premier objectif c’était d’aider à ce que l’ [appui] des Nations unies soit le plus efficace possible en termes de la période électorale, de la transition politique. Le 2ème objectif c’était de discuter avec le Gouvernement et avec les partenaires la présence des Nations Unies après la fin de ce mandat, le 31 décembre, le mandat du BINUB. Dès l’origine, il était convenu en fait que je retournerai en Somalie après. L’idée c’était que je parte à la fin de ce mandat, disons le 31 décembre, début de l’année prochaine, une fois cette transition effectuée, je retourne en Somalie, soutenir la situation là-bas.
L’idée pour laquelle la date de mon départ a été avancée est pour 2 raisons. La 1ère raison, ce qui a poussé pour l’avancement [de mon départ] c’est la situation en Somalie et le fait qu’il ya un nouveau gouvernement qui est en train d’être mis en place, un nouveau premier ministre. Ma responsabilité c’est d’aider ce gouvernement à fonctionner. Il ya une pression sur le gouvernement d’établir un plan de 6 mois, etc. Donc la pression c’était que je puisse commencer ce soutien au début de ce nouveau gouvernement mais les facteurs qui ont permis à ce que la date de mon départ soit avancée sont plusieurs. Le premier facteur c’est le fait que les élections se sont bien passées. Quoi qu’on en dise en termes de tension politique, de situation, disons tendue, actuelle, il ya des événements, je crois que les élections ont bien démontré à quel point le Burundi a évolué et à quel point la population ne veut pas la violence, recherche la paix. Que ce soit le fait que les tensions maintenant sont beaucoup plus des tensions politiques, que ce qu’étaient les tensions du passé.
Le 2ème c’est que même s’il ya des incidents qui sont inquiétants, dans le fond la manipulation de la violence n’a pas encore lieu. Il ya encore un sentiment que le Burundi a pris un tournant et que la volonté de la population de ne pas voir une réémergence de la violence est une volonté qui peut être soutenue.
Deuxième facteur, c’est que les discussions avec le gouvernement vont très bien. Je crois qu’on se met d’accord sur un rôle des Nations Unies après le 31 décembre et il semble relativement probable qu’on va pouvoir se mettre d’accord sur cette présence avant la fin du mois d’octobre. Donc on est en train d’entreprendre des discussions de fond et il n’ya pas vraiment de points de grande divergence en termes du future de la présence des Nations Unies au Burundi.
Le sentiment de New York c’était qu’il y avait moyen que l’importance d’aller en Somalie était quelque chose à laquelle on pouvait répondre. Actuellement il ya des discussions à New York pour que mon remplaçant vienne le plus rapidement possible mais en fait le travail des Nations Unies au Burundi ne va pas être affecté parce que le travail des Nations Unies au Burundi reflète d’une façon directe ce qu’on comprend comme la volonté de la population, qui est un appui à la population.
Donc il est évident qu’on peut parler d’inquiétude. Cela on est tout à fait d’accord. On peut parler d’incidents très inquiétants, ça on est tout à fait d’accord. On peut aussi parler d’actions musclées, trop musclées vis-à-vis des gens, des acteurs politiques. Tout cela est vrai mais en même temps il ne faut pas oublier d’où vient le Burundi en termes de passé et de la violence qui a existé dans le passé. Il ne faut pas non plus oublier qu’on a établi un dialogue avec le gouvernement et les autorités, qui, dans le fond, arrive à modifier le comportement ou certaines actions ou arrive à influencer certaines actions. Donc il ya un partenariat qui se fait avec le gouvernement ; c’est un partenariat qui, je crois, contribue à ce que le Burundi s’avance ou s’éloigne de son passé violent. Les priorités qu’on est en train de discuter avec le gouvernement c’est un soutien à l’établissement de l’Etat de droit au Burundi, un soutien à la réintégration des anciens combattants mais aussi des gens déplacés, que ce soit des déplacés internes où des refugiés ; un soutien dans le renforcement des capacités de gouvernance et de fourniture de services de l’administration et du gouvernement aussi bien sûr un soutien à la question de la justice transitionnelle et aider le Burundi à gérer son passé, à trouver une paix durable. Ces discussions fonctionnent très bien, le ministre des affaires étrangères et le 2ème vice-président étaient à New York lors de l’Assemblée générale. Ils ont eu de très bonnes discussions avec les Nations Unies et on continue. C’est cela que je voulais partager avec vous et répondre à certaines questions.
Ce que je vais peut-être souligner, les Nations Unies ne sous-estiment pas du tout la situation actuelle et les craintes que la population a sur la situation actuelle. Mais en même temps en tant qu’acteur extérieur, qui ont investi beaucoup de temps au Burundi, on ne sous-évalue pas non plus à quel point le Burundi a avancé et à quel point ce que représentait le passé du Burundi n’est pas le reflet de ce qu’il y a aujourd’hui. Il y a un risque à ce que ça retourne, mais il y a aussi une grande volonté que ce passé soit laissé en arrière et nous on veut accompagner. Je ne sais pas s’il ya des questions.

IIème PARTIE: Questions et réponses


[Question d’Esdras Ndikumana de RFI] Vous dites que vous allez partir, très précisément d’après ce que j’ai compris, vous n’allez pas occuper un poste pour les Nations. Qu’est-ce que vous allez faire exactement si ce n’est pas indiscret ?

[Charles Petrie] En fait, c’est plus pour des questions administratives du règlement intérieur des Nations unies parce que j’y vais…en fait on m’a donné une disponibilité pour faire ce travail, mais je fais quand même partie de l’effort des Nations unies, mais en tant qu’indépendant. Moi, je vais y aller pour apporter une assistance technique au Gouvernement ; pour les aider à mieux comprendre les demandes de la Communauté internationale, les aider aussi à développer certains plans de développement. J’étais en Afghanistan de fin 2001 à mi 2003 ; en Afghanistan, j’ai contribué à l’élaboration du plan national de développement. Donc, l’idée c’est que je fasse ça. Je ne peux pas aller comme représentant des Nations unies, je ne peux pas aller comme un membre des Nations unies parce que je suis représentant du Secrétaire général ici, il y a déjà un représentant du Secrétaire général en Somalie. Donc, ça ferait un peu double emploi. Donc, un point sur lequel on s’est mis d’accord c’est que les Nations unies me donnent une disponibilité, je vais faire le travail, et après, une fois le travail fait, je réintègre les Nations unies. Mais, l’idée aussi c’est que je vais y aller pour la période de la transition qui finit en août 2011. Donc, c’est un appui d’appoint, une assistance technique d’appoint. C’est montrer au gouvernement somalien à quel point les Nations unies et la Communauté internationale s’investissent dans leur capacité d’aider ce pays à sortir de la crise.


[Question] A travers votre intervention, le mot «dialogue» est souvent revenu ; pour vous, quel est le contour que vous donnez à ce dialogue ?
[Charles Petrie] C’est une très bonne question ; le dialogue en fait est un dialogue qu’on a avec toutes les composantes du paysage burundais, que ce soit le paysage politique, social etc, bien sûr avec le président, le Gouvernement, mais aussi avec les membres de l’opposition qui sont ici, les membres de l’ADC qui sont ici. Dans ce sens là, je crois qu’il est très positif de voir que le Gouvernement, le ministère de l’Intérieur et d’autres, ont eu des discussions aussi avec les représentants de l’ADC ici. Il y a un dialogue entre eux et nous on est là pour essayer d’appuyer et de soutenir ce dialogue. Donc, le dialogue c’est pour créer un espace pour l’opposition politique pour voir s’il n’y a pas l’une ou l’autre contribution. En tant que Nations unies, c’est de donner des exemples d’espaces politiques qui existent dans d’autres pays, parce que le défi au Burundi c’est créer un espace politique pour des partis politiques qui se sont retirés du processus politique pendant les élections. Donc, c’est créer un espace extraparlementaire pour ces partis. Le Gouvernement est prêt à considérer des propositions, cela est en cours, et nous on fournit en fait des exemples d’ailleurs, comment ça fonctionne. Le dialogue est, disons constant, et continue avec l’opposition. Similairement, je crois qu’Agathon Rwasa a aussi écrit au Secrétaire général comme vous le savez. Là aussi, je crois que le Secrétaire général va répondre, mais j’imagine que la réponse ça va être d’encourager, de faciliter ce dialogue entre le Gouvernement et Agathon Rwasa, d’encourager à ce que le membre fondateur ou le membre historique du FNL puisse revenir et participer [dans l’ avenir] à la politique de ce pays. Je crois que ce qui est encourageant, c’est que jusqu'à maintenant il y a un refus du retour à la violence ; c’est cela qu’on doit encourager et faciliter justement le dialogue entre les différents courants politiques qui font le Burundi aujourd’hui.


[Question] Sur cette question justement, est-ce que d’après vous, vous pensez que la mise en place d’un espace politique de l’opposition pourrait contribuer à baisser les tensions politiques actuelles ?


[Charles Petrie] Tout à fait, mais je crois en plus qu’il y a une volonté à l’intérieur du Gouvernement de le faire ! Nous reconnaissons cette volonté et nous on appuie et on encourage. En fait aujourd’hui, la tension est en grande partie un facteur de crainte et de peur ; une population qui a tellement vécu un passé violent, qu’en fait la crainte que ce passé va revenir. Donc, je crois que ce qui va baisser les tensions aujourd’hui c’est le sentiment qu’un retour en arrière n’est plus possible et c’est là où un dialogue politique etc appuierait le sentiment que ce pays marche en avant, s’éloigne de son passé violent et douloureux.


[Question] Vous soulignez la volonté d’un retour à la paix et la volonté de consolider la paix et de l’autre côté on remarque des signes très inquiétants, notamment la violence qu’on attribue à la rébellion pour la population par exemple et de bandits armés pour le Gouvernement ; on parle de torture, on parle d’exécutions sommaires etc. Qu’est-ce qui devrait être fait pour les Nations unies s’il y a risque de [retourner dans les hostilités] ?


[Charles Petrie] Non, ça nous inquiète énormément ! Je crois à quel point la stabilité dans les Grands lacs est fragile et à quel point le démon de la violence n’a pas quitté les Grands lacs. Donc, pour nous en fait il faut gérer. En ce qui concerne les questions de la torture, ça c’était le cas fin juin - début juillet. On a abordé la question avec les organes de sécurité du pouvoir et on suit encore d’une façon très étroite avec nos interlocuteurs. Pour nous, il n’y a pas de torture qui se fait depuis je crois les derniers cas. Il y a beaucoup d’allégations et ça on suit. Chaque cas on continue à le suivre et on a la capacité de le suivre ! Je crois que ce qui est très important c’est de réaliser qu’on a la possibilité d’engager une discussion avec les autorités sur de tels cas, et il y a une volonté de la part des autorités de gérer ces cas. Donc, on suit ça de très prêt. Les exécutions, aussi on suit de très prêt et toutes les informations qu’on a on les partages avec les différents organes de sécurité du Gouvernement. En fait on a des réunions hebdomadaires au niveau opérationnel avec les organes et quand il le faut, des réunions au plus haut niveau. Ce qu’on ne voit pas sont les cas qu’on arrive à gérer ; on arrive à gérer un grand nombre de cas ! Ce qu’on voit sont des cas qui ne sont pas gérés, certains deviennent même des cas emblématiques et on continue à poursuivre ces discussions. De nouveau, je crois la question pour les Grands lacs et surtout pour le Burundi c’est cette métaphore «est-ce que le verre est à demi plein ou à demi vide ?». En tout cas, le verre n’est pas plein, donc il y a un vide dans le verre, mais il est beaucoup plus plein qu’il l’était il y a des années. On est en train de voir le verre se remplir et c’est ça notre contribution. Donc, je crois qu’on ne peut pas nier la fragilité de la situation, mais nous en tant que Nations unies, on dit qu’il y a une volonté d’aller de l’avant, il y a une possibilité de dialoguer et de développer les instruments. Donc il y a de l’espoir et on veut appuyer cet espoir.


[Question] Est-ce qu’il y a risque de reprise de violence dans ce pays d’après vous?


[Charles Petrie] Cela dépend de beaucoup de facteurs ; le risque est toujours là. Ce serait, je crois, très naïf de se dire qu’il n’y a pas de risque, mais il y a aussi une réelle volonté de ne pas retourner vers la violence, et surtout il y a une demande réelle de la population de ne pas voir la violence recommencer. Je crois qu’il y a énormément de facteurs qui militent contre un retour vers la violence, mais c’est évident qu’il y a un certain nombre d’actes qui doivent être faits qui peuvent renforcer cette marche de l’avant.


[Question] Pour vous, quels sont les indices qui montrent qu’on est en train d’avancer vers l’avant ?


[Charles Petrie] Les indices, un, c’est bien sûr le discours du Président [de la République] lors de son [investiture], ce sont les discussions qui sont en cours entre le Gouvernement et l’opposition politique, c’est le fait que pour l’instant la plupart des acteurs politiques continuent à renier l’utilisation de la violence pour faire passer leur point de vue, le fait que la population ne veut pas ce retour à la violence, s’est bien positionnée contre et qu’il continue à avoir une mobilisation des femmes contre la violence ; le fait que la Communauté internationale reste engagée, qu’il n’y a pas eu un désistement de la Communauté internationale après les élections; il y a une volonté de continuer à aider ce pays à émerger de son passé ; le fait que le Burundi fait maintenant partie de l’East African Community et qu’il y a une volonté aussi des pays de la Région d’appuyer le Burundi dans son développement et de ne pas voir le Burundi retourner vers la violence parce que c’est quelque chose qu’ils ne peuvent pas accepter dans le East African Community. Donc, il y a une volonté politique de région avec des actions qui vont suivre. Je crois qu’il y a énormément de facteurs qui contribuent à ce que ce mouvement vers l’avant puisse se consolider, mais le risque est toujours là! Je crois que ce qui est important ce de ne pas sous-évaluer le risque parce qu’il serait naïf. Je crois qu’il faut garder l’œil sur le potentiel, mais ne pas laisser de côté les craintes parce que c’est la crainte que la population vit. Donc, il faut comprendre cette crainte.


[Question] Est-ce qu’il y a des discussions entre le Gouvernement et l’opposition extraparlementaire ?


[Charles Petrie] Vous le savez puisque ça a été dit il y a 2 semaines et ça continue; je peux vous dire qu’en ce qui nous concerne on a des discussions avec le Gouvernement pour l’aider à réfléchir sur quelle peut être la nature d’un espace extraparlementaire, quels sont les exemples d’ailleurs, et ce sont des discussions de fond qu’on est en train d’avoir. Il y a aussi une discussion sur la redynamisation du Forum politique. Donc, il y a un ensemble de discussions et réflexions.


[Question] Pour ce qui est de la mise en place de la Commission nationale indépendante pour les Droits de l’Homme, avez-vous une certaine certitude que cette Commission pourra être mise en place ou alors des craintes qui peuvent être basées sur les Principes de Paris ?


[Charles Petrie] Je sais que la loi [pour l’établissement de cette Commission] est devant les deux chambres , l’Assemblée nationale et le Sénat. D’ailleurs je vais voir le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale bientôt. Je suis allé à Genève voir mes collègues des Droits de l’Homme pour avoir une meilleure idée. En ce qui concerne le fonctionnement de cette Commission, la loi définit un fonctionnement tout à fait dans les normes. Ce qu’on dit, c’est qu’il y a peut-être un certain nombre d’améliorations en termes de désignation de membres, mais le fonctionnement de cette Commission s’inscrit dans les normes internationales. Donc, c’est ça qu’on va voir et les discussions que j’ai eues jusqu'à maintenant me laissent penser que cette loi va passer.


[Question] Si c’est le Gouvernement, si c’est le président qui contrôle la désignation des membres de la Commission comme on voulait le faire, eh bien il y aura toujours des suspicions sur l’indépendance de cette Commission !


[Charles Petrie] Je pense qu’il y a deux choses : il y a le fonctionnement de la Commission et les règles qui définissent le fonctionnement de cette Commission. En ce qui concerne le fonctionnement de cette Commission, c’est tout à fait dans les normes. En fait il y a le Sénat, l’Assemblée nationale donc il y a des organes pour débattre les différents éléments et j’ai partagé avec eux nos observations là-dessus. Mais, je crois que ce qui est important de savoir c’est que la manière dont le fonctionnement de cette Commission est définie est tout à fait dans les normes. Il faut voir comment faire fonctionner cette Commission de la façon la plus efficace possible.


[Question] On sait il y a quelques temps pour cette Commission qu’il y avait en quelques sortes un clivage entre les Nations unies et le Gouvernement sur ce que devrait être cette Commission. Est-ce que aujourd’hui on peut dire que ces clivages subsistent ou bien qu’il y a rapprochement ?


[Charles Petrie] Je crois qu’il faut reprendre ce que j’ai dit au début ; c’est qu’il y a un dialogue qui est bien établi avec le président et le Gouvernement. Ce dialogue va permettre dune façon plus claire et plus positive de partager les différents points de vue. Donc, on a encore des observations à apporter, à discuter avec le Gouvernement mais ça ne se fait pas dans un cadre conflictuel. Bon, c’est quelque chose qu’on va voir.


[Question] Tout a l’heure vous avez dit que les Nations unies, malgré la dernière lettre d’Agathon Rwasa, bien sûr qu’Agathon Rwasa n’envisage pas le retour à la violence, mais d’autres courants en ont fait une tout autre lecture comme étant une menace pour le retour à la guerre. Est-ce que vous pouvez nous éclairer davantage ?


[Charles Petrie] Normal, tout ce que je dis c’est que le retour à la violence n’est pas à sous-estimer, mais ce n’est pas sur ça qu’il faut bâtir sa stratégie pour le futur du pays. Je crois, comme je disais avant, qu’il y a une réelle volonté d’aller de l’avant. Nous, les informations qu’on a même en dehors de la lettre, on n’a pas été notifié par différents acteurs qu’ils vont utiliser la violence ! Il faut aussi dire que si des acteurs politiques décident de faire recours à la violence, ça les met dans une position totalement différente légalement et en ce qui concerne le droit international. En ce moment là, il n’y a plus possibilité de dialoguer ni de discuter parce qu’en ce moment -là ils enfreignent non seulement des lois qui existent dans le pays mais aussi des lois internationales.
Etant donné que la possibilité d’un dialogué politique existe, pour nous elle existe encore puisqu’on en a parlé avant, il ya des efforts qui se font, il n’y aura aucune sympathie de la part de la communauté internationale à des éléments qui veulent utiliser la violence. Je crois que ce qui concerne le Congo vous avez vu les événements de ces dernières semaines, de cette semaine vis-à- vis des FDLRs. Il ya réellement une détermination de la communauté internationale de faire établir le droit international dans les grands lacs et de ne pas accepter des éléments qui veulent utiliser la violence pour pousser les ambitions politiques.


[Question] Les Nations Unies ont produit un rapport sur les violations des droits de l’homme en RDC [ qu’ils ont même qualifiées d’actes de génocide] et ils ont cité le Burundi parmi les pays qui sont impliqués mais le Burundi a rejeté le contenu de ce rapport. Aujourd’hui quelle est la réaction des Nations Unies ? Comment vous avez appréciez la réaction du Burundi ?
[Charles Petrie] D’abord c’était un dossier qui était au niveau de Genève avec le bureau du Haut Commissaire des droits de l’homme.
Deuxièmement la partie qui concerne le Burundi est beaucoup moins importante que les autres pays et concerne un passé assez loin en ce qui concerne l’évolution politique du Burundi. Donc, ce sont de discussions qui ont lieu entre le bureau et le Burundi.
Au début on m’avait demandé de soulever le cas avec le gouvernement et je l’ai fait. Je leur ai donné un aperçu de ce qui était dans le rapport et on continue. Pour moi le plus important aujourd’hui au Burundi, c’est d’aider à établir l’état de droit. Il ya réellement un dialogue et une collaboration pour le faire. Il ne faut pas dire pour autant qu’il n’ ya pas beaucoup de travail à faire. Il ya beaucoup de travail à faire mais le travail commence à se faire. Je crois que c’est le plus important.
Le 2ème c’est d’aider la population à retrouver une certaine paix par rapport au passé, ne pas oublier le passé mais aider à gérer ce passé. Pour moi, en termes de droits de l’Homme je pense que c’est le plus important.


[Question] Quelle sera la couleur de la présence des Nations Unies au Burundi après le 31 décembre ?
[Charles Petrie] Je crois qu’il aya un accord avec le gouvernement qu’il y aura une présence du Secrétaire général après le 31 décembre. Je crois qu’il y aura un représentant du Secrétaire général, je ne sais pas quel sera le titre mais il ya une volonte de garder, de maintenir une présence politique importante des Nations unies au Burundi au moins dans les 3 ans à venir. Il ya une volonté réelle pour cela. On est en train de discuter sur ça. Les axes, on va les développer, je pense qu’on peut quand même se voir avant que je ne parte à la fin du mois.


[Question] A la veille de votre départ, quel est est votre état d’esprit… ?


[Charles Petrie] …En ce qui concerne ce que je ressens, mon plus grand regret est que l’opposition se soit retirée de ces élections. Je crois qu’ils avaient le droit de prendre cette position, c’était un pari mais c’est un pari qui a raté. En conséquence, ils ont raté leur responsabilité vis-à-vis de la population parce qu’il ya une partie de la population qui ne se voit pas dans le gouvernement actuel, qui s’attendait à ce que l’opposition joue un rôle constructif et soit présente dans les instruments du pouvoir pour pouvoir s’assurer que leurs points de vue soient reflétés dans les structures du gouvernement et de gouvernance . En se retirant des élections, l’opposition a retiré ce droit à la population d’avoir une voix à l’intérieur du système politique. Je trouve cela tares regrettable. Par contre, ce que je trouve de positif c’est qu’il semble qu’il ya une volonté réelle au sein du gouvernement de trouver un moyen d’accommoder ces acteurs politiques extra- parlementaires. Pour moi le plus important c’est que nous sommes tous serviteurs d’une population. Nous les Nations Unies on est des serviteurs internationaux d’une population, et le gouvernement qui est élue par la voie des urnes à une responsabilité vis-à-vis de cette population. Les acteurs politiques, quels qu’ils soient, qui recherchent une certaine légitimité à travers un soutien de la population sont aussi serviteurs de la population. Je crois que c’est cela qu’il ne faut pas oublier. FIN.



La rédaction

Journée burundaise

11-11-2010


Le Burundi sera au centre de la campagne de 11.11.11 en 2010. A cette occasion, le Werk- groep 11.11.11 Etterbeek organise une journée burundaise, offrant une palette de spectacles et ateliers qui vous plongent dans la culture du pays au coeur de l’Afrique (avec les fameux tambourinaires royaux, les chants et les danses, films, la vente de produits artisanaux,…).

Prix: 5 €

Werkgroep 11.11.11- Etterbeek
In samenwerking met de dienst Internationale Solidariteit
Gemeente Etterbeek stelt voor / présente
BURUNDI
12 / 11 / 2010

SENIORENZAAL FONTENAY SALLE DES SENIORS
VELDSTRAAT 67 RUE DES CHAMPS
1040 ETTERBEEK

17.00h Van start tot einde / du début à la fin ateliers, spel/jeu IKIBUGUZO, ‘Images of Burundi’ (Rebecca Travel)
18.30h Film ‘Les Chemins de l’Amère Patrie’ (Melchior MANIRAKIZA)
19.00h Tambourinaires (spectacle du groupe culturel INDANGA)
19.30h Traditionele dansen / danses traditionnelles (INDANGA)
20.00h Contes des Grands Lacs (Marie-Louise SIBAZURI)
20.30h Film ‘Les Chemins de l’Amère Patrie’ (Melchior MANIRAKIZA)
21.00h Contes des Grands Lacs (Marie-Louise SIBAZURI)
21.30h Traditionele dansen / danses traditionnelles (INDANGA)
22.00h Tambourinaires (spectacle du groupe culturel INDANGA)
23.00h Einde van het programma / fin du programma

Inkom / Entrée : 5 Euro

VU : Stefan De Keijser, St Pietersstwg 49 1040 Etterbeekl

Document annexe : 1289489369_Capture.PNG

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INVITATION du 21 octobre 2010

17-10-2010

INVITATION
A l’occasion de la commémoration du 17ième anniversaire de la mort
du Président Melchior NDADAYE
Jeudi 21 octobre 2010


L’Ambassade de la République du Burundi près les Etats du BENELUX, du Royaume Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord ainsi que de l’Union Européenne, invite tous les burundais et les amis du Burundi à venir nombreux participer aux cérémonies de Commémoration du 17ième anniversaire de la mort du Président Melchior NDADAYE ce jeudi 21 octobre 2010.

Programme :

17h30 : Arrivée des invités

18h00 : Cérémonies Religieuses
Eglise Saint Josse
Place Saint Josse
1210 BRUXELLES
Accès
Train : Gare Schuman
Métro : Madou, Malbeeck
Bus : lignes 29, 63, 59 arrêt Place Saint Josse

18h45’ : Verre d’amitié à l’Ambassade du Burundi
46, Square Marie-Louise, 1000 Bruxelles

20h30’ : Clôture
L’Ambassade de la République du Burundi à Bruxelles saisit cette occasion pour renouveler à tous les burundais et aux amis du Burundi, les assurances de sa très haute considération.
Fait à Bruxelles, le 12 octobre 2010
Madame Pascasie MINANI
Chargée d'Affaire ai

La Rédaction

DECLARATION ADC-IKIBIRI

14-10-2010

ADC – IKIBIRI ALLIANCE DES DEMOCRATES POUR LE CHANGEMENT AU BURUNDI
DECLARATION DE L’ADC-IKIBIRI CONTRE LES ALLEGATIONS
INCENDIAIRES DE RICHARD NIMBESHA
L’ADC-IKIBIRI, après avoir entendu les propos incendiaires et mensongers de
Richard Nimbesha, ex Sénateur de Bubanza, contre l’ADC-IKIBIRI et les ex FAB
déclare ce qui suit :
A. Les faits
1. Ce lundi 11 novembre 2010 s’est tenue, en province de Bubanza, une réunion
regroupant tous les gouverneurs de provinces du Burundi, les dirigeants
autoproclamés des communes et autres autorités de cette même province. La
réunion était coprésidée par trois ministres du régime en place à Bujumbura, à
savoir : les ministres de l’intérieur, de la défense nationale et des Anciens
combattants, et de la sécurité publique. Deux points figuraient à l’agenda de
cette réunion : l’investiture d’un certain Kenese Jacques dissident des FNL
comme gouverneur de la province de Bubanza et les questions en rapport
avec la sécurité.
2. Au cours de cette réunion, Richard Nimbesha, ex Sénateur de Bubanza, un
des rares burundais attardés et porteur encore du virus du divisionnisme,
oubliant que le peuple burundais est immunisé contre ce virus, a tenté en vain
de le contaminer par des déclarations tant mensongères qu’incendiaires
proférées contre l’ADC-IKIBIRI et les ex FAB (ex Force Armées Burundaises)
3. En substance, Richard Nimbesha a déclaré ce qui suit : « Les ex FAB sont les
auteurs de l’insécurité à Bubanza, ne m’inspirent pas confiance et d’ailleurs
elles ont voté pour l’ADC-IKIBIRI. A la première attaque de la rébellion, le
camp Muzinda, au lieu de se battre, se ralliera à la rébellion. Certains officiers
m’ont dit que les détenteurs actuels du pouvoir doivent négocier car ils
détiennent un pouvoir qu’ils ont usurpé. L’ADC est derrière tout cela, car les
ex FAB ont voté pour les partis membres de l’ADC ». Richard Nimbesha a
conclu ses propos en demandant que les ex FAB considérés comme traitres
et compromis soient confinés dans leurs casernes et qu’on laisse seuls les ex
PMPA (ex Partis et Mouvements Politiques armés) se battre contre la
rébellion. Il a demandé aussi l’entretien avec le ministre de la défense pour lui
donner les preuves tangibles pour illustrer de ses propos. Notons que
l’intervention de Richard a été longuement applaudie par un bon nombre de
participants à cette réunion, pour la plupart tout récemment nommés
illégalement à la tête des communes et provinces.
B. La position de l’ADC-IKIBIRI
1. L’ADC-IKIBIRI rejette en bloc les propos mensongers de Richard Nimbesha et
ses acolytes dont les seuls mobiles sont de trouver des raisons pour
diaboliser et persécuter l’opposition. Le monde entier sait que les ex FAB tout
comme l’ADC-IKIBIRI ne sont pas responsables de la mort des milliers de
personnes assassinées et jetées dans les rivières récemment (Ruzizi,
Kaburantwa, Ruvubu…) et durant toute la première législature du parti au
pouvoir.
2. L’ADC-IKIBIRI et les ex FAB ne sont pas non plus responsables des fraudes
électorales massives qui ont entaché les dernières mascarades électorales,
des arrestations massives des militants de l’opposition et de la société civile,
de la corruption et de la dilapidation du patrimoine de l’Etat. Or ces actions
nocives sont les principales sources de l’insécurité. S’il était avéré que les ex
FAB, tout comme la grande majorité des citoyens, notamment de la FDN ont
voté pour les partis devenus membres de l’ADC, la preuve serait faite qu’elles
voulaient se débarrasser comme tout le monde, d’un gouvernement gangrené
par la corruption. et qui a échoué sur toutes les lignes dans la gestion du
pays. Malheureusement, les fraudes massives et les irrégularités qui ont
émaillé les dernières élections ou farces électorales ont fait dérailler tout le
processus électoral.
3. L’ADC-IKIBIRI informe l’opinion publique que l’insécurité généralisée dans le
pays et l’entretien d’un climat de terreur et d’intimidation à l’endroit des
citoyens avant, pendant et après tout le processus électoral est imputable aux
agents du pouvoir en place, principalement les milices créées et entretenues
par lui.
4. L’ADC considère que Richard Nimbesha veut se faire l’avocat du diable en
essayant de couvrir certains hauts responsables du climat de malaise actuel
et de l’insécurité tant alimentaire que physique au sein de toutes les couches
de la population. Richard et ses mentors cachent mal leurs réflexes tribalistes,
devant un peuple qui rejette le pouvoir illégitime en place, ils sont vainement à
la recherche d’une solidarité négative ethnique. Mais c’est trop tard, le peuple
burundais a compris que le problème burundais est fondamentalement
politique et non ethnique.
5. L’ADC-IKIBIRI, rappelle une fois de plus qu’elle reste engagée pour défendre
et restaurer la démocratie menacée d’extinction par les tenants du régime
actuel.
6. L’ADC-IKIBIRI demande au régime en place d’oeuvrer pour la création et
l’entretien d’un climat d’apaisement en vue d’engager un dialogue franc et
sincère avec son opposition.
7. Dans ce même ordre d’idées, l’ADC exige l’arrêt des arrestations,
emprisonnements, assassinats des militants de l’opposition et la libération
sans conditions de tous les prisonniers politiques et d’opinion.
8. L’ADC-IKIBIRI demande enfin à la communauté internationale d’exercer
rapidement une forte pression sur le régime en place à Bujumbura pour qu’il
accepte de dialoguer avec l’opposition sur deux questions :
Un regard introspectif sur le processus démocratiques au Burundi et le contentieux
électoral. Sans cela, demain ça sera trop tard.
Fait à Bujumbura le 13 octobre 2010
Pour la coalition ADC-IKIBIRI
Chauvineau MUGWENGEZO
Porte-parole

La rédaction

Diplomatie pour les Nuls

14-09-2010

La diplomatie pour les nuls
Tout va bien, on vous dit
Par Marie-France Cros
Alors que les découvertes de cadavres se sont multipliées au Burundi depuis la fin mai et la contestation du processus électoral, alors que l’on signale des désertions de policiers et militaires, la rumeur monte, au sein de la population, de la constitution en cours d’une nouvelle rébellion, après que les précédentes eurent fait 300 000 morts en une dizaine d’années.
Mais, rassurez-vous, lecteurs, il n’y a là rien qui puisse émouvoir la Belgique ou l’Union européenne, bailleurs de fonds du Burundi. Celles-ci ont, en effet, résolument décidé de voir le verre à moitié plein : les élections burundaises se sont bien déroulées et si elles sont contestées, c’est que l’opposition burundaise est immature.
A l’issue du premier scrutin, les communales, en mai, validées par une mission d’observateurs de l’UE, tous les partis d’opposition s’étaient pourtant retirés du processus électoral en accusant le pouvoir de fraude, après n’avoir pu obtenir un nouveau décompte des voix. Une unanimité jamais vue depuis l’introduction d’élections pluralistes en 1992. Cela n’avait pas empêché Catherine Ashton, Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Sécurité (nous sommes dans de bonnes mains !), de voir dans ce scrutin “un premier pas plein d’espérance dans un processus électoral qui peut poser les bases d’une démocratie soutenable” au Burundi.
En juin, une autre mission d’observation de l’UE, présente pour les présidentielles – à un seul candidat et alors que les partis d’opposition s’étaient vus interdire tout rassemblement – avait, elle, critiqué “l’absence de compétition pluraliste”, l’attribuant à “la perte de confiance de l’opposition dans la Commission électorale, les limitations imposées aux libertés de réunion et d’expression par le gouvernement et, enfin, au manque de volonté de s’engager dans la voie du dialogue”.
Un jugement qui n’eut pas d’effet sur le sourire forcé de Bruxelles, comme si l’UE était bien décidée à ne pas voir d’échec dans les entreprises qu’elle soutient. Plus de 10 morts dans des violences avant et après les communales du 24 mai, la suspension du droit de grève depuis début mai, plus de 70 arrestations d’opposants, le retour à la clandestinité d’un ancien chef rebelle – rien ne modifie le mantra de Bruxelles : tout va bien au Burundi, on vous dit.

La rédaction

MESSAGE DU PRESIDENT

06-09-2010

MESSAGE A LA NATION DE SE LE PRESIDENT PIERRE NKURUNZIZA AU LENDEMAIN DE LA MISE EN PLACE DU GOUVERNEMENT EN DEBUT DE SON SECOND MANDAT DE CINQ ANS A LA TETE DU BURUNDI

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

1. Nous commençons par remercier le Dieu Tout Puissant qui nous a gardés et a guidé notre action durant les cinq ans que le Burundi vient de passer dans la concorde et la paix, gouverné par des Institutions démocratiquement élues. Qu`il soit loué dans toute sa grandeur, et qu`il reste à nos côtés tout au long de ce nouveau mandat de cinq ans pour lequel les Burundais ont replacé leur confiance en Nous.


2. Nous venons de prêter serment et nous avons publiquement accepté de conduire les destinées du pays. Nous remercions tous ceux qui se sont donnés corps et âme pour la bonne réussite du processus électoral. Nous citons ici la population qui a répondu à l`appel lui lancé, les candidats ayant participé à la compétition, les hommes et les femmes qui ont prié pour le pays, la commission Nationale Electorale Indépendante (CENI), l`Administration, les Corps de Défense et de Sécurité, et les journalistes. Vous avez très bien travaillé, et avez fait honneur à votre pays et à vous-mêmes.

3. Nous remercions les pays amis ainsi que les Organisations Internationales, tout particulièrement ceux qui nous ont prêté main forte en nous appuyant techniquement, financièrement ou moralement, ceux qui nous ont envoyé des formateurs ou des observateurs depuis les préparatifs des élections jusqu`au stade actuel. Chacun a communiqué ses constatations sur le déroulement de chaque scrutin pour tout le territoire national.

4. Nos remerciements s`adressent également à tous ceux qui se sont donnés, spécialement les médiateurs, pour le retour et la consolidation de la paix et de la sécurité dans notre pays. Nous remercions du fond de notre cœur les Pays de l`Initiative Régionale pour le processus de la paix au Burundi, car le résultat actuel reste tributaire de leur grande contribution.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

5. C`est la toute première fois dans l`histoire de notre pays que les Institutions issues des élections achèvent leur mandat. 6. L`étape à laquelle nous sommes aujourd`hui est un signe éloquent et rassurant qui montre que le peuple Burundais a fait un pas décisif et appréciable sur le chemin de la Démocratie, une démocratie fondée sur l`expression libre de la volonté du peuple et concrétisée par le respect du verdict des urnes.

7. Ce qui est important à comprendre, c`est que la victoire que nous avons remportée aux élections appartient à tous les Burundais, ceux qui ont voté pour nous et ceux qui n`ont pas voté pour nous. En effet, Nous avons été investi Président de toute la République du Burundi et de tous les Burundais, et les bonnes décisions que nous prendrons seront dans l`intérêt de tous les Burundais, sans discrimination aucune.

8. Nous remercions donc très vivement ceux qui ont voté pour Nous, tout en tranquillisant ceux qui ont porté leur choix ailleurs, car chacun a exprimé librement ses positions. Notre option politique est de travailler avec tout le monde - les membres des partis et les non alignés politiquement – pour le plein développement du Burundi et des Burundais. C`est pour cela que nous demandons même à ceux-là qui n`ont pas pu continuer la compétition jusqu`au bout de faire un sursaut de conscience : après les élections, la vie continue. Nous échangerons avec eux, nous leur demanderons conseil, car ce sont des citoyens et ils ont certainement un apport à donner. Seulement nous leur demandons de se rappeler d`où nous venons, où nous sommes, et où les Burundais veulent arriver.

9. Ainsi, nous voudrions attirer l`attention de la population pour qu`elle garde à l`esprit que l`action de voter pour Nous ou pour un autre s`est clôturée au 28 juin 2010. Ce qu`il faut dorénavant, c`est le respect des Institutions et leur contrôle leur action.

10. Certes, notre pays est petit en termes de superficie. Mais il est grand et riche en potentialités, car il peut nous faire vivre, et il y aura de la place pour chacun, les vainqueurs des élections et les non gagnants, l`essentiel étant le degré du patriotisme et l`engagement que chacun manifestera pour contribuer à son développement.

11. Nous promettons donc aux Burundais de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre pays ait un souffle nouveau de nature à impulser le développement et renforcer la démocratie si chèrement acquise. Ainsi, les Burundais pourront mieux jouir d`une plus grande liberté dans leur pays. Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

12. Les Burundais connaissent bien notre programme politique ainsi que notre projet de société pour ce mandat. C`est par ailleurs cela qui les a poussés à voter pour Nous. Nous réitérons donc notre engagement solennel de tout faire pour traduire en actes les promesses faites lors de la campagne électorale. Dieu aidant, nous le réaliserons, car notre détermination est de tenir à la parole donnée.

13. Nous tous Burundais avons besoin de paix, de sécurité, de confiance, d`épanouissement et de développement dans tous les domaines. Ensemble alors avec vous, et en uni0n avec la Communauté Internationale, nous parviendrons à toutes ces aspirations.

14. En effet, la paix et la sécurité constituent le fondement de tout. C`est pourquoi nous allons continuer à les mettre au premier rang dans notre plan d`action, en luttant contre toute sorte de criminalité jusqu`à la victoire définitive. Mais pour y parvenir, nous sollicitons le concours de tout citoyen ainsi que tout homme résidant au Burundi.

15. Nous demandons à toutes les Institutions nationales de faire siennes les préoccupations pour la paix et la sécurité, afin que nous puissions poser d`autres jalons jusqu`à ce que tout Burundais se sente vraiment fils de cette nation.

16. Dans l`exécution de ce programme, nous allons appuyer les activités de formation civique, le recyclage et le perfectionnement des cadres et agents des divers secteurs de la vie nationale afin que cessent les attitudes que l`on a observées ces dernières années, où certains citoyens manifestaient des comportements comme si le Burundi n`était plus leur pays.

17. Nous condamnerons et combattrons avec la dernière énergie toute cause d`insécurité. Nous lutterons contre l`injustice, les détournements et les malversations économiques, la débauche, les violences faites aux femmes, les crimes de sang, et nous renforcerons la prévention du génocide. Les criminels et leurs complices seront sanctionnés sans complaisance.

Nous demandons à tous les d`être vigilants pour combattre l`ennemi d`où qu`il vienne, et il ne fera pas un pas sans être attrapé. A bon entendeur, salut.

Bien plus, nous devons veiller nuit et jour pour décourager et faire échouer ses mauvais plans à quiconque voudrait mener des attaques terroristes sur le Burundi et dans la Région.

18. Nous allons poursuivre le programme de désarmement de la population civile, tandis que les Corps de Défense et de Sécurité resteront ouverts à tous les Burundais qui le désirent. La Police Nationale et la Force de Défense Nationale seront dotées de matériel suffisant et leurs membres vont continuer à bénéficier d`une formation spécifique nécessaire à chaque mission en vue de mériter plus de confiance de la part des Burundais, des expatriés et de toute la Communauté Internationale.

19. Nous allons faciliter la tâche aux chefs de collines et de quartiers pour qu`ils échangent l`information avec l`Administration et les forces de l`Ordre et de Sécurité. Cela peut coûter cinq cent millions de nos francs (500 000 000), par an, mais nous gagnerions plus d`un milliard en décourageant le banditisme et en consolidant la paix.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

20. Nous allons nous atteler à aider les Burundais pour qu`ils comprennent que nous héritons ce pays de nos grands-pères et arrière-grands-pères, et qu`à notre tour nous allons le léguer à nos enfants, raison pour laquelle nous devons l`aimer et travailler à sa prospérité. Voilà le bon héritage.

21. Pour atteindre cet objectif, nous allons prendre appui sur le développement scientifique. Ainsi, nous allons maintenir la mesure prise en faveur de la gratuité de l`enseignement au primaire, multiplier les écoles jusqu`à ce que chaque colline ait au moins une école primaire, et Nous nous soucierons de l`équipement entier de ces dernières. Le règlement scolaire va être révisé pour que l`on ne parle plus des « Sans éducation » ou « mal éduqués ».

22. Les programmes de l`enseignement vont subir une réforme pour une meilleure adéquation des matières et des besoins du pays. Durant ces deux prochaines années, nous aurons une bonne prévision qui fera durer la scolarité au primaire jusqu`en 9ème, afin que les enfants terminent ce cycle avec des capacités physiques et intellectuelles de suivre l`enseignement des métiers et mieux affronter les difficultés de la vie. Nous voulons que l`enseignement des métiers ait une place importante dans notre pays, et qu`il s`étende à toutes les Communes. Les petits métiers, dont l`enseignement ne dure pas longtemps, et qui facilitent à plusieurs bénéficiaires l`obtention d`un emploi, tel est l`objectif.

23. La jeunesse recevra une formation relative aux valeurs humaines telles que la bravoure, l`intégrité, l`amour de la patrie. Les jeunes auront une place qui leur convient dans diverses institutions nationales. De même, les femmes seront bien représentées dans tous les secteurs de la vie nationale, en tenant compte de leurs compétences.

24. Autre chose à ne pas oublier, nous ne pouvons pas nous développer si les habitants de notre pays n`ont pas une bonne santé. Aussi, Nous allons poursuivre la mise en application des mesures déjà prise en ce qui concerne la gratuite des soins de santé pour les enfants ne dépassant pas 5 ans, pour les mères qui accouchent dans les hôpitaux et les centres de santé publics ; les consultations prénatales gratuites et l`octroi gratuit de certains médicaments anti-malaria vont se poursuivre.

Pour les autres citoyens, nous allons mettre en place un système d`accès facile aux soins de santé en vulgarisant la carte d`assurance maladie (CAM) connue sous le terme de « mutuelle », et elle sera distribuée dans toutes les Communes du pays.

25. Nous allons nous employer davantage à la réussite du programme de la sensibilisation de la population pour l`amélioration de l`alimentation et de la propreté en vue de privilégier la médecine préventive, et nous lutterons énergiquement contre le fléau du VIH/SIDA, sans oublier l`assistance aux personnes vivant avec cette maladie.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

26. Nous savons tous que la plupart des Burundais vivent essentiellement de l`agriculture et de l`élevage. Le Gouvernement que Nous venons de former inscrira en priorité le développement de ce secteur, afin de lutter efficacement contre la faim et la pauvreté, premières ennemies du peuple burundais. Nous allons alors donner priorité aux cultures vivrières telles que la banane, le manioc, la pomme de terre et le riz, ainsi que les cultures industrielles du café et du thé.

27. Nous demandons donc à toute la population de rompre avec la paresse, de travailler sans relâche et de s`atteler à l`augmentation de la production. A l`Administration, aux forces de l`Ordre et de Sécurité, nous demandons de décourager la pratique devenue monnaie courante où les désoeuvrés se rassemblent pour passer toute une journée sans rien faire (amarigara).

Quant à Nous, en tant que Chef de l`Etat, Nous allons peser de notre poids pour que les intra agricoles, l`engrais chimique, les produits phytosanitaires ainsi que les produits vétérinaires soient disponibles et parviennent en temps voulu aux usagers, et à des prix abordables.

28. Pour que les agriculteurs trouvent un marché d`écoulement de leurs produits, nous allons soutenir les projets en rapport avec la transformation, la conservation et la commercialisation des produits vivriers et laitiers.

29. Nous nous engageons aussi à soutenir substantiellement les Associations et les Groupements des agriculteurs et éleveurs en leur assurant une formation sur les techniques modernes en rapport avec leur métier, en leur fournissant certains matériels de base qui les aideraient à l`augmentation de la production et à la conservation de cette dernière.

30. Nous allons instaurer une législation qui favorise l`investissement, et aux opérateurs économiques, Nous demanderons en retour d`investir dans ce secteur. Ainsi nous verrons accroître dans notre pays le nombre des agriculteurs et éleveurs modernes. Nous allons approcher les Banques pour les convaincre de donner des crédits à un taux intéressant.

31. Nous demandons aux membres de l`Assemblée Nationale, du Sénat, du Gouvernement, aux premiers responsables dans les Institutions nationales et à tous ceux qui ont fait des études agronomiques ou vétérinaires d`aménageant des champs modèles et de pratiquer un élevage moderne dans leurs Provinces d`origine.

C`est de cette manière qu`ils pourront servir d`exemple au reste de la population, et ils pourront aider les autres en distribuant du bétail de race et des semences sélectionnées et très productives.

32. En ce qui concerne la pêche, nous allons poursuivre la sensibilisation pour que cette activité respecte les lois protégeant la biodiversité de nos lacs, et nous agirons pour que l`on pratique ici la pêche en profondeur. En plus la pisciculture et l`apiculture seront développées.

33. Nous poursuivrons les travaux de construction et de réhabilitation des routes macadamisées ainsi que les pistes rurales. Nous allons construire des bâtiments où travailleront les services de l`Etat, pour que cesse la pratique de location des bureaux car cela coûte trop cher, et sert quelques fois d`occasion aux larrons qui se livrent à la dilapidation et à la corruption.

Nous continuerons à développer les villes de l`intérieur du pays et initier d`autres petites villes. Nous mettrons un accent particulier sur la propreté et la salubrité de l`habitat dans le projet de distribuer l`eau et l`électricité à travers tout le pays, en privilégiant l`exploitation de l`énergie solaire.

34. Nous allons démarrer le programme d`appui aux populations qui ont accepté de s`installer en agglomérations (villages). A tous ceux qui auront terminé l`élévation des murs, Nous allons fournir des tôles pour la couverture. Nous allons fixer un nombre donné de communes qui seront servies chaque année, déterminer l`emplacement précis des villages, ainsi que le nombre de personnes à appuyer.

Nous demandons à ceux qui ont des moyens de rejoindre ce du Gouvernement. De cette manière, nous pourrons augmenter la superficie des terres arables, et les autres programmes de développement du pays en seront facilités.

Nous commençons ce projet en 2011 de manière à ce que nous ayons atteint, dans tout le pays, au minimum cent villages (100) d`ici cinq ans.


Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

35. La Bonne Gouvernance à laquelle les Burundais aspirent est celle qui leur apporte le développement. ‘est pour cela que Nous allons poursuivre la politique de décentralisation, et nous doterons les Communes d`un personnel compétent dans divers domaines afin de mettre à exécution les programmes de développement convenus avec la population.

36. Nous allons nous occuper avec plus d`ardeur du développement communal à travers les travaux communautaires, et les prix annuels vont être donnés aux plus performants. Le programme du Gouvernement et les amis du Burundi vont subvenir à cela.

37. Nous allons porter une attention toute spéciale à la surveillance du trésor public. Pour cela, des sanctions sévères seront données aux gens reconnus coupables de dilapidation, de détournement, de corruption, de malversations économiques, et d`autres infractions connexes. Nous voulons qu`un rapport y relatif soit établi tous les six mois.

Ceux qui, au terme de la loi, doivent faire la déclaration des biens devant la Cour Suprême, ils la feront à leur entrée en fonction et à la fin, et des modalités pratiques seront établies pour les contrôler chaque fois qu`il en est de besoin.

38. Nous demandons à toutes les instances de faire respecter cette orientation de veiller sur les biens de l`Etat, et de ne pas céder au « sentimentalisme » lorsqu`il s`agit de mener ce combat. Nous devons absolument changer cet état de chose, avec ce mot d`ordre : « Tolérance zéro ! »

Des lois seront révisées, d`autres édictées, pour éviter de nous heurter à des obstacles d`ordre juridique dans cette lutte. Nous devons changer nous-mêmes et changer les choses, bon gré, mal gré.

39. Un do*****ent sera élaboré et remis pour signature à quiconque a été nommé par Décret Présidentiel. Chacun s`engagera à la lutter contre les détournements, les malversations économiques, la paresse, la corruption, la lenteur dans le traitement des dossiers ou leur classement sans suite, et un rapport périodique sera produit. Cela permettra une appréciation juste et équitable des prestations, pour reconduire ou remplacer les gens dans leurs fonctions sans tarder, les remplacer par les plus capables qui auront accepté de changer eux-mêmes et de transformer les autres.

40. La couverture de tel ou tel coupable sous quelque prétexte que ce soit doit cesser. La position sociale, le parti politique, la Province d`origine, la crainte de coller une connotation politique à votre action, rien ne doit vous faire reculer.

Nous vous exhortons à œuvrer pour un véritable changement, pour que chacun trouve son honneur dans le mérite de gagner honnêtement sa vie. Que ce qui est dit ici ne soit pas compris comme un simple slogan, vous nous jugerez à nos actes.

Notre pays arrivera au développement par la force de ceux qui acceptent de se convertir et de changer les choses, bref, ceux qui font le bien, dynamiques, laborieux, qui ont compris le don de soi.

41. On s`étonnera, on parlera, mais cela n`est rien, car le plus important aura été sauvé : le peuple sera très content de voir que son trésor est bien gardé et qu ses biens sont recouvrés. Un homme averti en vaut deux.

42. Nous demandons à tout le peuple burundais de coopérer dans cette lutte en dénonçant les réputés défaillants. Aux journalistes, aux membres des différentes Associations, nous demandons de nous aider, mais vous devrez agir prudemment pour ne pas gêner ou désorienter les enquêtes.

Aux premiers concernés par ce combat, nous demandons de ne pas tergiverser. Il faut prévoir une façon de récompenser ceux qui auront aidé, protéger les sources d`information, et mettre en place une caisse pour éviter des dépenses à charge des informateurs.

Que personne ne se prenne pour un observateur en disant : « Nous allons voir s`il y parviendra ». De grâce, cette lutte doit être menée par tout le monde et non le Chef de l`Etat tout seul.

Néanmoins nous mettons en garde quiconque portera des accusations contre un innocent. Ceux qui vendent le mensonge et ceux qui se livrent aux montages seront punis sans scrupule, conformément à la loi.

43. Prédicateurs et gens d`Eglises, continuez à enseigner aux fidèles le respect des biens d`autrui, et continuer à orienter les âmes dont vous avez la charge vers la perfection à laquelle Dieu nous appelle tous. Ce sera là une contribution très importante dans ce combat.

44. Dans la nouvelle orientation, tous les responsables et chefs de service devront montreront leur plan d`action chaque année, et une évaluation à mi-parcours sera faite tous les six mois dans une présentation publique des réalisations.

Même pour les élus du peuple, Nous allons voir comment l`électorat pourra exiger et obtenir un rapport d`activité avant la fin du mandat.

45. On récolte ce que l`on a semé. Ainsi, dans les cours de formation civique, que ce soit au Primaire, au Secondaire ou au Supérieur (m^me à l`Université), on inscrira au programme l`enseignement des valeurs humaines et le respect des citoyens et du bien commun. Nous aurons ainsi préparé un bon avenir pour notre pays, car les enfants grandiront avec cette idée en tête qu`il est interdit de mal gérer, de dilapider ou d`exiger des pots de vin pour les services.

46. Nous allons accélérer l`utilisation des Nouvelles Technologies de l`Information et de la Communication dans divers domaines, et plusieurs services seront équipés en ordinateurs pour l`informatisation des données en matière des finances.

47. Que ceux qui vont être nommés à des fonctions bientôt et ceux qui étaient en activité le comprennent donc bien. A partir du mois de janvier 2011, chacun va compter ses six mois. Celui qui aura bien travaillé pourra continuer, celui qui n`aura pas satisfait sera remplacé. Un homme averti en vaut deux.

48. Nous invitons donc tout le monde à rester vigilant. Les chefs de service et les agents doivent rester au travail et accomplir chacun sa tâche, car si les caisses de l`Etat connaissent une amélioration, il sera facile de mettre en exécution le projet qui nous tient tant à cœur de réduire les écarts salariaux actuels e procéder à l`harmonisation des salaires.

49. Nous poursuivrons le programme de privatisation de certaines Sociétés et Entreprises de l`Etat, mais nous veillerons à ce que le pays et la population ne subissent pas des pertes à cause de cela.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

50. Dans le cadre du renforcement de la cohésion sociale et de la cohabitation pacifique entre les Burundais, nous allons diligemment mener une campagne pour la vérité et la réconciliation afin d`avoir toute la lumière sur les vicissitudes qui ont marqué notre histoire depuis l`Indépendance de notre pays jusqu`à ce jour, en mettant l`accent sur la justice transitionnelle.

51. Nous allons faire plus attention aux questions des droits de l`homme et de libertés fondamentales. Nous souhaitons une justice indépendante, celle qui fonctionne sans aucune pression, une justice qui n`a pour maître que la loi. Mais Nous devons comprendre que l`indépendance de la justice ne signifie nullement la non collaboration avec le Gouvernement ou les Force de l`Ordre, puisque la justice véritable est celle qui aide dans la consolidation de l`unité, de la paix, de la sécurité et du développement. Tout cela fait partie du cahier de charge du Chef de l`Etat, conformément à la Constitution.

52. Nous demandons aux Magistrats de trancher les différends sans trop tarder, et surtout de faire des procès équitables. Qu`ils abandonnent l`habitude d`être promptes à envoyer en prison des accusés pour lesquels les fautes sont visiblement légères.

53. Nous nous occuperons davantage des droits des sans secours, spécialement les vulnérables et les indigents, les orphelins, les veuves, les vieux et les infirmes ; nous poursuivrons l`œuvre de trouver des solutions justes et durables aux conflits ayant pour origine les terres. Les Organisations qui ont pris cette même ligne auront notre soutien.

54. Nous allons continuer à sensibiliser et à aider nos compatriotes réfugiés et déplacés afin qu`ils reviennent dans leurs propriétés ; que le Burundi ne soit pas pour eux une terre étrangère alors qu`il est leur mère patrie.

55. S`agissant de la culture, du sport et de la jeunesse, nous allons impulser un souffle nouveau afin que le Burundi retrouve son honneur et sa place d`antan. Nous allons faire aimer les activités sportives à nos populations afin qu`on ait une bonne santé, qu`on reste unis et qu`on s`entraident dans les projets de développent.

Il sera également organisé des concours entre les groupes de danse folklorique et entre les groupes de manifestations culturelles au niveau collinaire. Les thèmes choisis seront en rapport avec la mobilisation de la population autour des programmes de tel ou tel Ministère, ou bien autour des questions d`ordre national, ainsi nous consoliderons la culture de nos ancêtres, qui va constituer la base d`une bonne éducation et d`un développement vraiment digne d`un Burundais fier de lui-même.

56. Nous continuerons à renforcer les bonnes relations d`amitié et de coopération que nous entretenons avec les autres Etats en mettant en application les Accords déjà signés et en respectant nos Conventions, mais également en consolidant les ensembles régionaux et sous-régionaux auxquelles nous appartenons.

C`est dans ce cadre que nous allons tout faire pour lever les obstacles constatés dans le secteur économique, pour encourager les opérateurs économiques à investir, qu`ils ne travaillent pas à perte, et que notre entrée dans la Communauté Est Africaine puisse être profitable aux Burundais.

Nous saisissons cette occasion pour rappeler aux opérateurs économiques Burundais de se regrouper en Associations, d`augmenter les heures de travail, pour qu`ainsi ils deviennent compétitifs dans la Région et dans le monde.

57. Dans ce secteur même, nous allons rester vigilant pour décourager ceux qui seraient tentés à faire de la spéculation en augmentant unilatéralement les prix des marchandises, dans le transport, dans la location des maisons sans tenir compte du pouvoir d`achat de la population et sans raisons visibles.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

58. La protection de l`environnement bénéficiera d`une attention toute spéciale pour conserver une terre productive, garder de l`eau en quantité suffisante, sauvegarder la couche d`ozone, et ainsi diminuer les maladies des yeux, de mauvaise respiration, de maux de tête, etc. On essaiera de trouver des mécanismes de protection des forêts naturelles et des boisements par la population elle-même, et les avantages seront remarquables.

59. Nous nous intéresserons davantage au secteur minier, pour que les richesses du sous-sol de notre pays contribuent efficacement au développement de la population.

C`est pourquoi nous allons suivre de près les Sociétés qui ont obtenu l`autorisation de faire la prospection des minerais ou ont reçu le permis d`exploitation. Nous allons soutenir les ouvriers qui pratiquent une extraction artisanale des pierres précieuses en se conformant à la réglementation. Etant donné que l`extraction des minerais exige beaucoup d`énergie électrique, nous allons augmenter l`électricité.

Mais entre temps, essayons de bien gérer ce que nous avons. Il est connu de tous que pour le développement, l`énergie joue un rôle prépondérant. Voilà pourquoi Nous accorderons une place de choix à ce secteur.

60. Nous allons développer le secteur du tourisme en vue d`attirer beaucoup de voyageurs et ainsi obtenir des devises. Nous entretiendrons bien les sites touristiques qui embellissent notre pays.

61. Nous mettrons à exécution bien d`autres programmes, surtout ceux dont les études sont fort avancés. Tel est le cas de la construction d`un aéroport international à Bugendana, le chemin de fer ISAKA-BUJUMBURA, le pipe-line à partir d`Eldoret et les câbles sous-marins pour la conduite ultra moderne des informations, etc.

62. Nous demandons aux Membres du Gouvernement et aux décideurs du secteur privé d`inscrire à leur programme la création de nouveaux emplois, et aux Burundais, spécialement les jeunes, de ne pas négliger ou mépriser tel ou tel travail.

63. Mais nous voudrions porter à l`attention de tous les Burundais que tous nos efforts resteraient vains si nous ne parvenons pas à maîtriser la problématique de la montée démographique. C`est ici une question pour laquelle nous allons inviter tout le monder à s`exprimer en vue d`une plus grande prise de conscience, car une augmentation de la population qui ne tient pas compte de la situation économique du pays peut empêcher au Gouvernement de réaliser ses programmes, spécialement ceux liés à l`éducation, aux soins de santé des enfants, ou à la politique du logement. Bien plus, cela peut être à la base de l`insécurité dans les familles ou dans tout le pays.

64. Nous avons résolument pris l`option d`effectuer des descentes régulières et fréquentes sur terrain pour rencontrer la population sur les lieus de travail, échanger avec tous et chacun, travailler avec eux pour nous soutenir mutuellement. Nous demandons à toutes les Institutions du pays de faire de même.

Les travaux communautaires seront renforcés davantage, car c`est une des voies conduisant au développent et à la réconciliation.

65. Tout cela, nous le devrons au courage, a la perspicacité et à l`esprit de construire qui a toujours caractérisé le peuple burundais. Nous demandons à la Communauté Internationale de continuer à nous appuyer.

Burundaises, Burundais, Amis du Burundi,

66. En résumé, nous invitons les Burundais à opérer un changement en eux et autour d`eux, mettre de côté tout ce qui, dans notre culture et dans nos agissements, pourrait constituer un frein à notre développement.

Nous saisissons cette occasion de demander à chaque citoyen de se fixer un objectif à atteindre en matière de développement durant ces cinq prochaines années, que ce soit à titre personnelle, que ce soit au niveau familial, car le développement de chacun, le développement de chaque famille, c`est cela qui amène le développement de tout le pays.

Nous sommes invités donc à nous changer nous-mêmes, à changer nos familles, jusqu`à changer tout notre pays. Nous allons nous émerveiller, et le monde sera frappé d`admiration pour nous à cause de ce que nous aurons pu réaliser. Cessons donc de vivre au jou le jour.

67. Les membres des Associations de la société civile, nous leur demandons de montrer réellement qu`ils ne poursuivent pas des intérêts politiques, mais qu`ils cherchent le bien-être de la population. En ce qui nous concerne, le Gouvernement aura recours à leurs conseils à bien des occasions, cependant nous leur demandons également de ne pas être avares en contributions. Qu`ils veillent seulement à respecter les procédures, et qu`ils comprennent que la vérité n`est pas uniquement chez eux.

Nous devons saisir que nous sommes tous complémentaires, que nous avons des points forts et des points faibles, comme ça nous avons besoins les uns des autres.

68. Les journalistes continueront à jouir de leurs droits et libertés. Ils ont fait honneur à eux-mêmes au moment de la campagne électorale en travaillant en synergie. Nous leur demandons d`adopter cette façon de faire sur d`autres dossiers importants du pays. Nous souhaitons travailler avec eux, mais cela ne signifie pas que nous refusons leurs avis. Ce qu`ils devraient prendre pour souci majeur, c`est de se rappeler d`où le Burundi vient et où il en arrive aujourd`hui, dire la vérité, et rien que la vérité, éviter de se solidariser dans les erreurs et se donner conseil mutuellement.

En ce qui nous concerne, nous ferons tout ce que nous autorise la loi et dans les limites de nos moyens pour que ce métier soit prospère, et que les Burundais deviennent des professionnels attitrés. Conformez-vous sans cesse à la déontologie et à l`éthique de votre profession.

69. Ces bons projets que nous avons pour le peuple burundais ne seront pas exécutés en même temps, car ça demande beaucoup de moyens, beaucoup de techniques, beaucoup de techniciens. Mais notre volonté est, à la fin de ces 5 ans de notre Législature, être témoins d`une véritable ascension de notre pays et de tous les Burundais dans divers domaines.

Nous le constaterons à travers les discours, le comportement, les prestations au service, les relations sociales, et la bonne renommée sur l`échiquier international tel que contenu dans notre Hymne nationale qui dit : « Reçois les applaudissements des nations, Entends la clameur joyeuse de tes enfants, et que son écho se répande jusqu`au-delà de tes frontières ». Nous aurons voué à notre nation nos forces, notre cœur, et notre vie,

70. Pour terminer, nous voudrions réitérer nos remerciements à vous tous qui avez tout fait pour que le Burundi parvienne au stade actuel. Nous appelons tous les Burundais à travailler sans relâche pour le maintien de la paix et de la sécurité, de rester solidaires et unis. Gardez vivant en vous l`attachement à ce pays, et consolidez les acquis de notre démocratie.

Nous vous souhaitons à l`avance de bonnes élections des Chefs de collines et de quartiers. Nous implorons Dieu pour qu`il augmente notre intelligence, le cœur et la volonté de construire et solidifier ce pays que sa bonté nous a donné.

Que Dieu continue à combler de ses dons le Burundi, les Burundais et ceux qui vivent au Burundi.
Source : abarundi.bi

La rédaction

Des coups d'Etat sont -ils encore d'actualit&eac

30-08-2010

Des tentatives de coups de force possibles pour certains pays africains
(Togosite 28/08/2010)


L’Afrique d´aujourd´hui n’est plus celle des indépendances, de l’enchantement ou de beaucoup des rêves, mais celle du désenchantement dont les discours, les opinions sont pessimistes, voire catastrophiques. D’ailleurs pour la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne, des prévisions catastrophiques vont se réaliser avec une ampleur qui défie tout entendement.

Contrairement à une élite très corrompue qui participe à la face noire du destin des populations africaines, nous estimons impératif de relever les dénominateurs communs qui placent la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne sur la liste des Etats où des tentatives de coups de force sous forme de coups d’état, de rébellions, de soulèvements populaires, de guerres ethnico-religieuses sont possibles.



Il s’agit sur base de notre cartographie des pays suivants : Nigeria, Côte d´Ivoire, Guinée Bissau, Guinée Equatoriale, Tchad, Cameroun, Niger, Centre Afrique, Congo Brazzaville, Gabon, RDC, Angola, Rwanda, Burundi, Madagascar, Erythrée, Soudan.

Dans tous ces pays, il existe un Etat Optimum caractérisé par un système de pouvoir et de décision qui est aujourd´hui usé. Il y a une crise à la fois morale parce que le système représentant l’intérêt général donne de plus en plus le sentiment de dissimuler une forêt d’intérêts particuliers, où les pilleurs pèsent plus que les chômeurs, et une crise d’efficacité quand la pauvreté s’aggrave alors que le pouvoir se lance dans la politique de grands chantiers ou d’éléphants blancs pour masquer la prédation et les vrais problèmes sociaux.

Souvent, les inégalités sont devenues aveuglantes au point de provoquer un terrible sentiment d´injustice. Cependant, ces pays sont gérés d’une main de fer par une majorité présidentielle qui se substitue en parti-Etat et recourt à la politique du ventre.

Tous les partis politiques qui forment la galaxie présidentielle ont ce principal dénominateur, le soutien à l’action du président. La trame dans tout cela, c’est la conservation du pouvoir. A fortiori, les discours mettant en exergue la stabilité du pays viennent vendre l’image du président afin de donner un sens à son mandat. C´est comme si tout va bien.

Malheureusement, le pire est devant tous ces régimes liberticides. En somme, la politique du ventre prévaudra aussi longtemps que possible dans la mesure où le scénario repose sur ces ressources : le pétrole, le diamant, l’or, le cacao, la drogue, le bois.

Il est indéniable d’affirmer que dans ces pays, la corruption politico-administrative est générale. Le népotisme, le tribalisme, le clientélisme règnent en maîtres. Les entreprises publiques sont le cadre par excellence de cette corruption de profit, différente de la corruption de survie des peuples. Enfin, il faut souligner que la plupart des pays cités ci-haut sont malades de la démocratie.

Quelle que soit pour certains la délicatesse de la situation post-conflits, il existe une forme de dictature déguisée revêtant un habillage institutionnel dont les méthodes et les pratiques sont celles d’un régime dictatorial.

Très souvent, les postes clés sont détenus par les membres de famille ou les partisans du Chef de l´Etat. Il y a une absence de confrontation des idées et d’alternance politique générationnelle.

Les chefs d’Etat reproduisent des modèles de bonapartisme sous-développés. Somme toute, la question de la consolidation voire de la survie de ces régimes politiques est plus que jamais marquée du sceau de l’incertitude. Il appartient donc aux peuples de prendre conscience que ceux qui sont au pouvoir sont leur misère et il faut les chasser du pouvoir.

La Rédaction

NKURUNZIZA II : Nouveau Gouvernement

30-08-2010

Composition du nouveau gouvernement du Burundi

DECRET N° 100/02 DU 29 AOUT 2010 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT


LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

Vu la Constitution de la République du Burundi ;

Vu la loi n° 1/004 du 23 mars 1994 portant Organisation Générale de l’Administration ;

Vu la loi n° 1/ 09 du 17 mars 2005 portant Distinction des Fonctions Politiques des Fonctions Techniques ;

DÉCRÈTE :

Article 1 : Sont nommés :

1• Ministre de l'Intérieur : M. Edouard Nduwimana

2• Ministre de la Sécurité Publique : Commissaire de Police Alain Guillaume Bunyoni

3• Ministre des Relations Extérieures et de la Coopération Internationale : M. Augustin Nsanze

4• Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants : Gén-Major Pontien Gaciyubwenge

5• Ministre des Finances: Mme Clotilde Nizigama

6• Ministère à la Présidence chargé de la Bonne Gouvernance et de la Privatisation : M. Jean Baptiste Gahimbare

7• Ministère à la Présidence chargé des Affaires de la Communauté Est Africaine : Mme Hafsa Mossi

8• Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage : Dr Odette Kayitesi

9• Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Dr Julien Nimubona

10• Ministre de l'Enseignement du Primaire et du Secondaire : M. Séverin Buzingo

11• Ministre de la Santé Publique et du Sida: Dr Sabine Ntakarutimana

12• Ministre de la Justice et Garde des Sceaux : Mme Ancilla Ntakaburimvo

13 Ministre de l'Energie et des Mines : M. Moïse Bucumi

14• Ministre de l'Information, de la Communication et des Relations avec le Parlement : Mme Concilie Nibigira

15• Ministre du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme : Mme Victoire Ndikumana

16•Ministre de l'Eau, de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme : Ir Jean Marie Nibirantije

17•Ministre des Transports, Postes et Télécommunications : Dr Saidi Kibeya

18• Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale : Mme Anonciate Sendazirasa

19• Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture : M. Jean Jacques Nyenimigabo

20• Ministre de la Solidarité Nationale, du Rapatriement des Réfugiés de la Reconstruction Nationale, et de la Réintégration Sociale : Mme Immaculée Nahayo

21• Ministre de la Décentralisation et du Développement Communal : M. Pierre Mupira

La Rédaction

L'ADC : Pour un Burundi meilleur

18-08-2010


Note de présentation de la coalition ADC-IKIBIRI
1. Contexte général
Le Burundi a connu, depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, beaucoup de périodes
d’intenses conflits sociopolitiques, dont certains ont été parmi les plus meurtriers de
l’histoire récente de l’Humanité. Sous l’égide de la Communauté Internationale, les parties
en conflit au Burundi ont engagé depuis 1996 plusieurs pourparlers politiques et
militaires qui aboutirent à la signature de plusieurs Accords politiques et militaires dont
les plus importants sont :
 L’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi, signé le 28
août 2000;
 L’Accord Global de Cessez-le feu entre le Gouvernement de Transition et
le CNDD-FDD, signé le 16 novembre 2003 ;
 L’Accord Global de Cessez-le-feu entre le Gouvernement et le
PALIPEHUTU-FNL signé le 7 Septembre 2006 ;
Ces différentsAccords de Paix dont beaucoup de principes sont largement repris
dans la Constitution burundaise actuelle, ont tous donné des orientations politiques
clés sur lesquelles la nation burundaise devait se baser désormais pour que
les conflits meurtriers disparaissent au Burundi, et que commence une nouvelle
ère de bonne gouvernance démocratique, de paix pour tous, de réconciliation
nationale et de développement intégré du pays.
La période allant de l’année 2002 à 2005 a correspondu avec la période de
transition et de début de mise en application de ces principes. C’est au cours de
cette période que le Gouvernement de transition, qui incluait les partis politiques
signataires de l’Accord d’Arusha, a négocié et signé l’Accord de Cessez-le-feu
avec le CNDD-FDD suivi de l’intégration de ce dernier dans les Institutions. C’est
au cours de lamême période que la Constitution actuelle fut élaborée et soumise
au référendum populaire. Elle a été clôturée par l’organisation des élections générales
en 2005 qui ont abouti à la mise en place de nouvelles institutions démocratiquement
élues.
Au cours de la période allant de 2005 à 2010, pendant laquelle le Parti CNDDFDD
dirigeait au plus haut sommet les Institutions de la République, il était attendu
un renforcement des pratiques de bonne gouvernance dans le pays, la
relance du développement et la consolidation de la paix.
Malheureusement, ces attentes furent déçues, puisque le pays assista au cours
de cette période à un véritable recul sur le plan de la gouvernance démocratique
et économique, de la sécurité et des droits de l’homme, concrétisé notamment
par les faits qui suivent :
 La négation par le Parti au pouvoir de plusieurs principes contenus dans
1
ces différents Accords de Paix, qui pourtant justement étaient supposés être le
fondement de l’avenir du pays ;
 La mise en place d’un Gouvernement anticonstitutionnel ;
 Le sabotage du programme de consolidation de la paix notamment par le refus
de participation aux différents fora organisés dans le cadre de ce programme ;
 La mise en avant des pratiques de violations massives de la Constitution, d’exclusion,
et de refus du dialogue. C’est dans ce cadre que plusieurs députés élus
régulièrement ont été chassés par force et illégalement de l’Assemblée nationale,
pour la seule raison qu’ils ont quitté le Parti au pouvoir ;
 La pratique des violations à grande échelle des droits de l’homme incluant de
nombreux emprisonnements et assassinats politiques et des crimes contre l’humanité;
en témoignent les massacres de Muyinga et Kinama, L’assassinat du
défenseur des droits de l’homme ErnestManirumva, les nombreux emprisonnements
des leaders politiques, l’ancien Président Ndayizeye Domitien, l’ancien
Vice-PrésidentAlphonse Marie Kadege, l’ancien Président du CNDD-FDD, Hussein
Radjabu, des anciens députés, et beaucoup d’autresmilitants des Partis de
l’opposition qui croupissent encore en prison ;
 La déstabilisation des Partis politiques de l’opposition par la création des ailes
dissidentes, satellites au Parti au pouvoir, à l’instance de ce qui se passe au
FNL actuellement ;
 La pratique de la corruption à grande échelle, de détournements et dilapidation
outranciers des biens de l’Etat.
L’ADC-IKIBIRI rappelle quelques dossiers sombres parmi nombreux autres qui ont fait
la chronique de la gouvernance burundaise.
 Le dossier de la vente illicite de l’avion présidentielle Falcon 50, dont la procédure
de vente a été frauduleuse et dont même le montant de cette vente reste
toujours mystérieux ; Le rapport établi par la commission d’enquête parlementaire
à ce sujet, et qui était accablant pour le pouvoir en place, a été purement et
simplement retiré de la circulation par force ;
 Le dossier du carburant nigérian dont les grosmontants alloués à l’Etat burundais
ont disparu dans les poches des hauts responsables du pouvoir en place ;
 Le dossier « Interpetrol » dans lequel plusieursmilliards de francs burundais ont
disparu dans les mains des hauts responsables du pouvoir.
 Le dossier SOSUMO à travers lequel les nombreuses malversations et détournements
au profit des responsables du pouvoir en place qui risquent de faire
tomber en faillite cette société.
2
Ces graves faits incriminés ont été reconfirmés pendant le processus électoral de
l’année 2010, au cours duquel, le Parti au pouvoir, avec la complicité de la Commission
Nationale Electorale Indépendante, a systématiquement violé toutes les
lois y relatives en favorisant des fraudes massives du processus électoral. Ces
faits ont été observés au cours de toutes les étapes du processus électoral que
sont la confection du fichier électoral, l’inscription au rôle, la campagne électorale,
l’opération de vote, ainsi que le dépouillement.
L’on peut citer notamment :
 La falsification du fichier électoral dans lequel, nombreuses personnes ne remplissant
pas les conditions requises d’âge ou de nationalité, ont été sciemment
inscrites. Cette falsification a eu comme conséquence que plusieurs personnes
ne remplissant pas les conditions puissent avoir une ou plusieurs cartes de vote,
faussant ainsi tous les résultats électoraux ;
 L’entretien d’un climat de terreur et d’intimidation à l’endroit des citoyens pendant
tout le processus électoral, imputable aux agents du pouvoir en place ;
 La violation de plusieurs dispositions du code électoral sans qu’aucune sanction
soit prise à l’endroit des contrevenants.
Il s’agit entre autres de:
 La délivrance de la carte d’électeur jusqu’au jour du scrutin pendant les élections
communales ;
 L’autorisation de voter sur présentation d’un document non reconnu par la loi ;
 La poursuite de la campagne électorale en dehors de la période et des heures
fixées ;
 La distribution de l’argent, de la nourriture, des habits, des ustensiles de cuisines
à des fins de propagande ;
 L’utilisation des biens et desmoyens de l’Etat ou d’un organisme public à des fins
de propagande ;
 Le port des emblèmes du parti ou du candidat sur les lieux du scrutin ;
 L’autorisation du scrutin au delà de 18 heures ;
 L’utilisation des isoloirs qui n’assurent pas le secret du vote ;
 L’utilisation des enveloppes non cachetées et paraphées pour le scrutin ;
 Les mandataires des partis politiques et des indépendants n’ont eu les lettres
d’accréditation que la veille ou le jour du scrutin sans aucun contrôle ;
 Alors que les mandataires ont le droit de faire inscrire leurs observations dans les
PV et qu’ils doivent avoir une copie de ces PV, cela ne s’est pas fait. Dans certains
endroits, la Police les a chassés aumoment du dépouillement et ces PV ne
sont toujours pas disponibles ;
 La modification des résultats de vote. La CENI a publié des résultats en omettant
3
le nombre des voix nulles ou des abstentions ;
 D’après la loi, les mandataires sont pris en charge par la CENI. Certains ont travaillé
jour et nuit sans manger ;
 L’utilisation de l’ancre « indélébile » qui s’effaçait au premier nettoyage ;
 Les bulletins non utilisés n’ont pas été décompté, d’où l’absence des PV ;
 Les grandes urnes n’ont pas été dépouillées, tandis que les petites urnes l’ont été
en absence des mandataires des partis politiques. D’où l’absence des PV de
dépouillement. ;
 Le dépouillement n’a pas suivi immédiatement après la clôture du vote et au lieu
où s’est déroulé le scrutin ;
 La manipulation des chiffres a été mise enoeuvre par la CENI. En effet, les bulletins
nuls ne sont pas comptabilisés parmi le nombre des votants alors qu’ils doivent
obligatoirement apparaître ;
 La découverte des urnes encore sous scellés après la proclamation des résultats
par la CENI ;
 Après le dépouillement, le président du bureau de vote proclame le résultat à
haute voix et PV en est dressé. Cela n’a pas été fait ;
 L’absence des PV du scrutin plusieurs jours après la proclamation des résultats,
alors que les PV devaient être donnés aux mandataires le même jour.
Constatant que les nombreux acquis du processus de paix étaient en train d’être anéantis
par le pouvoir en place, les Partis concernés ont décidé d’unir leurs efforts pour
refuser cet état de fait. Ils ont commencé par mettre en place une organisation politique
légale, la coalitionADC-IKIBIRI, à travers laquelle ils peuventmener le combat politique
conséquent pour ramener le pays sur le droit chemin.
1. Naissance de l’ADC-IKIBIRI
L’alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi est née au lendemain du
scrutin communal du 24 mai 2010, au cours duquel le pouvoir en place en complicité
avec la Commission Electorale Nationale Indépendante ont avalisé une mascarade
électorale caractérisée par des violations du code électoral et des irrégularités qui
ont favorisé des fraudes systématiques. Le résultat aura été que le Parti au pouvoir,
depuis la campagne électorale, en passant par le scrutin jusqu’au dépouillement, a
transgressé la loi de façon outrancière sans en être inquiété afin d’obtenir un score
lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Au lendemain de ce scrutin, les partis fondateurs de l’alliance, ayant vécu et constaté
ces graves évènements, ont ensemble pris conscience de la nécessité d’unir leurs efforts
pour mettre en place un cadre de travail qui pouvait permettre de ramener le Burundi
sur le chemin de la démocratie et de la bonne gouvernance politique et économique.
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La première décision courageuse prise ensemble au lendemain de ce scrutin fut le rejet
catégorique des résultats issus de cette mascarade électorale. A cet effet, une déclaration
fut signée en date du 25 mai 2010 par tous les partis concernés pour rendre publique
cette décision. Les Partis signataires de cette déclaration furent l’ADR-Urunani
rw’imvugakuri, le CDP, le CNDD, le FEDS-SANGIRA, le FNL, le MSD, le PARENA, le
PIT, le PPDRR, le RADEBU, SAHWANYA-FRODEBU et UPD-ZIGAMIBANGA.
En date du 30mai 2010, lesmêmes Partis concrétisèrent cette volonté commune d’oeuvrer
ensemble dans un cadre légal, en formalisant une coalition formée par ces mêmes partis,
à travers la déclaration qu’ils ont transmise auMinistre de l’Intérieur en date du 7 juin
2010, et ce conformément à l’article 79 de la Constitution et à l’article 8 de la loi n°1/006
du 26 juin 2003 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, relatives
aux coalitions.
En effet, ces articles disposent :
Article 79 de la Constitution
« Les partis politiques et les coalitions de partis politiques doivent promouvoir la libre expression
du suffrage et participent à la vie politique par des moyens pacifiques »
Article 8 de la loi n°1/006 du 26 juin 2003 portant organisation et fonctionnement
des partis politiques, relatives aux coalitions.
« Les Partis politiques peuvent former des coalitions. La coalition est un rassemblement
momentané de deux ou plusieurs Partis politiques en vue de poursuivre un ou plusieurs
objectifs communs. Toute coalition donne lieu à une déclaration dont copie est communiquée
au Ministre ayant l’intérieur dans ses attributions »
Le pouvoir en place, par le biais duMinistre de l’Intérieur,Monsieur Edouard Nduwimana
s’est empressé de déclarer que cette coalition était illégale, pour justifier les nombreuses
répressions qu’il a mises en branle contre les leaders et les membres de la coalition,
dont notamment les emprisonnements, les assassinats de ses membres, la privation de
liberté de circuler, les interdictions de tenir des réunions, afin de l’empêcher d’exister et
de travailler librement.
L’ADC-IKIBIRI, malgré, cette répression aveugle, n’a pas du tout baissé les bras. Elle a
continué à se faire connaitre et à défendre ses positions devant la Communauté Nationale
et Internationale.
Il faut aussi préciser que l’ADC-IKIBIRI n’est pas une fusion de Partis membres. Elle
reste une coalition dans laquelle chaque Parti garde toute son identité.
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2. Objectifs de l’ADC-IKIBIRI
Dans un premier temps, l’ADC-IKIBIRI s’est fixé l’objectif d’oeuvrer en priorité pour que
le processus électoral biaisé par les fraudes électorales avérées et constatées au cours
de l’enrollement, de la campagne et du scrutin des élections communales, soit revu dans
son entièreté, et que les élections soient réorganisées dans de meilleures conditions.
Cependant, l’action politique de l’ADC-IKIBIRI va plus loin que le seul objectif de réorganisation
du processus électoral.
En effet, l’ADR-IKIBIRI adopte d’autres objectifs principaux à moyen et long termes
dont :
 Adopter une vision commune, et mener ensemble des actions sociales et politiques
dans l’intérêt supérieur de la Nation Burundaise pour la paix, la sécurité, la
justice et le progrès socio-économique du Peuple Burundais ;
 Mettre sur pied des ensembles politiques viables et efficaces pour accomplir
les activités politiques et économiques vitales pour la nation ;
 Protéger les nombreux acquis sociaux et politiques issus desAccords de Paix
signés au Burundi ;
 Contribuer efficacement au programme de Consolidation de la Paix au Burundi.
3. Perspectives
Dans un premier temps, l’ADC-IKIBIRI a voulu donner toute sa contribution pour
que ce processus électoral soit redressé avant qu’il ne débouche sur la cassure
de la Nation burundaise. C’est dans ce contexte qu’après avoir dénoncé les nombreux
dérapages subis par ce processus à travers les nombreuses déclarations
et correspondances adressées à la Communauté Nationale et Internationale,
l’ADC-IKIBIRI a proposé à cette même Communauté, qu’un cadre de dialogue
adapté à ce genre de crise soit mis en place, notamment par le Président de la
République, afin de trouver ensemble avec tous les protagonistes une porte de
sortie honorable pour tout le peuple burundais.
Dans un deuxième temps, l’ADC-IKIBIRI se propose de sensibiliser tout le peuple
burundais sur les nobles objectifs qu’il s’est fixé d’atteindre à moyen et long
termes.
L’ADC-IKIBIRI n’est donc pas une organisation politique dictée uniquement par
les regrettables évènements du moment qui de toute façon finiront par trouver
une solution. Elle a une vision à moyen et long termes pour le pays. Malgré
l’apparente résistance de la CENI et du pouvoir en place ainsi que la forte obstination
de s’enfoncer dans un processus électoral délabré, il est manifeste que la
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majorité des burundais désirent la paix, le développement, la bonne gouvernance,
à travers une démocratie véritable qui ne cache pas les tares actuels comme les
fraudes électorales, la répression, la peur, la corruption, la privation des libertés
publiques et politiques.
Pour ce faire l’ADC-IKIBIRI se doit d’être une organisation politique oeuvrant à
court, moyen et long termes pour pouvoir agir efficacement sur ces facteurs qui
pour la plupart ne peuvent être réellement influencés ou modifiés favorablement
que dans les moyen et long termes.
L’ADC-IKIBIRI va continuer à mettre en place les structures et les règlements y
relatifs, afin que les Partis membres puissent apporter leurs contributions de façon
aisée et dans un environnement favorable.
L’ADC-IKIBIRI va se doter d’une plateforme commune, point de rencontre entre
tous les programmes des Partis constituant l’ADC-IKIBIRI, et en conformité avec
les objectifs de l’ADC-IKIBIRI.
4. Autres préoccupations
Dans la première phase où l’ADC-IKIBIRI est en train de mettre en place ses
structures et les vulgariser bien de personnes membres, militants des partis respectifs,
militants des Partis politiques non membres, citoyens indépendants et
membres de la Communauté internationale intéressés par la nation burundaise,
expriment bien de préoccupations. En voici quelques unes et les réponses y relatives.
1) Que compte faire l’ADC-IKIBIRI, puisque la CENI et le pouvoir en place
ont continué le forcing du processus électoral en ignorant ses revendications
?
L’ADC-IKIBIRI continuera sa lutte politique à moyen et long terme. Il est clair que
les résultats de ces élections divisent le peuple burundais. Dans ce cas, le rôle
de l’ADC-IKIBIRI sera de rassembler tout le peuple, parce que beaucoup de citoyens
vont se rendre compte justement des conséquences fâcheuses du processus
électoral biaisé.
2) Est-ce que l’ADC-IKIBIRI recourra à la lutte armée ?
Non. L’ADC-IKIBIRI est une coalition qui est reconnue par la loi burundaise.
La loi donne beaucoup d’opportunités pour gérer une telle situation. Ce n’est
donc pas la peine d’être un hors la loi. Les burundais sont fatigués de la guerre.
Ils n’aimeraient pas du tout y retourner. La lutte politique donnera de meilleurs
résultats qui seront plus avantageux pour les burundais.
3) Est-ce que l’ADC-IKIBIRI recourra à la désobéissance civile ?
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Non. L’ADC-IKIBIRI n’ira pas en dehors de la loi. Toutefois si la tyrannie et l’oppression
continue à l’endroit de ses leaders et de ses membres, l’ADC-IKIBIRI
pourra recourir aux moyens légaux et légitimes pour y résister.
4) Est-ce que l’ADC-IKIBIRI ne pratique pas la politique de la chaise vide ?
Non. L’ADC-IKIBIRI ne pratique pas la politique de la chaise vide. L’ADC-IKIBIRI
ne veut pas cautionner la série de mascarades électorales caractérisées par les
irrégularités et les violations graves de la Constitution et du Code Electoral. En
plus, lorsqu’on a affaire à un pouvoir totalitaire, l’on ne peut pas dire que les
autres Partis opposés à ce régime pratiquent la chaise vide. Toutes les places
sont occupées par le totalitarisme. Il n’y a pas de places vides pour les autres qui
aspirent à la démocratie et la bonne gouvernance.
5) Est-ce que l’ADC-IKIBIRI continuera à ne pas reconnaître les Institutions
issues des différentes élections? Quel sera son comportement si les Institutions
traitent l’ADC-IKIBIRI comme des rebelles ?
L’ADC-IKIBIRI continuera à considérer les Institutions issues des élections fraudées
comme illégales, parce que le code électoral a été violé, et illégitimes parce
qu’une grande partie de la population n’a pas pu voter.
6) Comment est-ce que l’ADC-IKIBIRI compte renforcer ses structures dans
la population ?
L’ADC-IKIBIRI passera par les voies préconisées par la loi pour renforcer ses
structures dans la population, notamment la loi portant organisation et fonctionnement
des Partis politiques.
7) Est-ce que l’ADC-IKIBIRI formera une coalition électorale pour se présenter
aux élections en bloc au moment opportun ?
Au moment opportun, les instances habilitées de l’ADC-IKIBIRI en décideront.
8) Quelles sont les conditions pour qu’un autre Parti non fondateur puisse
adhérer à ADC-IKIBIRI ?
Il suffit d’en faire la demande, adhérer aux textes qui régissent le fonctionnement
de l’ADC-IKIBIRI, et que les instances habilitées l’acceptent.
9) Est-ce que des personnes non appartenant aux partis politiques peuvent
adhérer à l’ADC-IKIBIRI ?
Les personnes individuelles ne peuvent pas adhérer à l’ADC-IKIBIRI. Elles
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peuvent être des sympathisants. Seuls les Partis politiques régulièrement et
légalement constitués peuvent adhérer à l’ADC-IKIBIRI..
10) Est-ce que si l’ADC-IKIBIRI reste sur ses positions et que le pouvoir en
place reste sur ses positions, le pays ne va pas droit à la guerre ?
L’ADC-IKIBIRI fera de la sorte que le pays ne sombre pas dans la guerre.
11) Que peut être la contribution de la Communauté Internationale pour
arrêter le dérapage qui se profile à l’horizon?
La Communauté internationale, de manière volontaire ou involontaire, a une part
d’influence sur ce qui se passe au Burundi, pour avoir des fois fermé l’oeil sur les
graves violations des règles de bonne gouvernance démocratique et économique
dont le Parti au pouvoir s’est rendu coupable au grand jour, depuis 2005 jusqu’à
ce jour. Ce dernier a fini par croire que la Communauté internationale bénissait
ces violations, et a en conséquence accéléré davantage le rythme de ces violations.
Actuellement, la communauté internationale constate les dégâts et s’en
inquiète.
La seule façon d’agir qui lui est offerte et qui serait efficace devrait être de mettre
en branle des pressions à caractère politique et diplomatique.
5. Conclusion
Dans un contexte burundais habitué à des réflexes de division et d’exclusion,
l’ADC-IKIBIRI se propose de mener une démarche unificatrice basée sur le respect
des principes pertinents des Accords de paix et de la Constitution. Le pouvoir
en place et la CENI peuvent bien imposer momentanément un régime non
unitaire et illégitime à travers leur processus électoral biaisé,mais les burundais
finiront par retourner aux bonnesméthodes pouvant leur faire parvenir aux objectifs
de développement, de bonne gouvernance, d’inclusion et de dialogue que
leur propose l’ADC-IKIBIRI. Notre espoir est que nos efforts pourront aboutir rapidement
avant qu’il n’y ait trop de dégâts dans le pays.
Fait à Bujumbura, le 29 juillet 2010

La rédaction

NON Monsieur Le MINISTRE de la DEFENSE

18-08-2010

ABJECTS, ABSURDES, RIDICULES,...

Le 19 juillet 2010, en plein processus électoral (législatives), le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants(ou des ex-rebelles selon) du Gouvernement P. NKURUNZIZA, en affaires courantes,
a déposé plainte au pénal contre le Député, Honorable Léonard NYANGOMA pour "propos abjects, absurdes et ridicules" voire, pour "calomnies abjectes, absurdes, ridicules et fausses". Aussitôt, la machine policière s'est mise en branle (mandats d'arrêt, levée de l'immunité parlementaire , etc...) contraignant le Député à un nouvel exil.
"Le Premier qui dit la vérité, il doit être exécuté", chantait G. Beart. "ZIRYE, ZIRYE. ZIRYE ZOSE" (mangez-les, mangez-les tous) est la cadanse le parti cndd-fdd, en cette période de mascarade électorale. Du point de vue pédagogique , les deux titres illustrent parfaitement la plainte du Ministre de la Défense.


1. Dans la langue de Voltaire dans laquelle Mr le Ministre de la Défense s'est exprimé, un propos abject, absurde et ridicule est un jugement de valeur, un avis personnel, une opinion que Mr le Ministre a librement porté sur le Communiqué de l'ADC-IKIBIRI du 11 juillet 2010 dont l'Honorable L. Nyangoma était le porte-parole. Ce jugement de valeur ne constitue nullement un
délit ou une infraction du Ministre aux yeux de la loi régissant les libertés d'expression et d'opinion. Encore moins, ce jugement du Ministre ne peut en aucun cas constituer un délit ou une infraction qui aurait été commis par l'Hon. L. Nyagoma. Celui-ci n'en étant pas l'auteur.

Ne constitue un délit et/ou une infraction et qui aurait pu fonder la plainte du Ministre tout propos mensonger, injurieux, calomnieux et/ou diffamatoire qu'aurait proféré l'Honorable Nyangoma à
l'égard du Ministre.
A noter que le porte-parole de l'Armée et ledit Ministre de la Défense n'ont pas nié ni contesté les faits dénoncés par l'ADC-IKIBIRI dans ledit Communiqué du 11 juillet 2010,. Ils l'ont confirmé:
la sortie aéro et hydroportée et terrestre de l'armée et de la police à l'encontre de la population de Ruziba et de surcoît, en période électorale.


2. Quant aux "calomnies abjectes, absurdes, ridicules et fausses", le français est impitoyable
et rend caduque la quintescence de la plainte. Un calomnie abjecte, absurde, ridicule et fausse est,
en français, la négation même de la calomnie. Avec pour conséquence, l'Honorable Nyangoma a
dit la vérité. Par conséquent, le Ministre a écrit au Procureur Général de la République, au Président de la République et du Sénat, au Premier Vice-Président pour leur annoncer qu'en réalité l'Honorable L.Nyangoma a dit la Vérité, rien que la Vérité. Que cette vérité ait été dite en de termes "exagérés" voire "avec un cynisme morbide" est superfetatoireet confirme qu'il n'y a pas calomnies. Le Député ayant dit la vérité, c'est donc Mr le Ministre qui a diffamé le Député.

Notons en passant que Mr le Ministre de la Défense n'aurait curieusement pas écrit au Président
de l'Assemblée Nationale, institution législative dont l'Honorable L. Nyangoma est membre et qui
a dans ses rôles, le contrôle de l'action gouvernementale. Dans un état de droit, c'est le Député qui devait auditionner Mr le Ministre de la Défense sur l'action gouvernementale de l'armée à Ruziba
et pas l'inverse. Cela témoigne du non-réspect de la séparation des pouvoirs et de l'hiérarchie des pouvoirs de la part du Ministre de la Défense. La période du processus électoral aidant cet auditionnement de Mr le Ministre d'un gouvernement en affaires courantes n'aura jamais lieu.


3. Concernant " la campagne de dénigrement de l'armée" dont s'offusque le Ministre de la Défense, est censé ne pas ignore que en utilisant des termes à connotation pathologique (cynisme morbide), Mr le Ministre a traité un Représentant du peuple de FOU. Suprême injure, suprême dénigrement!
En réalité, l'armée s'était dénigrée elle-même notamment en dénonçant le recent complot du Lac Tanganika, le 3ème de la législature Nkurunziza. Elle n'a pas eu attendre l'Hon. L. Nyangoma
pourlui mener une campagne de dénigrement. Qui plus est, elle s'est fait dénigrer en ne mettant
pas la main sur les "criminels" poursuivis à Ruziba. Or, grâce aux "calomnies"attribuées justuement
à l'hon. L. Nyangoma, le monde entier sait que ces" grenadiers", ont accompagné à la grenade la campagne électorale du Président sortant à travers le pays. Ils sont connus des services de police. Ce sont les mêmes qui ont accompagné à la grenade le congrès de Ngozi du parti cndd-fdd dans
les domiciles privés de ceux qui n'y avaient pas été. Et comme ils sont restés impunis voire protégés
pae le pouvoir cndd-fdd, ils n'ont fait que récidiver.

Dans la foulée, le parti cndd-fdd au pouvoir s'est mis dans la danse du dénigrement de l'opposition
en traitant le Député de "porte-parole d'un non-être"(cfr abarundi.bi, défendons le Ministre de
la défense).Traiter une personne de non-être, Mr Le Ministre qui nous lit, c'est lui dénier son droit inaliénable à la vie. Dénier le droit à la vie à un représentant du peuple, c'est le dénier à lui et à la population qui l'a élu. Or, le déni du droit à la vie d'une population et le massacre d'une population (communiqué du 11.7.10) sont synonymes. Au nomde l'ADC-Ikibiri, l'Hon. Nyangoma a dit la vérité.

Côté dénigrement des institutions, le Président de la République regaillardi par son organisation
des fraudes électorales n'y est pas allé avec le dos de la cuillère en recevant les anciens et les
nouveaux Admnistrateurs Communaux et des Gouverneurs de Province: "Le pouvoit vient
du tout-puissant", leur assura-t-il. Cela veut dire, toujours en français, que lui-même et ces nouveaux Administrateurs n'ont jamais été élus par le peuple. Sachant que le pouvoir vient du
peup. Banalement, le Président confirmait ainsi officiellement la mascarade électorale organisée
par la CENI et le parti cndd-fdd.


4. Est abject, absurde, ridicule et infractionnel, l'aspect pervers de la plainte. C'est l'auteur
de l'infraction (sortie diproportionnée de l'armée lourde) qui a porté plainte contre le dénonciateur
de ladite infraction (cette sortie). C'est comme si l'auteur d'un crime qui portait plainte contre sa propre victime.
Nous sommes d'accord avec Mr le Ministre de la Défense pour dire qu'envoyer l'avion et la
marine militaires et la police chasser deux ou trois individus, malfaiteurs soient-ils, et sans pouvoir leur mettre la main dessus, est effectivement abject, absurde et ridicule.
Que l'armée n'ait pas dénombré des cadavres et n'ait pas mis la main sur les malfaiteurs n'excuse pas le fait infractionnel et ridicule.
Par ailleurs, l'usage de l'aviation Burundaise réveille chaquefois des souvenirs très douloureux chez nombre de burundais.
- En mai 1972, l'aviation burundaise a bombardé au napalm les villages burundo-tanzaniens pour pourchasser des citoyens qui fuyaient le génocide de 1972. L'armée n'a pas dénombré non plus de cadavres puisqu'elle a perpétré un des génocides les plus affreux. Qui plus est, outre les morts et les nombreux ré&fugiés, le Burundi est passé à un frelin d'une guerre ouverte avec notre voisin tanzanien, n'eut été la sagesse légendaire du Président tanzanien, feu Mwalimu J. NYERERE. Cet acte de bravoure avait valu au ministre de la défense de l'époque, commissionné capitaine le 28 juin 1962,
le grade de Lieutenant Général.
- En août 1988, l'aviation burundaise a récidivé ses bombardements dans les communes de Marangara et Ntega frontarières du Rwanda. Cet acte de bravoure valut au Ministre de la défense
de l'époque le grade de Général Major.
-Qui ne se souvient pas de ces alouettes ou autres pumas qui, soi-disant "frappés par la foudre", ont envoyé dans la tombe beaucoup de nos concitoyens militaires et civils peu après la décapitation de la démocratie en 1993.
- L'actuel Ministre de la Défense a reçu son grade de Lieutenant Général grâce à un acte de
bravoure très spécial, que personne ne individuellement s'en prévaloir:: les Accords de Paix et de Réconcialion d'Arusha, initiés entre autre par l'Honorable Léonard Nyangoma et par la l'oppositio ADC-Ikibir dont il est porte-parole, sous la houlette de feu Mwalimu Nyerere cité ci-avant.
La sortie de l'aviation à Ruziba aurait-elle été menée dans l'optique d'un acte de bravoure du Ministre de la Défense? Pour quel grade militaire? Mon Général!

Notons en passant qu'un acte de bravoure, pour ne pas dire de bavure à Ruziba, sur le lac Tanganyika aurait pu coûter une nouvelle guerre avec la RDC, notre grand voisin.

5. Est abject, absurde et ridicule, le silence en toutes les langues du Président de la République
et Chef Suprème des Armées sur cette sortie intempéstive et disproportionnée de l'armée. Comme
les détonations de grenades l'ont accompagné dans sa campagne présidentielle de prières dans plusieurs provinces, cette aviation aurait pu poursuivre ces "grenadiers" d'un genre particulier dans
les provinces visitées par le Chef des Armées avec le risque de causer effectivement des massacres de la population comme dans les cas ci-avant cités.


6. Est abjecte, absurde et ridicule, l'attitude irresponsable de la CENI face à cette sortie de l'aviation et de la marine militaires.
C'était l'occasion de suspendre le processus électoral en péril. Outre les morts et nombreux blessés causés par les grenades et les "irrégularités" alors décriées par l'opposition et par la mission des observateurs internationaux, il n'y eut que la CENI pour ne pas constater que cette sortie de l'armée en période de paix et d'élection n'avait pas cassé son propre critère inaliénable d'une" élection
apaisée et libre". Faut-il être ou avoir été dans l'armée ou dans la rebellion pour savoir que cette
sortie de l'armada militaire était une déclaration de guerre à sa propre population. Le Burundi
d'après Arusha n'étant pas Bagdad City, la CENI aurait dû faire un effort intellectuel de saisir
qu'une élection en état de guerre ne peut donner que des résultats abjects, absurdes et ridicules
que le parti cndd-fdd nous a pésentés.



7. Est abjecte, absurde et ridicule, l'organisation du pseudo-congrès des dissidents du FNL
par le Ministre cndd-fdd de l'Intérieur en fin du processus électoral. A s'y méprendre, ce congrés
est la photo conforme de celui du cndd-fdd tenu à Ngozi. Dans les deux cas, il s'agit de coup
d'état interne au parti dans l'intention manifeste de fausser le cours du processus électoral. Ces dissidents vont-ils participer aux élections? Lesquelles? Vont-ils entrer dans l'armée? Laquelle?
Etre démobilisés? Par qui et pourquoi? Se prostituer? Ils ont le choix.


8. Sont abjectes, absurdes et ridicules, les poursuites judiciaires contre le Député L.
Nyangoma et contre tous les leaders de l'opposition jusqu'à les contraindre à l'exil, à
Mpimba dans l'intention manifeste de les empêcher à voter, à ne pas combattre la
mascarade électorale de la ceni et combatte la dérive dictatoriale désormais affichée du
parti-Etat, cndd-fdd.



NE SONT DONC PAS ABJECTS, ABSURDES et RIDICULES, les propos et calomnies des porte-paroles de l'opposition.
Ils ont constitué une thérapie contre l'usage abusif, pathologique et dispropotionné de l'armée. Ils o
nt contribué à stopper cet usage abusif de l'armée et à sauver ainsi de nombreuses vies humaines.

C'est pourquoi , Monsieur le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants serait plus inspiré
à retirer officiellement sa plainte et d'écrire à ses supérieurs hiérachiques :
que sa plainte qu'il qualifie lui-même d'abjecte, absurde, ridicule et fausse relève d'un comportement émotionnel, peut-être cynique et morbide et leur demande que les leaders de l'opposition en exil et leurs membres emprisonnés arbitrairement rejoignent leurs foyers, leurs familles et leurs activités habituelles et ce, dans la paix et la sécurité conquises par les Accords de
Paix et de Réconciliation d'Arusha sans permission.

Gira Amahoro

La rédaction

DEMOCRATIE BURUNDAISE ?

10-08-2010

Démocratie burundaise: une "espèce protégée" ou une "espèce en voie de disparition" ?
Par Grégoire BIRIHANYUMA
Le 09 août 10

Décidément le pouvoir de Bujumbura ne sait plus quoi inventer pour tenter de vendre le putsch électoral de Monsieur NDAYICARIYE à la population, et particulièrement aux responsables, militants, sympathisants et électeurs présumés des partis d'opposition. Après sa 5ème immixtion dans les affaires internes du parti F.N.L. (dont il doit redouter la force politique), le CNDD-FDD se livre, ce lundi 9 août 2010, à des perquisitions illégitimes dans une permanence du MSD aux fins de démontrer, encore une fois, qu'il est au pouvoir contre la volonté du peuple.

Pourquoi une telle nervosité ? En quoi est-ce que les partis de l'ADC-IKIBIRI gênent qui que ce soit ? Faut-il mettre en prison tous les militants, les sympathisants et les électeurs présumés de l'ADC-IKIBIRI ? Ce serait peut-être une bonne solution dont la viabilité reste à démontrer!

Il serait temps que tous les esprits se calment et recherchent ensemble, sans passion, comment rétablir la vérité sur ce qui s'est passé dans la tête ou le bureau de Monsieur NDAYICARIYE qui a opéré le putsch électoral du 24/05/2010.

Il est également inadmissible d'entendre, sur les ondes de la RPA, le putschiste BUYOYA condamner les démocrates burundais d'avoir eu le courage de ne pas cautionner la tartuferie électorale qui s'achève bientôt. Les démocrates burundais n'ont pas de leçons à recevoir de celui qui devra répondre , un jour, de ce qui s'est passé le 21/10/1993. Oui, le boycott de l'ADC-IKIBIRI a au moins le mérite de ne pas s'être couchée devant les putschistes. C'est tout à son honneur, et son électorat est fière d'elle!

"UWANKA ISAZI ATA AKANUKA"!

Seule la vérité délivrera le régime NKURUNZIZA des affres dont, visiblement, souffrent les autorités actuelles qui ne savent pas trop comment gérer "l'après-élections truquées". Elles n'ont qu'à demander au prestidigitateur de les aider, au lieu de s'en prendre à des innocents....qui ne font que revendiquer le droit de s'élire librement leurs dirigeants de façon démocratique.

La politique de l'autruche dont font preuve les responsables du CNDD-FDD et leurs comparses, notamment les observateurs électoraux de la COSOME, complices du sieur NDAYICARIYE au moment où celui-ci se livrait à sa cabale criminelle de truquer les résultats électoraux, est à la fois irréfléchie et belliciste dans ses conséquences sur la population. J'avais évoqué, dans mon article précédent, le silence complice des dits observateurs nationaux lors du premier scrutin du 24/05/2010.

Oui, jusqu'à la preuve du contraire, je persiste et signe en affirmant que ces observateurs de la COSOME portent une lourde part de responsabilité dans toute la violence dont le parti présidentiel se prévaut aujourd'hui, plus que hier, contre l'ADC-IKIBIRI et contre quiconque ose revendiquer, ou même simplement, prononcer les mots "état de droit" auxquels tout putschiste est allergique!

Lorsque la société civile (dont la COSOME) s'offusque du dysfonctionnement de la justice burundaise vis-à-vis de Monsieur Jean-Claude KAVUMBAGU, malgré son appel lancé au Président NKURUNZIZA, elle oublie que c'est elle-même qui a donné à ce dernier tous les droits lorsqu'elle a fermé les yeux sur le putsch électoral du 24/05/2010! Si elle avait eu le courage de défendre la vérité et les droits de l'homme, nul doute que les observateurs de la MOE UE l'auraient soutenue. Et nous serions dans une autre configuration politique et sociale. Il est trop tard, à présent, de jouer à la vierge effarouchée!

Quel avenir pour la démocratie burundaise ?

Chacun peut définir "la politique" comme il veut, mais toutes les définitions tournent autour de la finalité de maintenir l'équilibre social nécessaire au développement optimal et à la cohérence d'un ensemble territorial et de sa population. Voyons les perspectives pour nous Burundais, après le putsch électoral que certains voudraient nous faire oublier, et on peut comprendre pourquoi.

Une bonne politique est celle qui est acceptée librement, démocratiquement par une majorité de la population concernée. Il est difficile d'affirmer que la majorité des Burundais sont satisfaits par le pouvoir actuel, dans la mesure où celui-ci est issu des fraudes électorales du 24/05/2010. Mais la vérité finira par triompher, n'en déplaise aux putschistes et à leurs complices connus et encore inconnus. Elle est invincible, que cela plaise ou non! Inutile de tenter de l'étouffer, l'étrangler ou s'en débarrasser! Elle est immortelle et ne pardonne jamais à quiconque attente à son existence. Notre démocratie étant encore un jeune enfant, chaque démocrate doit choisir de l'aider à grandir et à devenir adulte. Une fois devenue adulte, elle nous le rendra au centuple!

Avant de revenir sur la crise politique et sociale actuelle du Burundi, mais dont un bien va certainement sortir, faisons un détour à un épisode de l'histoire américaine des années 1972 - 1974, avec le fameux "scandale du Watergate". A l'origine, il s'agissait d'une affaire d'espionnage politique qui déboucha, en 1974, sur la démission du Président des Etats-Unis, Richard NIXON. L'affaire avait commencé avec la révélation, par des journalistes du journal, "The Washington Post", de la pose de micros dans l'immeuble du Watergate à Washington en 1972. Les investigations de journalistes (surtout Bob WOODWORD et Carl BERNSTEIN) et une longue enquête sénatoriale levèrent le voile sur des pratiques illégales à grande échelle au sein de l'administration présidentielle. L'obstination des journalistes d'investigation avait fini par porter ses fruits: la démocratie américaine le valait bien.

Y a-t-il encore au Burundi des journalistes d'investigation de la carrure d'Alexis SINDUHIJE et son équipe qui avaient investigué sur la disparition du Roi NTARE V, laquelle disparition avait servi de prétexte aux putschistes SIMBANANIYE Artémon, MPOZAGARA Gabriel ( conseillers officiels ou officieux du Président NKURUNZIZA malgré qu'ils l'aient rendu orphelin en 1972) et à d'autres dirigeants de l'UPRONA, de déclencher le premier génocide de l'histoire du Burundi ?

Les journalistes burundais d'investigation auraient du pain sur la planche s'ils nous éclairaient sur les dessous de table qui ont conduit à Monsieur NDAYICARIYE à mettre le CNDD-FDD au pouvoir tout en se gardant de montrer les preuves étayant "ses résultats" en lieu et place des vrais résultats des urnes.

La question à poser aux putschistes est la suivante: est-ce que l'usurpation aux citoyens du droit de se choisir librement leurs dirigeants va maintenir l'équilibre social nécessaire au développement optimal et à la cohérence de l'ensemble de la population burundaise ? Les démocrates burundais connaissent la réponse à cette question, mais les autres aussi!

Le crime de Monsieur NDAYICARIYE a pour conséquence la division des Barundi en deux camps: le camp de celles et ceux qui sont indigné(e)s et révulsé(e)s par l'immoralité du putsch électoral, mais qui n'ont pas encore dit leur dernier mot, même si pour le moment, ils font semblant de se résigner, et le camp d'une minorité qui soutient l'inacceptable tentative d'assassinat contre la démocratie et contre quiconque revendique publiquement le rétablissement de l'état de droit.

Pourtant, quel que soit le camp dans lequel on se situe, il est indéniable que le Burundi est à la croisée des chemins de son histoire.

Premièrement,
aucune élection n'avait jamais été fraudée dans l'histoire du Burundi.

Deuxièmement,
c'est la première fois qu'un putsch électoral est perpétré avec la complicité d'un Président de la république qui avait été élu démocratiquement.

Troisièmement,
dans cette inversion probable des vrais résultats électoraux, le camp des victimes de ce putsch a fait le choix intelligent de boycotter la suite du processus électoral, créant ainsi un heureux précédent: celui de se mesurer au pouvoir illégitime sans être dans les instances parlementaires et administratives de ce dernier. Cette tactique a l'avantage de préparer le terrain à ne plus laisser les vaincus partager le pouvoir avec les vainqueurs, qui qu'ils soient pour ne plus diluer les responsabilités des gouvernants devant le peuple.

Quatrièmement enfin,
et ce n'est pas le moindre des avantages, les vrais vainqueurs des scrutins de 2010 ne manqueront pas de s'organiser au mieux pour provoquer de vraies élections démocratiques, libres, transparentes qui permettront de dégager une vraie majorité et une vraie opposition démocratique. Les responsables politiques de tous bords, comme l'électorat, seront plus vigilants pour éviter la récidive de la tartuferie à la NDAYICARIYE! "IGITI NTIKIGUKORA MU JISHO KABIRI".

Tout pouvoir putschiste ou dictatorial se croit toujours puissant et indéboulonnable. Les exemples de CEAUCESCU en Roumanie, de SOMOZA au Nicaragua, du SHAH d'Iran, pour ne citer que ces trois exemples, devraient faire réfléchir les putschistes burundais qui se croient les plus malins.

Autant en 1993 les Burundais n'avaient que 3 mois de régime démocratique derrière eux, autant en 2010 ils ont déjà bien goûté et savouré les délices et les bienfaits dont se régalent les citoyens d'autres nations sous régime démocratique. La désobéissance civile en 2010, par exemple, serait plus facile à mettre en oeuvre qu'elle ne l'était après la dictature trentenaire de l'UPRONA en 1993.

Il serait illusoire et suicidaire d'accepter le fait accompli. Autant accepter de se faire hara-kiri. Et dans le domaine de la démocratie, plus qu'ailleurs, la peur est non seulement mauvaise conseillère, mais, pire encore, elle fait plus de victimes que le courage.

J'en veux pour preuve l'illusion que s'était faite la COSOME qui est en train de comprendre, à ses dépens, que sa complaisance avec le sieur NDAYICARIYE qui a placé discrétionnairement le CNDD-FDD au pouvoir, n'empêche pas ce dernier, illégitime qu'il soit, d'assassiner, d'emprisonner, de torturer, de tyranniser qui il veut, quand il veut ! Pourquoi voulez-vous que des autorités autoproclamées se soucient des droits de l'homme, alors que ceux qui auraient dû lui barrer la route lui ont donné carte blanche de violer allègrement le code électoral, la constitution et la Déclaration Universelle des droits de l'homme signée le 10 décembre 1948?

Et quand on sait que, lors de la désignation du candidat du CNDD-FDD à la présidence de la république le Président NKURUNZIZA avait affirmé à qui voulait l'entendre ( ce n'était ni la première ni la dernière fois) qu'il était au pouvoir depuis 2005 par la volonté de Dieu, et qu'il le serait encore en 2010, par la même volonté "divine", on a du mal à pardonner la complicité de la COSOME. Soit elle soutient la démocratie, soit elle soutient le putsch électoral en cours. Mais le peuple ne va pas se laisser voler sa victoire. Et il n'a pas la mémoire courte!

Quant au triste spectacle auquel se livre le président du parti UPRONA, il retourne le couteau dans la plaie en rappelant sa responsabilité historique dans la décapitation de la démocratie le 21/10/1993. Il n'est donc pas surprenant qu'il s'acoquine avec un putschiste comme lui! Mais la démocratie a survécu. Sans elle, le CNDD-FDD n'aurait pas eu les 56% des voix en 2005!

Une telle bouffonnerie est triste pour l'avenir de notre démocratie et fait du Burundi la risée d'autres nations, notamment les pays africains qui nous avaient admirés et enviés le 1er juin 1993.

Les 17+5 "députés fantoches" de l'UPRONA + MINANI Jean du "parlement putschiste" dominé par le "parti unique" ne seront que des figurants dont les putschistes auront besoin! Un tel parlement est illégitime et doit être combattu.

Pour sortir de l'impasse actuelle, le camp des démocrates doit faire preuve d'ingéniosité pour éviter à la majorité silencieuse des Burundais de subir ce que le CNDD-FDD n'a pas accepté le 21/10/1993!

Les responsables de l'ADC-IKIBIRI ont une responsabilité historique. Ils n'ont pas droit à l'erreur. Ils ont tous les atouts pour sauver la démocratie burundaise. Ils ont raison de continuer à appeler à la résistance pacifique et au dialogue inclusif entre tous les protagonistes politiques sous la supervision des électrices et des électeurs qui sont seuls "source de tout pouvoir légitime". Je persiste, pour ma part, à privilégier la dominance féminine dans la médiation incontournable, si nous voulons nous prémunir, une fois pour toutes, contre toute aventure du type putschiste comme celle que nous subissons aujourd'hui. Tant que le contentieux électoral de 2010 ne sera pas réglé démocratiquement la paix et le développement économiques sont une douce utopie!

Il est indispensable de prendre conscience qu'il faut répéter, répéter, répéter et répéter à l'envi que le putsch électoral ne peut plus avoir droit de cité au Burundi...jusqu'à ce que les putschistes rendent le pouvoir au peuple. Charge aux démocrates burundais de trouver les moyens adéquats de les y contraindre de gré ou de force.

La persévérance dans la lutte pour la démocratie finira par payer! Il suffit que chaque démocrate burundais, où qu'elle / il soit, reste jalouse/jaloux de notre bien commun et fasse son devoir de lutter. Il en va de la sécurité et de l'avenir de tous, y compris de ceux des putschistes qui devront, un jour, s'expliquer devant la justice, lorsque la démocratie aura triomphé.

La démocratie burundaise mérite et doit demeurer une "espèce protégée" et à protéger!

"El pueblo unido jama sera vencido"!
"La liberté d'expression ne s'use que si on n'en use pas".

P.-S.: Si les journalistes burundais respectent leur déontologie, ils devraient se garder de diffuser de fausses nouvelles du genre "le CNDD-FDD a largement remporté les élections communales" (mensonge absolu), à moins de détenir des preuves de leurs affirmations, alors que même le sieur NDAYICARIYE est incapable de les fournir. Qu'ils n'oublient pas qu'ils sont relayés par des média étrangers!



La rédaction

DECLARATION ADC-IKIBIRI

22-07-2010

Dénonciation de la persécution des leaders et membres de la Coalition ADC-IKIBIRI
Deux scrutins émaillés de fraudes massives et d’irrégularités graves ont eu lieu respectivement en dates du 24 mai 2010 pour les élections communales ainsi que le 28 juin pour les présidentielles. Les premières ont été vite contestées par 13 partis politiques dont 12 se sont coalisés en Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI.

Le Parti au pouvoir, en collaboration avec la CENI, s’est senti incriminé dans ce Hold-up électoral qu’il n’a pas voulu reconnaître et s’est transformé en un instrument de répression contre tous ceux qui ont osé dénoncer cette malhonnêteté politique de haut niveau.

Depuis la date de contestation de ce hold-up électoral jusqu’au jour d’aujourd’hui, des citoyens innocents sont persécutés du jour au lendemain : arrestations arbitraires, emprisonnements et tortures des membres des partis de l’ADC-IKIBIRI sont devenus le mode de gouvernement du pouvoir en place.

Quant aux leaders des partis de cette alliance, ils sont dans un état de restriction de leurs mouvements ; leurs rencontres illégalement interdites et leur persécution permanente.

De tout ce qui précède l’ADC-IKIBIRI annonce à l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :

- L’ADC-Ikibiri condamne avec sa dernière énergie la fouille perquisition qui n’a suivi aucune procédure légale en la matière, effectuée à la résidence de Madame Pascaline KAMPAYANO à NGOZI en date du 17 juillet 2010. Cet acte n’avait qu’un seul objectif : troubler l’ordre et la tranquillité d’un paisible citoyen. Il s’inscrit dans la logique de limiter ses droits et libertés de circuler librement à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

- L’ADC-IKIBIRI condamne fermement les arrestations arbitraires faites ce lundi 19 juillet 2010 auprès de certains élus dans les communes de la province de Bururi. En effet, ayant reçu l’ordre des leaders de leurs partis respectifs de ne pas aller siéger dans des conseils non reconnus par notre coalition, ces élus subissent des persécutions de tout genre. Ces actes ignobles commis par l’Administration en collaboration avec la Documentation et la Police sous la bénédiction de la CENI et du Gouvernement, sont humainement, politiquement et juridiquement condamnables.

- L’ADC-IKIBIRI dénonce les persécutions faites auprès de toute personne ne s’inscrivant pas dans la logique du pouvoir. C’est pour cela que nous désapprouvons énergiquement l’arrestation arbitraire du journaliste Jean Claude KAVUMBAGU.

- L’ADC-IKIBIRI condamne les machinations orchestrées par le Parti au Pouvoir pour diviser les partis membres de l’Alliance. A ce sujet, nous informons déjà le public que nous venons de recevoir une correspondance des membres du Bureau politique du Parti PPDRR-ABAVANDIMWE réaffirmant l’engament de leur parti à la Coalition ADC-IKIBIRI. Les manœuvres de division de notre Alliance n’ont pas réussi, et elles échoueront toujours.




En Conclusion :

1) La Coalition ADC-IKIBIRI dénonce publiquement les massacres, assassinats et emprisonnements politiques, commis sous couvert de simulacres électoraux dont se rend coupable le pouvoir en place.
2) L’ADC-IKIBIRI lance un appel à la nation entière dans toutes ses composantes, simples citoyens, dirigeants, société civile, les confessions religieuses, pour qu’elle sorte de sa torpeur ou sa naïveté, et pour qu’elle refuse la destruction de la Nation burundaise qui se poursuit à travers la haine qui s’installe dans les cœurs, le vol et le déni du droit.
3) Enfin, l’ADC-IKIBIRI appelle tous les citoyens burundais partout où ils sont à boycotter le vote des députés, car, nous ne reconnaissons pas ce processus électoral qui va sûrement diviser le peuple burundais plus que jamais.

Fait à BUJUMBURA le 21 juillet 2010
Pour l’ADC-IKIBIRI
NYANGOMA LEONARD
PORTE PAROLE

La rédaction

PLUS DE 200.000 FAUX ÉLECTEURS !!!

21-07-2010

Plus de 200.000 faux électeurs à la présidentielle
du 28 juin 2010.

Chaque fois que les partis politiques d'opposition et plus particulièrement
ceux de l'ADC-Ikibiri ont contesté les résultats électoraux des communales
et de la présidentielle et que les observateurs nationaux et internationaux ont
dénoncé des irrégularités, la réponse de la CENI a été toujours la même :
Circulez, il n'y a rien à voir. Messieurs de l'opposition, vous mentez. Apportez
des preuves de fraudes et des irrégularités. Pourtant, la CENI détenait ces
preuves entre ses mains.

1. Annonces de faux résultats et d'électeurs fictifs.

- Le 30 juin 2010, le Président de la CENI a annoncé ainsi les résultats
provisoires de la présidentielle du 28 juin 2010 : "Au niveau national, le
candidat du cndd-fdd a été élu à 91,91% avec une participation de
76,98% des personnes inscrites au rôle. Sur un total de 3.753.372
inscrits au rôle, 2.735.753 ont répondu au rendez-vous du 28 juin:
2.479.483 suffrages sont favorables au candidat tandis que 226.156
suffrages se sont révélés défavorables."
Le Président de la CENI a pris soin de ne pas mentionner le taux des suffrages
défavorables, la quantité des bulletins nuls et des abstentions. Mais, il s'est
empressé d'ajouter que ce sont ces résultats qui seront soumis à la Cour
Constitutionnelle (C.C.) pour validation et que les "bulletins non retrouvés
seront assimilés à des bulletins nuls".
Suite à cette annonce, l'AFP a retenu que le candidat a été élu à 91,62%. Une
sacrée différence de près de 0,30% soit, près de 10.660 voix. Le même soir,
un médium de Pool PACAM a publié le nombre d'inscrits au rôle par province
arrêté le 12 mai 2010 et a rappelé que ce nombre d'inscrits au rôle était et est
de 3.553.372 auquel il faut ajouter quelques 4.196 voix de la diaspora

- Le 8 juillet 2010, la Présidente de la Cour Constitutionnelle. a communiqué que son Institution a
validé les résultats lui soumis par la CENI: sur 2.7O9.941 suffrages exprimés
(ou nombre de votants du 28 juin), 2.482.219 voix sont favorables à Nkurunziza
soit 91,60% , 227.722 voix sont défavorables et 29.195 de bulletins nuls.
La Présidente de la C.C. s'est empressée aussi d'ajouter que "aucune irrégularité
n'a été observée" (par qui?). Cette négation des irrégularités observées tant par les
observateurs nationaux et internationaux par la C.C. a provoqué une mise en demeure
de la CENI par l'U.E. lui intimant l'ordre de publier désormais tous les résultats
électoraux détaillés sur son site internet afin que tant les électeurs que les observateurs
puissent vérifier la véracité de ces résultats et d'en garantir la transparence.

2. Constatations:

a. Le nombre d'inscrits au rôle est effectivement de 3.553.372. En effet, l'inscription
au rôle s'est faite une fois jusqu'au 12 mai, l'électeur a reçu sa carte d'électeur pour
les 5 élections. C'est ce nombre d'inscrits au rôle qui devait servir comme base pour
tout calcul des taux de participation ou d'élection.

b. La CENI a manipulé de façon éhontée les deux résultats électoraux en
confondant le nombre d'inscrits au rôle (3.553.372) et le nombre de votants du 28
juin (3.753.372 selon la CENI) et (2.709.941 selon la C.C.). La CENI a gonflé
le nombre d'inscrits au rôle de 200.000 voix (3.753.372-3.553.372) tandis qu'elle
a dégonflé de 843.431 unités (3.553.372-2.709.941) le nombre de votants envoyé
à la C.C. pour validation.

c. Ce mouvement de gonflement-dégonflement du nombre d'électeurs a fait que la
différence entre le nombre d'inscrits au rôle annoncé par la CENI le 30 juin (3.753.352)
et le nombre d'inscrits révélé par la C.C. une semaine plus tard (2.7O9.941) est de
1.043.411 unités pour une seule et même élection.
Ces manipulations du nombre d'inscrits et de votants par la CENI sont telles que le
nombre de votants est supérieur au nombre d'inscrits. Il s'est traduit, au niveau communal,
ce que l'ADC-Ikibiri a appellé " bourrages des urnes" ou "fraudes massives" et les
observateurs internationaux," d'irrégularités". Au même moment, le parti au pouvoir
cndd-fdd se vantait des "votes massives" de la population.

d. En considérant le nombre de votants (suffrages exprimés) comme étant le même que
le nombre d'inscrits, le taux de participation est évidemment de 100%. Pour obtenir rien
que 76,98%, la CENI a dû magouiller comme nous venons de le prouver. Et pour obtenir
un taux de votes favorables oscillant entre 90 et 98,78%, la CENI a considéré
le nombre de votants comme égal au nombre d'inscrits moins quelques "bulletins non
retrouvés et assimilés comme bulletins nuls"(sic?).

e. Le CENI a donc commis un faux et usages de faux. A notre connaissance, cette
infraction liée au code électoral est d'ordre pénal. A titre illustratif, en se précipitant le 24
mai sur les antennes de radiodiffusions au King's Conference Center, donner les résultats
des communales récoltés par la presse, sans même dire le nombre de bureaux de vote
déjà dépouillés, le Président de la CENI a agi comme ce professeur qui colle un 9/10 ou
un 2/10 à toute sa classe parce qu'il n'a pas pris le temps de corriger les copies de ses
élèves. En général, ce professeur est viré par son pouvoir organisateur.

3. Conséquences

a. "Ceux qui ne voteront pas pour moi, ça sera comme une goutte d'eau dans l'océan"
a prédit le candidat- président P. Nkurunziza en son slogan de fin de sa campagne.

Par les manipulations ci-avant et par sa publication des taux ostentatoires de participation
et de votes favorables à Nkurunziza, la CENI a tenu à prouver ce slogan. Surtout, il a tenu
à démontrer qu'il n'y a pas eu boycott de la présidentielle par l'opposition. Pour cela, il fallait passer par tous les moyens de préférence illicites pour prouver que l'opposition politique
n'existe pas. D'où ces électeurs fictifs.

C'est donc la CENI qui a élu Nkurunziza et non la population. Qui plus est, P. Nkurunziza
n'a-t-il pas passé ces cinq ans de législature à narguer cette même population qu'il était
l'élu de Dieu et qu'on n'élisait pas ses dirigeants au sein du parti au pouvoir?

b. Confessions de la CENI.

Ce 10 juillet, cette CENI qui a choisi CELAT (coalition ou ensemble pour des élections
libres, apaisées et transparentes) comme slogan vient de confesser à la presse "qu'elle n'a
pas les prérogatives de repousser le scrutin, ni de répondre aux autres conditions
posées par l'opposition".
Précisons d'abord que ce slogan paradoxal repris par la Ceni a été lancé aux autorités
Belges à Bruxelles le 22 octobre 2009 par le Président P. Nkurunziza.
Par ailleurs, ne pas avoir des prérogatives signifie que la CENI a avoué s'être mise dans
l'incapacité d'exercer le pouvoir lui conféré par le Code électoral, celui d'organiser et de
sanctionner les élections. Son pouvoir est exercé par un tiers la CELAT dont elle a
épousé le slogan pour ne pas la citer. Elle s'est donc auto disqualifiée.

Par sa profession de foi, la Ceni a donné raison à l'ADC-IKIBIRI qui, dans un esprit
constructif et citoyen, lui a demandé depuis fin mai 2010 d'annuler les faux résultats des communales, de coupler ces élections avec les présidentielles. Cela n'aurait rien coûté ni
à ses prérogatives, ni à son indépendance, ni à l'électeur. C'est en persistant à" ne pas
répondre aux conditions posées par l'opposition"(circulez, il n'y a rien à voir....) tout en
répondant aux conditions non posées de la CELAT qui consistent à déstabiliser le
processus électoral voulu démocratique par le peuple burundais que l'ADC-IKIBIRI
est arrivée à la conclusion que cette CENI n'a d'autres prérogatives que rendre le tablier
sans délai à qui de droit et arrêter la mascarade électorale


La rédaction

INVITATION

18-07-2010

+ MESSE POUR L’ABBÉ RAPHAËL NTIGAHERA +


Le Groupe « Honorer nos héros » invite tous les Burundais et les amis du Burundi à une messe qui sera célébrée en mémoire de l’Abbé Raphaël NTIGAHERA rappelé à Dieu ce 14 Juin 2010.

Jour : Samedi 24 Juillet 2010
Lieu : Eglise Saints Jean et Nicolas
Rue du Brabant, 75 A
1030 Bruxelles
Heure : 15 h
Recueillement. Après la messe, nous nous recueillerons au CAFE DEN BUREAU
Rue du Brabant, 45
1030 Bruxelles

Brève Biographie du Disparu

L’ Abbé Raphaël Ntigahera faisait partie des trois prêtres burundais qui, en 1972, ont décidé de consacrer leurs vies aux réfugiés burundais, à savoir l’Abbé Jean Berchmans Nterere (devenu évêque), l’Abbé Juvénal Bukubiyeko et lui-même. Alors qu’il était professeur au Grand Séminaire de Murhesa (République Démocratique du Congo – RDC -, alors Zaïre), il s’est rendu en Belgique pour plaider auprès de la Diaspora burundaise un soutien moral, spirituel et matériel en faveur des réfugiés burundais éparpillés dans les différents pays africains. Il a été ainsi à la création du « Comité d’Aide aux Réfugiés » (CARHB) qui a vu le jour en Belgique. Les trois prêtres se sont ensuite réparti la tâche dans les pays où se trouvait le gros des réfugiés burundais : l’Abbé Jean Berchmans Nterere en Tanzanie, l’Abbé Juvénal Bukubiyeko au Rwanda et l’Abbé Raphaêl Ntigahera en RDC.

Accès en transport public : Train ; Trams: 4, 3, 55, 25 Bus STIB et DE LIJN
Arrêt : Gare du Nord – Sortie : Rue du Brabant
Personnes de contact :
M. Victor Ntacorigira Tél : 02/ 514 57 85 M. Mathias Rugurika : 0477 36 63 92
M. Joseph Ntamahungiro : 0472 45 69 52

La rédaction

JM KAVUMBAGU en prison

17-07-2010

Burundi: un journaliste écroué pour avoir douté de la sécurité nationale

(Belga) Le directeur d'un journal en ligne a été arrêté pour "trahison" samedi au Burundi, à la suite d'un article mettant en doute la capacité des services de sécurité à prévenir un attentat comme celui perpetré par les islamistes somaliens en Ouganda, a-t-on appris de source officielle.
"La police a procédé à l'arrestation du directeur de Netpress sur un mandat d'amener du procureur de la République, et qui portait comme motif +trahison+", a annoncé à l'AFP le colonel David Nikiza, commissaire général de la police pour la région ouest du Burundi. Jean-Claude Kavumbagu a été ensuite écroué à la prison centrale de Bujumbura, selon sa famille et des sources pénitentiaires. "Le pouvoir reproche à M. Kavumbagu un article paru le 12 juillet et qui mettait en cause les capacités des corps de défense et de sécurité du Burundi à faire face à un attentat des islamistes somaliens comme celui qui vient de frapper Kampala", a expliqué à l'AFP un journaliste de Netpress, sous couvert d'anonymat. Dans cet article paru mercredi, Netpress écrivait que "dès ce lundi matin, l'inquiétude était palpable à Bujumbura pour tous ceux qui ont appris ce qui s'est passé hier à Kampala car ils étaient convaincus que si les miliciens shebab voulaient tenter quelque chose dans notre pays, ils y réussiraient avec une facilité déconcertante tellement nos forces de défense et de sécurité brillent par leurs capacité à piller et à tuer leurs compatriotes, plutôt que de défendre leur pays". (EDR)
Belga

La rédaction

Législatives de juillet 2010: Lu pour vous

12-07-2010

Législatives au Burundi : Nkurunziza joue la carte de l’apaisement
Publié le 11. juil, 2010 par L'Observateur Paalga dans la catégorie Monde
Le 27 juin dernier, les Guinéens étaient appelés aux urnes pour élire leur président. Dans le même temps, les Burundais votaient leur prochain chef de l’Etat. Si en Guinée cette première présidentielle, véritablement démocratique depuis l’indépendance du pays, était très attendue du fait de l’envergure politique des prétendants à la magistrature suprême, tel n’était pas le cas au Burundi où seul le président sortant, Pierre Nkurunziza, était en lice, les opposants ayant jeté l’éponge pour protester contre d’éventuelles fraudes.
Le jeu était donc plié d’avance. Ainsi, l’ancien professeur d’éducation physique et sportive (EPS) a été réélu avec 91% des suffrages exprimés et un taux de participation de près de 77% ; des chiffres naturellement contestés par l’opposition burundaise, qui refuse de reconnaître l’homme fort de Bujumbura dans ses fonctions de président réélu. Dès lors, le pays reste divisé en deux camps qui se regardent en chiens de faïence, et les violences électorales, qui ont fait plusieurs morts, font craindre le retour des vieux démons.
En effet, depuis l’exécution du président Melchior Ndadaye et de six de ses ministres par des éléments de l’Armée, le Burundi s’est embrasé et ce conflit armé interethnique a fait des milliers de morts et de déplacés. Depuis, les troubles socio-politiques sont devenus le quotidien des Burundais. Il a fallu la signature de l’accord d’Arusha en 2000 sous l’égide de Nelson Mandela pour remettre le pays sur la voie de la normalité.
Avec un tel passé triste, les hommes politiques doivent plutôt jouer la carte de l’apaisement et s’entendre sur l’essentiel afin que le jeu politique se fasse dans des conditions acceptables.
Pierre Nkurunziza est mieux placé pour le savoir : ancien maquisard qui a échappé de peu à la mort, il sait mieux que quiconque que l’exclusion sème les germes des crises sociales. Au lieu donc de souffler sur des braises qui peuvent embraser le pays, il doit, avec son expérience, allumer la flamme de la paix en évitant la gestion en solitaire du pays.
Sans doute est-il revenu à de meilleurs sentiments, raison pour laquelle des négociations sont en cours avec les opposants afin de les convaincre de participer aux législatives, dont la campagne a été lancée le 7 juillet dernier. Si un accord venait à être trouvé, l’opposition abandonnerait sa politique de la chaise vide pour aller à la conquête des voix et donner du crédit à la démocratie burundaise.
Ainsi, le Burundi pourrait avoir une Assemblée nationale composite où la plupart des partis seront représentés ; ce qui va contribuer à apaiser les esprits.
L’Observateur

La rédaction

Boycott des élections légisaltives d

10-07-2010

Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi

COMMUNIQUE

1. L’ADC-IKIBIRI salue l’initiative engagée par les organisations de la société civile qui avaient voulu faciliter les pourparlers en vue de mettre en place un cadre de dialogue pour vider le contentieux électoral lié à la série de mascarades électorales et les encourage de poursuivre cette noble et exaltante mission.

2. Néanmoins l’ADC-IKIBIRI déplore l’attitude du Chef de l’Etat et son gouvernement ainsi que de la CENI de poursuivre leur forcing en ne voulant pas suspendre un processus électoral exclusif, organisé dans un contexte socio-politique tendu.

3. L’ADC-IKIBIRI condamne énergiquement ce manque d’intérêt manifeste de la part des autorités habilitées à créer un climat apaisé propice à des élections régulières.

4. L’ADC-IKIBIRI réitère sa volonté de trouver des solutions pacifiques à ce conflit et décline ses responsabilités sur les conséquences fâcheuses relatives au forcing engagé par le Chef de l’Etat et son gouvernement ainsi que la CENI, de poursuivre le processus électoral au moment où les leaders et les membres de l’ADC-IKIBIRI font l’objet d’exécutions sommaires, d’enlèvements, de tortures, d’arrestations arbitraires, d’emprisonnements, de privation des droits civils et politique.

5. De tout ce qui précède, les leaders des partis membres de l’ADC-IKIBIRI appellent tous leurs militants et sympathisants à boycotter le scrutin des législatifs prévus les 23 et 28 juillet 2010.

Ils leur demandent de rester unis, de ne pas céder aux actes de provocation et d’intimidation pendant cette période qui présage le retour d’un monopartisme tyrannique.

6. Au Chef de l’Etat, à son gouvernement et à la CENI, l’ADC-IKIBIRI exige la libération immédiate et sans conditions de tous ses militants incarcérés injustement, l’arrêt des violations des droits civils et politiques de ses leaders et militants ainsi que la suspension du processus électoral biaisé afin d’entamer rapidement un dialogue franc et sincère sur le contentieux électoral entre les différents protagonistes politiques.

7. L’ACD-IKIBIRI demande à la communauté internationale de prendre distance avec toutes les institutions issues de ces scrutins entachés de fraudes massives, d’irrégularités et de violations flagrantes des textes fondamentaux de la République du Burundi en vue de ne pas partager les conséquences néfastes qui en découleront.

Fait à Bujumbura le 09 juillet 2010

Pour l’ADC-IKIBIRI

Léonard NYANGOMA

Porte-parole

La rédaction

Demande d'un cadre de dialogue par l'ADC

07-07-2010

DECLARATION AU SUJET DE LA PARTICIPATION AUX ELECTIONS LEGISLATIVES
L’ADC-IKIBIRI porte à la connaissance de l’opinion nationale et internationale ce qui suit :
I. Les faits au sujet de la mascarade électorale.
1. Après avoir rejeté, à juste titre, les résultats falsifiés des élections communales du 24 mai 2010, l’ADC-IKIBIRI a demandé leur annulation, la révocation de la CENI pour manquements graves et l’ouverture d’un dialogue pour mettre en place les conditions d’élections justes, honnêtes et transparentes.
2. Le chef de l’Etat n’a pas daigné répondre à ces demandes réalistes et justifiées.
3. Considérant dès lors que les conditions d’une compétition libre et honnête n’étaient pas remplies et ne voulant nullement être complices d’un sabordage de la démocratie, les partis membres de l’ADC-IKIBIRI se sont retirés de la compétition.
4. Au lieu de mesurer la gravité de la situation, le chef de l’Etat, la CENI et le Ministre de l’Intérieur ont préféré foncer vers l’inconnu, empirant la situation : le Ministre de l’Intérieur a instruit les gouverneurs et la police d’interdire toute réunion de l’opposition , violant ainsi le principe du multipartisme reconnu par la Constitution ; la CENI a maintenu le calendrier et le chef de l’Etat candidat du parti au pouvoir a été, en toute illégalité, le seul autorisé à faire campagne.
5. Pour cette mascarade solitaire du Chef de l’Etat, on a forcé la population à aller voter sous les menaces comme le témoignent les rapports préliminaires des observateurs tant nationaux qu’internationaux, notamment à Muyinga, Ngozi et Karusi.
Les membres des CECI qui étaient absents ont été remplacés par des militants zélés du CNDD-FDD.
Les Procès-verbaux étaient signés à l’avance comme par exemple à Kinama et à Ngagara, où les journalistes de la Radiotélévision Renaissance ont été menacés pour avoir fait constater cela.
6. Constatant que le taux de participation a été très faible, le président de la CENI a supprimé unilatéralement la nuit électorale pour manipuler et gonfler le taux de participation qui, de l’avis des observateurs honnêtes, n’atteignait pas 30%.
II. Position et exigences de l’ADC-IKIBIRI
A. Position de l’ADC-IKIBIRI
1. L’ADC-IKIBIRI ne reprendra sa participation au processus électoral qu’après les conclusions issues d’un cadre de dialogue pour vider le contentieux électoral relatif aux violations de la Constitution et du code électoral par la CENI. Ces violations de la loi ont ainsi favorisé les irrégularités et les fraudes massives qui ont caractérisé la série de mascarades électorales.
2. L’ADC-IKIBIRI ne reconnaîtra pas Pierre Nkurunziza comme président de la République, Chef de l’Etat, car les dispositions constitutionnelles relatives à l’élection présidentielle n’ont pas été respectées. Il est et reste le Président sortant et son mandat expire définitivement à terme échu.
3. L’ADC-IKIBIRI considère que le Chef de l’Etat, la CENI et le Ministre de l’intérieur ont violé la Constitution, attenté au pacte républicain et en répondront devant l’histoire. L’ADC-IKIBIRI considère un tel acte comme un cas de haute trahison aux allures d’un Coup d’Etat constitutionnel.
4. L’ADC-IKIBIRI déplore la ghettoïsation politique du camp présidentiel englué dans une logique d’affrontement et de violence, caractérisée par les assassinats, l’emprisonnement des opposants, la violation de leurs droits civils et politiques, le refus du droit de voyager; etc. alors qu’un dialogue franc peut venir à bout, à moindre coût, des blocages actuels.
5. L’ADC-IKIBIRI considère comme une complicité la réaction timorée de la Communauté Internationale qui n’a pas le courage de désavouer clairement les graves violations de la Constitution et du Code Electoral par la CENI et le Président de la République sortant et attire son attention sur ses responsabilités découlant des conséquences liées aux dérapages éventuels.
6. L’ADC-IKIBIRI prend à témoin la communauté nationale et internationale sur sa bonne foi, son attachement à la paix et son offre de dialogue pour assurer au Burundi les fondements solides d’une démocratie mise en péril par les acteurs cités.
B. Exigences de l’ADC-IKIBIRI
Compte tenu de tout cela, l’ADC-IKIBIRI exige :
1. La libération sans condition de tous les militants de l’opposition injustement incarcérés.
2. L’arrêt immédiat des violations des droits civils et politiques des leaders et militants de l’opposition.
3. La suspension du processus électoral en attendant les conclusions du dialogue réclamé.
4. La désignation dans les meilleurs délais d’un comité technique préparatoire du dialogue politique comprenant des experts de l’ONU, de l’Union Européenne, des Etats Unis, de l’Union Africaine, de l’Institution des Bashingantahe, ainsi que les délégués des partis politiques en conflit.
Fait à Bujumbura le 04 juillet 2010
Pour l’ADC-IKIBIRI
Léonard NYANGOMA
Porte-parole

La rédaction

OUI AU DIALOGUE/NON A LA GUERRE

27-06-2010

Quoiqu’il y ait un proverbe kirundi qui dit : « Indwano itaguhitanye iraguhitaniza » (si la guerre ne t’emporte pas elle te rapporte), il serait peut-être illusoire de penser qu’une guerre déclenchée par ce durcissement indu des positions suite aux élections communales du 24 mai dernier rapporterait quelque profit à ceux qui se pensent avantagés par un éventuel conflit armé. Au contraire, le Burundi risque de faire deux pas en arrière dans son cheminement vers la démocratie et la paix si rien n’est fait pour éviter ce conflit.

Nul n’ignore que l’élection du président de la République au suffrage universel devait être le couronnement d’un processus de paix visant à créer les conditions d’une véritable démocratie au Burundi. Des efforts déployés par beaucoup d’acteurs tant nationaux qu’internationaux avaient permis de mettre sur pied des institutions transitoires, sur fond de partage des reines du pouvoir, dans une visée justement préparatoire à l’avènement d’une démocratie qui tienne compte des réalités politico-ethniques de ce pays.

Or, il est devenu très clair que les partis qui ont perdu les élections communales du 24 mai 2010 ont adopté une position très radicale vis-à-vis des résultats de ces élections : dénonciation de « fraudes massives », exigence de dissolution de la CENI (Commission Électorale Indépendante), retrait des candidatures à la présidentielle, appel au boycotte des présidentielles et des législatives, retrait de leurs élus aux conseils communaux, déclaration de la non-reconnaissance d’un président élu à la suite d’une élection à candidature unique….Ces positions ont été promues publiquement par des manifestations publiques, par diverses conférences de presse, divers communiqués de presse, diverses lettres aux autorités tant burundaises et régionales qu’internationales.

Du côté des partis qui ont gagné les communales du 24 mai 2010, un mutisme quasi total s’est installé. L’organisation de la suite des élections par la CENI a continué de plus belle comme si les revendications des partis qui se sont regroupés désormais sous ce qu’ils ont appelé « L’Alliance des Démocrates pour le Changement – Ikibiri » (ADC-Ikibiri) n’avaient aucune chance d’être écoutées. Dans quatre jours, les partis dits de la « mouvance présidentielle » pensent gagner sans aucune difficulté, c’est-à-dire sans aucune compétition, l’élection présidentielle.

Une telle minimisation de l’opposition est de nature à déboucher sur un conflit politique armé et ce conflit risque à son tour de réveiller les démons ethniques dont le sommeil n’est nullement un coma profond. Ce qu’on appelle la « communauté internationale » n’a aucune garantie à offrir pour la paix d’un peuple qui échoue à prendre en mains ses destinées. Ses interventions sont toujours post choc et tardives. Et lorsqu’un conflit de ce genre éclate, c’est toujours le « bas peuple » qui paie le plus grand prix.

Il nous semble donc urgent et nécessaire de créer un cadre visant à écouter les revendications des partis de l’ADC-Ikibiri avant l’élection présidentielle prochaine. Celle-ci serait reportée, à cet effet, à une date ultérieure, afin d’assurer à la démocratie et à la paix au Burundi, une réelle chance. Il en va de la responsabilité et de la crédibilité des dirigeants burundais actuels de ne pas jeter à l’eau les efforts déployés, depuis près d’une décennie, par de nombreux acteurs publiques, en vue d’asseoir une paix réelle et un cheminement démocratique crédible au Burundi.

Il est également tout à fait clair que le fait de créer un cadre de dialogue et d’écoute ne présage pas de la vérité des revendications des partis de l’ADC-Ikibiri, ni une remise en cause de toute la planification des élections par la CENI. Ce cadre viserait à leur tendre une oreille aussi attentive que possible spécifiquement sur les aspects publiés à l’origine de leur malaise. Il nous semble évident que le gagnant des élections communales du 24 mai 2010 risque de rester toujours gagnant même après ce dialogue et cette deuxième victoire lui sera beaucoup plus assurée que celle sur laquelle il essaie de se cramponner par la force. Ce qui est probable aussi, c’est que s’il y a un conflit politique armé, le gouvernement actuel sera compté pour le plus grand responsable devant le peuple burundais qui a besoin non de la guerre mais de la paix. Créer un cadre d’écoute des revendications des partis de l’ADC-Ikibiri reste donc à l’avantage politique du gouvernement du CNDD-FDD.

Isaac Nizigama, Ottawa-Gatineau, Canada.
SOURCE : BURUNDIBWACU.ORG

La rédaction

PAS DE VOTE A BRUXELLES LE 28/06/10

27-06-2010

Communiqué des Représentants des partis politiques Burundais de l’opposition à l’étranger :

Appel au boycot des élections présidentielles de ce lundi 28 juin 2010.

Le Burundi traverse des moments difficiles depuis le hold-up électoral orchestré par le CNDD-FDD, parti au pouvoir au Burundi, avec la complicité de la "Commission Nationale Dépendante" du Parti au Pouvoir lors du scrutin portant élection des conseillers communaux le 24 mai dernier.
Suite à cette situation qui constitue en soit un germe de destruction de la démocratie chèrement payée, les partis politiques d'opposition se sont coalisés dans un groupe qui porte aujourd'hui un nom: Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi pour dénoncer la mascarade électorale en cours et proposer des pistes de solutions pour un retour rapide à normalité politique au dans notre pays.
Face à la résistance persistante des deux groupes rebelles à la jeune Démocratie Burundaise (CNDD-FDD et la CENI), les Partis Politiques d'opposition regroupés au sein de l'ADC-IKIBIRI ainsi que l'UPRONA dans une certaine mesure, ont décidé de boycotter tous les autres scrutins, et exiger comme préalable:
- que les élections communales du 24 mai 2010 entachées de fraudes massives et d'irrégularités graves et vulgaires soient purement et simplement annulées;
- que l'actuelle CENI et ses démembrements CEPI et CECI qui ont démontré leur incompétence et leur partialité démissionnent ou soient limogées;
- que la réorganisation de tout le processus électoral soit envisagé dans un cadre de dialogue qui rassure les parties belligérantes nées de la préparation, du déroulement et du dépouillement désastreux des élections du 24 mai 2010.
Pour toutes ces raisons :
Nous vous demandons, chers démocrates, de rester chez vous ce lundi 28 juin 2010 et de vaquer à vos occupations habituelles.
Ne soyez pas tentés d'aller voter contre le candidat du CNDD-FDD, Pierre NKURUNZIZA ! Cela reviendrait à encourager l'attitude anti-démocratique dans laquelle le parti au pouvoir s'est enfermé en refusant tout dialogue alors que le danger est réel !
Vous avez d'ailleurs tous vu que lors du scrutin du 24 mai dernier, ce ne sont pas les urnes dans lesquelles l'électeur Burundais a voté qui ont été dépouillées, mais bel et bien d'autres urnes que les auteurs du hold-up électoral avaient bourré à l'avance.

La Représentation à l’étranger des Partis Politiques:
CNDD ; FNL ; MSD ; SAHWANYA-FRODEBU ; UPD-ZIGAMIBANGA ; UPRONA

La rédaction

Appel à la Manifestation

20-06-2010

Appel à la manifestation.

Les Représentants des Partis de l'opposition Burundaise regroupés au sein de l'ADC-IKIBIRI à l'étranger, ont tenu une réunion ce samedi 12 juin 2010 à Bruxelles pour analyser l’évolution de la situation depuis la mascarade électorale du 24 mai dernier. Lors de cette rencontre, les participants ont marqué leur accord à l’unanimité quant à la nécessité d’organiser, dans les plus brefs délais, une manifestation publique, au vu du bras de fer engagé par le CNDD-FDD et la continuité du piétinement des lois de la République Burundaise par le CNDD-FDD et ses complices.

Cette manifestation aura lieu le mercredi 23 juin 2010 de 10h00 à 13h00, devant le siège de l'Union Européenne
à Bruxelles (Rond-point SCHUMANN).



Cette manifestation aura pour but de dénoncer le coupable de cette mascarade électorale, son complice et l’attitude bienveillante des organisations internationales impliquées de près ou de loin dans le processus électoral qui, par leurs déclarations invraisemblables, tentent par tous les moyens de faire entériner les résultats truqués du 24 mai dernier que l’ADC-IKIBIRI a déjà rejetés, et ouvrir ainsi la voie à la continuité du processus électoral anti-démocratique en cours.

Cette manifestation aura aussi pour but de dire au monde entier les revendications de la majorité du peuple Burundais et démontrer notre détermination à aller jusqu'au bout dans notre lutte pour la réhabilitation d'un jeu véritablement démocratique avant toute autre organisation de scrutin.



Fait à Bruxelles, le 14/06/2010


Pour les Partis organisateurs :
FNL ; SAHWANYA-FRODEBU ; MSD ; UPD ; CNDD



Sé Aimé MAGERA, Coordinateur

La rédaction

ADC-Memorandum

20-06-2010

Les partis politiques réunis dans l'ADC-IKIBIRI se sont exprimés sur le déroulement des élections du 24 mai 2010.
pour en savoir plus, lire le document attaché.

Document annexe : 1277024873_ADC-MEMORANDUM-Juin2010.pdf

La rédaction

Les Libéraux et les Elections du 24 mai 201

16-06-2010

L’Internationale Libérale a adopté une résolution proposée par le RLA au sujet de la situation politique au Burundi
June 2010

L’Internationale Libérale a adopté une résolution au sujet de la situation politique au Burundi proposé par Dr. Lamine Bâ, Président du Réseau Libéral Africain ; Ministre de la Coopération internationale et des affaires humanitaires du gouvernement Sénégalais.

Le 184ème Comité Exécutif de l’Interationale Libérale :

Regrette l’atmosphère d’intimidation qui a marqué les élections municipales du Burundi, le Lundi 24 Mai.
Rappele les allégations de fraude électorale contre la Commission Électorale Nationale Indépendante du Burundi.
Réitère l’importance d’institutions démocratiques indépendantes, et des droits politiques et civils, qui forment les piliers d’une société libérale démocratique.
Soutient les demandes des treize partis d’opposition que les élections municipales soient tenues à nouveau.
Déplore la décision du Ministre de l’Intérieur du Burundi d’empêcher les partis d’opposition d’organiser des réunions pendant la campagne de l’élection présidentielle.
Est alarmé par l’arrestation de Mme Alice Nzomukunda, Présidente de l’Alliance Démocratique pour le Renouveau- Urunani Rw’Imvugakuri (ADR) ; ancienne Vice-présidente de la République du Burundi et Vice-présidente de son assemblée Nationale.

A décidé :

De condamner l’interférence du gouvernement du Burundi dans la campagne électorale.
Demande au Ministre de l’Intérieur de lever l’interdiction sur les campagnes électorales des partis de l’opposition.
Fait preuve de solidarité envers les détenus politiques au Burundi.
Demande la libération immédiate de tous les chefs des partis d’oppositions.
De faire une requête auprès du Secrétaire Général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, d’urgemment adresser le problème du gouvernement du Burundi.
Résout tous les partis membres et organisations de faire des représentations auprès du gouvernement burundais en support d’élections équitables et libres à la veille des scrutins à venir.

La rédaction

ANALYSE DE KARAYENGE Athanase

09-06-2010

Les Burundais ont mal aux cheveux comme on dit. Une expression familière pour désigner le mal de tête caractéristique dont souffrent les personnes qui ont abusé de la consommation d’alcool la veille, au cours d’une fête trop bien arrosée.
La fête électorale burundaise, les élections communales du 24 mai 2010, a eu lieu. Elle était splendide. Elle résonnait comme une magnifique promesse de démocratie apaisée dans un pays encore profondément traumatisé par la guerre civile qui a duré presque 16 ans. Les élections communales ouvraient ainsi le bal d’une série d’élections générales qui s’échelonneront entre mai et septembre 2010. Etaient-elles trop belles ces élections pour être vraies ? Pourquoi ont-elles tourné au vinaigre ?

La crispation soudaine des partis politiques de l’opposition dont les scores respectifs sont très inférieurs à leurs attentes, la victoire, pas si extravagante en définitive du parti CNDD-FDD, 64% seulement si l’on peut dire, n’expliquent pas à elles seules le dérapage des élections communales. En effet, on est loin du score stalinien ou brejnévien dénoncé par certains hommes politiques. Et pourtant la victoire des uns et la défaite des autres ont le même goût amer, un arrière goût de quinine.
Décidément quelque chose s’est brisée. Le doute sur la transparence, la sincérité et la crédibilité des résultats du scrutin s’est glissé dans tous les esprits et a créé un trouble certain. Dès lors, peut-on craindre que la belle fête électorale se soit terminée en queue de poisson ? Est-elle définitivement ternie et compromise ?
Au soir du 25 mai, quand la majorité des bureaux de vote fermaient sur l’ensemble du territoire, l’euphorie était générale. Les observateurs nationaux et internationaux, les médias opérant dans une superbe synergie, le simple citoyen-électeur se congratulaient à qui mieux mieux. Le climat bon enfant avait marqué la journée électorale. Même les b