Position du Comité de Crise en Belgique

29-12-2015

1
Constats et prise de position du Comité de Solidarité et de
Suivi de la crise en cours au Burundi
En date du 28 Décembre 2015, le bureau de coordination du Comité de Solidarité et de Suivi de la
Crise que traverse le Burundi s’est réuni en vue:
- D’évaluer l’ensemble des actions et initiatives menées au cours de cette année et
d’élaborer un agenda prévisionnel pour l’année 2016.
- D’analyser l’ensemble des derniers développements susceptibles d’influer sur l’évolution de
la crise burundaise.
- D’apporter un éclairage global à l’ensemble de la Communauté Burundaise, Africaine et
Internationale sur les derniers événements et plus particulièrement :
o Le bilan macabre des crimes massifs perpétrés à Bujumbura les 11 et 12 décembre
2015 par le régime Nkurunziza. Le caractère irrémédiable des blessures morales et
politiques qui en découlent ainsi que la tournure que cela impose à l’évolution de la crise
burundaise.
o Les dernières initiatives de la Communauté Internationale et plus particulièrement la
dernière décision de l’Union Africaine de déployer une force de protection de la
population Burundaise (la MAPROBU).
o Le début des « négociations » sous les auspices du Président Ougandais Kaguta Yoweli
Museveni : quelles en sont les attentes possibles ?
o L’impact probable de la dernière annonce faisant état de la naissance d’une structure de
résistance politico-militaire issue des forces armées burundaises en vue de protéger la
population et d’exiger le respect des accords d’Arusha.
Au sortir des travaux de cette journée d’analyse et de planification, le Comité de Solidarité et de
Suivi de la crise Burundaise porte à la connaissance de l’ensemble des acteurs et observateurs
de la crise burundaise ce qui suit :
- Concernant nos actions et initiatives menées au cours de cette année 2015 et leurs
conséquences, le Comité de Suivi et de Solidarité:
o Note avec satisfaction la mobilisation de la Communauté Africaine et Internationale en
vue d’aider le Burundi à sortir du chaos politique et humanitaire imposé par la dictature
de Nkurunziza.
o Salue avec force les positions prises par l’ensemble de l’Union Européenne et plus
particulièrement la clarté des positions prises par les gouvernements Belge, Néerlandais,
Allemand et des Etats Unis d’Amérique en faveur de la démocratie et du respect des
droits humains comme valeurs communes à l’humanité.
o Se réjouit d’avoir été entendu et suivi par l’ensemble des acteurs démocratiques
burundais qui dans un ultime sursaut se sont regroupés en une plateforme commune, le
«CNARED » en vue de faire entendre la raison et forger une alternative crédible en
faveur de la légalité et contre la dictature.
2
o Se félicite du changement de cap exprimé par l’Union Africaine en vue de couper court
avec les dictatures et la solidarité négative dont souffrent encore une partie de la
population Africaine.
- Concernant les derniers facteurs susceptibles d’influencer l’évolution de la crise que
traverse le Burundi. Le comité de Solidarité et de Suivi de la Crise que traverse le Burundi
voudrait communiquer et partager son analyse avec l’ensemble de la Communauté
Burundaise, Africaine et Internationale sur les derniers événements et plus particulièrement
sur :
o Les crimes de masse perpétrés à Bujumbura les 11 et 12 décembre 2015 par le régime
Nkurunziza et qui préfigurent un début d’un engrenage irréversible dans la concrétisation
d’une volonté patiemment pensée et planifiée par Nkurunziza d’imposer son pouvoir par
la terreur sur l’ensemble de la population burundaise.
o Durant les dix années que Nkurunziza vient de passer au pouvoir, il disposait d’un
parlement, d’un sénat, d’un gouvernement et d’une armée qui lui étaient totalement
fidèles et politiquement acquis ; mais il n’a pas hésité à créer, à entrainer et à entretenir
une milice, évaluée à plus de 3.000 personnes et cela en violation fragrante de toutes les
règles et lois burundaises.
o Ce qui se passe au Burundi depuis le 26 avril 2015 est le résultat d’un plan élaboré
depuis 2005 que toute analyse politique doit prendre en considération.
o Les derniers massacres commis les 11 et 12 décembre 2015 confèrent à la crise
burundaise un caractère irréversible au regard des fractures et blessures morales et
politiques qui en découlent. Il convient de constater et noter que désormais une nouvelle
tournure est ainsi imposée à l’évolution de la crise burundaise.
o Le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise burundaise note avec regret que :
 La dernière décision prise par l’Union Africaine de déployer une force africaine de
protection des civiles au Burundi (la MAPROBU) est non seulement contestée
par la dictature de Nkurunziza, mais aussi, il y a lieu de constater qu’elle aura
très peu de chances de faire changer le cours des événements au Burundi.
Certes la décision est louable, mais malheureusement, elle arrive un peu tard :
la radicalisation qui découle des derniers massacres impose une révision des
méthodes à la Communauté Internationale.
Dans la mesure du possible, l’ensemble des acteurs et décideurs de la
Communauté Internationale doivent se rendre à l’évidence que le problème
burundais porte un nom : il se nomme Nkurunziza qui se prétend envoyé de
Dieu pour régner sur Burundi toute sa vie! Il est urgent de constater que
Nkurunziza est bien dans « l’irrationnel ». Par conséquent, il est temps de
s’attaquer au problème plutôt qu’à vouloir ménager les inconciliables.
 Le caractère équilibriste de certaines des décisions prises par la Communauté
Internationale a eu pour effet de créer la confusion entre les acteurs de la
barbarie de Nkurunziza et ceux qui agissent dans une démarche légitime de
résistance contre la dictature et la violation massive des droits humains.
3
 Les « négociations » sous les auspices du Président Ougandais Kaguta Yoweli
Museveni semblent mal engagées, plusieurs éléments suggèrent qu’il faudrait
en fixer le plan d’action avec fermeté et y apporter des ressources humaines
qui ne souffrent d’aucune ambiguïté.
 A cet effet, le Comité de Solidarité et de suivi attire l’attention de tous sur
toute démarche inacceptable pouvant déboucher sur les absurdités suivantes :
 La consécration de la dictature et de l’impunité en maintenant Nkurunziza
sous quelques formes que ce soit. Les concepteurs et acteurs des crimes
des milliers d’innocents doivent être mis aux bancs de la communauté
humaine et répondre de leurs barbaries sans autre forme de distractions.
 La violation de la constitution burundaise et la remise en cause des Accords
d’Arusha pour quelques détails que ce soit.
o Le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise burundaise vient d’apprendre par les
médias la naissance d’une structure de résistance politico-militaire qui serait issue des
forces armées burundaises, et qui serait dénommée la « FOREBU ». Nous actons que
dans le communiqué rendu public à cet effet, la FOREBU affirme vouloir protéger
la population et exige le respect des Accords d’Arusha. Si tel est le cas, cette
initiative constituerait une réponse positive à l’appel que le Président Obama a lui-même
adressé à l’ensemble des burundais et plus particulièrement aux forces armées
burundaises le 13 novembre dernier. Par ailleurs, dans toutes nos déclarations et
analyses, nous avons toujours fait remarquer que : « L’état d’implosion des forces de
défense et de sécurité est une véritable tragédie et que les assassinats, l’humiliation doublée
de frustration d’un grand nombre des membres des forces de défense et de sécurité dont
certains ont dû fuir le pays conduira inévitablement à la naissance d’une résistance armée ».
o Enfin sous réserve d’en apprendre d’avantage, une telle structure pourrait être
considérée comme une partie de la solution à la crise burundaise et non du contraire. En
conséquence, il serait alors utile de considérer un tel sursaut comme un complément aux
plateformes politiques actuelles et comme un partenaire potentiel vers lequel la
Communauté Internationale pourrait éventuellement se tourner pour protéger la
population et imposer à la dictature de Nkurunziza la fin des massacres contre des
populations innocentes.
Pour terminer, le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise burundaise :
- En appelle à l’ensemble de la population burundaise de continuer à contenir sa colère, et
sa douleur immense que nous partageons, de ne pas se laisser tenter par le sentiment de
vengeance qui ne ferait qu’ajouter le drame au drame.
- En appelle, également, à toutes et tous à poursuivre la révolution pacifique, la concertation
et la synergie positive en faveur du retour à l’ordre constitutionnel ;
- Réitère son appel à l’ensemble de l’East African Community de se manifester avec courage
et abnégation afin de créer d’urgence des zones de protection des populations et un couloir
humanitaire pour permettre aux citoyens burundais qui le souhaitent de se mettre à l’abri ;
4
- Réitère, mêmement, à l’ensemble de l’East African Community de dénoncer et de conspuer
le criminel Nkurunziza qui souille la conscience de l’humanité et l’image de l’Afrique toute
entière.
- Ré-exprime ce triste constat qu’au jour d’aujourd’hui, rien ne semble présager l’arrêt des
crimes, des exécutions sommaires, des enlèvements et des tortures commis au quotidien
par le système Nkurunziza et sa milice;
- Félicite le peuple burundais qui est resté uni et digne pour avoir refusé les sollicitations de
divisons sur base ethnique de la part de la dictature de Nkurunziza ;
- Encourage l’ensemble de tous les acteurs politiques burundais à sauvegarder l’unité et la
concertation dans toutes leurs actions de résistance face à la dictature et à l’imminence
d’un génocide planifié par le système Nkurunziza.
- Profite de l'occasion pour souhaiter à tous les burundais, réfugiés ou restés au pays, des
vœux d’espoir, de rester débout car la vérité triomphera bientôt. Malgré les souffrances,
l’insécurité, bonne et courageuse année 2016.
Pour le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise burundaise
Fait à Bruxelles, le 28 Décembre 2015
La coordination

La rédaction

Discours CNARED A KAMPALA

29-12-2015

ALLOCUTION DU PRESIDENT DU CNARED- GIRITEKA A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DES NEGOCIATIONS INTER BURUNDAISES
cnared logoEntebbe, le 28 décembre 2015
Excellence Monsieur le Président de la République Ougandaise, Médiateur dans la crise burundaise :
Excellence Monsieur le Vice-Président de la République Ougandaise, Médiateur dans la crise burundaise ;
Excellence Monsieur le Premier Ministre de la Republique Ougandaise ;
Monsieur le Secretaire General de la Communaute de l’Afrique de l’Est ;
Messieurs les anciens Presidents de la Republique du Burundi ;
Messieurs les ministres ;
Monsieur le Representant de l’Union Africaine ;
Monsieur le Representant de l’Union Europeenne ;
Monsieur le Representant du secretaire General des Nations Unies ;
Messieurs les envoyes speciaux ;
Messiers les membres du corps diplomatique et consulaire ;
Chers compatriotes membres des differentes delegations burundaises ;
Au nom du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit-CNARED-GIRITEKA, permettez-moi, de prime abord, de m’acquitter d’un très honorable devoir, à savoir la présentation des remerciements :
Très chaleureusement, je tiens à témoigner ma profonde gratitude au peuple ougandais en général pour son hospitalité, au Président de la République Ougandaise en particulier pour sa disponibilité : malgré un calendrier très chargé, Son Excellence Yoweli Museveni a bien voulu accepter la lourde tâche de médiation dans la crise burundaise.
Nos remerciements vont également à ses pairs de la Communaute de l’Afrique de l’Est et de l’Union africaine, qui n’ont ménagé aucun effort pour contribuer à la résolution de cette crise.
J’exprime aussi mes sentiments de gratitude aux pays de l’Union européenne comme la Belgique, la France, les Pays-Bas et la Suisse. Que les Etats-Unis se reconnaissent aussi dans cette liste non exhaustive des nations auxquelles nous devons beaucoup dans notre lutte pour la sauvegarde de l’Accord de paix d’Arusha et de la Constitution.
A l’union africaine, à l’Union européenne, à l’Organisation des Nations unies ainsi qu’à toutes les personnalités qui se sont mobilisees pour crier au secours, nous disons également merci. Sans leur intervention les souffrances des Burundais auraient été vécues à huis clos.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Je voudrais ensuite saluer la bravoure, la détermination et la résistance du peuple burundais, surtout les jeunes, contre la tyrannie que lui impose, depuis une longue et pénible décennie, le régime en place à Bujumbura. Hommage à nos courageux journalistes qui ont refusé d’être bâillonnés, contraints à la pensée unique ou réduits au silence.La destruction des medias independants,le harcelement des journalistes privent le peuple burundais de son droit a l’information et les maintient dans une atmosphere de tension et de panique constante lies par le discours de la haine du pouvoir. Hommage à nos organisations de la société civile qui ont fait du Burundi le pays des mille témoins, des mille voix, des mille versions, des mille débats, de mille protestations. Et je rends hommage à toutes les victimes, connues et anonymes, aux prisonniers, aux enlevés et disparus sans laisser de traces, aux étranglés, aux gens ligotés et jetés dans les trous ou les précipices, dans les fleuves ou les lacs ; hommage aux fusillés, aux morts d’inanition, aux torturés, aux morts sans sépulture. A tous, nous devons le respect, la vérité et la justice. Je vous d’observer d’une minute de silence.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Une question se dresse devant nous : c’est celle de la raison de nos malheurs. Celle de la nature et de l’origine du conflit burundais. Qui s’oppose à qui ? Pour le CNARED- GIRITEKA, le conflit actuel n’oppose pas les ethnies comme veut l’accrediter le regime de facto de Bujumbura dans sa campagne pour justifier ses crimes. Il n’oppose pas non plus le Burundi et un autre pays, fût-il l’ancien colonisateur ou l’un ou l’autre des pays voisins. Le conflit est fondamentalement politique, économique et social. Ce système refuse le pluralisme politique et social, divise délibérément les partis d’opposition en avalisant des congrès illégaux, ferme et verrouille l’espace politique, monopolise l’administration publique, viole constamment les lois.Un tel système, foncièrement intolérant et violent peut-il organiser des élections crédibles ? Peut- il les organiser et les perdre ? Peut-il être pour la limitation des mandats et l’alternance ?
Au niveau judicaire, la magistrature est instrumentalisée par l’Exécutif. Au Burundi, on parle plus de justice mais de la loi de la jungle !
Comme tout ce chapelet de misères ne suffisait pas, une clique d’extrémistes a tout fait pour saper la cohésion et la sécurité publique en mettant en place une milice, la jeunesse les Imbonerakure, en les revêtant des tenues de la police et de l’armée.
Excellences, Mesdames et Messieurs,
C’est pour lutter contre ce système que s’est constitué le CNARED que j’ai l’honneur de présider.
La crise consécutive à la candidature de Pierre Nkurunziza pour un 3ème mandat illégal n’a été, en réalité, que la suite logique d’une longue série des mauvaises habitudes, de vices et de malheurs, qui ont caractérisé les dix ans de règne de Nkurunziza et de son parti. Aussi serait-il insuffisant et inefficace de traiter l’effet sans remonter aux causes ; nous nous devons de diagnostiquer le mal à la racine et, ensuite, d’appliquer la thérapie appropriée.En clair,le nœud du probleme burundais c’est bien le systeme Pierre Nkurunziza. Or, il existe de très nombreux contentieux :
Des Contentieux politiques lies au non respect de l’accord d’Arusha et la constitution.
Des Contentieux sécuritaires materialises par la creation de la milice Imbonerakure et la destruction des corps de defense et de securite.
Les Contentieux juridiques lies l’elaboration des lois liberticides.
Les Contentieux économiques dus notamment a la corruption et les malvelsations economiques..
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Au regard de tous ces contentieux ; tenant compte de la nécessité d’aller à l’essentiel et d’avancer rapidement vers des solutions viables et pratiques, le CNARED propose l’agenda suivant :
Le rétablissement de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la Constitution de la République du Burundi ;
La situation sécuritaire du pays et l’état de la justice ;
Les conséquences du 3ème mandat ;
La relance, la gouvernance et la réhabilitation économiques ;
Les institutions de transition ;
Calendrier et garanties de la mise en application de l’accord conclu.
Toutes ces questions devraient être examinées, afin que nous stabilisions à nouveau notre contrat social. Au nom du CNARED-GIRITEKA, j’aimerais demander aux deux parties en conflit de privilégier les intérêts supérieurs de la nation et du peuple burundais pendant ces pourparlers. Je demande surtout à la partie adverse de retrouver la voie du bon sens et de la raison. Car en effet, peut-on avoir raison et se retrouver en butte à la désapprobation quasi unanime de la communauté internationale ? Peut-on gérer la nation avec équité et voir des centaines de milliers de citoyens abandonner leurs biens et se retrouver en exil, exposés à des épidémies, aux affres de l’incertitude et de la dépendance totale ? Peut-on gérer un pays en bon père de famille et le voir sur la liste des pays les plus corrompus au monde, les plus pauvres au monde, les plus violents au monde, les premiers au monde à pratiquer la dictature ?
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Avant de terminer mon propos,je saisis cette occasion pour saluer la decision de l’Union Africaine d’envoyer les troupes d’intervention au Burundi pour la protection de la population et la prevention d’un genocide politico-ethnique qui plane sur le Burundi.
En ce qui concerne le CNARED,je veux ici prendre un engagement que nous voulons des négociations sérieuses, sans faux fuyants.Nous invitons d’autres organisations qui nous ont rejoint dans la salle d’assumer reellement le role de l’opposition egalement sans faux fuyants conformement a l’article 173 de la Constitution. Nous sommes prêts à discuter de toutes les questions pour l’intérêt du peuple.Nous voulons construire les institutions fortes et elles ne seront fortes et stables que si les dirigeants respectent la loi et la parole donnée, s’ils sont élus régulièrement de façon juste et transparente, s’ils gèrent le patrimoine national en ayant à cœur le bien de tous et non d’une petite minorité. Bref, s’ils peuvent dire au peuple burundais, en toute sincérité, ce mot du prince Louis Rwagasore heros de l’independance du Burundi : « Vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté »
Je vous remercie .

La rédaction

Halte à la Barbarie au Burundi, Manifestati

28-10-2015


INVITATION A RENDRE HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA CRISE BURUNDAISE
LE DIMANCHE 1 NOVEMBRE 2015 A BRUXELLES
A toute la diaspora burundaise de Belgique et des pays voisins;
A tous les amis du Burundi de la région d’Afrique Centrale et de partout ailleurs.
Le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi vous
invite à venir nombreux pour:
1. Rendre hommage aux victimes de Nkurunziza et ses escadrons de la mort;
2. Réclamer des sanctions contraignantes contre la dictature de Nkurunziza par la
communauté internationale afin d’endiguer les massacres et exactions à caractère
génocidaire qui sont en cours au Burundi et cela au su et au vu du monde entier;
3. Réclamer la justice pour toutes les victimes de la barbarie et du terrorisme d'Etat
qui se déroule actuellement au Burundi.
Consignes pour la manifestation:
- Munissez-vous d’une bougie et si possible revêtez une tenue de deuil, symbole de la
douleur qui saigne nos cœurs suite à la tragédie humaine en cours au Burundi;
- Nous nous rassemblerons devant le Palais de Justice de Bruxelles à 12 heures* où
des allocutions et témoignages seront prononcés pour réclamer la justice pour les
victimes de ces crimes dirigés contre le peuple burundais;
- Ensuite, nous nous rendrons au lieu prévu pour nous recueillir et rendre hommage à
tous les martyrs de la liberté au Burundi (Auberge de Jeunesse Jacques Brel**). Le
recueillement et les hommages débuteront par des messages des prédicateurs de
différentes confessions religieuses (Catholique, Protestante, Musulman) pour
rappeler notre devoir de mémoire pour ces illustres disparus ainsi que notre devoir
de solidarité et de compassion à l'égard de leurs proches;
- Ensuite, dans ce même local, une conférence publique sera animée par les
représentants de la diaspora, du Comité de crise et du CNARED. Ils dresseront
chacun un bilan des activités encours et des perspectives à court terme;
- Un échange s’ensuivra sous forme de questions-réponses et recommandations des
participants;
Ne l'oubliez pas : Face à la barbarie le silence est non seulement complice, il est criminel.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
* Lieu de rassemblement: Palais de Justice de Bruxelles, Place Poelaert, près du Métro Louise
**Lieu de recueillement et d'hommages: Auberge de Jeunesse Jacques Brel, Rue de la Sablonnière
30, 1000 Bruxelles, près des Métros Parc Royal et Madou


Mamès Bansubiyeko, Coordinateur
Autres contacts:
Jean Berchmans Ndahabonimana: +32485177485
Parfait Rukundo: +32473641103
Dieudonné Habarugira: +32497242183
Pancrace Cimpaye: +32492512361
Marceline Kandava: +32466259546
Joseph Bigirimana : +32474309240

La rédaction

MANIFESTATION A BRUXELLES, 5/9/2015

29-08-2015

INVITATION A UNE MANIFESTATION A BRUXELLES
POUR LA SAUVEGARDE DES ACQUIS DE LA RECONCILIATION NATIONALE ET LE RETABLISSEMENT D'UN ETAT DE DROIT AU BURUNDI

Lieu : Rond Point Schuman
Quand : Samedi, 05 septembre 2015
Heure : de 14-16h

Chers membres de la Diaspora Burundaise de Belgique et des pays voisins ;
Chers compatriotes;
Chers amis du Burundi ;

Le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire que traverse le Burundi appelle à un vaste rassemblement en manifestation pour

1. Dénoncer

- le Coup d’Etat Institutionnel orchestré par Pierre NKURUNZIZA et consommé le 20/08/2015 ;
- les crimes politiques à grande échelle en cours contre tous les citoyens burundais opposés à cette usurpation des institutions républicaines par la clique de Nkurunziza et sa milice Imbonerakure ;

2. Exhorter
- aux pays amis du Burundi et à toute la Communauté Internationale, la mise en application immédiate des sanctions et des mesures déjà annoncées contre le putschiste Nkurunziza et tous les membres de son équipe, responsables des assassinats, des enlèvements, des tortures et d'autres crimes en cours contre le peuple burundais;
- le rejet et la non reconnaissance des pseudo-institutions imposées au peuple burundais par la force et issues de la mascarade électorale des 29 juin et 21 juillet 2015 ;
- la prise d'autres mesures fortes qui s'imposent pour stopper la folie meurtrière du putschiste Nkurunziza et l’insécurité qui en découle pour le Burundi et la sous-région ;
- la reprise des négociations qui aboutiront au rétablissement de la légalité constitutionnelle à travers des élections libres, transparentes, inclusives et démocratiques au Burundi.

3. Marquer notre soutien au mouvement citoyen, pour la Paix, la Dignité, la sauvegarde des acquis de la Réconciliation Nationale et la Restauration de l'Etat de Droit au Burundi.

Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire que traverse le Burundi.
Infos et Contact :
Jean-Berchmans NDAHABONIMANA : 0032 485 177 485
Latif RUKARA : 0032 475 701 164
Assoumani MAGAMBO : 0032 492 157 740

La rédaction

Conclusions Séminaire Diaspora

19-07-2015

1
Séminaire de la Diaspora Burundaise sur la crise politique et
humanitaire que traverse le Burundi
Organisé à Ciney en Belgique du 17 au 19 Juillet 2015
Conclusions et appel pour une large coalition en faveur de la
Paix et de la légalité constitutionnelle
En date des 17, 18 et 19 Juillet 2015, sur invitation du Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et
Humanitaire que traverse le Burundi (Belgique), des Burundais venus de plusieurs pays (Belgique, France, Hollande,
Allemagne, Suisse, Italie, Canada) se sont réunis à Ciney en Belgique. Ensemble, nous avons procédé à un examen de
la situation actuelle et l’évolution probable de la crise que traverse le Burundi. Nous constatons la gravité de la crise
ainsi que le risque évident que la crise actuelle dégénère en une guerre civile au Burundi et en une déstabilisation de
toute la région d’Afrique Centrale, voire un possible génocide.
Pour rappel, lorsque le 25 avril 2015 Pierre Nkurunziza a décidé de se porter candidat pour un troisième mandat
présidentiel, violant ainsi l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et la constitution burundaise.
La contestation pacifique et populaire qui s’en est suivi fut violemment réprimée dans le sang.
La stupeur et l’indignation ont amené la diaspora burundaise à s’organiser spontanément et localement au niveau
de chaque pays en vue de soutenir le peuple burundais et de faire écho à son cri de colère auprès de l’opinion
internationale.
Nous étions tous confiants que Pierre Nkurunziza allait rapidement revenir à la raison et éviter de plonger le Burundi
dans une crise politique et humanitaire qui en rappelle celle de son histoire récente. Aujourd’hui, force est de
constater que plus que jamais, Pierre Nkurunziza reste déterminé à aller jusqu’au bout de sa mésaventure en
utilisant notamment la terreur de sa milice Imbonerakure et des forces de sécurité, plongeant le Burundi
dans un chaos et une anarchie totale.
Plus de 100 personnes ont été sauvagement assassinées lors des manifestations pacifiques, plusieurs autres
personnes font quotidiennement objet d’enlèvements et d’exécutions sommaires un peu partout dans le pays.
Plus de 150.000 personnes ont déjà pris le chemin de l’exil, plus de 1000 personnes ont été arbitrairement arrêtées
et croupissent en prison où beaucoup subissent toutes sortes de tortures tant physiques que morales.
Les Burundais assistent médusés à la préparation d’une guerre menée par Pierre Nkurunziza qui risque de plonger le
Burundi dans le chaos et l’anarchie totale.
Malgré les multiples mises en garde de la communauté internationale dont particulièrement les Nations Unies,
l’Union Européenne, l’Union Africaine, plusieurs pays démocratiques et de personnalités marquantes contre le
troisième mandat illégitime et illégale, Pierre Nkurunziza fait la sourde oreille et s’accroche au pouvoir.
C’est pourquoi, le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi (Belgique) a
décidé d’organiser ce séminaire et y a convié des Burundais, membres ou pas des comités existants dans les autres
pays.
2
Ce séminaire visait les objectifs suivants :
• Favoriser le dialogue au sein de la diaspora burundaise et procéder à un échange d’opinions et d’expériences ;
• Stimuler la coordination des efforts, agir en synergie et encourager la poursuite de cette lutte pacifique pour un
Burundi digne et prospère ;
• Créer un consensus sur les buts et les objectifs à atteindre ;
• Définir les moyens de communication à déployer en vue de soutenir cette lutte pacifique qui permettra le
rétablissement d’un état de droit et une véritable démocratie, en paroles et en actes, consensuel et durable au
Burundi ;
• Etablir un lien permanent entre les Burundais de l’étranger et ceux de l’intérieur afin de créer une synergie
et une concertation permanente sur les questions de paix, de sécurité, de justice, de respect strict des droits
humains et de développement économique et social de la mère patrie.
A cet effet, plusieurs exposés et débats ont porté sur les points suivants :
• Récents développements de la crise burundaise : contextualisation du débat, état des lieux, questions politiques,
sécuritaires, sociales et économiques ;
• Scenarios de l’évolution de la crise et pistes de solutions politiques possibles ;
• Stratégies de la Diaspora pour mieux organiser la résistance pacifique au lendemain du forcing de
Pierre Nkurunziza pour briguer le troisième mandat. Synergie et coordination des contributions de la Diaspora ;
• Reconstruction et développement économique du Burundi après Pierre Nkurunziza.
De ces exposés et les échanges qui s’en sont suivis, nous constatons que, entre autres:
• Le Burundi se trouve en danger d’une guerre civile suite à la volonté manifeste de Pierre Nkurunziza de rempiler
pour un troisième mandat illégal dans le seul souci de se maintenir au pouvoir en violation flagrante de l’Accord
d’Arusha et de la constitution ;
• La détermination de Pierre Nkurunziza à continuer d’organiser une parodie d’élections décriées par le peuple
burundais et toute la communauté internationale ;
• Les crimes de sang, les exécutions sommaires, les enlèvements et tortures commis par la police et la milice
Imbonerakure ;
• Le grand risque d’implosion des forces de défense et de sécurité ;
• Le risque imminent que le nombre important d`officiers supérieurs et subalternes de l`armée régulière et de la
police, qui ont fui le pays ne créent une rébellion ;
• L’incompétence notoire, la corruption et le manque évident de vision positive de l’avenir du peuple burundais
caractérisent certains responsables politiques.
Les participants à ce séminaire international:
1. Félicitent le peuple burundais pour la dignité et l’unité sans faille qui caractérisent les contestations
contre le troisième mandat ;
2. Présentent les condoléances les plus attristées aux familles qui ont perdu les leurs au cours de ces
derniers mois et leur souhaitent beaucoup de courage ;
3
3. Encouragent l’ensemble de tous les responsables burundais à sauvegarder l’unité et la concertation dans
toutes leurs actions de résistance pacifique ;
4. Saluent avec force la création d’un Conseil National regroupant l’ensemble des partis politiques, la
société civile et l’ensemble des militaires et policiers qui refusent la trahison de Pierre Nkurunziza.
5. Recommandent à toutes et tous d’agir de manière concertée et consensuelle avec pour seul objectif
l’intérêt supérieur du Burundi et de la sous-région ;
6. Demandent à l’ensemble du peuple burundais, à la communauté africaine et internationale, à la
diaspora burundaise, à la société civile et aux partis politiques de soutenir massivement ce Conseil en
vue d’un retour rapide à la paix et à la stabilité politique au Burundi ;
7. Décident de mettre en place un fonds d’appui dénommé « Burundi Solidarité » pour contribuer à la
résolution pacifique de la crise burundaise.
Aussi, au sortir de ce séminaire, les participants lancent un appel à l’ensemble des acteurs politiques burundais, à la
société civile, à tous les hauts cadres de l’Etat, aux militaires et aux civils, aux personnalités morales, religieuses et à
toute la jeunesse burundaise à prendre position unanimement et fermement en faveur de l’unité et du respect de
l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation et de la légalité constitutionnelle.
Il ne s’agit pas seulement de l’avenir du Burundi, mais aussi de l’ensemble de la sous-région. Nous devons tous
surmonter nos peurs et prendre fait et cause contre la candidature de Pierre Nkurunziza qui viole l’Accord d’Arusha,
la constitution et plonge le Burundi et la sous-région dans une crise politique et humanitaire dramatique.
Nous appelons vivement tout le peuple burundais à une large coalition en faveur du retour de la paix et de la
légalité constitutionnelle.
Enfin, le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi (Belgique), exprime ses
remerciements les plus sincères à l’ensemble des participants et réaffirme sa disponibilité à apporter sa contribution
pour une sortie rapide de cette crise que traverse le Burundi.
Pour Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Fait à Ciney, le 19 Juillet 2015
Mamès Bansubiyeko
Coordinateur

La rédaction

Stop à la mascarade électorale

05-07-2015

Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise que traverse le
Burundi
Un régime dictatorial s’enracine à Bujumbura
A l’attention de tous les acteurs politiques et de la société civile au Burundi
Mesdames, Messieurs,
Nous avons suivi la parodie électorale de ce 29 juin dernier. Il n’y a plus de doutes, le masque de
la dictature vient de tomber. Celui qui a juré à deux reprises devant le peuple burundais respect et
fidélité à la constitution, à l’accord d’Arusha et à l’unité du peuple burundais vient de franchir le
rubicond. Sur les hauteurs de Bujumbura, la dictature est de nouveau proclamée.
A travers le pays et en particulier dans les quartiers de Bujumbura, la mort, la torture, la privation
de liberté et la désolation sont le quotidien cauchemardesque de tout un peuple.
Même ce 1er juillet 2015, jour du 53ème anniversaire de l'indépendance du Burundi, la cruauté de
cette dictature s'est encore exprimée par un massacre sans nom à Mutakura en Mairie de
Bujumbura.
Ni Rwagasore, ni Ndadaye ne reviendront, mais leurs mémoires, leurs héritages obligent
nos consciences, nous devons rompre le silence, exprimer clairement et sans ambiguïté
notre refus de la tyrannie et de la dictature. Main dans la main, dans l’unité, refusons tous
ensemble cette barbarie qui écrase tout un peuple.
C’est pourquoi, nous saluons tous ceux qui ont déjà exprimé leurs positions et appelons, de
nouveau, tous les responsables politiques burundais, l’ensemble de la société civile et toutes les
forces vives de la nation burundaise à continuer à exprimer leur indignation, à se mobiliser et
combattre cette barbarie.
L’ensemble de la Communauté internationale s’est déjà prononcée clairement contre le forcing de
Nkurunziza pour imposer sa dictature. À présent, il est du devoir des responsables politiques, des
hauts cadres de l’administration, du commandement militaire et de la police nationale de se ranger
sans hésitation du côté du peuple burundais en se désolidarisant définitivement du régime
Nkurunziza. Nous devons tous croire en un avenir rassurant, stable, respectueux des droits
humains et propice à un épanouissement de chacune et chacun des enfants du Burundi.
Pour ce faire, nous devons nous constituer en un front commun, solide et uni pour exiger
un retour rapide à la légalité constitutionnelle, à la sécurité de tous les citoyens burundais
et au respect le plus strict de l’ensemble des droits humains.
Le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise burundaise réitère les exigences ci-après :
1. Rejet unanime de la candidature illégale de Mr. Pierre Nkurunziza et Arrêt immédiat des
massacres et autres exactions
Toute forme d’ambiguïté et d’imprécision concourent à semer la confusion et à prolonger les
dommages et les souffrances qui sont en train d'être infligés au peuple burundais.
- Il est indispensable que la cause de cette crise soit nommée sans ambiguïté à savoir:
L’inconstitutionnalité de la candidature de Mr. Nkurunziza pour un 3ème mandat.
- A présent, il incombe à l’ensemble des pays et des institutions internationales dépositaires
des accords d’Arusha de reconnaitre que Mr. Nkurunziza n’est plus en capacité d’incarner
la souveraineté du Burundi pour s’être rendu coupable du viol de la constitution et des
accords d’Arusha. Par conséquent, il doit en tirer toutes les conclusions qui s’imposent.
- De plus, une assistance militaire est indispensable et urgente pour une période d’environ
24 mois. Sa composition et son organisation sont à définir par les instances habilitées et les
forces armées burundaises.
2. Voie de sortie de la crise actuelle.
Il est évidant que dans l’immédiat, la tenue des élections au Burundi n’est ni crédible ni
réaliste.
- Aussi, nous rejetons toute forme de simulacre et nous ne reconnaîtrons jamais le résultat
de ces mascarades en cours.
- Nous exigeons que des conditions minimales soient instaurées afin que ces élections
soient démocratiquement crédibles et équitables.
3. Nécessité d’une large concertation entre leaders politiques et la société civile
- Nous réaffirmons que le retour à la stabilité politique du Burundi passera
inévitablement par une transition négociée afin de permettre l’organisation des
élections libres, inclusives, transparentes et démocratiques.
- Nous recommandons à tous les leaders des partis politiques et de la société civile de se
concerter sans délais ; de surmonter toute propension à la course en solo ou au
positionnement individuel. Toute démarche doit mette en avant l’impérieuse nécessité de
trouver une solution, non pas pour des individus mais pour le bien de la Nation.
- Enfin, nous rappelons aux acteurs politiques qui sont encore dans l’ambiguïté, que
l’ensemble de la population burundaise attend de vous la bravoure, la dignité des
« Bashingantahe».
Le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise encours au Burundi, réaffirme sa disponibilité à
apporter sa contribution pour une sortie rapide de cette crise que traverse le Burundi.
Enfin, le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise adresse ses condoléances à toutes les
familles dont les leurs ont été emportés par la barbarie du régime de Bujumbura. Nous leur
souhaitons beaucoup de courage.
Pour le Comité de Solidarité et de Suivi de la Crise que traverse le Burundi.
Fait à Bruxelles, le 05 juillet 2015
Mamès Bansubiyeko
Coordinateur

La rédaction

Invitation à Une Manifestation à BXL

27-06-2015

FREEBURUNDI ! »
---------------------------
INVITATION A LA MANIFESTATION DU 1ER JUILLET 2015 -Bruxelles
TOUS ENSEMBLE, MARCHONS POUR LA LIBERTÉ, LA DIGNITE, LA DÉMOCRATIE ET CONTRE LE DRAME HUMAIN EN COURS AU BURUNDI.
Il y a 53 ans, le 1er juillet 1962, le Burundi proclamait son indépendance. Tous les burundais dans l'unité et la solidarité avait fait bloc derrière le Prince Louis Rwagasore pour exiger pacifiquement mais de manière intransigeante leur liberté et leur dignité.
En cette date du 1er juillet 2015 hautement symbolique pour tout le peuple Burundais, le comité de solidarité et de suivi de la crise politique et humanitaire au Burundi invite tous les Burundais de Belgique et des pays voisins, tous les amis du Burundi à une marche manifestation en faveur de la Liberté et de la Paix au Burundi.
53 ans après, nous ne pouvons, malheureusement, pas célébrer notre fête nationale car tous les jours depuis le 26 avril 2015 nos compatriotes, à travers tout le Burundi, succombent sous les balles et les grenades des autorités supposées les protéger. Tous les jours, chassés par la brutalité et la violence du régime de Monsieur Nkurunziza, nos compatriotes s’exilent en nombre. Alors, marchons tous ensemble pour dénoncer la terreur et les massacres en cours.
53 ans après sans repères, notre jeunesse, le Burundi d'aujourd'hui et de demain est en danger ! Notre jeunesse est-elle donc condamnée à vivre des cycles de violences avec ce sentiment que personne ne s’en préoccupe ? Non ! Marchons ensemble pour porter le changement.
Défenseurs de la Liberté et de la Dignité, jeunes et moins jeunes marchons en souvenir de tous les héros ; marchons en faveur de la paix ; marchons pour défendre les droits fondamentaux et pour la consolidation de l’Unité Nationale au Burundi.
Tous ensemble pour un meilleur avenir !
MERCREDI 1ER JUILLET DE 11H00 À 13H30
HEURE ET LIEU DE DEPART : METRO SCHUMAN À 11H00
DESTINATION : AMBASSADE DU BURUNDI
Sortie du Metro Schuman ou arrêt Schuman : 12 21 22 36 60 79 N06
Le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Latif RUKARA : +32 465.96.72.21
Parfait RUKUNDO : +32 465.41.98.67
Marcel UWIMANA : +32 486.89.51.84
Assumani MAGAMBO : +32 492 15.77.40

La rédaction

Communiqué de Presse du 26/06/2015

27-06-2015

Comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi.
Appel pour un large rassemblement afin de
Sortir le Burundi de la crise actuelle
À l’attention des acteurs politiques et aux leaders de la société civile au Burundi
Mesdames, Messieurs,
Nous accueillons avec soulagement et admiration la prise de position que vient de prendre Mr. Gervais RUFYIKIRI Vice-Président du Burundi.
Nous saluons ce sursaut auquel s’est déjà rallié la majorité des cadres du CNDD-FDD, ainsi que des autres partis politiques de l’opposition, des Ministres, des hauts cadres du gouvernement burundais et du haut commandement militaire burundais.
Nous restons conscients que la sortie de cette crise va exiger que chacun fasse un effort particulier pour regarder par-delà le quotidien, pour croire en l’avenir, un avenir rassurant, stable et propice à un épanouissement de chacune et chacun des enfants du Burundi.
Le refus de l'étouffement de la parole de vérité et de prise de position au sein du CNDD-FDD constitue un pas énorme vers la consolidation du mouvement citoyen qui doit libérer le Burundi de l’imminence d’un chaos qu’incarne Mr. Nkurunziza.
Nous profitons de cette occasion pour refaire un appel vibrant et encourager tous ceux qui hésitent encore, que ce soit au sein du gouvernement ou des corps de défense et de sécurité à rallier le mouvement en se désolidarisant avec Nkurunziza et ses inconditionnels.
Pour notre part, le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise, exprime son soutien total à ce mouvement de sursaut patriotique et national. Cela requière de beaucoup de courage, de détermination et une réelle volonté de compromis pour l’intérêt général du Burundi et de l’ensemble de la sous-région.
Nous sommes conscients de la persistance d’un petit groupe qui continue à soutenir Nkurunziza dans sa course vers le chaos.
Nous appelons tous les leaders et dirigeants burundais à ne pas céder à l’abattement, à ne pas se laisser décourager de quelque manière que ce soit. Il ne faudra surtout pas céder à la manipulation criminelle que le pouvoir Nkurunziza continue de développer.
Au contraire, il faut se relever, se constituer en un front commun, solide et uni pour exiger un retour rapide à la légalité constitutionnelle.
Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise réitère les exigences ci-après :
1. Rejet unanime de la candidature illégale de Mr. Pierre Nkurunziza
Toute forme d’ambiguïté et d’imprécision concourent à semer la confusion. Il est indispensable
que la cause de cette crise soit nommée sans ambiguïté à savoir: L’inconstitutionnalité de la
candidature de Mr. Nkurunziza pour un 3ème mandat.
Le respect de la constitution et des accords d’Arusha doit être affirmé et réaffirmé avec force.
C’est pourquoi le troisième mandat illégal de Mr Nkurunziza est inacceptable et constitue la
ligne rouge à ne pas dépasser par tous les partis politiques et toutes les organisations de la
société civile épris d’esprit démocratique, de paix et de liberté.
Pour cette première exigence, le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise,
accueille avec satisfaction la lettre que Mr. Gervais RUFYIKIRI vient d’adresser à
Nkurunziza et au monde.
2. Arrêt immédiat des massacres et autres exactions
- Au vue des derniers développements et particulièrement, suite à la prise de position du
Vice-Président burundais, qui est aussi celle du Président de l’assemblée Nationale Mr. Pie
NTAVYOHANYUMA.
- Désormais, il incombe à l’ensemble des pays et des institutions internationales
dépositaires des accords d’Arusha de se réunir sans délais en vue de constater que
Mr. Nkurunziza n’est plus en capacité d’incarner la souveraineté du Burundi pour
s’être rendu coupable de viol des accords d’Arusha et que par conséquent, il doit en
tirer toutes les conséquences qui s’imposent.
- Une assistance militaire est indispensable et urgente pour un période d’environ 24 mois. Sa
composition et son organisation sont à définir par les instances habilitées.
3. Voie de sortie de la crise actuelle.
Il est évidant que dans l’immédiat, la tenue des élections au Burundi n’est ni crédible ni
réaliste. Nous exigeons que des conditions minimales soient instaurées afin que ces élections
soient démocratiquement crédibles et équitables. Pour l’essentiel, il s’agit de:
o Le retour au calme, (ceci passe par le retrait de la candidature de Mr. Nkurunziza).
o La réouverture des radios et télévisions privées et rétablissement de la liberté de
presse et des médias.
o La libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion.
o Désarmement des milices.
o Retour des réfugiés qui sont actuellement massés dans les pays voisins.
o La mise en place d’un gouvernement de transition sans Nkurunziza
4. Nécessité d’une large concertation entre leaders politiques et la société civile
Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise :
- Réaffirme que le retour à la stabilité politique du Burundi passera inévitablement par une transition négociée, afin de permettre l’organisation des élections libres, inclusives, transparentes et démocratiques.
- Recommande à tous les leaders des partis politiques et de la société civile de se concerter sans délais ; de surmonter toute propension à la course en solo ou au positionnement individuel.
- Insiste pour que toute démarche mette en avant l’impérieuse nécessité de trouver une solution, non pas pour des individus mais pour une nation commune et apaisée.
o Une période de transition doit être convenue. Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise propose un délai de 12 mois vu les défis énormes et préalables à réaliser pour préparer des élections crédibles.
o La crise concerne les Burundais, toute solution doit émaner des Burundais eux-mêmes avec l’assistance de la communauté internationale.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise en cours au Burundi vous demande :
- De rester unis, et de refuser toutes tentatives d’opposer les Burundais contre les autres.
- D’avoir comme seul repère l’impérieuse nécessité d’entendre les appels à la raison tel qu’exprimés par les acteurs multiples, les Eglises du Burundi en général et l’Eglise Catholique en particulier.
- De rester solidaires avec l’ensemble de la population qui exige de chacun l’exemplarité et la diligence.
Enfin le comité de solidarité et de suivi de la crise en cours au Burundi rappelle aux acteurs politiques qui sont encore dans l’ambiguïté, que l’ensemble de la population burundaise attend de vous la dignité des « Bashingantahe », aux côtés de votre population pour exiger un retour à la légalité et à l’éthique démocratique.
- Nous vous demandons de faire montre d’un minimum de solidarité avec votre peuple pour exiger la dignité et arrêter cette course déshonorante.
- Nous vous demandons de suivre l’exemple des autres leaders politiques et de vous retirer sans délais de cette campagne qui ne rime à rien.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise encours au Burundi, réaffirme sa disponibilité à apporter sa contribution pour une sortie rapide de cette crise que traverse le Burundi.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise que traverse le Burundi.
Fait à Bruxelles, le 26 juin 2015
Mamès Bansubiyeko
Coordinateur

La rédaction

Lettre à NKURUNZIZA

25-06-2015

Excellence Monsieur le Président,
Le Burundi traverse actuellement une période de crise qui interpelle tout citoyen à donner sa contribution en vue d’une solution rapide. L’élément déclencheur est votre candidature à un troisième mandat présidentiel interdit par la Constitution et par l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi. A part les avis des opportunistes spéculateurs, l’interprétation faite par des spécialistes du droit constitutionnel comme le Professeur Filip Reyntjens (Scenarios for Burundi, Analysis & Policy Brief n° 11, Université d’Anvers en Belgique, April 2015) et par des experts juristes de la Communauté Est-Africaine (Meeting of the Attorneys General/Ministers of justice and Constitutional affairs, Report of the meeting, Arusha, Tanzania, 15th May 2015), montre qu’il n’y a pas de doute que la Constitution burundaise à elle seule s’auto-suffit pour limiter le nombre de mandat présidentiel à deux seulement. L’Accord d’Arusha en apporte une clarification supplémentaire. Vos conseillers l’avaient aussi remarqué et ils vous avaient proposé une modification de la Constitution dont le projet a été rejeté en mars 2014 par l’Assemblée Nationale par manque d’une voix au vote. C’est regrettable de voir qu’au lieu de tirer des leçons de cet échec, vous avez décidé de foncer et d’engager le peuple burundais sur la voie de l’illégalité.
Des voix se sont levées de l’intérieur du pays (message des Généraux ex-FDD, des membres du Conseil des sages du CNDD-FDD, des membres du CNDD-FDD à travers une pétition, des Evêques catholiques, des Pasteurs des Eglises protestantes, des Sheikh musulmans, de la société civile et des partis politiques de l’opposition) que de l’extérieur du Burundi pour vous dire que votre candidature au troisième mandat présidentiel est contre la Constitution et contre l’Accord d’Arusha, et qu’elle n’apporte aucune valeur ajoutée à la gouvernance politique du pays. Les mêmes voix vous ont fait remarquer, qu’au contraire, il résultera de votre candidature au troisième mandat présidentiel une évolution des tensions politiques vers une véritable crise socio-politique, avec toutes les conséquences que vous êtes appelées à assumer, tel que le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-Moon vous l’a bien exprimé.
Quelques conséquences de cette crise méritent d’être soulignées :
1. Des Burundais ont fui en masse (dizaines de milliers) cette crise surtout vers les pays voisins où ils mènent une vie difficile avec beaucoup de décès dans des camps d’accueil.
2. Des manifestions contre votre candidature ont été organisées dans plusieurs localités du pays où vivent majoritairement des Tutsi et où vivent majoritairement des Hutu, notamment dans des quartiers de la ville de Bujumbura (Musaga, Nyakabiga, Kinindo, Jabe, Ngagara, Cibitoke, Kanyosha, Buterere, Mutakura, Kinama, Bwiza et Buyenzi) mais aussi dans plusieurs Communes des provinces rurales comme dans la Province Bujumbura Rural (Kanyosha rural, Mukike, Mugongomanga, Nyabiraba), Province Bururi (Matana, Bururi, Mugamba, Rutovu, Songa et Vyanda), Province Rumonge (Burambi et Buyengero), Province Gitega (Gitega centre au début, Ryansoro et Itaba), Province Ngozi (Ngozi centre, Kiremba), Province Mwaro (Rusaka, Gisozi), aux centres villes des Province Kirundo, Muyinga et Cankuzo. Contrairement à certaines opinions qui tendent à coller une étiquette ethnique à ces manifestations, les Burundais ont fait preuve d’une grande maturité et ont témoigné des avancées très significatives dans la gestion de leur identité ethnique. Les différentes composantes ethniques se sont montrées très solidaires dans leur combat pour le respect de la Constitution et de l’Accord d’Arusha, tout comme les manifestants appartiennent à différentes organisations politiques et non politiques, y compris des membres du CNDD-FDD. La preuve en est l’ambiance de fête qui a caractérisé les Burundais dans la capitale et dans les autres milieux de l’intérieur du pays pendant la journée du 13 mai 2015, signe que la contestation du 3ème mandat est un mouvement soutenu par beaucoup de burundais, les uns acceptant avec beaucoup de courage de se montrer dans les rues, beaucoup d’autres préférant cacher leur sentiment par peur de la répression.
Les manifestations ont été suivies d’une répression surdimensionnée de la part de la Police qui a tiré des balles réelles sur les manifestants causant la mort de plus de 70 personnes jusqu’à présent et de centaines de blessés. D’autres centaines de manifestants ont été arrêtés et emprisonnés. Les grenades qui sont lancées ces derniers jours tant dans les quartiers de la ville de Bujumbura que dans les autres provinces du pays signalent que la crise prend d’autres formes d’insécurité et de criminalité. Les actions prioritaires du moment devraient viser le redressement de la situation et le rétablissement de la confiance entre tous les citoyens et l’Autorité. Un dialogue franc, sincère et inclusif sur toutes les questions liées à cette crise est la seule voie à suivre dans la logique de ce principe : le courage est mis à l’épreuve lorsque l’on est dans la minorité, tandis que la tolérance est mise à l’épreuve lorsque l’on est dans la majorité.
3. Un pays de plus en plus isolé par ses partenaires et une économie qui s’affaiblit à vive allure. La Communauté Internationale en général et plus particulièrement les Etats-Unis, l’Union Européenne et ses pays membres, l’Union Africaine, la Communauté Est-Africaine, la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs et l’Afrique du Sud vous ont adressés plusieurs messages vous demandant de faire un choix qui met en avant les intérêts du peuple burundais. La fin de non-recevoir que vous avez réservée à leurs conseils les ont poussé à prendre diverses mesures notamment la délocalisation de bureaux (cas de la Banque Mondiale délocalisée à Nairobi et du Fonds Monétaire International délocalisé à Kigali), l’encouragement des étrangers « non essentiels » à quitter le Burundi, ainsi que l’annonce de la suspension des aides ou de la coopération bilatérale. Je vous demande, Monsieur le Président, de vous interroger sur l’avenir économique du Burundi privé des aides extérieures pour une économie qui, en condition normale, dépend à 52% des appuis des partenaires techniques et financiers. La tendance est catastrophique, quand on sait que sur une moyenne de recettes collectées d’environ 50 milliards de Fbu par mois, l’OBR a enregistré une baisse d’environ 10 milliards de FBu et de 16 milliards de FBu respectivement pour les mois d’Avril et Mai, soit une perte cumulée de 26% des recettes escomptées pour les deux mois. En plus, les devises sont actuellement rares sur le marché financier burundais. A quoi servira de gagner des élections par ailleurs contestées et qualifiées d’inconstitutionnelles si vous perdez en même temps les moyens pour satisfaire les besoins fondamentaux de la population ?
Excellence Monsieur le Président, Un dérapage du processus démocratique s’observe: des partis politiques fragilisés par une fragmentation initiée et catalysée d’une manière directe ou indirecte par des services de l’Etat, notamment par le Service National des Renseignements et par le Ministère de l’Intérieur ; une intimidation et des menaces des responsables et des membres des partis politiques de l’opposition qui créent un climat d’insécurité et entravent considérablement une compétition équitable entre les partis politiques ; des leaders de la Société Civile intimidés, menacés et contraints à vivre dans la clandestinité ou à s’exiler; le droit des citoyens d’être informés, leur liberté d’opinion et d’expression sont fortement restreints, les rumeurs occupent tout l’espace faute de médias capables de donner une information diversifiée ; ainsi que l’instrumentalisation des Institutions Publiques qui, dans les conditions normales, devraient délibérer et prendre des décisions en toute indépendance (cas de la Cour Constitutionnelle et de la Commission Electorale Nationale Indépendante –CENI).
C’est étrange, Monsieur le Président, pour un pays qui se veut être démocratique, de voir le traitement et les sanctions qui ont été infligés aux membres du CNDD-FDD (frondeurs comme on les appelle) pour avoir eu le courage de s’exprimer contre votre candidature au 3ème mandat présidentiel. Alors qu’ils prévenaient une crise qu’ils voyaient venir, qu’ils exprimaient une peur fondée par rapport aux conséquences évidentes de cette crise et qu’ils vous proposaient la meilleure attitude à prendre pour ne pas rater ce tournant historique pour le Burundi, ils ont été marginalisés et humiliés, exclus ou suspendus du parti, démis de leurs fonctions au service de l’Etat avec interdiction de réintégration dans un service quelconque de l’Etat, intimidés et même menacés de mort : bref, ils sont considérés comme de « pires ennemis du Parti et de la Nation ». A l’heure où je vous écris ce message, certains vivent dans la clandestinité à l’intérieur du pays tandis que d’autres ont pris le chemin d’exil. Ils méritent, Monsieur le Président, autre chose que ce traitement injuste, qui cache mal un esprit de méchanceté et d’intolérance.
Vous le dites assez souvent : « Mu Burundi hari intumva » (au Burundi, il y a des sourds). L’histoire risquera de vous classer en tête de liste de cette catégorie de burundais si on considère comment vous avez tourné le dos à tous les acteurs tant de l’intérieur que de l’extérieur qui, d’une manière courtoise, vous ont adressé des messages vous conseillant d’abandonner votre ambition de briguer un troisième mandant anti-constitutionnel.
Comme j’ai eu l’occasion de l’exprimer lors du Conseil des Sages du Parti CNDD- FDD du 3 avril 2015 auquel j’ai assisté pour la dernière fois, je vous conseillerais, de défendre les intérêts du peuple burundais avant vos intérêts personnels et de retirer votre candidature présidentielle parce qu’elle viole la Constitution et l’Accord d’Arusha. Les conseils donnés par différentes personnalités considérées comme des sages des divers communautés et groupes influents burundais, comme les Evêques catholiques, Pasteurs des Eglises Protestantes et Sheikh Musulmans, mais aussi de la communauté internationale comme l’ancien Président Sud-Africain Thabo Mbeki et le Président Sud-Africain Jacob Zuma (qui a joué un grand rôle dans les négociations de paix au Burundi pendant qu’il était encore Vice-Président de l’Afrique du Sud), l’Ancien Secrétaire Général des Nations Unies Koffi Annan (qui a suivi de près le processus de négociation d’Arusha pendant qu’il était Secrétaire Général des Nations Unies -de Janvier 1997 à Décembre 2006-), l’actuel Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-Moon, l’ancien premier Ministre Belge Guy Verhofstadt, et des anciens Ministres Belges comme Louis Michel et André Flahaut, ne peuvent en aucun cas être ignorés. Par contre, vous devrez vous méfier et vous éloigner de plus en plus des courtisans opportunistes qui vous tiennent les mains et les jambes liées et vous encouragent à persévérer dans l’erreur, visiblement parce qu’ils pensent que vous êtes la seule personne à défendre leurs intérêts et biens surtout mal acquis.
De ce qui précède, je vous conseillerais, Monsieur le Président, d’œuvrer pour préserver les acquis de paix, pour maintenir au moins la pente des progrès socio- économiques et pour créer des conditions favorables à une cohésion des membres du CNDD-FDD. Pour y parvenir, le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine donne des pistes claires publiées dans un communiqué du 13 juin 2015 à Johannesburg afin de restaurer un climat apaisé au Burundi. Notamment, l’annonce du retrait de votre candidature au 3ème mandat sera un signal fort de votre volonté à vous approprier ces décisions.
Je vous prie d’agréer, Excellence Monsieur le Président, l’assurance de ma haute considération.
Gervais Rufyikiri
Deuxième Vice-Président


La rédaction

Feuille de route

14-06-2015

Comité de solidarité et de suivi de la crise que
traverse le Burundi.
Nécessité d’une feuille de route pour
Sortir le Burundi de la crise actuelle
À l’attention des acteurs politiques et aux leaders de la société civile au Burundi
Mesdames, Messieurs,
Nous suivons avec attention les efforts des uns et des autres dans la crise que traverse le
Burundi. Nous avons parfaitement conscience que la sortie de cette crise va exiger que chacun
fasse un effort particulier pour regarder par-delà le quotidien pour croire en l’avenir, un avenir
rassurant, stable et propice à un épanouissement de chacune et chacun des enfants du Burundi.
Pour notre part, le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise, vous transmet cidessous
quelques propositions qu’il vous appartiendra de partager, et de compléter en vue de
constituer une feuille de route pour une sortie rapide de cette crise qui menace non seulement le
Burundi, mais l’ensemble des pays voisins.
La gravité de la crise exige un sursaut patriotique et national. Elle impose beaucoup de courage,
de détermination et une réelle volonté de compromis pour l’intérêt général du Burundi et de
l’ensemble de la sous-région.
Il ne faudra ni céder à l’abattement, ni se laisser décourager de quelque manière que ce soit. Il ne
faudra surtout pas céder à la manipulation criminelle que le pouvoir Nkurunziza est en train de
développer.
Au contraire, il faut se relever, se constituer en un front commun, solide et uni pour exiger un
retour rapide à la légalité constitutionnelle. A cet effet, il est indispensable de considérer
l’essentiel du parti CNDD-FDD comme étant tout aussi une victime des mésaventures de Mr.
Nkurunziza.
Principes fondamentaux
1. Rejet unanime de la candidature illégale de Mr. Pierre Nkurunziza
Toute forme d’ambiguïté et d’imprécision concoure à semer la confusion. Il est indispensable
que la cause de cette crise soit nommée sans ambiguïté à savoir: L’inconstitutionnalité de la
candidature de Mr. Nkurunziza pour un 3ème mandat.
Le respect de la constitution et des accords d’Arusha doit être affirmé avec force. C’est
pourquoi le troisième mandat illégal de Mr. Nkurunziza est inacceptable et constitue la ligne
rouge à ne pas dépasser par tous les partis politiques et toutes les organisations de la société
civile épris d’esprit démocratique, de paix et de liberté.
Ceux qui soutiennent le troisième mandat de Mr. Nkurunziza doivent comprendre qu'ils s'allient
avec un candidat hors la loi qui a décidé de trahir son peuple.
2. Nécessité d’un arrêt immédiat des massacres et autres exactions
- Il est aussi urgent d’expliquer à l’ensemble des instances régionales et internationales les
horreurs qui sont en train d’être commises au Burundi et les menaces que fait peser Mr.
Nkurunziza sur la paix et la stabilité dans la sous-région.
- Car en effet, il incombe à l’ensemble des pays et des institutions internationales,
médiateurs, parrains et dépositaires des accords d’Arusha de se réunir sans délais
en vue de constater que Mr. Nkurunziza n’est plus en capacité d’incarner la
souveraineté du Burundi et l’unité des Barundi pour s’être rendu coupable de viol
des accords d’Arusha et que par conséquent, il doit en tirer toutes les conséquences
qui s’imposent.
- Une assistance militaire étrangère est indispensable pour une période d’environ 24 mois.
Sa composition et son organisation sont à définir par les instances habilitées.
3. Voie de sortie de la crise actuelle.
Il est évidant que dans l’immédiat, la tenue des élections telle qu’initialement prévue n’est pas
possible. De même, le changement de calendrier que propose le sommet de Dar es Salaam
(31 mai 2015) ou celui proposé par le gouvernement Nkurunziza n’est pas réaliste.
A cet effet, nous avons la ferme conviction que des conditions minimales doivent être
instaurées afin que ces élections soient démocratiquement crédibles et équitables.
Pour l’essentiel, il s’agit de:
o Le retour au calme, (ceci passe par le retrait de la candidature de Mr. Nkurunziza.)
o La réouverture des radios et télévisions privées et rétablissement de la liberté de
presse et des médias ;
o La libération de tous les prisonniers politiques et d’opinion ;
o Le désarmement des milices ;
o Le retour des réfugiés qui sont actuellement massés dans les pays voisins ;
o La mise en place d’une nouvelle équipe de la CENI.
4. Nécessité d’une large concertation entre leaders politiques et de la société civile.
Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise :
- Réaffirme que le retour à la stabilité politique du Burundi passera inévitablement par une
transition négociée, afin de permettre l’organisation des élections libres, inclusives,
transparentes et démocratiques.
- Recommande à tous les leaders des partis politiques et de la société civile de se
concerter sans délais; de surmonter toute propension à la course en solo ou au
positionnement individuel.
- Insiste pour que toute démarche mette en avant l’impérieuse nécessité de trouver une
solution, non pas pour des individus mais pour une nation commune et apaisée.
Il est évident que la tâche est difficile, c’est pourquoi nous pensons qu’il est indispensable que des
états généraux soient organisés en vue de discuter, compléter et ratifier cette feuille de route.
- A cet effet, nous proposons que ces rencontres se passent en Afrique du Sud sous la
facilitation des instances sous régionales et internationales avec une participation active de
la société civile burundaise et des membres de la diaspora.
- La crise concerne les Burundais, toute solution doit émaner des Burundais eux-mêmes
avec l’assistance de la communauté internationale.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise en cours au Burundi vous demande :
- De rester unis, et de refuser toutes tentatives d’opposer les Burundais entre eux ou les uns
contre les autres.
- D’avoir comme seul repère l’impérieuse nécessité d’entendre les appels à la raison tel
qu’exprimés par les acteurs multiples, les Eglises du Burundi en général et l’Eglise
Catholique en particulier.
- De rester solidaires avec l’ensemble de la population qui exige de chacun l’exemplarité et la
diligence.
Enfin le comité de solidarité et de suivi de la crise en cours au Burundi rappelle aux acteurs
politiques qui sont encore dans l’ambiguïté, que l’ensemble de la population burundaise attend de
nous Tous de la dignité des « Bashingantahe », aux côtés de votre population pour exiger un
retour à la légalité et à l’éthique démocratiques.
- Nous vous demandons de faire montre d’un minimum de solidarité avec votre peuple
pour exiger la dignité et arrêter cette course déshonorante.
- Nous vous demandons de suivre l’exemple des autres leaders politiques et de vous
retirer sans délais de cette campagne qui ne rime à rien.
En attendant, le comité de solidarité et de suivi de la crise en cours au Burundi, réaffirme sa
disponibilité à apporter sa contribution pour une sortie rapide de cette crise que traverse le
Burundi.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise que traverse le
Burundi.
Fait à Bruxelles, le 14 juin 2015
Mames BANSUBIYEKO
Coordinateur

La rédaction

MANIFESTATION A BRUXELLES le 23/05

20-05-2015

INVITATION A LA MANIFESTATION
« LE BURUNDI AU BORD D’UNE CATASTROPHE HUMANITAIRE »
TOUS ENSEMBLE, MANIFESTATONS CONTRE CE DRAME HUMAIN ET LA CRISE POLITIQUE EN COURS AU BURUNDI.
Le comité de solidarité et de suivi de la crise politique et humanitaire au Burundi, invite tous les Burundais de Belgique et des pays voisins, tous les amis du Burundi et les ONG qui défendent les Droits de l’homme à une manifestation en faveur de la paix, de la sécurité de la population burundaise, des droits et liberté de la presse et de la démocratie au Burundi.

CE SAMEDI 23 MAI 2015 A BRUXELLES
ROND-POINT SCHUMAN
DE 11H00 À 13H00.
Quartier européen, à l’intersection des rues de la Loi, Archimède, Froissart et des avenues de Cortenbergh et de Auderghem Sortie du Metro Schuman ou arrêt Schuman : 12 21 22 36 60 79 N06
Nous exigeons :
1. Le retrait de la candidature de Pierre Nkurunziza aux élections présidentielles.
Le troisième mandat de Pierre Nkurunziza viole constitution et ne respecte pas l’Accord d’Arusha pour la Paix et la réconciliation au Burundi
2. Un arrêt immédiat des crimes, des massacres et des tortures.
Dans un blackout total, tous les opposants à ce troisième mandat risquent d’être éliminés sur tout le territoire burundais par les « Imbonerakure », milice de Pierre Nkurunziza sous l’œil complice de la police et certains militaires à la solde du régime de Bujumbura
3. Le respect de la liberté de manifester
Depuis le 27 avril 2015, les burundaises et les burundais manifestent tous les jours ouvrables pour exiger le respect des Accords d’Arusha et de la Constitution du Burundi.
Les week-ends, ils enterrent leurs héros et rendent visite aux blessés ainsi qu’aux prisonniers.
4. Le respect de la liberté de la presse et la réouverture des radios privées
Entre le 13 et 14 mai 2015, toutes les radios privées du Burundi ont été saccagées ou brûlées. Tous les journalistes burundais se cachent ou ont fui le Burundi.
5. La libération de tous les manifestants arrêtés et de tous les prisonniers politiques
Chaque jour, des manifestants sont emprisonnés et d’autres citoyens qui s’opposent au troisième sont accusés de tous les maux et sont arrêtés.
Ce samedi 23 mai 2015, dans les villes de Bruxelles, Genève, Montréal, Ottawa, Pretoria et ailleurs, tous ensemble : burundais, burundaises de Belgique, défenseurs des droits humains, amis du Burundi et des Barundi
Manifestons simultanément pour exiger à la Communauté Internationale : Union Africaine, Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, l’Organisation des Nations Unies, les ONG Internationales et autres partenaires du Burundi en particulier la Belgique d’exiger par tous les moyens la dignité des citoyens burundais et le strict respect droits de l’Homme au Burundi, surtout le droit à la vie.

Une récolte d’aide financière aux prisonniers et manifestants sera organisée en marge de la manifestation.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Jean Berchmans Ndahabonimana, Latif Rukara & Asumani Magambo

La rédaction

Communiqué de Presse du 17/05

17-05-2015

Comité de solidarité et de suivi de la crise que traverse le Burundi.
COMMUNIQUE DE PRESSE (Bruxelles, 17 mai 2015)
Au nom de la Communauté Burundaise de Belgique, le comité de solidarité et de suivi réaffirme son engagement en faveur du respect des accords d’Arusha et de la constitution Burundaise.
Nous demandons à l’ensemble de la communauté internationale de rester solidaire avec le peuple burundais pour exiger le retour à la sérénité et au respect strict des droits humains.
L’Afrique a besoin de n’être qu’un producteur de refugiés, pour cela, il est indispensable que l’ensemble de la Communauté Européenne, donne l’exemple au reste de la l’ensemble des nations en soutenant clairement une éthique démocratique qui puisse favoriser la stabilité de ce continent.
Au soir du 13 mai 2015, nous apprenions qu’un groupe de militaires avait choisi de recourir à un coup de force pour stopper Mr. Nkurunziza dans sa course pour un troisième mandat.
Ils alléguaient agir ainsi afin de pouvoir, imposer une autre voie de sortie de la crise vers des élections libres et démocratiques.
Il est évident qu’un coup d’état est tout aussi une violation de la constitution.
A l’évidence, cette confusion est une des conséquences :
Du non-respect de la constitution par celui-là même qui avait pour mission principale de la faire respecter. Pourtant, l’ensemble des acteurs nationaux et internationaux avaient alerté sur les risques catastrophiques qu’entrainerait le non-respect de la constitution. Du désarroi ressenti par la population burundaise, par la société civile défenseur des droits de l’homme, par l’ensemble des institutions et par les acteurs politiques dont une grande partie des cadres du CNDD-FDD qui sont réduit au silence pour le simple motif d’avoir osé dire non à trahison des accords d’Arusha et à la violation de la constitution du pays.
Aujourd’hui, cet épisode appartient au passé.
Pour ce qui nous concerne, nous attendons du pouvoir judiciaire que tout au long de ses devoirs d’enquête, le respect de la dignité humaine reste de mise et que les droits à la défense soient respectés.
Par ailleurs, nous apprenons que des attaques auraient pris pour cible l’hôpital Bumerec.
Si de telle allégations s’avéraient être exactes, nous exprimons notre réprobation la plus totale car rien ne peut expliquer de telles agissements.
Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise a noté que lors de son message à la nation, le président Nkurunziza a exprimé sa disponibilité à l’ouverture d’un dialogue politique.
Cette ouverture nous semble être une opportunité d’inviter tous les acteurs politiques burundais ainsi que la communauté internationale à :
Prendre les contacts nécessaires avec le président Nkurunziza pour qu’il précise les modalités de sa proposition. Affiner la faisabilité de cette table ronde pour que sans tarder le Burundi puisse renouer avec la sérénité et l’espoir de voir s’éloigner le spectre de la mort qui plane sur le Burundi et la sous-région.
Cette table de concertation politique nous semble être de nature à :
Rassurer l’ensemble de la population et à stopper le mouvement des départs massifs vers les pays voisins (déjà plus de 100.000 personnes selon le HCR). Proposer d’autres pistes de solution plutôt que de continuer à vouloir imposer des élections dont la crédibilité et la faisabilité sont pour le moins contestables et contestés.
A cet effet :
Nous sommes disposés à apporter toutes nos contributions positives en faveur d’un retour au calme et au respect le plus strict des droits de l’homme. Nous réaffirmons notre engagement en vue d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel et au respect strict des accords d’Arusha. Nous continuons d’exiger la réouverture de l’ensemble des medias (Radio, TV, Journaux) qui viennent de faire objet de saccage.
Enfin, le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise :
Félicite tous les burundais de n’être pas tombés dans le piège de ceux qui veulent remettre le feu sur la corde ethnique et vous encourage à rester unis tous quartiers, toutes ethnies, toutes tendances politiques. Réitère son message de réconfort et de sympathie aux nombreux blessés hospitalisés, et à ceux qui sont réfugiés dans les pays voisins, nous disons courage.
Pour le Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Fait à Bruxelles, le 17 mai 2015
La Coordination

La rédaction

Communiqué de Presse

14-05-2015

Comité de solidarité et de suivi de la crise que
traverse le Burundi.
COMMUNIQUE DE PRESSE
(Bruxelles, 13 mai 2015)
Au nom de la Communauté Burundaise de Belgique, le comité de solidarité et de
suivi de la crise burundaise réaffirme son engagement en faveur du respect des
accords d’Arusha et de la constitution Burundaise.
Pour rappel :
 Ce dimanche 10 mai, nous avons organisé une deuxième marche manifestation
dans les rues de Bruxelles, capitale de l’union européenne, en vue d’alerter la
communauté internationale sur l’irrecevabilité de la candidature de Mr.
NKurunziza pour un troisième mandat.
 Notre marche manifestation de dimanche a été suivie par celle de Paris.
 Nous avons lancé un appel à la Belgique à montrer l’exemple en suspendant
les budgets prévus pour soutenir les élections au Burundi et surtout les budgets
destinés à l’aide de la police burundaise dont les actes de barbarie envers les
manifestants pacifiques se sont déroulés devant les caméras du monde entier.
 A notre grande satisfaction, le lundi 11 mai, les gouvernements : Belge,
Hollandais, Suisse, Français et enfin l’ensemble de l’Union Européenne ont
tous annoncé et unanimement la suspension de l’aide au Burundi.
Nous saluons ces décisions et adressons à l’ensemble de l’Union Européenne et à la
Belgique en particulier nos remerciements les plus sincères.
Le même lundi 11 mai, nous avons pris contact avec l’ensemble des pays conviés au
sommet de Dar Es Salam pour insister sur l’impératif de :
 Faire respecter les accords d’Arusha, en exigeant de manière inconditionnelle
à Mr. Nkurunziza de se retirer de la course vers un troisième Mandat.
 Nous avons également insisté sur l’impératif nécessité de constater que les
élections tel que prévues en cette période de mai et juin ne sont ni réalistes ni
réalisables.
 En cela notre appel a été également entendu puisque tous les responsables
politiques concernés ont fait de notre constatation leur exigence indiscutable
en vue d’un apaisement de la violence au Burundi.
Aujourd’hui :
 Nous apprenons que des responsables militaires ont pris le relais de nos
revendications qui sont aussi celle de l’ensemble de la population
burundaise; pour mettre fin à la course mortifère de Monsieur Nkurunziza,
nous ne pouvons que nous réjouir et saluer cette initiative salutaire pour des
milliers de vies humaines.
 Nous exprimons notre soulagement en apprenant qu’enfin les forces vives
de la nation burundaise ont parfaitement compris nos inquiétudes et qu’enfin
le Dictateur Nkurunziza vient d’être destitué,
 Par voie de conséquence, nous annonçons à l’ensemble de la communauté
burundaise et internationale notre soulagement de voir le Burundi éviter de
sombrer dans un bain de sangs sans précédent.
 Nous considérons l’initiative du général NIYOMBARE et ses camarades non
pas comme un coup d’état mais plutôt comme un acte citoyen de dernier
recours pour sauver le peuple burundais de la noyade.
 C’est pourquoi, tous démocrates que nous sommes, nous saluons et
soutenons totalement le renversement du dictateur Pierre Nkurunziza.
Le comité de solidarité et de suivi de la crise burundaise réaffirme sa
détermination à poursuivre son engagement en vue d’un retour rapide à l’ordre
constitutionnel et à la restauration impérative du respect strict des accords
d’Arusha.
La communauté burundaise de Belgique se tient prêt à apporter toute contribution
positive en faveur d’un retour au calme et au respect le plus strict des droits de
l’homme.
D’ores et déjà nous saluons la réouverture des radios privées et exigeons la
libération immédiate de tous les prisonniers politiques.
Nous invitons tous les burundais à constater comme nous que ce qui peut paraître
comme un coup d’état est d’abord et avant tout un acte de sauvetage du peuple
burundais et qu’il n’y avait pas d’autres voies de sortie possible.
Encore une fois, nous saluons le courage de cette jeunesse burundaise qui a su
montrer sa détermination à exiger le respect strict de la Constitution et les accords
d’Arusha.
Nous sommes de tout cœur et demandons, de rester unis tous quartiers, toutes
ethnies, toutes tendances politiques confondues de rester soudés et ne pas tomber
dans le piège de ceux qui veulent remettre le feu sur la corde ethnique.
Nous réitérons notre message de réconfort et de sympathie aux parents et amis des
victimes assassinées par la police burundaise sous les ordres du dictateur Nkurunziza.
Ils ont cru à la démocratie et ils y ont laissé leur vie.
Aux nombreux blessés hospitalisés, et à ceux qui sont réfugiés dans les pays voisins,
nous disons courage, qu’ils sachent que la communauté burundaise de Belgique et
leurs amis sont de cœur avec vous.
Pour Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Fait à Bruxelles, le 13 mai 2015
Mamès BANSUBIYEKO
Coordinateur

La rédaction

Message à la EAC

13-05-2015

1
Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au
Burundi (Belgique, mardi 12 mai 2015)
Etat des lieux et propositions de solution pour une sortie de la crise actuelle.
A la veille du sommet de Dar Es Salaam sur le Burundi prévu ce 13 mai 2015, le comité de Solidarité et de suivi
de la crise politique et humanitaire voudrait soumettre aux décideurs, chefs d'Etats des pays de l'EAC et
responsables de l'initiative régionale pour la paix au Burundi, un plaidoyer sous forme de propositions pour sortir
le Burundi de la crise consécutive à la candidature du président NKURUNZIZA pour son 3è mandat.
Ce comité créé à Bruxelles fin avril 2015 est composé des membres de la diaspora burundaise de Belgique issus
d'horizons divers. Il s'est fixé entre autres objectifs, de réfléchir et échanger sur les questions touchant le Burundi
afin de contribuer à trouver des solutions adéquates et durables
1. La crise actuelle: états des lieux
L’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi a été signé le 28 août 2000 par le gouvernement
du Président Pierre Buyoya, l’Assemblée nationale et 17 partis politiques dans la douleur et après un bain de
sang. Il est le socle sur lequel s’est construit le Burundi depuis 2002 et La Constitution actuelle du Burundi en est
l'émanation.
Les progrès engendrés par cet accord d’Arusha ont permis la tenue des élections qui ont porté le Président
Nkurunziza à la magistrature suprême en 2005.
Les tensions ethniques ont diminué et ont été remplacé par un débat politique et des tensions plutôt à caractère
politique ; une société civile dynamique, active et vivante a vu le jour et s’est bien renforcée pour défendre des
intérêts des citoyens burundais ; la liberté de la presse, rempart de la démocratie s’est développée jusqu'à la
récente instauration des nouvelles lois liberticides ; deux élections organisées malgré les contestations qui ont
suivi celle de 2010 et le Président Nkurunziza arrive bientôt à la fin de son deuxième mandat.
La création au Burundi de la Commission Nationale Indépendante des Droits de l'Homme ; la mise en place de la
Commission Vérité et Réconciliation ; la contribution du Burundi dans le maintien de la paix ; etc. tous ces acquis
risquent de voler en éclats alors que ce sont des jalons importants pour le Burundi et la Région.
Depuis que le Président Pierre Nkurunziza est au pouvoir, son parti le CNDD-FDD n’a jamais caché son souhait
de revenir sur l’accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation. Rappelons certains faits illustrant cette volonté
de revenir sur ces accords d’Arusha.
• La tentative ratée de réviser la constitution par le parlement burundais en 2013 dont le but ultime était de
permettre au Président Pierre Nkurunziza de rempiler pour un troisième mandat mais aussi pour
enterrer l’Accord d’Arusha notamment par l’abolition du système de deux Vice-Présidents et le
remplacer par un Premier Ministre.
• La tentative d’organiser un référendum sur le projet de constitution rejeté par le parlement.
• Le troisième mandat s’inscrit dans cette approche qui consiste à faire une lecture tronquée de la
constitution et à ignorer l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation qui précise clairement
qu’aucun président ne peux exercer plus de deux mandats. L’achat des juges de la Cour
Constitutionnelle et les menaces exercées sur ces derniers a été le dernier coup du Président
2
Nkurunziza et quelques généraux pour enterrer à jamais l’acquis d’alternance démocratique au
Burundi.
• Le rétrécissement de l’espace politique, les intimidations, les emprisonnements des responsables
politiques de l’opposition, les emprisonnements, les assassinats et les divisions des partis politiques en
deux ou plusieurs ailes, phénomènes que les burundais on fin par appelé « Nyakurisation ».
• Le mouvement de jeunesse du CNDD-FDD transformé en une milice appelée « Imbonerakure » au
service du pouvoir et qui sème la terreur sur tout le territoire national. Le Haut-Commissaire des
Nations Unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein a dénoncé publiquement en termes clairs le
comportement de la milice Imbonerakure et le danger qui guette le Burundi.
• La police nationale appuyée par la milice Imbonerakure traque de paisibles citoyens opposés au
troisième mandat de Pierre Nkurunziza. Dans les provinces du pays, les habitants sont terrorisés, et
n'osent plus s’exprimer ou manifester, de peur d’être lynchés. Plusieurs milliers d'entre eux ont déjà fui
le pays pour se réfugier dans les pays de l’EAC : Rwanda, Tanzanie, Ouganda, Kenya mais aussi vers
la RDC.
• La déstabilisation des pays voisins suite aux nombreux réfugiés qui traversent les frontières pour des
raisons d’insécurité ; sans oublier le risque que l’ensemble des forces négatives qui abondent dans cette
sous-région, ne profitent du chaos et désordre au Burundi pour déstabiliser le Rwanda, l’Ouganda et la
RDC.
• Le Président Pierre Nkurunziza reste muet et nargue la communauté internationale. C’est exceptionnel,
il n’y a jamais eu de par le passé autant de messages adressés à un Président en exercice et à un
gouvernement de la part de la communauté internationale. Les interventions qui feront date sont les
suivantes :
• Les membres du Conseil de sécurité ont fait un déplacement au Burundi :
« Le Burundi est à un moment important de son histoire, a déclaré l’ambassadeur de France auprès
des Nations unies, François Delattre, après dix ans d’efforts vers la paix profondément enracinée
dans les accords d’Arusha dont la lettre et l’esprit doivent être au coeur de la feuille de route pour
l’avenir aussi. »
• L’appel téléphonique médiatisé du Secrétaire Général des Nations-Unies Ban Ki-Moon au Président
Pierre Nkurunziza pour
« l’exhorter à réfléchir aux conséquences que pourraient avoir sa décision et à respecter
l’accord de paix d’Arusha, qui stipule qu’aucun président ne peut aller au-delà de deux
mandats ».
« l’inviter à considérer avec attention les conséquences potentielles pour son pays et pour
la marque qu’il va laisser dans l’histoire, de sa décision concernant une participation
éventuelle à l’élection présidentielle »,
a rapporté son porte-parole Mathias Gillmann, interrogé par RFI.
• L’ambassadeur de l'Union européenne au Burundi ne cesse de le rappeler au gouvernement burundais
lors d’un dialogue politique mensuel entre les deux parties.
3
« Nous pensons que ces divisions dans un moment où le pays a besoin de tout
l’apaisement nécessaire pour aller aux élections de façon paisible doivent être prises en
compte, a expliqué l'ambassadeur de l'Union européenne au Burundi, Patrick Spirlet.
Et il est certain que dans notre analyse, la présentation pour un troisième mandat du
président actuel peut créer un certain nombre de tensions et présenter un certain nombre
de risques. C’est pour cela que nous avons lancé un appel au gouvernement pour qu’il
aborde cette question avec beaucoup de prudence en essayant de favoriser une position si
ce n’est consensuel, en tout cas apaisée entre tous les points de vue pour éviter que cette
question détériore le climat politique. »
• La visite au Burundi de Madame Nkosazana Dlamini-Zuma, Présidente de la Commission de
l'Union africaine.
« Bien évidemment, le président Nkurunziza ne s'est pas encore prononcé sur le sujet,
mais la bonne nouvelle c'est qu'il existe l'accord d'Arusha, il y a une constitution, il y a un
code électoral et tous ces instruments doivent être respectés dans tous les cas », a
commenté Madamee Nkosazana Dlamini-Zuma.
• Le Président tanzanien et Président en exercice de la Communauté Est Africaine Mr. Jakaya
KIKWETE a conseillé le Président Pierre Nkurunziza de se conformer aux accords d’Arusha et à la
constitution pour que les prochaines élections soient crédibles et apaisées.
« En ce qui concerne les prochaines élections au BURUNDI d’abords je vous souhaite de
vivre des élections paisibles suivies par après par l’unité nationale. Nous ne voulons plus
voir le Burundi sombrer dans des conflits et des désordres. Concernant les probables
soulèvements et troubles c’est notre préoccupation. Je l’ai dit devant l’assemblée législative
de la Communauté Est Africaine qui se tient actuellement au Burundi, je le redis encore une
fois. Je recommande aux hommes politiques candidats aux élections, aux confessions
religieuses et aux organisations de la société civile de veiller à ce qu’il y ait respect de la
constitution et du code électoral. En un mot les prochaines élections doivent tenir compte
des accords d’Arusha, de la constitution et du code électoral. Encore une fois, tout candidat
à ces élections doit inévitablement suivre à la lettre la constitution du Burundi, le code
électoral et surtout les accords d’Arusha. Celui qui voudra passer outre ces lois, les
instances judiciaires habiletés sont là pour les faire respecter. Le respect de ces lois et
textes règlementaires pourra éviter que le Burundi ne retombe dans les malheurs et
guerres fratricides .Mais conseils sont claires, la constitution et les accords d’Arusha
doivent être au centre de tout, je le répètes encore une fois, les accords d’Arusha, la
constitution et le code électoral doivent vous guider vers des élections crédibles et paisibles
qui pourront accoucher d’institutions crédibles et démocratique élus par le peuple dans le
respect des lois. »
• Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Mr. ZeidRa’ad Al Hussein a été on peut
plus claire. « Tous ces signes sont de mauvais augure, mais il existe une issue, un chemin clair pour
4
retrouver la voie de la paix et de la prospérité, celui formulé à Arusha et que le pays a globalement suivi
jusqu’à récemment ».
• La visite conjointe au Burundi du Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères Monsieur.
Didier Reynders et le Vice-Premier Ministre et Ministre de la Coopération au Développement Monsieur
Alexander De Croo. « La communauté internationale devra alors voir dans quelle mesure ces choix
respectent les Accords d’Arusha, la constitution burundaise et le droit international » lit-on sur le site
web du Ministère belge des Affaires Etrangères.
• Plusieurs visites des émissaires des Etats Unis et du Président Obama dont Madame Samatha Power,
l’Ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies et de six sénateurs américains. « Ce que nous
avons voulu faire passer comme message aujourd’hui c'est que le troisième mandat est une question
extrêmement porteuse de divisions pour le Burundi, et la position des Etats-Unis est claire sur ce point :
la lettre des accords d’Arusha est qu’il ne peut pas y avoir de troisième mandat » a déclaré
l’Ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations Unies.
2. Nos propositions pour la sortie de cette crise
• Le renoncement du Président NKURUNZIZA à son troisième mandat.
• Le report du calendrier des élections, afin de résoudre les questions essentielles, comme le
retour de l'ordre public et la sécurité pour tous.
• La libération de tous les prisonniers politiques et tous les manifestants emprisonnés.
• L’arrêt des manifestations sur tout le territoire national.
• Le désarmement de la milice Imbonerakure et le rappel à l’ordre de l’ensemble de la
jeunesse de tous les partis politiques pour qu’elle évite toute forme de violence verbale et
physique envers la population avant, pendant et après les élections,.
• Le retour des réfugiés et mise en place d’un programme d’urgence pour leur apporter une
aide pour leur réinstallation.
• La refonte de la CENI et la révision du fichier électoral afin de restaurer un climat de
confiance.
• Le respect de la liberté de la presse, la levée de la fermeture de la Radio Publique
Africaine et la levée de la restriction territoriale d’émettre imposée à certains médias.
Pour Comité de Solidarité et de suivi de la Crise Politique et Humanitaire au Burundi.
Fait à Bruxelles, le 12 mai 2015
Mamès BANSUBIYEKO

La rédaction

Un Député PS qui ignore tout

13-05-2015

Burundi élections 2015 : Stéphane CRUSNIERE, député fédéral Belge rate l’occasion de se taire !
Depuis le 25 Avril 2015, date à laquelle le Président sortant du Burundi, Pierre NKURUNZIZA a délibérément décidé de fouler au pied la constitution du pays et l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi en forçant un troisième mandat anticonstitutionnel, le Burundi connaît une situation préoccupante qui a déjà emporté la vie de plus de vingt manifestants et occasionné plus de cinquante milles nouveaux réfugiés dans les pays voisins. Il convient de rappeler que l’accord d’Arusha d’Août 2000 est le socle de la constitution du pays et qu’il a permit de recouvrer une paix encore fragile au Burundi, cet accord signé sous l’égide de la communauté internationale a été décroché après plus de dix ans de guerre fratricide entre Hutu et Tutsi, guerre qui a fait plus de 300.000 morts. L’accord d’Arusha et la constitution stipulent qu’aucun président ne peut diriger le Burundi pour plus de deux mandats de cinq ans chacun. Pierre NKURUNZIZA après avoir terminé ses deux mandats, cherche à rempiler pour un troisième mandat, auquel le peuple Burundais jure de ne pas lui accorder et manifeste son refus pacifiquement depuis le 26 Avril 2015.
Les Burundais qui manifestent pacifiquement ne demandent que le respect de la constitution et de l’accord d’Arusha. Ils sont violemment réprimés, arrêtés par centaines et même tués par des éléments instrumentalisés de la police nationale appuyés par la célèbre milice du Cndd-Fdd les Imbonerakure. Faisant fi à tous les appels lui demandant de renoncer à ce mandat inconstitutionnel émanant des organisations et institutions tant nationales qu’internationales, Pierre NKURUNZIZA persiste et signe qu’il doit aller aux élections à partir de ce 26 Mai 2015. Compte tenu de cette situation, le gouvernement Belge par l’intermédiaire de son ministre en charge de la coopération au développement Alexander De Croo (CDV) a pris une mesure sage de suspendre provisoirement l’appui financier au processus électoral en cours mais aussi celui en faveur de la coopération policière.
Dans ce contexte de crise politico-sécuritaire majeure pouvant dégénérer en une nouvelle guerre civile au Burundi, les Burundais ont été surpris et indignés par la réaction du député Stéphane CRUSNIERE (PS) qui je cite trouve que « Retirer cette aide n’a pas d’autre utilité que de mettre en péril la tenue même de ces élections ». Ce député devrait par ailleurs participer en tant qu’observateur du parlement Belge aux prochaines élections au Burundi. C’est paradoxal d’entendre un homme politique de ce rang qui demande la tenue d’une élection dans un contexte explosif, où la police tire sur des manifestants à bout portant et à balles réelles, où des citoyens sont entrain de fuir le pays par milliers, où la vie est totalement à l’arrêt que ça soit dans le secteur public ou privé. Est-ce-que Mr CRUSNIERE, si la Belgique pouvait traverser la situation que vit actuellement le Burundi, les élections pourraient elles être tenues ? Le respect mutuel entre peuples devrait nous servir de règle d’or dans nos différentes prises de position.
Par ailleurs, ce n’est pas seulement la Belgique qui a pris une telle décision, c’est aussi d’autres partenaires du Burundi soucieux de la préservation d’une paix fragile chèrement acquise et surtout d’un processus électoral inclusif et paisible. Les élections constituent au Burundi l’unique voie pour accéder au pouvoir, elles seront organisées tôt ou tard mais non dans un bain de sang. La sagesse voudrait que CRUSNIERE, qui visiblement aurait raté l’occasion de se taire, demande pardon au peuple burundais profondément meurtri par les évènements en cours au Burundi, et reconnaître que la décision du gouvernement Belge est salutaire pour le Burundi, en dépit du fait qu’elle émane de la suédoise.
Bruxelles, le 12/05/2015
Au nom du Groupe de Réflexion pour l’Avenir Démocratique, Economique et
Social du Burundi.
Sé Abdoul NZEYIMANA,
Coordinateur.

La rédaction

Communiqué de Presse

09-05-2015

COMMUNQUE DE PRESSE (Bruxelles le 08 mai 2015)
La diaspora burundaise de Belgique se dote d’un comité de solidarité et de suivi de la crise politique et humanitaire qui secoue le Burundi
La gravité de la crise socio politique et humanitaire qui secoue le Burundi a poussé les organisations tant politiques qu’ASBL évoluant en Belgique à prendre l’initiative de mettre en place un comité de solidarité avec les sinistrés mais aussi de suivi de la dite crise.
Plusieurs initiatives avaient été prises individuellement ou collectivement par certaines de ces organisations membres du comité comme l’organisation de la manifestation du 29 avril 2015 ou l’ouverture d’un compte initié par l’ASBL « SOS Prisonniers du BURUNDI », dans le but de collecter des fonds pour venir en aide aux blessés, aux personnes emprisonnées, etc.
Il était donc urgent de mettre en place un comité pour fédérer toutes ces initiatives, mettre toutes ces actions en synergie, de tenir un planning fonctionnel, de coordonner toutes ces actions et d’en assurer l’évaluation.
Les principales missions de ce comité de solidarité et de suivi crise de la crise Burundaise sont:
1. La collecte, la vérification, l’analyse et l’archivage de toute la documentation en rapport avec cette crise.
2. L’organisation et l’animation des événements notamment des conférences et des manifestations.
3. Constituer un trait d’union entre les acteurs Burundais d’une part, la Diaspora burundaise en général et plus particulièrement la communauté burundaise de Belgique d’autre part.
4. Déployer une diplomatie active et assurer le contact permanent avec les institutions belges, européennes et internationales.
5. La coopération avec les milieux académiques pour échanger sur toutes les facettes de la crise et principalement une voie de sortie rapide.
6. La mobilisation et la collecte de l’aide aux manifestants au Burundi et aux sinistrés.
7. Assurer la gestion du compte de collecte d’aides et la collaboration étroite avec les O.N.G burundaises qui puissent en assurer la distribution effective.
Pour une question d’organisation et d’efficacité, le comité comprend pour le moment quatre commissions :
1. Information et communication
2. Organisation d’événements
3. Relations publiques et diplomatiques
4. Collecte de l’aide aux sinistrés
Le comité est actuellement composé d’une vingtaine de membres et reste ouvert. Il fera souvent appel aux différentes compétences de la Communauté Burundaise de Belgique.
La coordination est assurée par un bureau composé entre autre par les responsables des commissions. La coordination est assurée par Mr. Bansubiyeko Mames et le porte-parole est Mr. Cimpaye Pancrace.
Le comité de solidarité et de suivi confie la collecte d’aides aux sinistrés à l’ASBL : Initiative SOS Prisonniers du BURUNDI
Les membres du comité de crise réitèrent ses sincères remerciements à tous les donateurs qui ont déjà manifesté leur solidarité et invite toutes les bonnes volontés à verser leurs contributions sur le compte :
« SOS Prisonniers: défenseurs de la Constitution et des Accords d'Arusha" :
IBAN: BE57 7350 4078 3535; CODE SWIFT ou BIC: KREDBEBB
Les membres du comité de crise tiennent à remercier tous les participants à la manifestation du 29 avril 2015 et invitent toute la communauté burundaise de Belgique et les amis du Burundi à répondre massivement à la marche manifestation de ce dimanche 10 mai de 14h à 16h30 à Bruxelles en faveur de la paix, du respect de la constitution et de la sauvegarde des accords d’Arusha.
Pour rappel, apportez des bougies en signe de flambeaux de la paix. Le point de rassemblement : PLACE DU TRONE (à la sortie du Métro TRONE).
Les membres du comité de solidarité et de suivi lancent encore une fois un appel vibrant à tous les Burundais et amis du Burundi qui sont à travers le monde et en particulier en Belgique de nous mobiliser tous et toutes pour venir en aide à nos compatriotes qui manifestent tous les jours, des blessés et des manifestants emprisonnés ne cessent d’augmenter. Les besoins sont énormes.
Les membres du comité de crise informent tous les contribuables que l’argent récolté sera remis aux ONG burundaises qui viennent en aide aux sinistrés : manifestants, blessés, prisonniers. Ils garantissent une gestion saine et transparente assurée par la commission de collecte d’aide aux sinistrés.
Fait à Bruxelles le 08 mai 2015.
Pour le comité de solidarité et de suivi.
Mamès BANSUBIYEKO
Coordonnateur

La rédaction

MANIFESTATION A BRUXELLES

06-05-2015

INVITATION A UNE MARCHE MANIFESTATION DES BURUNDAIS DE BELGIQUE
Le comité de suivi de la crise politique et institutionnelle burundaise constitués des Burundais de divers horizons ici en Belgique, porte à la connaissance de la communauté burundaise de Belgique et des pays voisins, à tous les amis et partenaires du Burundi, qu’une marche-manifestation en faveur de la paix et de la sauvegarde des accords d’Arusha aura lieu ce dimanche 10 Mai de 14 h à 16h30h.
Plus que jamais tous les Burundais toutes tendances confondues, sont vivement appelés à s’associer à leurs compatriotes qui succombent sous les balles des policiers supposés les protéger. Venez avec familles et amis voler au secours de la démocratie et de ces accords longuement négociés et durement acquis. Cette marche qui n’est pas la dernière des actions, vous concerne tous Burundaises et Burundais, vous tous partenaires et amis du Burundi.
Venez nombreux avec bougies en signe de flambeaux de la paix et marchons ensemble au même rythme et dans la même direction en signe d’unité et d’harmonie dans notre vision de l’avenir burundais.
HEURE ET LIEU DE DEPART : 14 :00 PLACE DU TRONE (A côté de la statue du Roi Léopold II)
DESTINATION : PLACE DU LUXEMBOURG (Où un on procédera au discours de circonstance et à la collecte d’une contribution en faveur des victimes de la barbarie orchestrée par les policiers et les miliciens de Pierre Nkurunziza).
Fait à Bruxelles le mardi 5 mai 2015,
Pour les Burundais de Belgique, les Organisateurs
NUMERO DE CONTACT GENERAL
CIMPAYE pancrace : 0492512361
CONTACTS PAR REGION :
Bruxelles Capitale Brabant Flamand-Brabant Wallon
Aimé Sugar Napoléon: 0476786578 Aimé Magera : 0477259561 BJ. NDAHABONIMANA 0485177485 Parfait Rukundo 0465419867
Province de Liège et du Luxembourg
Bedetse Frédéric : 0496153887 Bakunda Athanase : 0485633857
Francis Nzeyimana 0489251692 Nzisabira Jonathan : 0484059581
Flandre Occidentale , Orientale et Anvers
Magambo Assumani : 049215774 Dieudonné Habarugira : 0497242183 Philippe Ndagijimana : 0487104696 Libérât Ntibashirakandi : 04944265188

La rédaction

Plateforme ADC-IKIBIRI

05-03-2015

La coalition ADC-IKIBIRI a tenu une réunion de présentation de la plate-forme commune de la Gouvernance de la coalition à la salle de réception connue sous le nom de « kw'Iraro », à Bujumbura. C'était lundi le 2 mars 2015 entre 9h40 min et 11 h 17min et plus de 300 personnes avaient répondu à l'invitation, en majorité membres des partis de l'ADC-IKIBIRI, à savoir : ABAHUZA, le CNDD, le FDS-Sangira, le FRODEBU, le MSD, le PARENA, le PIT, SONOVI et l'UPD.

Parmi les invités se trouvaient les membres des corps diplomatiques et consulaires, l'ex président burundais Sylvestre Ntibantunganya, les représentants des organismes nationaux et internationaux, les représentants de la Société Civile, les représentants et les membres des partis politiques. La réunion a commencé par l'hymne national, suivi par celui de la Coalition ADC-IKIBIRI.

Le thème du jour était : «Coalisons-nous avec les forces vives pour bâtir un Burundi digne et prospère ». Le mot d'ouverture a été prononcé par Léonce Ngendakumana, Président de la coalition ADC-IKIBIRI. Il a souhaité la bienvenue à tout le monde. Il a déclaré que de 2005 à 2015, le Burundi traverse une période très difficile due à la mauvaise gouvernance du président Pierre Nkurunziza et de son parti politique CNDD FDD, au point d'être classé parmi les pays les plus corrompus et les plus pauvres du monde.

Dans son discours, Léonce Ngendakumana a rappelé les crimes importants commis par le régime Nkurunziza aux niveaux politique, des droits de l'homme et de la gouvernance économique. Il a clôturé son discours en demandant à tout le monde de suivre avec attention la présentation du document de la plate-forme commune de la coalition des partis membres de l'ADC-IKIBIRI et a précisé que les contributions de chacun seront d'une importance capitale.

Le président du parti SONOVI, Déogratias Niyonzima a pris la parole après Ngendakumana Léonce. Il a d'abord procédé à la présentation de la coalition ADC-IKIBIRI, ses objectifs et ses symboles distinctifs. Le drapeau de l'ADC-IKIBIRI est un rectangle avec un fond blanc à l'intérieur duquel on voit trois hommes et trois femmes en train de labourer la terre ensemble. Ces personnes symbolisent le terme IKIBIRI qui, dans le fond, signifie la solidarité dans le travail. Au-dessus de ces personnes se trouve un arc en ciel, symbole de l'alliance de l'AD-IKIBIRI.

Le président du SONOVI a dit que sous la présidence de la coalition ADC IKIBIRI, la population sera placée au centre de toutes les préoccupations pour que des solutions efficaces proviennent de son propre génie créateur. Le gouvernement de l'ADC-IKIBIRI conduira une politique de développement équitable et durable. Il a clôturé en demandant à tout le monde d'adhérer et de soutenir la coalition ADC-IKIBIRI, l'avenir du Burundi.

Le grand moment attendu était la présentation de la plate-forme commune de la Gouvernance de la coalition ADC-IKIBIRI par le Président de la coalition ADC IKIBIRI, Léonce Ngendakumana. Cette plate-forme est bâtie sur huit piliers : la sécurité et la cohésion sociale, la Gouvernance et l'Etat de droit, la Relance de l'économie, l'Eradication de la faim et de la pauvreté, le développement et la rentabilisation des ressources humaines, la Préservation du patrimoine foncier et l'occupation du territoire, la maîtrise de la croissance démographique, le Renforcement du partenariat avec les autres acteurs au développement et l'Intégration régionale.

Après la présentation du Président de la coalition ADC IKIBIRI, la parole a été donnée à l'assistance pour d'éventuelles questions, mais aucune question n'a été posée.

La réunion a été clôturée comme au commencement par l'hymne national et celui de la coalition ADC-IKIBIRI.

La rédaction

AG de l'ADC-IKIBIRI à Bruxelles

01-03-2015

INVITATION A UNE ASSEMBLEE GENERALE DE L’ADC-IKIBIRI A L’ETRANGER.

La coordination à l’étranger de l’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI , a l’honneur de convier les militants, sympathisants de la coalition ainsi que les amis du BURUNDI , à une assemblée générale de l’ADC-IKIBIRI à l’étranger qui aura lieu le Samedi 14 Mars 2015 à 14 h à l’Auberge de Jeunesse Jack Brel. Rue de la Sablonnière 30, 1000 Bruxelles. Le débat du jour tournera autour du thème : « L’ADC-IKIBIRI face aux défis relatifs aux élections générales de Mai 2015 ».
ACCES : TRAM 92-94/ METRO ligne 2-6/ BUS 65-66 ARRET BOTANIQUE ou sortie MADOU.
Pour l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,
(Sé) Pancrace CIMPAYE,
Coordinateur.


La rédaction

Meilleurs vœux 2015

31-12-2014

Chers Inziraguhemuka, Chers amis du parti Sahwanya FRODEBU, Chers membres de la Coalition ADC-IKIBIRI,chers compatriotes, la présidence de la section Belgique du parti Sahwanya-FRODEBU a le grand honneur de vous transmettre ses meilleurs vœux pour la nouvelle année 2015. Qu'elle soit pour vous et pour toute votre famille une année de paix, de bonheur, de bonne santé et de prospérité. Ses vœux sont également à partager à tout le peuple burundais qui doit se préparer sereinement aux élections de 2015 pour plus de paix et d'entente entre les différentes composantes de la population. De tout cœur, que Dieu vous bénisse et vous protège. Vive le Burundi et son vaillant peuple.
Jean-Berchmans NDAHABONIMANA
Président de la Section Belgique du Parti Sahwanya-FRODEBU

La rédaction

Bruxelles commémore NDADAYE

16-10-2014

L’Ambassade de la République du Burundi à Bruxelles à l’honneur d’inviter les burundais résidant en Belgique et au Luxembourg à une messe de commémoration de l’assassinat de Son Excellence le Président NDADAYE Melchior qui sera célébrée mardi 21 octobre 2014 à 17h30 à Bruxelles.

Adresse : Eglise Saint Josse ; Chaussée de Louvain 99,1210 Saint Josse Ten Node

Accès :
Train : Gare Schuman
Metro : Madou, Malbeek
Bus : Lignes 29,63, 59
Arrêt: Place Saint Josse

L’ambassade de la République du Burundi à Bruxelles saisit cette occasion pour renouveler à tous les burundais, les assurances de sa très haute considération.


Fait à Bruxelles, le 14 octobre 2014

Félix NDAYISENGA

Ambassadeur

La rédaction

Un an de prison pour notre Président

03-10-2014

La sentence est tombée ce jeudi 2 octobre pour «imputations dommageables, dénonciations calomnieuses et aversion ethnique », selon le réquisitoire présenté il y’a un mois. C’est dans le procès engagé par la radio Rema FM et le Cndd-Fdd contre le président de l’ADC Ikibiri et numéro un du Sahwanya Frodebu après sa lettre de février dernier au Secrétaire Général des Nations Unies dans laquelle il tirait la sonnette d’alarme sur « les risques de voir le Burundi retomber dans les violences politiques et même le génocide. »
M. Ngendakumana y comparait alors la Rema Fm à la RTLM rwandaise lors du génocide de 1994, tandis que les jeunes Imbonerakure du Cndd-Fdd étaient décrits comme des Interahamwe en devenir.
Cette condamnation, qui tombe à huit mois des élections générales de 2015, risque de plomber encore plus l’atmosphère politique au Burundi.
Source : IWACU-BURUNDI.ORG

La rédaction

Mundial 2014

02-07-2014

Coupe du monde de football :
Une victoire de la Belgique qui unit et Nkurunziza qui la joue en solo !
Ce mardi 1er juillet 2014 l’équipe de football de la Belgique a éliminé en huitième des finales les Etats Unis d’Amérique. Ce match qui s’est soldé sur un score de 2 buts à 1 a démontré que le football est on ne peut plus un ferment pour la cohésion d’une nation.
A ce propos l’euphorie qui a embrasé tout le pays du nord au sud, chez la communauté flamande tout comme chez les wallons sans oublier chez les germanophones, a fait oublier pendant toute la nuit les inimitiés qui divisent la Belgique. En effet les rues, les cafés, les grands places étaient pleins à claquer et les couleurs nationales étaient arborées par tout le peuple belge ! Les klaxons de joie ont retenti sur tout le territoire belge et dans tous les cœurs des onze millions de belges !
Merci aux vingt trois héros qui représentent le pays au Brésil ! Merci au staff technique qui encadre ces héros de la Belgique réunifiée ! Une mention spéciale à Marc Wilmots, l’entraîneur !
Puisse cette VICTOIRE qui convie à la communion entre wallons et flamands retentir une fois de plus ce samedi 5 Juillet 2014 à 19h30 ! Puisse cette magie du football belge qui rassemble perdurer jusqu’en finale, le 13 juillet 2014 à 17h30 ! Allez les Diables ! Conduisez la Belgique vers l’Unité parfaite !
Et quand Dieu est avec les Diables, la coalition est imparable ! Allez les Diables ! Faîtes nous rêver !
Je ne saurais terminer cette aude à l’équipe de football belge sans une pensée au président du Burundi, Monsieur Pierre Nkurunziza. Un président qui adore le football mais qui peine à utiliser la potion magique réunificatrice de ce jeu pour redonner l’espoir et le sourire à son peuple. Un président dit footballeur mais qui emprisonne sans pitié ni remord, pour des mobiles politiques, un entraineur de football mythique comme Ribakare Baudouin  alias NDINDI! Un père de la nation footballeur qui entretient une équipe de football à lui, Alléluia F.C, et laisse pour compte l’équipe nationale, INTAMBA. Quel gâchis ! Monsieur le Président, donnez-nous un football qui promet l’image de la nation Burundaise et non votre personne ! Venez en Belgique, vous comprendrez les bienfaits d’une victoire nationale en football.
(Sé) Pancrace CIMPAYE

La rédaction

Levée de Deuil définitive de Kayoger

11-06-2014


La famille KAYOGERA a l’honneur d’annoncer à la parenté, aux amis et connaissances que la levée de deuil définitive de KAYOGERA Joseph et de KAYOGERA-HAKIZIMANA Marc aura lieu le samedi 09 août 2014, au domicile principal des parents sis à Shombo, province de Karusi.
Les cérémonies débuteront par une messe d’action de grâce qui sera célébrée à la paroisse de Shombo, à 11h30. Une réception sera organisée après la messe à 14h au domicile susmentionné.
La famille KAYOGERA adresse encore leur remerciement à ceux qui l'ont soutenue au moment de dures épreuves ainsi qu'à ceux qui se joindront à elle en cette circonstance.
Personne de contact au Burundi : - Gordien HAVYARIMANA +257 77 732543
Personnes de contact en Belgique : - Elie Kayogera +32 472 688279
- Céline kayogera +32 485574860

La rédaction

Séquestration de 2 journalistes au Bdi

14-05-2014

SEQUESTRATION DE DEUX JOURNALISTES Serge NIBIZI ET Sonia ROLLEY :
La milice Imbonerakure dévoile son commandant suprême !
Par Pancrace Cimpaye

En date du 19 avril, le Président Nkurunziza a réuni le commandement de la milice Imbonerakure, au niveau national, dans sa province natale de Ngozi. Ceux qui doutaient de l’objet de cette rencontre viennent d’être éclairés par cette séquestration de deux journalistes à Marangara.

En effet dans la soirée de ce vendredi 9 Mai 2014, la journaliste de RFI Sonia Rolley et Serge Nibizi de la Radio Publique Africaine ont été arrêtés, séquestrés pendant plus de trois heures par une cohorte de miliciens Imbonerakura.

Les faits et gestes posés ce soir là par les différents intervenants sont plus éloquents et confirment malheureusement que la menace d’une catastrophe devient de plus en plus évidente. A ce titre les tenants et les aboutissants de cette séquestration vient de prouver que la note du Bureau des Nations Unies à Bujumbura adressée à New York est à prendre très au sérieux. De la même manière la lettre de l’honorable Léonce Ngendakumana au Secrétaire Générale des Nations Unies n’était pas une fausse alerte !

De ce fait les révélations des agissements de ce détachement des Imbonerakure sont les suivantes :

Ø Les Imbonerakure font la loi en lieu et place de l’autorité compétente. A ce niveau ils ont démontré qu’ils ont le droit d’arrêter qui ils veulent et quand ils veulent. Ils ont bloqué la route, paralysant du coup la circulation routière. Un rôle dévolu à la police !

Ø Les imbonerakure sont plus forts que la police, plus forts que l’administration. A cet effet ils ont refusé d’obtempérer aux ordres des deux gouverneurs de provinces, celui de Kirundo et de Ngozi. En outre ils ont refusé l’ordre du commissaire régional de la police qui commande pourtant les provinces de Kayanza, Kirundo, Ngozi et Muyinga. Malgré l’insistance de ces autorités, ces déchainés ont refusé de libérer les journalistes qui avaient pourtant décliné leurs identités.

Ø Seul l’ordre du cabinet du Président de la République Nkurunziza a été entendu et exécuté. Ainsi le Conseiller Principal Chargé de la Presse et Communication du Président, Monsieur Willy Nyamitwe, qui agissait au nom du Président, a pu convaincre la milice et obtenir la libération des victimes.

Ø Au demeurant il y a des consignes claires ou un contrat qui lient le Président Nkurunziza et cette milice Imbonerakure. C’est dire qu’au cours de cette rencontre de Ngozi du 19 avril un modus operandi a été convenu entre les deux parties. Et ce jour là ni les gouverneurs de provinces ni les commissaires régionaux de police n’étaient présents. En conséquence ils n’ont pas d’ordre à donner dans une matière qui leur échappe complètement.

Ø Doit-on comprendre que ce conclave de Ngozi a mis en place une administration parallèle et une police parallèle spéciales dévolues à la milice Imbonerakure qui ne répondent qu’aux seuls ordres du Président Nkurunziza ?

De toute évidence si parmi les victimes il n’y avait pas eu cette journaliste de RFI, Sonia Rolley, les journalistes seraient dans l’au-délà. Ni les gouverneurs de province ni le commissaire de police, encore moins le cabinet du Président Nkurunziza personne n’aurait bougé son petit doigt pour sauver les victimes des griffes de cette barbarie meurtrière. Et si les victimes étaient des militants de l’opposition, la sentence aurait été la même : la décapitation.

C’est ce qui est arrivé le surlendemain à Datus Nshimirimana un homme fort, proche du leader du FNL, Agathon Rwasa. Cet homme de l’ombre était un courroie de transmission entre Rwasa et les différentes factions du FNL. Un homme d’ouverture, un homme acquis à la cause d’un vaste rassemblement pour une alternance démocratique en 2015. Il a été assassiné d’une balle dans la tête.

En tout état de cause la communauté internationale, au lieu de faire les cartons devrait plutôt se déployer au Burundi pour prévenir l’irréparable. Cette force dangereusement excessive qui est accordé à la milice Imbonerakure mènera indubitablement à une explosion. Cette déflagration fera mal au peuple burundais et coûtera cher à la communauté internationale.

Pancrace CIMPAYE

Invitation ADC Etranger

13-05-2014

NVITATION A UNE CONFERENCE PUBLIQUE A BRUXELLES.
L’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI à l’étranger organise une conférence publique ce Samedi 17 Mai 2014 à 14h00 à l’Hôtel Marivaux, Boulevard Adolphe Max 98, 1000 Bruxelles ; à quelques mètres de la sortie du Métro Rogier et à 10 minutes à pied à partir de la Gare du Nord Bruxelles.
La conférence sera animée par les présidents Léonard NYANGOMA du CNDD et Alexis SINDUHIJE du MSD. Le thème des échanges sera : « COMMENT PREPARER DES ELECTIONS LIBRES, DEMOCRATIQUES ET APAISEES EN 2015 ? »
Venez nombreux ! Votre présence est précieuse à ce débat !
Pour tout contact : Bucumi Aimé Napoléon 0476786578
Cimpaye Pancrace 0492512361
Nzeyimana Abdoul 0466034595

la rédaction

Libérer les prisonniers politiques

29-04-2014


COMMUNIQUE DE PRESSE no.3
Au lendemain du septième anniversaire de l’emprisonnement arbitraire de l’honorable Hussein Radjabu (27 avril 2007- 27 avril 2014), l’ADC-IKIBIRI à l’étranger rend publique la position suivante :
1. La séquestration de l’Honorable Hussein Radjabu à la prison centrale de Mpimba pendant sept ans pour des calculs politiques démontre que le pouvoir du Président Nkurunziza a transformé la justice en un rouleau compresseur contre toute voix discordante. En outre cette longue durée de séquestration est une preuve évidente que ce pouvoir est plus revanchard que réconciliant.
2. A la veille des élections de 2015, le même rouleau compresseur est fortement déployé pour écraser tous les leaders de l’opposition. C’est ainsi que les figures de proue de l’opposition comme Léonce Ngendakumana, Alexis Sinduhije, Léonard Nyangoma, Frédéric Bamvuginyumvira et Agathon Rwasa sont tous visés par des poursuites judiciaires dictées par des mobiles politiques.
3. De ce fait ces poursuites judiciaires tentent d’écarter ipso facto ces leaders politiques pour la participation aux élections de l’année prochaine. Dès lors peut-on parler d’élections en 2015 en l’absence de ces acteurs politiques clés ?
4. De la même manière le cadre légal de la Commission Vérité et Réconciliation qui vient d’être arrêté par le seul pouvoir du Président Nkurunziza va s’inscrire dans la même logique du rouleau compresseur précèdent. Son seul objet sera la disqualification de tous les concurrents politiques du CNDD-FDD. Loin de réconcilier, cette commission ne sera qu’un instrument de discorde.
5. Pour avoir des élections en 2015, un environnement favorable est un préalable qui s’impose dans les meilleurs délais. Il passe en priorité par l’abandon de toutes les poursuites judiciaires contre les hommes politiques de l’opposition et par la libération de tous les prisonniers politiques.
6. La communauté internationale qui supporte financièrement l’essentiel du budget de ces élections, devrait peser de son poids pour la mise en place urgente de cet environnement favorable à la préparation de ces élections de 2015.
Fait à Bruxelles, ce 28 avril 2014
Serge NTAKIYIRUTA
ADC ikibiri à l’étranger, Tél : 0032485959238/ 0032494280550. E-mail :adc.ikibiri.etranger@gmail.com

La rédaction

Les Dix péchés de Nkurunziza

23-04-2014

LES DIX PECHES QUI FERONT TOMBER NKURUNZIZA ET SON CLUB !
Depuis que le président Pierre Nkurunziza a décidé de briguer un troisième mandat en violation du prescrit de l’Accord d’Arusha, de la constitution et de la volonté d’une grande majorité du CNDD-FDD, l’homme devient de plus en plus isolé. L’étau de cet isolement sur le plan international et au sein de son propre parti politique qui se resserre autour de lui le pousse à tenter des démarches solitaires suicidaires. Ces démarches ne font que l’enfoncer et l’éloigner du trône qu’il convoite tant. Tout tourne de travers ! Rien ne lui réussi ! A cet égard les faits suivants finiront par avoir raison de lui :
 La réunion de ce samedi 19 avril avec les représentants de la milice Imbonerakure au niveau national, celle-là même qui sème terreur et désolation au sein de l’opposition, est une preuve évidente que le commandant suprême de cette milice est bel et bien le Président Pierre Nkurunziza. Contrairement à la désinformation qui a été malicieusement distillée par son entourage, l’objet de la réunion était de mobiliser la milice pour sa reconduction, par tous les moyens, aux élections de 2015. Pour remplir cette mission, Nkurunziza a appelé à plus de discrétion. C’est ainsi qu’après cette assemblée générale de la milice, Nkurunziza a eu un tête à tête avec tous les participants, par groupe de trois. Et il leur remettait une enveloppe d’encouragement ! Voilà la raison pour la quelle son porte parole, l’Honorable Léonidas Hatungimana, une des figures du CNDD-FDD farouchement opposé à ce troisième mandat n’a pas voulu donné à la presse la substance de cette rencontre. Il les a renvoyés au service de la communication du parti !
 Le même jour le Président Nkurunziza a osé réunir, pour la deuxième fois, les seuls officiers supérieurs issus de son ancien mouvement politique armé, le CNDD-FDD. Un commandant suprême des forces de défense et de sécurité nationales qui consacre une telle division a perdu la boussole ! Le mot d’ordre de cette réunion de trop était l’unité autour du président pour garder le pouvoir. Dans cette gymnastique de ralliement, il devait préciser que s’il tombe il ne tomberait pas seul ! Comment le même commandant suprême peut- il oser, deux jours après cette rencontre de discorde et division aller visiter sur terrain, en Somalie, le contingent burundais ? Va-t-il là aussi séparer ces anciens compagnons de lutte des autres ? Va-t-il regarder dans les yeux ces derniers ?
 Qui a dit qu’il n’y a pas une catastrophe humanitaire en perspective ? La convocation du président du FRODEBU et président de l’opposition réunie au sein de l’ADC-IKIBIRI, devant le juge de la mairie, pour avoir alerté le Secrétaire Général des Nations Unies est aussi une bourde qui n’arrange pas notre président à vie. Pourtant les agissements de Nkurunziza dans ces deux réunions susmentionnées prouvent que l’honorable Léonce Ngendakumana avait raison de lancer ce message de détresse !
 Le 24 Mars et le 14 avril 2014 le site NYABUSORONGO, logé au cabinet du président Nkurunziza accuse le Rwanda d’être en intelligence avec l’ADC-IKIBIRI pour faire tomber le pouvoir de Bujumbura. La deuxième publication est on ne peut plus explicite : « Comment Kagame fomente un coup d’état au Burundi ». Une lecture en filigrane de cette communication laisse entrevoir une mobilisation à une solidarité ethnique hutu dans la région( Burundi, Rwanda, RDC,etc) pour faire face à un ennemi commun ! Qui a dit qu’il n’y a pas une menace d’une catastrophe humanitaire au Burundi ? Ces deux textes sont on ne peut plus éloquents.
 L’expulsion du diplomate onusien, Monsieur Paul Debbie ce 17 avril 2014 aura été une décision gauche qui ne fait qu’enfoncer et ternir de plus belle l’image du pouvoir de notre cher président. Ce dernier qui n’a plus la force nécessaire d’engager une guerre contre les Nations Unies devrait se rappeler qu’il vient de battre le record des expulsions des diplomates : Carolyn Mc Askie (2008), Nureldin Satti (2009), Youssef Mahmoud (2010) et Stéphane Delocker (2013). Ce palmarès qui est le propre des pouvoirs autocratiques d’antan est loin de redorer le blason du club qui règne sur le Burundi. Espérons que la numéro deux des Nations Unies, Madame Rosine Sori- Coulibally qui présentait ses adieux au premier Vice-Président ce mardi 22 avril 2014, n’a pas été, elle aussi, poussée à la sortie.
 Le divorce avec le parti UPRONA par le renvoie du Premier Vice-Président, l’honorable Bernard Busokoza le 1er février 2014 a été une erreur monumentale. Bien plus le Président Nkurunziza payera cher la confiscation de la gestion légale du parti UPRONA aux ayant droits. Le premier camouflet du rejet de l’amendement de la constitution ce 21 mars au parlement est une gifle résultante de son intrusion dans les affaires du parti de Rwagasore. Il a été pris à son propre piège.
 La tentative d’assassinat du leader du MSD, Monsieur Alexis Sinduhije, le feu ouvert sur les militants réunis au siège du MSD, la condamnation à des peines lourdes des jeunes militants du même parti et la suspension du parti MSD, des faits et gestes qui ont planté le décor d’une manifestation future inévitable. De surcroît cette brutalité a poussé Alexis Sinduhije à faire le tour du monde démontrant par la même occasion qu’il est plus malin que la police du Président qui cherchait à l’arrêter.
 L’adoption unilatérale des projets de loi sur la Commission Vérité et Réconciliation et sur la Commission Terre et Autres Biens démontre que Nkurunziza est résolument engagé dans une voie sans issue de la confrontation. Car cette démarche solitaire pour des sujets aussi sensibles et vitaux pour tous les burundais ne vise que la provocation qui risque d’ouvrir les plaies qui peinaient à cicatriser.
 L’épineuse problématique de la bourse des étudiants mobilise plus de dix milles jeunes contre Nkurunziza. La dernière sortie de ce dernier avec des demi-mesures a en effet confirmé que ce n’est pas le Ministre Butore Joseph qui détient la clé mais bel et bien le numéro un burundais. Garder ces jeunes dans la rue présage une facilité future de les convier à revenir dans ce lieu en passe de devenir leur campus.
 L’enrichissement rapide et illicite de quelques privilégiés irrite et exacerbe bien des militants du parti présidentiel. Cet enrichissement extravagant et arrogant est la paume de discorde qui pousse une partie du CNDD-FDD à s’opposer au troisième mandat du président.
Tels sont les dix dossiers chauds ou les dix péchés du Président Nkurunziza. Ce chapelet d’épines dans la botte de Nkurunziza finiront par le couler. L’ADC-IKIBIRI a le devoir de travailler sur ces ouvertures pour pousser à la sortie l’homme qui veut s’accrocher au sommet de l’Etat burundais éternellement et son club.

Pancrace CIMPAYE

Commémoration du génocide de 1972

22-04-2014




Bien chers compatriotes, Bien chers amis du Burundi,

A l’occasion du 42ème anniversaire du génocide de 1972, des Burundais de Belgique vous invitent, une nouvelle fois, à venir nombreux commémorer ce triste anniversaire. La commémoration se déroulera comme suit :

Date : 29 Avril 2014

Lieu : Paroisse du Saint Esprit
Place Martin Luther King, 1
1070 Bruxelles (Anderlecht)

Programme:
- 17h - 18h : Accueil
- 18h - 18h30’ : Recueillement autour du thème «Nécessité de faire le Deuil »
- 18h30’- 19h : Prière liturgique
- 19h - 21h : Verre partagé + Témoignages
- 21h : Fin de la commémoration

Accès par transport en commun :
- Tram 81 : Direction Marius Renard Arrêt Parc Vivès
- On peut le prendre depuis la Gare du Midi
- Ou à partir du Métro Saint Guidon

A votre aimable attention : Les organisateurs offrent le verre partagé. Il y aura
des enveloppes pour ceux et celles qui veulent
soutenir notre action.

Personnes de contacts: NTACORIGIRA Victor 0479 75 39 05 : gc766901@belgacom.net
NTAMAHUNGIRO Joseph 0472 45 69 52 : ndagateka@yahoo.fr

La rédaction

Le Psd du FRODEBU convoqué

18-04-2014

Le président du parti FRODEBU et de la coalition ADC Ikibiri, Léonce Ngendakumana a comparu devant le Parquet de la Mairie de Bujumbura. Son interrogatoire tourné autour de la lettre que l’ADC Ikibiri a adressé au secrétaire-général de l’ONU, Ban Ki-moon. La Rema FM aussi a été un sujet.

C’est dans la matinée de ce jeudi 17 Avril 2014 que Léonce Ngendakumana a comparu devant le Parquet de la Mairie de Bujumbura. Deux chefs d’accusation lui ont valu trois heures d’interrogatoires. Il s’agit de la plainte déposée par Pascal Nyabenda, président du parti CNDD-FDD et une autre plainte de la Radio REMA FM.
A la sortie de cet interrogatoire, l’avocat de Léonce Ngandakumana, Maître François Nyamoya a fait savoir que l’interrogatoire tourné autour de la lettre qui l’ADC Ikibiri a été adressée au Secrétaire Général des Nations Unis le 6 février 2014. Cette correspondance soulève ce qui ne va pas au Burundi dans le secteur de la sécurité et la politique. François Nyamoya rapporte que Léonce Ngendakumana n’est pas écrit cette lettre à son titre personnel mais au titre de président de l’ADC Ikibiri.
Sur les accusations que la REMA FM et le CNDD-FDD portent à l’endroit de Léonce Ngendakumana, François Nyamoya dit qu’ils ont en leurs possessions des preuves de ce qu’ils avancent. Ici, l’avocat du président de l’ADC Ikibiri parle des éléments sonores qui montrent que la Rema FM adopte un langage divisionniste.
A propos des imputations dommageables de caractère mensonger, raciste et injurieux que le CNDD-FDD reproche à Léonce Ngendakumana, son avocat se dit étonner. Dans cette correspondance à Ban Ki-moon, indique Maître François Nyamoya, le CNDD-FDD n’est évoqué que dans un passage. Ce dernier étant là où il est dit que le CNDD-FDD a une tendance de faire un retour dans un système politique monopartisme.
Le président du parti Sahwanya FRODEBU et de l’ADC Ikibiri, Léonce Ngendakumana comparaitra à nouveau le lundi 21 Avril 2014. A rendez-vous, il a été convaincu que la partie défenderesse apporte les preuves qu’elle dit avoir à ses dispositions, notamment les éléments sonores en rapport avec la radio Rema FM ainsi que les éléments visuels des Imbonerakure.
Vous saurez que lors de cette comparution, Léonce Ngendakumana était accompagné par beaucoup de partisans de la coalition ADC Ikibi et du FRODEBU. Dans ces personnes qui lui ont accompagné se trouvaient aussi certains représentants de leur pays au Burundi.

Source : igihe.com

Le Club de NKURUNZIZA

16-04-2014

Le Club du Président Nkurunziza : Le glas a sonné !
Le club qui gouverne le Burundi nous avait habitué au slogan « les chiens aboient et la caravane passe » ! Ce crédo qui était un cocktail de dédain et d’arrogance impliquait un silence radio total face à une problématique qui était sur toutes les lèvres. Aujourd’hui force est de réaliser que les émissaires du club envahissent les radios, multiplient des rencontres d’explication, de justification ou de plaidoiries. Les communiqués fusent de partout ! Les courtisans rivalisent de sorties médiatiques pour sauver ce qui reste à sauver.
C’est un spectacle pitoyable. Le Club ne se débat pas comme un fauve mais comme un gamin qui ne sait pas nager et qui tente d’échapper à une noyade ; il patauge et tente des mouvements désordonnés dans tous les sens.
Mais dans cette communication multiforme et désespérée, il est épatant ou plutôt ravissant de noter que les habituels préposés à la communication sont aux abonnés absents ! Tonnerre de Brest !! Où sont passé les honorables Onésime Nduwimana et Léonidas Hatungimana , respectivement porte parole du parti présidentiel et porte parole du Président Nkurunziza Pierre ? De sources autorisées le troisième mandat forcé, illégal et controversé du Président sortant Nkurunziza divise, démobilise et crée un malaise au sein de la majorité présidentielle. La grande majorité du parti est pour le départ de Nkurunziza pendant que les quelques privilégiés du Club jurent par tous les diables que leur rempart doit rester au pouvoir. Les deux camps sont à couteaux tirés derrière les rideaux ! Mais ce huis clos risque d’exploser et déboucher sur un drame.
C’est beaucoup plus cette menace interne lié à la problématique du troisième mandat de Nkurunziza qui justifie ce tapage de communication dans tous les sens. Et pour apaiser la tension interne et obtenir un ralliement, on brandi le spectre d’un complot international, contre les hutu, ourdi par les Nations Unies et les Tutsi. C’est ainsi que les règles les plus élémentaires de la courtoisie diplomatique sont violées par un porte parole du gouvernement qui attaque au vitriol la représentation des Nations Unies au Burundi. C’est dans la même dynamique que des écrits associant le Président Paul Kagame du Rwanda dans ce complot sont distillés par les sites officieux du Club.
Cette campagne de caresser la corde ethnique en ce moment précis est porteur de tous les dangers ! C’est une arme redoutable de destruction massive ! Et elle donne raison à ceux qui redoutent le pire ! Mais c’est aussi un signe qui ne trompe pas : le pouvoir du Club Nkurunziza est en décadence. Le glas a sonné ! Pour éviter une catastrophe au Burundi, les hommes politiques épris de paix doivent s’asseoir ensemble pour trouver une porte de sortie honorable et sécurisante pour le Président sortant Pierre NKURUNZIZA. La communauté internationale doit s’impliquer davantage et l’ADC-IKIBIRI doit être le porte flambeau.

Pancrace CIMPAYE

Vers la fin de la Grève à l'UB

16-04-2014

Son Excellence Monsieur le Président de la République,

1. En tant que père de la Nation toujours soucieux du bien-être de la population,

2. Dans le souci de voir les étudiants en grève en général et en particulier les étudiants qui se sont fait réinscrire malgré les intimidations multiples et multiformes à leur égard, regagner les auditoires pour continuer les études,

3. Conscient des maigres moyens financiers de l’Etat mais visant surtout la priorité du bien-être des populations burundaises en général et des étudiants en particulier,

4. En réponse aux doléances que les étudiants lui ont adressées demandant de prendre en main Lui-même la question, et ayant pris le temps suffisant pour l’analyse des contours y relatifs notamment les tenants et les aboutissants de la problématique, Décide

1) La révision immédiate de l’ordonnance Ministérielle N°610/212 du 12 février 2014 portant modalités d’assistance aux lauréats éligibles de l’enseignement supérieur au titre de l’année académique 2013-2014 particulièrement dans son article 3. Par là donc, tous les étudiants éligibles à l’Université du Burundi et à l’Ecole Normale Supérieure jouissent au même rang de l’assistance de l’Etat appelée « Bourse ». Le Gouvernement s’engage à faire tout son mieux pour trouver le financement de cette décision.

2) En dépit du caractère répréhensible de certains des actes de cinq étudiants de l’Université du Burundi, Son Excellence invite les instances habilitées à lever les sanctions d’exclusion qui étaient prises à leur endroit.

Ainsi donc,

1° Son Excellence appelle tous les étudiants à regagner les auditoires à la date que le Ministère fixera et la voudrait au 21 avril 2014 pour réduire le retard déjà enregistré et ainsi terminer l’année académique en cours et débuter la prochaine dans les délais raisonnables. 2°. Son Excellence demande aux concernés d’organiser rapidement la mise en place démocratique des organes légaux des représentants des étudiants à l’Université du Burundi afin d’avoir des interlocuteurs reconnus par tous et par le règlement.

3°. Son Excellence demande aux ministères concernés d’accélérer la préparation des états généraux de l’éducation pour avoir entre autres la compréhension commune dont celle des étudiants, des disparités entre la croissance des flux d’étudiants et la non disponibilité des moyens financiers au même rythme, afin de poser des solutions durables pour le développement du système éducatif burundais. C’est pourquoi, ces derniers y seront suffisamment représentés et auront l’expérience de ceux de certains autres pays.

4°. Son Excellence déplore cependant la décision de grève qui a fait perdre le temps aux étudiants et les moyens financiers à l’Etat et rappelle que le temps perdu ne revient jamais et que comme disent les Anglais « Time is money ». Il déplore en outre et surtout certains dérapages de langage dans l’expression de leurs doléances allant à politiser la question par ajout de multiples autres interrogations qui ont pourtant d’autres cadres de gestion.

5°. Son Excellence conseille et interpelle les étudiants à garder l’esprit de respect aux parents, aux éducateurs et aux institutions surtout qu’ils sont eux-mêmes les gestionnaires de demain et que la morale surtout religieuse nous y convie et nous en garantit les bénédictions. Il les appelle à plus de sens de responsabilité, de patriotisme, de civisme et de foi.

6°. Son Excellence exhorte les Partenaires Techniques et Financiers de comprendre cette mesure qui perturbe certes l’équilibre budgétaire et leur demande de venir plutôt en appui au Gouvernement afin de réussir cette mesure sociale salutaire.

7°. Il termine par souhaiter « Bonne Fête de Pâques » à tout le peuple burundais et aux étudiants en particulier dans les campus.

Fait à Bujumbura, le 16 avril 2014

LE PORTE PAROLE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Léonidas HATUNGIMANA (sé)

Source PRESIDENCE.BI

Démenti du Gouvernement

16-04-2014

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT A LA SUITE DU RAPPORT CONFIDENTIEL ADRESSE AU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES PAR MONSIEUR ONANGA -ANYANGA

1. En date du 3 Avril 2014, le Représentant Spécial et Chef du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) Monsieur ONANGA-ANYANGA a transmis un rapport confidentiel envoyé au siège des Nations Unies par lequel il est fait état d’ « une distribution d’armes » aux jeunes affiliés au Parti au pouvoir appelés Imbonerakure , et ce, par le Gouvernement du Burundi.

2. Cette accusation aussi grave tant de par sa teneur que de ses conséquences possibles pour le Burundi et ses citoyens vient appuyer le contenu d’une correspondance adressée au Secrétaire Général des Nations Unies en date du 06 Février 2014, par le Président de la coalition « ADC-IKIBIRI » composée des partis politiques qui se sont retirés de la course électorale en mai 2010 après avoir essuyé un échec cuisant au premier tour des élections communales, correspondance qui brandissait la menace d’une catastrophe humanitaire en perspective au Burundi, allant jusqu’à parler d’un génocide en préparation par le Gouvernement en place avec l’appui des milices du parti au pouvoir comparés aux Interahamwe du Rwanda, et ce, pour émouvoir l’opinion.

3. La correspondance de ladite coalition très allergique au système électoral comme mode de gestion politique, proposait en outre au Secrétaire Général des Nations Unies de trouver une voie politique autre que la démocratie constitutionnelle basée sur les élections, en résumé, un retour en arrière pour des négociations politiques comme solution à ce que l’auteur appelle une crise grave pesant sur le Burundi, crise qu’il entend créer de toutes pièces.

4. Par ses déclarations, notamment celle du 21 février 2014 et celle du 27 mars 2014, le Gouvernement du Burundi avait clairement étayé à la communauté internationale l’absurdité de toutes ces allégations tendant à ternir l’image du pays, particulièrement à la veille des moments les plus marquants de son histoire, et que ces pratiques étaient devenues une habitude chez les politiciens burundais en mal de projets de société à présenter à la population au moment des élections. Le Gouvernement avait également dénoncé le recours au mensonge, à la diabolisation par la globalisation des faits sociaux comme arme préférée de certains politiciens burundais.

5. En analysant les deux correspondances, l’une rédigée publiquement par un opposant politique bien connu pour ses positions hostiles au système électoral comme solution politique appropriée au peuple burundais d’une part, et l’autre transmise confidentiellement aux plus hautes Instances des Nations Unies avec la même teneur quant au fond et non à la forme de transmission, le Gouvernement du Burundi ne saurait qu’exprimer sa totale désapprobation quant aux mobiles réels qui se cachent derrière les deux personnalités, en ce qui concerne la vision qu’elles partagent sur le sort du peuple burundais.

6. En effet, alors que la mission assignée par le Conseil de Sécurité des Nations Unies au BNUB est d’accompagner le Gouvernement du Burundi, son principal partenaire, dans tous les secteurs de la vie nationale en vue de la consolidation du processus démocratique, des libertés publiques, et surtout de la paix et de la sécurité, rédiger et transmettre confidentiellement un rapport sur un sujet aussi sensible que la distribution des armes pour commettre un hypothétique génocide sans aucune collaboration avec les officiels/ou tout au moins leur réserver une copie, relève d’une perte de confiance totale à l’endroit d’un partenaire avec lequel depuis quatre ans on a pourtant réalisé ensemble beaucoup de programmes bénéfiques tant pour les Nations Unies que pour le peuple Burundais.

7. Ces réalisations ont par ailleurs été reconnues et appréciées par les plus Hautes instances des Nations unies qui viennent de décider de la relève des missions du BNUB par une structure de l’Equipe -Pays en vue de passer à la phase suivante axée principalement aux programmes de Développement.

8. Le Gouvernement du Burundi comprend donc difficilement ce recours à la confidentialité dans la rédaction et transmission d’un rapport portant sur un sujet aussi délicat et capital, à la veille de la passation de témoin du BNUB à l’Equipe pays qui va relayer le bureau d’ici la fin de l’année, principe qui a été vivement combattu par l’opposition radicale de l’ADC-IKIBIRI qui entend tirer profit de l’image d’un Burundi toujours sur le bord de la catastrophe, image que voudrait lui offrir le rapport confidentiel du représentant du BNUB.

Le recours à la confidentialité sans se référer à l’autorité officielle prouve que l’auteur du rapport n’était lui-même pas convaincu de la véracité de ses allégations.

9. Le Gouvernement tient donc à démentir avec énergie le contenu de ce rapport qui n’a d’autres visées que celles de cautionner les ambitions de l’opposition radicale allergique et hostile aux élections, et qui risque de s’appuyer sur le rapport du Représentant du BNUB comme prétexte supplémentaire pour se dérober et boycotter une fois de plus les prochaines élections de 2015, auxquelles par ailleurs ces partis ne semblent pas se préparer, si on analyse le contenu de la lettre adressée par la Coalition au secrétaire Général des Nations unies.

10. Par ailleurs, le Gouvernement s’inquiète des conséquences néfastes qui peuvent découler du rapport du représentant du BUNB sur la prolifération des armes aux mains des différents groupes criminels qui, depuis les élections de 2010, lancent des attaques ici-et là parfois avec la complicité des politiciens qui ont toujours misé sur l’insécurité pour accéder au pouvoir par voie de négociations.

11. Etant donné que le rapport des Nations Unies a déjà épinglé certains groupes dont certains politiciens burundais qui s’adonnent au trafic des armes à feu dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le Gouvernement attire l’attention particulière du Secrétaire Général des Nations Unies et du Conseil de Sécurité en leur demandant de prendre toutes les mesures nécessaires pour que ces groupes ne prennent prétexte au rapport du Représentant du BNUB pour déstabiliser le pays en se faisant passer pour des Imbonerakure.

12. Comme ce phénomène apparaît chaque fois que le Burundi se prépare aux grandes échéances comme les élections, ce qui a été constaté en 2005 et en 2010, le Gouvernement tient à dénoncer et condamner la politique basée sur l’intoxication de l’opinion nationale et ses effets sur la population.

Ainsi, le rapport du représentant du BNUB évoquant la distribution des armes et le spectre d’un génocide imminent au moment où au Rwanda voisin on commémorait le 20ème anniversaire de cet ignoble crime, personne ne peut douter que ce montage ne puisse laisser des traces dans les esprits particulièrement en milieu rural, surtout que les médias relayent l’information sans interruption auprès d’une population paisible en pleine réconciliation.

Le Gouvernement demande au Secrétaire Général des Nations Unies ainsi qu’à toute la communauté internationale de prendre toutes les responsabilités des conséquences qui peuvent en découler.

13. Pour sa part, le Gouvernement du Burundi ayant initié un programme de désarmement de la population, et ce avec l’appui et le suivi du BNUB, et il entend poursuivre ce programme, il serait inconcevable qu’il entreprenne en même temps la distribution des armes à la même population. Et dans quel intérêt ?

14. Le Gouvernement réaffirme qu’il n’y a pas de violence en vue au Burundi, encore moins organisée par ses propres services, car il n’ya aucune raison et il n’y en aura pas.

Par contre, s’il y a retour à la violence au Burundi, elle serait due à l’appui et aux financements incontrôlés que certains partenaires accordent aux activistes politiques et de la société civile sous prétexte de promouvoir les libertés publiques et la démocratie, sans s’assurer de la destination finale des moyens alloués.

Les dernières dérives du Président du Parti MSD monsieur Alexis Sinduhije recherché par la justice et actuellement en cavale, et sa bande de jeunes, dont des mineurs qui ont osé s’attaquer aux forces de l’ordre en prenant en otage les uns et en blessant d’autres devrait servir de leçon.

Pourtant, le Gouvernement n’avait cessé d’attirer l’attention de ces mêmes partenaires sur ce risque de dérapage.

15. Pour ce qui est du processus électoral pour les scrutins de 2015, le Gouvernement réitère sa ferme détermination de les préparer dans un climat apaisé, sécurisé, et en toute transparence, en associant tous les partenaires concernés et intéressés.

16. Ainsi, pour lever toute équivoque inspirée par les effets du rapport du représentant du BNUB, et qui pourraient peser sur le climat électoral, le Gouvernement du Burundi demande au Secrétariat Général des Nations Unies de :

mener des investigations approfondies pour vérifier la véracité de ces allégations et surtout le mobile de ce montage avant de tirer une quelconque conclusion.
établir les responsabilités et prendre les mesures appropriées pour rétablir un climat de confiance avec les mandataires du BNUB auprès des Institutions auxquelles ils sont accrédités.
s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une campagne destinée à couvrir l’entrée des armes dans le pays pour perturber la sécurité, créer un chaos pouvant saboter les prochaines élections pour exiger ensuite des Institutions de transition tant rêvées par certains politiciens.
garantir la bonne tenue des élections en envoyant à temps de préférence dès maintenant des observateurs sur place qui vont accompagner le processus, avant, pendant et après les scrutins.
17. Le Gouvernement réitère sa ferme détermination à condamner tout acte de violence d’où qu’elle vienne et demande aux forces de l’ordre et à la Justice de ne pas tolérer de tels actes qui pourraient constituer un frein aux progrès déjà réalisés en matière de consolidation de la paix.

18. A la population burundaise, le Gouvernement demande de rester sereine et soudée, de ne pas prêter oreille aux diverses rumeurs qui risquent de les distraire alors que le moment est de savourer les dividendes de la paix retrouvée, de travailler davantage pour son auto développement ; Le gouvernement s’est engagé à la protéger et à sauvegarder les acquis en matière de sécurité

19. Aux partenaires impliqués dans la promotion des libertés et droits humains le Gouvernement recommande de renforcer plutôt l’encadrement dans le sens de plus de responsabilités, de patriotisme et de maturité politique aux différents bénéficiaires de leurs appuis.

Enfin, le Gouvernement voudrait une fois de plus rassurer la Communauté Nationale et Internationale que des mesures appropriées seront prises pour que la paix et la sécurité continuent à régner sur tout le territoire national et réitère son engagement à contribuer au maintien de la paix partout où le Burundi sera sollicité pour contribution dans le monde.

LE SECRETAIRE GENERAL ET PORTE PAROLE DU GOUVERNEMENT

​​

Philippe Nzobonariba

Le devoir de manifester

30-03-2014

La dictature au Burundi : Le devoir de manifester le ras le bol !
Pour une fois dans l’histoire récente du Burundi, ce petit beau pays d’Afrique centrale n’a jamais été aussi sur l’orbite de l’actualité. Depuis que le Président Nkurunziza tente par tous les moyens d’arracher de force un troisième mandat, tout le monde en parle ! Tout le monde a compris qu’un malheur risque de s’abattre sur le Burundi.
Du haut de la tribune des Nations unies, Ban Ki Moon exprime sa préoccupation quant à la détérioration du climat politique au Burundi. Le conseil de sécurité n’avait jamais été aussi préoccupé par la crise qui couve au Burundi. Jamais le pays le plus puissant du monde, les Etats Unis d’Amérique, n’avait sorti autant de déclarations sur le climat politique délétère au Burundi. Didier Reynders, le patron de la diplomatie belge est revenu sur la même préoccupation ; même son de cloche du côté de l’Union Européenne. La haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Madame Navi Pillay n’y est pas allé avec le dos de la cuillère en dénonçant les restrictions croissantes des droits civils et politiques au Burundi.
Au demeurant la mayonnaise de Léonce Ngendakumana, président de l’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, a pris. Son cri d’alarme du 6 février 2014 n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd ! De la même manière le ras le bol exprimé par le leader du MSD, Monsieur Alexis Sinduhije ce 8 mars 2014 a résonné dans toutes les chancelleries occidentales et dans bien de salles de rédactions de la presse tant nationale qu’internationale. Le monde comprend de plus en plus que le Burundi court un risque de sombrer dans la violence si le Président Nkurunziza continu sa progression vers un état d’exception qui est en train d’installer un monopartisme au Burundi.
Le ras le bol est perceptible. Les burundais à travers le monde entier organisent des manifestations pour dénoncer cet état d’exception, pour dénoncer ce terrorisme d’état qui tire sur de paisibles manifestants, pour dénoncer le retour à un monopartisme qui méprise et réprime l’opposition, pour dénoncer cette menace d’un génocide politico-ethnique qui plane sur le Burundi. Au Canada, aux Etats Unis d’Amérique, en Europe, les burundais manifestent contre cette dictature de Nkurunziza. En Belgique, en marge du sommet Europe-Afrique, les burundais d’Europe vont manifester ce 1er avril 2014 à Bruxelles de 12h à 15 h au siège de l’Union Européenne, Rue de la loi no.242, 1046 Bruxelles. Le Président Nkurunziza Pierre qui sera dans les parages comprendra que dans les pays civilisés manifester est un droit d’expression ! Il va réaliser qu’on ne tire pas sur les manifestants mais que la police a plutôt le devoir de les encadrer.
Avec ce mouvement de manifestation-protestation, les burundais doivent comprendre que seule la rue viendra à bout du projet macabre de Nkurunziza de s’auto proclamer Président à vie du Burundi. Les burundais doivent comprendre et adopter cette sagesse : « Quand l’injustice devient une loi, la résistance est un devoir ». Cette résistance qui a commencé ce 8 mars 2014 au siège du MSD et qui s’est poursuivi au parlement ce 21 mars 2014 ( par le rejet du projet de révision de la constitution) doit continuer sa route ! Et tout le monde y est convié ! Ensemble nous vaincrons

Pancrace CIMPAYE

MANIF A BRUXELLES

25-03-2014

INVITATION DE L’ADC-IKIBIRI A L’ETRANGER A UNE MANIFESTATION A BRUXELLES.
A l’occasion du sommet Afrique-Europe, l’Alliance des Démocrates pour le Changement au Burundi, ADC-IKIBIRI à l’étranger, a le plaisir d’inviter les membres et sympathisants de la coalition, toute la diaspora burundaise et les amis du Burundi à une manifestation qu’elle organise au siège de l’Union Européenne pour dénoncer une menace de génocide qui pèse sur le Burundi.
Ce rendez-vous est fixé au 1er Avril 2014 de 9 heures à 14 heures. A l’adresse suivante : Rue de la Loi 242, 1046 Bruxelles. A 9 heures : Rassemblement à la sortie du métro Schuman. Venez nombreux ! Votre présence est indispensable pour vulgariser le thème du jour : « Pour décrocher un troisième mandat illégal, le Président Nkurunziza instaure un monopartisme, un terrorisme d’Etat et une menace d’un génocide politico-ethnique plane sur le Burundi ».
Fait à Bruxelles, ce 24 mars 2014
Pour l’ADC-IKIBIRI à l’étranger,

( Sé) Serge NTAKIYIRUTA

Messe d'action de grâce 01-03-2014

19-02-2014

La famille Jean-Berchmans Ndahabonimana vous invite à une messe d’action de grâce en mémoire de sa maman, Madame Julienne Bamboneyeho, décédée, le 31 janvier 2014 à l’hôpital de Kibimba.

La messe sera célébrée le 01 mars 2014 à partir de 14h à l’Eglise Saints Marie et Joseph de Blocry ; sise Rue de l’Invasion, 121 à 1340 Ottignies.

Après la messe un verre d’amitié vous sera cordialement offert dans la salle « La Charnière » située à la Rue Haute, 1 à 1340 Ottignies.

La famille vous réitère encore une fois ses remerciements pour le soutien lui témoignait dans ces moments difficiles.

Contact :
- GSM : 0032 485 177 485
- Fixe : 0032 10 760 247
- E-mail : ndaha24@yahoo.fr

Document annexe : 1392811465_Messe d'action de grace.doc

La rédaction

Nouveau Coordinateur ADC-IKIBIRI

22-01-2014

Communiqué de presse de l’Alliance des Démocrates pour le Changement




Ce dimanche 12 janvier 2014, le collège des Présidents de section des partis politiques de l'Alliance de Démocrates pour le Changement, ADC-IKIBIRI, s'est réuni à Bruxelles pour élire un nouveau coordinateur.

Au bout des échanges fluctueux, Monsieur Serges NTAKIYIRUTA, président de la section U.P.D, a été élu à l'unanimité pour un mandat d'une année.
Au terme de cette élection de nouvelles stratégies, un plan d'action et un calendrier ont été arrêtés pour se préparer au rendez-vous électoral de 2015.

Le Collège des Présidents saisit cette heureuse opportunité pour souhaiter les vœux de bonheur et de prospérité à tous les membres de la coalition et à tous les compatriotes de la diaspora burundaise.

Que l'année 2014 soit une année d'un vaste rassemblement pour une alternance démocratique au Burundi! Une année de l'espoir retrouvé!



Fait à Bruxelles, le 12 janvier 2014

Pour l'ADC-IKIBIRI à l'étranger,

Collège des Présidents des sections : CNDD, FRODEBU, MSD, UPD




La rédaction

Démocratie en marche

21-12-2013

COMMUNIQUE DE PRESSE no.002


. Ce Samedi 21 Décembre 2013, le Groupe de Réflexion sur l'Avenir Démocratique, Economique et Social du Burundi, GRADES-KAZOZA, a appris avec une allégresse extrême les sages et salvatrices conclusions des assises de Kigobe.

. Le GRADES-KAZOZA rend un hommage mérité à tous les acteurs qui ont participé à ces assises des 19 et 20 décembre 2013.

. Ces conclusions de Kigobe constituent un acte de sauvetage de la Démocratie, de la Concorde et de la Paix sociale du Burundi et méritent en conséquence les applaudissements de tout le peuple burundais.

. Le GRADES-KAZOZA félicite spécialement l'Assemblée nationale qui a ouvert et permis ce débat.
Lors de l'étude du projet de loi portant révision de la constitution, le GRADES-KAZOZA recommande à cette auguste institution de respecter scrupuleusement les conclusions dégagées au terme de ces consultations de Kigobe.

. A la veille des élections de 2015, le GRADES-KAZOZA demande aux hommes politiques burundais de se comporter en Hommes d'Etat, préoccupés par l'avenir du Burundi sur plusieures générations et non par les positions à occuper au lendemain de ces élections.

. Le GRADES-KAZOZA remercie la communauté internationale, l'Eglise Catholique, la Société Civile et la Presse pour le rôle ,combien louable, qu'ils ont joué dans cette nouvelle détente.




Fait à Bruxelles ce Samedi 21 Décembre 2013,

Pour le GRADES-KAZOZA ,


Pancrace CIMPAYE

Frédéric à MPIMBA

10-12-2013

Le leader de l’opposition écroué dans une affaire de mœurs

Au Burundi, le vice-président du parti d’opposition Frodebu, Frédéric Bamvuginyumvira a été écroué, le lundi 9 décembre 2013, pour quatre jours d’une discrète garde à vue à Bujumbura, dans une sombre affaire de mœurs. Officiellement, les autorités judiciaires burundaises poursuivent ce leader d’opposition et ancien vice-président du pays à la fin des années 90, d’atteinte aux bonnes mœurs et de tentative de corruption. Un dossier qui comprend de nombreuses zones d’ombre et suscite beaucoup de questions.

C’est un membre du secrétariat général de la Cour suprême du Burundi qui s’est chargé, lundi, d’expliquer, au nom du procureur général, pourquoi cet opposant a été arrêté puis écroué. Un mélange de genre plutôt surprenant.

Et malgré les dénégations de Frédéric Bamvuginyumvira, Emmanuel Rumbete assure qu’il s’agit d’un cas de flagrant délit. Du « tout cuit » : « Sieur Bamvuginyumvira Frédéric et dame Nzeyimana Joséphine ont été appréhendés en train d’avoir des relations sexuelles, le jeudi 5 décembre 2013 ».

Problème : les avocats de la défense rappellent que même si cela était vrai, il n’y aurait aucune infraction puisque son épouse n’a pas porté plainte comme le prévoit la loi burundaise. Mais surtout, la seule preuve matérielle de l’accusation est une photo où l’on voit le couple, habillé de pied en cap et assis sur un lit qui n’a pas été défait.

Photomontage grossier

Un photomontage grossier selon Me Fabien Segatwa, qui accuse le parquet de s’être ensuite rabattu sur l’accusation de tentative de corruption. Le président de l’ADC-Ikibiri, une coalition qui regroupe l’opposition radicale burundaise n’y va pas par quatre chemins : « C’est trop grossier, je suis choqué. On ne peut pas s’imaginer un gouvernement qui accepte de se couvrir de honte comme ça ».

Le pouvoir chercherait à éliminer selon lui, cet homme intègre, très respecté dans la société burundaise et représente un danger pour la présidentielle de 2015.

Source : RFI

Les conditions de détention de Fréd&

09-12-2013

L’ancien vice-président du Burundi dans un « chenil »

08-12-2013 Publié par Antoine Kaburahe dans A la Une

Au moment où notre pays observe un deuil en hommage à Mandela, un homme qui s’est battu pour la dignité de tous, même les prisonniers, les conditions de détention de Frédéric Bamvuginyumvira n’honorent pas le Burundi.

A la vue des conditions dans lesquelles vivaient les prisonniers, il semble qu’Eugène Nindorera, le ministre des Droits de l’Homme de Buyoya qui accompagnait Mandela lors de sa visite à la prison de Mpimba, a reçu « un savon » qu’il n’oubliera jamais. Mandela, furieux, l’a traité de tous les noms.

L’ancien vice-président à la BSR n’est même pas dans un cachot. Il est détenu dans une sorte de chenil, grillagé. D’un côté, des femmes, certaines avec des enfants.
De l’autre, sa cage. Le froid, les moustiques s’engouffrent allègrement. M. Frédéric Bamvuginyumvira dort sur un matelas posé à même le sol. Quand il pleut, l’eau pénètre dans la cage et il est obligé de se mettre debout.
Sur une chaise, une chemise. Un livret de prière. Quelques bananes. Une bouteille d’eau.
Depuis trois jours, il n’a pas pris de douche.

A droite, le lit sur lequel dort le détenu ©Iwacu
A droite, le lit sur lequel dort le détenu ©Iwacu

Aujourd’hui, le Burundi compte deux vice-présidents. Comment peuvent-ils dormir tranquille quand un homme qui a occupé les mêmes fonctions qu’eux dort par terre comme un chien ?
Cet homme a été vice-président du pays. Il n’a pas tué, il n’a pas volé.
Au-delà de tout ce que l’on peut lui reprocher, par respect pour la fonction qu’il a exercée, il mériterait un peu plus de respect.

Ceux qui laissent l’ancien vice- président se faire humilier de la sorte pourraient se retrouver demain dans ces conditions. L’histoire est un éternel recommencement …

Dans ce pays très chrétien on ne devrait pas oublier cet enseignement du Christ : « Ne faites pas aux autres ceux que vous ne voulez pas qu’on vous fasse. »

Source : Journal Iwacu

Frédéric est innocent

09-12-2013

La vérité sur l’arrestation de BAMVUGINYUMVIRA Frédéric

burundi24 / 6 heures il y a
NININAHAZWE Pacifique a rendu visite à BAVUNGINYUMVIRA Frédéric et nous relate la vérité sur les faits

Frédéric Bamvuginyumvira(le 08.12.2013, http://burundi24.wordpress.com) En fin d’après-midi, j’ai rendu visite à Frédéric Bamvunginyumvira, ancien Premier Vice-Président de la République et actuel vice-président du FRODEBU, en détention au Brigade Spéciale des Recherches (BSR). Je suis sorti amer, déçu par la médiocrité et l’amateurisme de certains de nos services, indigné par le traitement que nous pouvons réserver à une personnalité de son rang…


J’ai passé une heure et demie à l’entrée du BSR avant de rencontrer Frédéric. Un ordre venant des "chefs" interdisait tout accès aux détenus Frédéric et Joséphine…mais qui sont ces chefs? Mystère. Dans un premier temps, j’ai appelé le Directeur Général de la Police Nationale qui ne savait pas pourquoi il était interdit d’avoir accès à Frédéric et me renvoya au Procureur en Mairie de Bujumbura. Ensuite j’ai appelé le Procureur qui n’en savait rien non plus et me renvoya au Commissaire Municipal de la Police. Ce dernier s’est quelque peu étonné avant de promettre de venir en personne s’enquérir de la situation. Pourtant, quand il est finalement arrivé, il n’a posé aucune question à personne, il m’a simplement, sans aucune formalité, conduit vers le lieu de détention de Frédéric…

J’ai trouvé Frédéric assis sur une chaise devant une salle minuscule, sans fermeture, ni fenêtre, qu’il partage avec quatre autres détenus qui se trouvaient être tous des policiers sanctionnés. A côté, je trouvais Joséphine Nzeyimana, une veuve de 49 ans, militante active du FRODEBU (elle était chargée des fonds de campagne du FRODEBU en 2010), très proche de la famille Bamvuginyumvira. Elle était, elle aussi, assise sur une chaise (peut-être un signe de respect) devant une petite salle similaire qu’elle partage avec six autres femmes. Ces deux cachots ressemblent plus à des poulaillers, sans fermeture; la face de devant n’est pas construite, elle est faite de grillages. Lorsque la pluie tombe, les prisonniers se mettent tous dans un coin pour ne pas se mouiller, mais je ne sais pas ce qu’ils font de leurs petits matelas posés à même le sol et apportés par leurs familles respectives. Le vent et les moustiques frappent les détenus toute la nuit sans aucun moyen de protection. Les toilettes sont un peu éloignées, en mauvais état. Voilà les conditions dans lesquelles est détenu un ancien Vice-Président de la République!

Frédéric et Joséphine gardent leur moral, Frédéric sourit comme d’habitude. Je vous partage le récit qu’ils m’ont donné de leur mésaventure, je ne confirme ni n’infirme aucun fait.

Jeudi soir, 5 décembre 2013. Frédéric sort d’une audience chez le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Burundi Parfait Onyanga à 19h30. Il se rend ensuite au siège du MSD à Kinindo où il avait une rencontre ou réunion avec des jeunes. C’est lui en effet qui était chargé de la coordination de la marche de lundi. Il sort de l’endroit vers 21h30, et reçoit un appel de madame Joséphine qui l’informe de l’hospitalisation des membres de sa famille à la Clinique Prince Louis Rwagasore. Frédéric décide d’y passer et de la ramener à la maison dans son véhicule (lift). En cours de route, ils remarquent un véhicule qui les poursuit avant qu’un autre leur barre la route. La dame est rapidement tirée du véhicule et ramenée à l’un des deux véhicules. Elle crie au secours, craignant un enlèvement pour exécution extra-judiciaire. Ses derniers mots seront: "Président, prends soin de mes enfants!" entretemps, une autre personne s’installe tout à côté de Frédéric. Après un moment d’intenses discussions, Frédéric et Joséphine ont été amenés à la Mairie de Bujumbura. Il était 22h30.

A la Mairie, on fait asseoir Frédéric et Joséphine côte à côte sur un banc, d’autres prennent des photos (qui serviront de preuves?) Puis des séances d’interrogatoire sont organisées séparément, on leur apporte un procès-verbal à signer déclarant qu’ils ont été attrapés en flagrant délit d’adultère. Chacun, de son côté, refuse de signer, en dépit de toutes sortes de menaces. Joséphine affirme qu’elle a été longuement interrogée sur l’identité de son mari. Sa réponse: "mon mari m’a interdit de prononcer son nom et il exerce les mêmes fonctions que vous!" Rapidement ils informent par téléphone (qui?) que le mari de Joséphine est un officier en Somalie (ce détail est très important puisque dans le droit burundais, l’infraction d’adultère n’existe pas entre adultes consentants quand il n’y a pas de plainte d’un époux de l’une des personnes incriminées). Or, Joséphine est une veuve depuis pas mal d’années! sans la plainte de Madame Bamvuginyumvira, l’infraction dont ils sont accusés n’est pas possible! Elle aussi a été rapidement informée au cours de la nuit que son mari avait été attrapé en pleine relation intime avec une femme d’un officier en Somalie…que ne sera sa surprise le lendemain en réalisant que la femme en question n’est autre que Joséphine!

Dans les effets saisis de Frédéric, il y avait une enveloppe contenant 200 mille francs, on a ajouté aux charges de Frédéric la tentative de corruption des policiers. Tous ces interrogatoires et autres tractations (dont je vous épargne le récit) dureront des heures. Vers 4h du matin, Frédéric et Joséphine arrivent au BSR.

Le lendemain, le Président du FRODEBU Léonce Ngendakumana se rend à la police pour s’informer de la situation de son vice-président. Il affirme qu’on lui a demandé de retirer le FRODEBU des partis qui marcheront lundi en contrepartie de la libération de Frédéric Bamvuginyumvira….Joséphine affirme à son tour qu’une des personnes qui l’ont interrogée lui a confié que l’ordre de leur arrestation est venu "d’en haut". Entretemps, la radio Rema FM continue à diffuser depuis vendredi des détails intéressants sur le flagrant d’adultère…de F.B le candidat de l’ADC aux présidentielles de 2015….Voilà le récit que j’ai juste reçu au cours de cet entretien, je n’en sais rien de plus!

A la fin, j’ai plus de questions que de réponses. C’est quoi l’infraction d’adultère quand il n’y a pas de plainte d’un époux? Quelle est la relation entre l’adultère et la manifestation de lundi? Et quand bien même on admettrait l’existence de cette infraction, quelles sont les raisons de la détention provisoire de Frédéric et Christine? Etant entendu que les détenus préventifs sont innocents tant qu’ils ne sont pas encore jugés et condamnés, la détention provisoire est normalement justifiée pour:

- éviter la continuation de l’infraction
- éviter que les prévenus fuient la justice
- éviter la falsification des preuves
- protéger

Elle est systématique dans certaines infractions graves. Comment peut-on justifier la détention de Frédéric et Joséphine?

Juste deux recommandations à la fin de ce récit:
1. Je recommanderai à Frédéric et Joséphine de porter plainte contre l’Etat du Burundi pour détention abusive
2. Je recommanderai aux plus hautes autorités du Burundi de visiter rapidement le BSR, d’améliorer son état car un jour elles pourraient s’y retrouver. Le Premier Vice-Président Bernard devrait, à mon avis, passer rendre visite à son prédécesseur Frédéric….

Un immense regret: nos services ne sont même pas capables d’un bon montage!

Un seul appel: Libérez Frédéric et Joséphine!

Je n’ai pas pris les notes de ce récit. Il peut arriver qu’un détail me soit échappé …


Pacifique NININAHAZWE

Fera/fera pas

03-12-2013

Alexis Sinduhije réaffirme la détermination de l’ADC Ikibiri à manifester

La coalition ADC Ikibiri réaffirme sa détermination à faire la marche manifestation dont le préavis a été déjà lancé. La date du 9 décembre reste inchangée si le pouvoir du CNDD-FDD ne réponde pas à la requête de cette coalition de l’opposition.

Alors qu’il était allé rendre visite les partisans de son parti MSD, le président du ce parti, Alexis Sinduhije, a dit aux sympathisants du MSD qu’ils ne peuvent pas continuer à tolérer le mépris que le CNDD-FDD manifeste à l’endroit des partis de l’opposition en l’occurrence l’ADC Ikibiri. Il s’est indigné contre le fait de voir le CNDD-FDD s’octroyait le droit de changer la constitution à lui seul, sans l’avis des autres partis politiques ni aucune associations de la société civil ni aucune confession religieuse. Sinduhije a rappelé, à ce point, que la constitution concerne tout le monde.

En somme de toutes ces lacunes relevées par Alexis Sinduhije, celui-ci a annoncé que si le parti CNDD-FDD ne se ressaisit pas en ramener ce projet d’amender la constitution devant tout le monde vue qu’elle régira tout le monde, l’ADC Ikibiri est prêt à descendre dans la rue. Sinduhije a ajouté également qu’ils prendront le temps qu’il faudra pour que leur demande soit entendue et comprise. Le leader du MSD a dès lors demandé aux agents de la sécurité publique de laisser libre cours aux citoyens qui voudront manifester en cette date du 9 Décembre 2013. C’est leur droit de demander un changement sur les choses qui ne vont pas bien dans le pays, a-t-il ajouté Sinduhije. Il a aussi fait savoir que cette constitution concerne également les policiers et les soldats de l’armée nationale.

L’information qu’on doit à la Radio Publique Africaine (RPA) Ijwi ry’Abanyagihugu, Sinduhije a même demandé aux différentes confessions religieuses de faire une prière pour que cette manifestation puisse produire les résultats escomptés. Alexis Sinduhije précise qu’il s’agira d’une marche manifestation pacifique. Lors de cette visite de Sinduhije à Kayanza, les sympathisants étaient massivement venus à ce rendez-vous au moment où les jeunes partisans du CNDD-FDD avaient essayé d’empêcher les participants de la commune Butaganzwa à assister à cette rencontre. Vous serez que cette visite avait pour objet aussi l’ouverture d’une permanence du parti MSD dans cette commune.

A propos des inquiétudes comme quoi, lors de ces manifestations, il pourrait y avoir des personnes qui peuvent se faufiler dans cette marche pour compromettre le caractère pacifique que prévoit prendre cette marche manifestation, Chauvineau Murwengezo y rapporte une réponse. Ce dernier, porte-parole de l’ADC Ikibiri, dit qu’ils ont pris des précautions et qu’ils doubleront de vigilance pour qu’aucune personne ne crée le désordre.

Source : igihe.com

Lettre ouverte à Mr Rwasa

03-12-2013

Lettre ouverte à Agathon RWASA pour la Coalition et la réconciliation interne


REPUBLIQUE DU BURUNDI Bujumbura ,le 2 décembre 2013
PARTI F.N.L
UN MILITANT DU PARTI





A Son Excellence Rwasa Agaston
Président du F.N.L
à BUJUMBURA
avec les assurances de ma haute
considération.


Objet : Lettre ouverte pour la Coalition
et la réconciliation interne.





Excellence Monsieur le Président,

Plein d'amertume je reviens à vous ! Rongé par la honte, la déception, la désillusion et la frustration, je reviens à vous ! En effet au terme de la lecture de votre pensée sur la coalition ADC-IKIBIRI parue dans le journal IWACU, j'ai les larmes aux yeux. C'est douloureux de retrouver sur la place publique exposée les limites d'un homme que vous avez adulé ! Cette scène est affligeant ! Cette humiliation est cruelle ! Mais quelle mouche vous a piqué ? Je prédisais dans mon dernier courrier que le griot autour de vous vous entraînerait dans un gouffre ! C'est chose faite ! C'est réussi avec brio ! Malicieusement, il vient de vous trainer dans la boue.

Excellence Monsieur le Président,

Le fond de votre pensée trahit une légèreté ! Vous colportez des ragots de salons et vous en faites votre ligne de défense. Ces balivernes, comme vous le répétez à tout bout de champ, vous sont rapportées par le seul griot que j'avais omis de nommer dans ma dernière lettre : Aimé MAGERA. Voilà , il vient de vous immoler sur la place publique au grand soulagement du CNDD-FDD.

Excellence Monsieur le Président,

A la lecture de votre attaque contre l'ADC-IKIBIRI, on a l'impression que votre traversée du désert, la source de vos malheurs viennent de cette coalition. Vous avez même pris le risque de qualifier cette coalition d'ILLEGALE. Dès lors vous avez la même lecture que Monsieur Edouard Nduwimana, Ministre de l'intérieur.Bravo ! Chapeau bas ! Gardez jusqu'au bout cette concordance de vision avec Edouard Nduwimana et reconnaissez Jacques Bigirimana comme président de notre parti, FNL ! Vous aurez une fière chandelle de la part de ce ministre des partis politiques. Vous venez de lui offrir gracieusement un coup de main. Qui y aurait cru ? Si c'est par ce soutient que vous espérez retrouver la direction officielle du parti, c'est raté ! De ce fait en dehors de toute coalition vous ne pesez plus lourd ! Vous ne faites plus peur !


Excellence Monsieur le Président,

Je vous demande une fois de plus de regarder autour de vous. Il n'y a que cet homme que vous citez une infinité de fois.Vous attaquez au vitriol l'ADC-IKIBIRI, mais vous oubliez de nous parler de la fronde interne au parti. Une fois de plus dites nous où est passé le Vice Président du parti ? Où est le Secrétaire Général du parti ? Pourquoi vous n'avez plus de contact avec nos anciens camarades qui sont à l'armée et à la police ? Avouez que c'est bizarre que même l'ancien Chef d'Etat Major du PALIPEHUTU-FNL n'a aucun contact avec vous. Est ce la faute à l'ADC illégal ou il y a un problème de leadership qui se cache dans nos murs ?

Le divorce avec l'ADC-IKIBIRI que vous venez de déclarer, tes compagnons de lutte qui s'évanouissent autour de vous, comme peau de chagrin, Jacques Bigirmana soutenu mordicus par le pouvoir, Aimé Magera en charge de te piéger, telle est la liste des dangers qui menacent ta survie politique. Au demeurant, même ces nombreux militants dont tu te réclames, ils finiront par te quitter .Leur destination sera en priorité l'ADC-IKIBIRI, les autres iront chez Jacques Bigirimana. Et à la fin tu te retrouveras seul ! Car même Aimé Magera, il te quittera comme Pasteur Habimana et Jacques Bigirmana l'ont fait avant lui! En effet ces trois hommes ont en commun, la folie de monter sur un piédestal grâce à ta naïveté et la finalité de te trahir pour assouvir cette ambition.Saviez vous que votre Magera est jusqu'à cette date le coordinateur de l'ADC-IKIBIRI à l'étranger ? Paradoxe ou stratégie de positionnement ?

Excellence Monsieur le Président,

Cette sortie ratée chez IWACU démontre à suffisance que vous êtes très mal entouré. Il y a un déficit notoire de communication, d'organisation, d'analyse et de stratégies autour de vous. Si vous tenez encore à votre survie politique , faites un mea culpa et changer le fusil d'épaule avant qu'il ne soit trop tard. Cette sortie a compromis votre statut de leader. Oeuvrez en priorité à la réunification et à la réconciliation du parti avec lui même. Car si vous accusez le CNDD-FDD d'intolérance, qu'en est il chez vous ? Etes vous tolérant envers Bagaya et consorts ???

Quant à la coalition ADC-IKIBRI, je demande indulgence et retenu. Gardez toujours la porte ouverte pour notre leader. Seule la coalition l'emportera en 2015.

Dans l'espoir d'une suite favorable à cette lettre ouverte, je vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Président, l'expression de ma haute considération.



Un Militant Epris de l'Alternance en 2015.
TCPI à

. Ami(e) de la Victoire de la Démocratie en 2015 (Tous)

La rédaction

ADC sans Rwasa?

02-12-2013

Même si l’ADC-Ikibiri réclame le dialogue avec le gouvernement, en présentant un front commun, il semble que la coalition a des fissures qui risquent d’avoir de graves conséquences.

Agathon Rwasa saluant le président en exercice de l'ADC-Kibiri ©IwacuAgathon Rwasa saluant le président en exercice de l’ADC-Kibiri ©Iwacu
« Nous donnons au gouvernement 14 jours pour ouvrir des discussions autour de la question de la modification de la constitution, sinon nous allons descendre dans la rue et y élire domicile » a déclaré Alexis Sinduhije. Au nom des présidents ou secrétaire généraux des huit partis présents aux cérémonies officielles.

Il s’agit d’une réunion organisée le 24 novembre dernier au siège du parti MSD à Bujumbura, les partis membres de cette alliance ont signé deux documents phares : «L’acte d’engagement aux échéances électorales de 2015 » et « La charte commune de gouvernance ».
Ils annoncent que l’ADC-Ikibiri présentera un candidat unique aux présidentielles de 2015 et des listes communes. Les huit partis de la coalition révèlent que leur stratégie d’aller aux élections en rangs serrés s’explique par « la nécessité de conjuguer les forces pour opérer un changement à travers les élections ». Il s’agit de : le FRODEBU, le MSD, l’UPD-zigamibanga de Chauvineau Mugwengezo, l’ADR-Imvugakuri, le PIT, le PARENA, le CNDD et FEDS-Sangira.

Le ministre de l’Intérieur a réagi en précisant que l’administration prendra les mesures qui s’imposent le moment venu. Pour lui, un tel comportement s’écarte de la dynamique de dialogue mise en avant par le gouvernement : « C’est un projet de quelques uns des leaders regroupés au sein de l’alliance. »

Les griefs de Rwasa contre l’ADC-Ikibiri

En condamnant ce qu’il qualifie de coups bas, le leader historique des FNL refuse de se soumettre aux ordres et injonctions de ses pairs dans la coalition. Il rappelle qu’il est partenaire et qu’il doit être associé. Selon lui, les spéculations des uns et des autres ne peuvent que fragiliser la coalition au risque de l’éclater avant même les élections.
« La coalition doit profiter à la majorité et non à la minorité », martèle Agathon Rwasa, se réclamant président du parti FNL. D’après lui, il faut agir dans la transparence pour ne pas mettre devant un fait accompli certains.

Il estime que le positionnement, les calculs mesquins, l’insouciance, le dénigrement, etc. caractérisent certains membres de cette coalition.
Alors que Léonce Ngendakumana pour expliquer pourquoi le camp Agathon Rwasa n’a pas signé la charte commune, il avance que ce dernier s’imprègne des textes revus pendant les trois ans de son absence, M. Rwasa fustige : « Des documents m’ont été remis, il y a trois semaines. Personne n’est jusque-là venu me voir pour qu’on échange là-dessus. »
Par principe, raisonne-t-il, un candidat unique s’impose dans une coalition. Seulement, Agathon Rwasa voudrait bien savoir la formule utilisée par les partis membres de l’ADC pour confectionner les listes des députés, des sénateurs, des conseillers communaux, etc.

Que des manquements …

Selon Agathon Rwasa, il y a un hic derrière cette manière de travailler de l’ADC. Il énumère toute une série de manquements.
Fin mai 2011, des leaders de l’ADC partent en Suisse à son insu, et en profitent pour renouveler le mandat des organes de la coalition, en catimini.
Octobre-novembre 2012. Le gouvernement revoit la composition de la CENI. Il est demandé à l’ADC de proposer des noms, et Léonce Ngendakumana brandit deux noms, tous du Frodebu, dont il est le président. Toutefois, M. Rwasa déclare qu’il aurait également proposé un candidat de son parti, et laissé la chance aux neuf autres partis de l’Ikibiri.

Août dernier, un certain mardi ou mercredi, essaie Agathon Rwasa de se souvenir. Chauvineau Mugwengezo (UPD), Léonce Ngendakumana (Frodebu), Gervais Ndikuriyo (FDS) et Alexis Sinduhije (MSD) sont venus le voir : « Nous avons discuté un moment et dans les divers, ils ont lancé l’idée d’organiser un dîner qui serait un coup d’éclat médiatique sans toutefois entrer dans les détails. »
M. Rwasa adhère à cette idée puisqu’apparemment toute l’équipe en avait discuté avant de venir vers lui. Toutefois, il fait savoir que le week-end, il avait des engagements dans sa province natale. Sa paroisse Kiremba jubilait : « Pratiquement, ce n’était pas possible que je me présente avec tous les préparatifs du voyage. » Dimanche, explique-t-il, au retour, il a des contretemps en cours de route.


Agathon Rwasa : « Au lieu de perdre mon temps aux activités de l’ADC, je le consacrerai à la réunification de mon parti » ©IwacuAgathon Rwasa : « Au lieu de perdre mon temps aux activités de l’ADC, je le consacrerai à la réunification de mon parti » ©Iwacu
Une insouciance flagrante

Bien plus, le dîner est organisé en dehors du centre ville Bujumbura, côté route Gatumba. Pourtant, Agathon Rwasa fait savoir que compte tenu de ses limites sécuritaires, tout le monde à l’ADC semble s’en méfier. Agathon Rwasa désigne alors Aimé Magera, son porte-parole, pour le représenter. Mais il fut mal accueilli et des remous s’en suivent : « S’acharner contre mon porte-parole, c’est m’attaquer parce qu’il me représente valablement», se lamente-t-il. Par ailleurs, M. Rwasa remarque qu’encore une fois, son camp n’avait pas été associé dans les préparatifs : « On ne savait rien de l’organisation, du protocole, de la sécurité, etc. »
Agathon Rwasa s’interroge si c’est la hâte qui est à la base de cette insubordination. Mais il se dérobe et pense plutôt à un agenda caché.

La liste, elle n’est pas exhaustive …

13 septembre 2013. Agathon Rwasa indique que la police l’a envahi. Mais aucun de ses pairs ne viendra le réconforter.
Fin septembre- mi octobre 2013. L’ADC était invité aux Etats Unis par la diaspora burundaise. Aimé Magera, son porte-parole, a été contacté une semaine avant alors que l’invitation était connue de certains membres de l’ADC depuis des mois : « Comment est-ce possible de se procurer tous les documents de voyage notamment le visa à la dernière minute ? » Le temps limité, constate-t-il, c’était pour les inciter à se désister.
Lundi, 18 novembre 2013. L’ADC Ikibiri avait organisé une rencontre. Aimé Magera se présente et il est accueilli par des paroles méchantes, sans savoir pourquoi. Pour M. Rwasa, c’est cette goutte qui fait déborder le vase.

D’autres faits, réalise-t-il, apparaissent insolites mais ont un sens : « En tant que coalition, à la réunion de Kayanza, M. Magera a soulevé une question d’intérêt commun avec le diplôme universitaire pour être président de la République. Aucun soutien. »
Au sein de l’ADC, M. Rwasa apprendrait que ses pairs auraient déjà départagé les postes de président de la République, de l’Assemblée nationale, du Sénat, etc. : « C’est vendre la peau de l’ours avant de l’avoir abattu. »

Confusion

D’après le leader historique des FNL, l’ADC entretient une confusion entre la fusion et la coalition : « Tout le monde spécule sur l’électorat FNL, ils sont confortables dans notre situation, veulent nous fragiliser davantage en s’accaparant de nos militants. .»
Ces gens d’Ikibiri, lance M. Rwasa, oublient que chaque parti a son histoire devant l’électorat : « C’est lui qui décide et non les directions des partis. On ferait mieux d’éviter ces calculs mesquins. »

Interrogé s’il envisage se retirer si le climat malsain persiste au sein de la coalition, Agathon Rwasa est sans ambages : « Ma préoccupation première, ce n’est pas l’ADC mais le parti FNL parce que son aura dépasse de loin celui de l’ADC. Qu’est-ce que cette coalition a déjà fait pour défendre la cause de mon parti ? »

De surcroît, M. Rwasa persiste et signe qu’il ne peut pas sacrifier les intérêts de son parti au profit d’une coalition contestée par la législation en vigueur : « Qu’est-ce que je deviens à l’ADC sans parti. »
Dans notre prochaine édition, nous recueillerons les avis des autres leaders de l’ADC-Ikibiri face à ces accusations d’Agathon Rwasa.

Source : Journal Iwacu

Soutien aux Leaders de l'ADC-IKIBIRI

02-12-2013

DECLARATION DE L'ADC-IKIBIRI A L'ETRANGER.




Ce Dimanche 24 Novembre 2013, la section de l'ADC-IKIBIRI à l'étranger s'est réunit à Bruxelles pour analyser la situation socio-politique qui prévaut au Burundi.. Au terme des échanges riches, les participants ont décidé de rendre publique la déclaration suivante :

1.L'ADC-IKIBIRI à l'étranger réalise que l'aventure en solo du CNDD-FDD d'abroger la Constitution et les Accords d'Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi risque de conduire le Burundi vers une implosion sans précédent.

2. Cette aventure de tous les dangers risque d'aggraver la conjocture économique qui mine le pays.

3.L'ADC-IKIBIRI à l'étranger rend un vibrant hommage aux leaders de l'ADC-IKIBIRI à Bujumbura qui viennent de signer une charte qui consacre l'unicité dans l'action des partis membres de la coalition.

4. L'ADC-IKIBIRI lance un appel pressant à toutes les autres forces politiques épris d'un état de droit au Burundi et d'une alternance démocratique en 2015 de rejoindre ce vaste rassemblement, seule voie crédible pour sauver le Burundi, asphyxié par une dictature sans nom.

5. L'ADC-IKIBIRI à l'étranger demande en outre à tout le peuple burundais dans toutes ses composantes politique, ethnique, religieuse, professionnelle, syndicale,société civile de se lever comme un seul homme pour barrer la route au hold up contre la Constitution et les Accords d'Arusha.

6. Cet appel de Bruxelles demande à la Communauté Internationale de garder une attention soutenue sur cette situation explosive afin que le Burundi ne retombe pas dans les travers d'un nouveau conflit politique.


Serge Ntakiyiruta, Coordinateur Adjoint

Le Président du CJD arrêté &ag

17-04-2013

ARRET ET PERSECUTION DU PRESIDENT DE LA CENTRALE DES JEUNES DEMOCRATES (C.J.D) DU PARTI SAHWANYA FRODEBU

Par Protais BUGABO Mardi le 16 avril 2013

Le Président du mouvement des jeunes affilié au Parti Sahwanya FRODEBU M. Patrick NKU-RUNZIZA a été arrêté et persécuté par la police, le samedi le 13 Avril 2013.
Il quittait son domicile pour se rendre à l’Aéroport international de Bujumbura ou il devrait prendre l’avion pour aller en mission de travail à l’étranger.
Arrive au Centre-ville, près de la place de l’Indépendance, il a été bloqué par un véhicule de police dans lequel se trouvait le chef de poste de ROHERO surnomme KENYATA.
Ce dernier avec ses agents l’ont malmené avant de mainnoter, et l’ont conduit au Commissariat municipal. Dans les enceintes de ce dernier M. Patrick NKURUNZIZA a été relâché sans avoir été informé sur le motif de son arrestation.

M. Patrick NKURUNZIZA s’indigne contre ces habitudes de la police d’arrêter et persécuter des gens sans motif, sans mandat d’arrêt ni d'amener . Il pense que tout ce qui lui est arrivé à des mobiles politiques qui ne visent autre chose que d’empêcher les politiciens burundais qui sont de l’opposition de faire leurs activités quotidiennes.

M. Patrick NKURUNZIZA s’étonne également de voir qu’au lieu de mettre en oeuvre la feuille de route établie issue de l'atelier organisé le mois dernier par le BNUB, le pouvoir continuer à malmener les partis politiques d'oppositions.

La rédaction

Bruxelles a commémoré le 06 avril 20

09-04-2013

La Communauté Burundaise de Belgique et des environs ont commémoré le 06 avril 2013, en souvenir du Président Cyprien Ntaryamira et des ministres Bernard Ciza et Cyriaque Simbizi. On notera la présence de l'épouse du Président Ntaryamira et de ses trois enfants.

L'Abbé Emile MBAZUMUTIMA, dans son homélie est revenu sur les grandes qualités de cet homme d'Etat qui sont entre autre la sagesse et l'amour du travail, malgré son jeune âge. Vous traouverez ci-dessus la totalité de son homélie :


Nous sommes rassemblés en ce 6 avril 2013, pour célébrer une eucharistie en mémoire de notre Président Cyprien Ntaryamira. Célébrer une eucharistie, c’est faire une action de grâce ; c’est dire à Dieu : merci de nous (les Burnundais) avoir donné comme président Cyprien Ntaryamira. Pour la famille, c’étaitt plus qu’un président : c’était un enfant (par rapport à ses parents), un mari, un papa, un frère ; et pour d’autres, un ami également.
Par l’eucharistie, Jésus pourvoit à notre faim et notre soif spirituelles. Par la parole que nous écoutons et que nous méditons, nous sommes rappelés à ce qui fait notre identité d’enfants de Dieu.
Je voudrais axer cette méditation sur quatre thèmes : la foi, l’amour, la sagesse et le pardon.
Les textes que nous venons d’écouter nous rappellent que la vie ne finit pas avec la mort. S’il en était ainsi, si notre foi était celle-là, nous ne serions pas ici, nous ne nous serions pas rassemblés pour prier, ça n’aurait pas de sens.
C’est parce que nous croyons, c’est parce que nous espérons que les morts ressusciteront comme Jésus est ressuscité, que nous continuons à recommander au Père ceux que nous aimons.
Cela ne va pas de soi. Je vois parfois qu’au moment de décès, tout le monde ne se bouscule pas pour demander une eucharistie pour leur défunt. Il y a même parfois ceux qui le font, non pas parce qu’ils croient en la résurrection, mais juste pour respecter la volonté du défunt.
L’apôtre Thomas qui avait pourtant cheminé avec Jésus pendant trois ans lui demandait où il allait partir. Et Jésus lui répond : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi ».
Les circonstances de la mort du Président Cyprien Ntaryamira nous rappellent que notre pays, comme notre voisin le Rwanda ont failli à l’amour.
Nos pays comptent beaucoup de chrétiens, mais on peut parfois se poser des questions, si nous connaissons vraiment ce qui fait notre identité chrétienne. Si nous étions des païens, nous pourrions justifier nos actes barbares ou de vengeance au nom de nos valeurs païennes (ce n’est même pas sûr qu’ils agiraient ainsi). Le cinquième commandement ne nous dit-il pas : tu ne tueras point ?
C’est l’égoïsme, il me semble, qui nous a poussé aux conflits politiques. C’est l’égoïsme qui nous a amené à nous entretuer. Nous n’avons pas laissé de place à l’autre, nous avons cherché à occuper tout l’espace politique au nom de nos ethnies, au nom de nos clans politiques. Le Président Cyprien Ntaryamira a trouvé la mort dans des heurts politiques entre les Hutu et les tutsi du Rwanda. Ces mêmes conflits ont miné le Burundi et ne sont pas encore terminés.
Pourquoi tout cela ? Parce que nous avons manqué de sagesse.
La sagesse est d’abord un savoir, une intelligence qui aide à faire la part des choses, à distinguer ce qui est bon de ce qui ne l’est pas ; ce qui est juste de ce qui est injuste. La sagesse nous dit ensuite que nous devons choisir ce qui est juste, ce qui est bon. Elle nous invite à être raisonnables, elle nous amène à respecter la vie et les biens des autres.
Nous avons aussi failli, parce que nous n’avons pas su pardonner.
Un proverbe de notre sagesse nous dit que « la vengeance sans fin extermine la famille ».
Il y a longtemps que nous sommes dans cette spirale de vengeance, il est grand temps que nous songions à arrêter.
Notre Président Cyprien Ntaryamira nous a laissé des valeurs que nous ne devons pas oublier. Je vais souligner quelques-unes parce que nous ne pouvons pas les énumérer toutes et nous les connaissons pas toutes non plus.
Le Président Cyprien Ntaryamira avait un amour patriotique. S’il a accepté de devenir président, après l’assassinat de son prédécesseur le Président Melchior Ndadaye, ce n’est pas parce qu’il avait soif du pouvoir. Il y avait plutôt de quoi être effrayé, il y avait beaucoup de raisons de s’enfuir plutôt que d’accepter une telle fonction à cette époque. C’est parce qu’il avait un sens du devoir qu’il a accepté d’essayer, autant qu’il pouvait, de redresser son pays.
Le Président Cyprien Ntaryamira avait remarqué ce qui n’allait pas. Il y avait une crise d’autorité un peu partout, il y avait un laisser-aller généralisé. C’est pour cela qu’il en a appelé à la discipline : la discipline à l’école, la discipline dans la magistrature, dans l’armée, dans les partis politiques, dans les églises, etc. Il en appelait à la sagesse de tous, à la tempérance, à la modération ; à la justice.
Ce qui a miné le Burundi et qui continue en quelque sorte, c’est l’égoïsme comme je l’ai dit plus haut, mais aussi la paresse. Celle-ci engendre la pauvreté, qui engendre à son tour le besoin et puis encore l’égoïsme et la boucle est bouclée.
On ne souligne pas souvent qu’avant que le Président Cyprien Ntaryamira soit président, que c’était un grand travailleur. L’ambassadeur Kavakure Laurent faisait remarquer, dans son discours de souvenir de sa mort en 2010, qu’il était un « bulldozer au travail ». Nous avons besoin d’hommes et de femmes bulldozer au Burundi pour vaincre la pauvreté.
Un autre fait, anecdotique, mais non moins important au niveau de la valeur d’une personne, c’est qu’il avait arrêté le cortège présidentiel pour prendre en autostop un ami qui marchait à pieds sur une route de la ville de Bujumbura. Le Président Cyprien Ntaryamira avait non seulement un amour patriotique, mais aussi le sens de l’amitié qui fait de tout homme un vrai humain.
Que cette célébration-commémoration soit un moment d’offrande pour celui que nous aimons et que ce soit aussi un moment qui nous rappelle les valeurs de foi, d’amour, de sagesse et de pardon.
Amen.

La rédaction

Réconciliation Ngendakumana et Minani

29-03-2013

Une probable réunification du parti Sahwanya Frodebu et le parti Sahwanya Frodebu Nyakuri du Dr Jean Minani pointe à l’horizon. C’est la déclaration de Léonce Ngendakumana, président du parti Sahwanya Frodebu dans un entretien avec la radio Isanganiro, ce dimanche 24 mars.

"Ce n’est pas une simple initiative, c’est plutôt une recommandation des 4ème et 5ème congrès ordinaires du parti Sahwanya Frodebu et une recommandation de la retraite du comité exécutif du parti, du conseil national de régulation et du conseil national de disciplinée", signale Léonce Ngendakumana.
D’après lui, à l’issue de ces différentes rencontres, il a été constaté que le parti s’est dispersé, principalement à cause de la crise qui a secoué le pays. Et d’y voir "une occasion de reconstruire le parti de Melchior Ndadaye et de retrouver son héritage, un appel à construireun Burundi nouveau où règne la paix et la sécurité, un Burundi prospère, respecté et respectueux."
Pour ceux qui pensent que l’élan coïncide avec la préparation des prochaines élections, Léonce Ngendakumana se justifie : "Nous avons été dispersés par la guerre, et à un certain moment la démocratie et le dialogue n’avaient plus de place." Et alors que tous les Burundais s’accordent sur le fait qu’il faut reprendre le chemin tracé à Arusha, "celui d’un dialogue permanent", précise M. Ngendakumana, ils ont compris que finalement la résolution des problèmes ne passe pas sur les pratiques qu’on observe aujourd’hui au parti Cndd-Fdd, caractérisé par une gestion opaque des affaires de l’Etat, l’exil, la mort ou la prison.
Signalons que l’autre branche du Frodebu a été agréé le 29 juillet 2008 et présidé par Dr Jean Minani, un des anciens poids lourds du parti Sahwanya Frodebu (agréé, lui, le 23 juillet 1992). Ce nouveau parti a été vu comme un morcèlement résultant d’une mésentente avec les autres grands ténors du parti de Melchior Ndadaye. Une aubaine pour la formation présidentielle, évidemment.
Par ailleurs, l’annonce du Sahwanya Frodebu intervient alors que d’autres formations politiques comme le FNL et l’UPD tentent de réunir leurs ailes, avec à l’horizon, le rendez-vous électoral de 2015.

Source: Iwacu : Rénovat Ndabashinze

Bruxelles commémore le 06 avril 2013

25-03-2013

MESSE EN LA MÉMOIRE DE FEU S.E CYPRIEN NTARYAMIRA, LE 06/4/2013
L’Ambassade de la République du Burundi auprès des Etats du BENELUX et de l’Union Européenne a l’honneur d’inviter les Burundais résidant en Belgique, aux Pays-Bas et au Luxembourg à une messe en la mémoire de feu Son Excellence Monsieur le Président Cyprien NTARYAMIRA, qui aura lieu samedi le 6 avril 2013 à 15h00 à l’Eglise Saint Josse.
Adresse : Place Saint Josse
Accès :
Train : Gare Schuman
Metro : Madou, Malbeek
Bus : Lignes 29,63, 59
Arrêt: Place Saint Josse
L’ambassade de la République du Burundi auprès des Etats du BENELUX et de l’Union Européenne salue la présence et la ponctualité de tous et leur renouvelle les assurances de sa considération distinguée.
Fait à Bruxelles, le 22 mars 2013
NDAYISENGA Félix
Ambassadeur

La rédaction

Recommandations de l'atelier BNUB

16-03-2013

Atelier du BNUB : les principales recommandations de la rencontre, adoptées dans le sourire ...
Par Cédric-Soledad Urakeza
Trois jours avec les anciens Chefs d’États burundais, les représentant du gouvernement et du Sénat, l’Ombudsman, le président de la CNIDH, les partis et acteurs politiques : voici quelques-unes des recommandations dégagées à l’issue de l’atelier du BNUB. Un chronogramme sera bientôt élaboré pour leur mise en œuvre.
Concernant le cadre légal des élections, les participants veulent qu’un Code électoral consensuel, adopté et promulgué au plus tard au mois décembre 2013 ainsi que la révision de certaines dispositions de la Constitution qui le méritent, ...
Pour la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et ses embranchements provinciaux (CEPI) et communaux (CECI), l’atelier a souhaité :
- des garanties quant à l’indépendance, l’impartialité et l’autonomie financière de ces organes
la nécessité d’inclure des partis politiques au sein des CEPI et CECI
la mise en place d’organes de gestion des contentieux électoraux autres que la CENI avec des règles et procédures simples et claires
l’établissement d’un système d’évaluation et d’auto-évaluation des partis et acteurs politiques et de la CENI après chaque étape du processus électoral
un lieu d’échange régulier entre la CENI et les partis et acteurs politiques.
Pour ce qui est des partis politiques, les participants à l’atelier ont :
encouragé la fusion et/ou la réunification des partis politiques et veiller à la non-ingérence dans le fonctionnement des partis politiques
appelé à garantir la réalisation des équilibres ethniques et du genre prévus par la Constitution
demandé que l’on s’assure que la jeunesse affiliée aux mouvements politiques contribue positivement à créer un environnement propice pour les élections
appelé à établir un environnement sécuritaire qui protège tous les acteurs politiques, qui facilite leurs activités et la libre participation du peuple au processus électoral
demandé de garantir le libre accès des partis et acteurs politiques aux médias d’état ainsi que la liberté d’expression, de manifestation et d’association, ...
Quant à la gestion et à la conduite des élections, ils proposent :
une révision périodique et transparente du fichier électoral et la délivrance, à tous les citoyens remplissant les conditions, des cartes d’identités et d’électeurs
l’usage du bulletin unique lors des prochains scrutins
le regroupement de certains scrutins
l’adoption d’insignes différents des partis politiques pour éviter toute confusion
d’assurer le traitement équitables et la prise en charge des mandataires des candidats
de veiller à ce que les procès verbaux de dépouillement soient affichés et transmis en toute sécurité à l’autorité compétente, que les mandataires des candidats obtiennent des copies des PV et/ou des fiches des résultats à l’issue du scrutin
d’associer les missions observatrices internationales, régionales et nationales à la tenue du scrutin.
Par ailleurs, les partenaires politiques du Burundi se félicitent du dialogue inclusif entamé grâce à l’atelier sur les leçons apprises des dernières élections et aux perspectives pour celles de 2015 et "encouragent le gouvernement et tous les acteurs politiques de continuer sur cette même lancée."
Promettant de déployer des observateurs "si tel est le souhait du gouvernement burundais", ils s’engagent par ailleurs à "apporter un appui logistique, technique et financier pour garantir l’organisation des élections crédibles, libres, transparentes et juste, se félicitent du retour des leaders politiques en exil et lancent un appel de rester au Burundi pour contribuer à organiser les futures élections."

Source: Iwacu

Mise en place de la DBB Brabant Wallom

14-03-2013

La DBB vient de mettre en place son bureau du Brabant Wallon. Le bureau a été mis en place en respectant la diversité, le genre..... Tout a été mis en place de façon démocratique.

Représentante
NIYONSAVYE Christine Nina
Représentant Adjoint
NDAHABONIMANA Jean Berchmans
Secrétaires et Chargés de la communication
MUSONI Yves
NKUNDWANABAKE Marcien
Développement des Projets et Recherche des Fonds
NDAYIBARIRA Benoit
Trésoriers et chargé des affaires sociales
NSHIMIRIMANA Déogratias
BARAMPFUMBASE Balthazar
Relations publiques, Sports et Activités culturelles
MUZEHE Jacqueline
SINIHA Pauline
Membre du comité des sages de la DBB pour le Brabant Wallon
NIKOYAGIZE Thérèse

La rédaction

P.Nkurunziza à Paris

01-03-2013

Dans un contexte international marqué par la guerre au Mali, le président burundais Pierre Nkurunziza doit se rendre à paris, le 11 mars, pour rencontrer son homologue français François Hollande.
Pierre Nkurunziza, le président du Burundi, se rendra en visite officielle en France dans la première quinzaine du mois de mars. Le 11, il s'entretiendra avec François Hollande de diverses questions, au premier rang desquelles la guerre dans le Nord-Mali. Le 21 février, Bujumbura a annoncé sa décision de mettre rapidement des militaires à la disposition de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), que dirige Pierre Buyoya, un ancien président burundais. L'armée de ce pays est présente depuis plusieurs années en Somalie, face aux islamistes.


Source : Jeuneafrique.com

La rédaction

P.CIMPAYE en IRAN : C'est son Homonyme

01-03-2013

Bujumbura avait retenu son souffle en apprenant la nomination d'un certain Pancrace Cimpaye au poste de premier secrétaire d'Ambassade en Iran. Les mêmes sources précisaient qu'il s'agissait de Pancrace Cimpaye, ancien exilé de Belgique, membre du Parti Sahwanya-FRODEBU, dont il a été porte-parole avant son exil.

La rédaction a mené sa propre enquête, il s'agit de son homonyme, membre du parti FNL, aile Miburo, natif de la province de Ruyigi.

A suivre

La rédaction

COMMUNIQUE DE LEVEE DE DEUIL

12-02-2013


La famille de Monsieur Evariste NKUZIMANA alias NDONGOZI résidant à Bujumbura(Burundi) informe les amis et connaissances que suite au décès de leur fille, Jacqueline NKUNZIMANA NDONGOZI survenu à Bujumbura en date du 6 février 2013, il sera organisée une cérémonie de levée de deuil partielle tant à Bujumbura qu’à Namur en Belgique, lieu où réside un des frères de la défunte, en l’occurrence Monsieur Pelé Oreste NDONGOZI.
La cérémonie débutera par une messe qui aura lieu le samedi 16 février 2013 au 19, rue Godefroid, 5000 NAMUR (En face de la gare de Namur), à partir de 11h30.
A l’issue de la messe, une réception sera organisée à la même adresse.
La famille de Monsieur Evariste NKUZIMANA alias NDONGOZI remercie vivement toutes les personnes qui se joindront à elle en ce jour et toutes celles qui leur ont déjà manifestés soutiens et encouragements.
Pour la famille : Pelé Oreste et Fleury NDONGOZI.

La rédaction

Communiqué de Presse du parti FRODEBU

18-12-2012

Communiqué de presse du Parti SAHWANYA-FRODEBU sur la situation socio-politique et sécuritaire prévalant actuellement au Burundi

1. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU est profondément préoccupé par la continuelle détérioration de la situation politico-sécuritaire marquée par les faits suivants:

 La dégradation du processus démocratique et la gouvernance politique et économique;
 La mise en pace des lois liberticides ;
 La nomination d’une Commission Electorale Nationale Indépendante totalement inféodée au Parti CNDD-FDD;
 Le rejet par le pouvoir d’un Processus de réconciliation nationale basé sur la vérité et la justice ;
 Le dysfonctionnement de la Commission Nationale Terres et autres Biens;
 La percussion du malaise social chez les employés de l’Etat et les jeunes lauréats du secondaire;
 La reprise de la guerre à l’Est du Congo qui risque de se répandre dans la sous région ;

Après avoir analysé les dérapages du gouvernement en rapport avec les domaines cités ci-dessus qui conduisent progressivement dans l’abime, le Parti Sahwanya –FRODEBU communique au public tant national qu’international ce qui suit :

2. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU réitère son appel à l’endroit des partenaires du Burundi d’organiser une Conférence Internationale des partenaires pour évaluer la mise en application de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et analyser de près la situation qui prévaut en matière de gouvernance politique et économique ainsi que l’organisation des élections de 2015.

3. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU réitère sa détermination à s’engager dans la préparation et la participation aux élections de 2015 en étroite collaboration avec les partis partenaires dont la Coalition ADC-IKIBIRI. Cependant, il exige de la part du Gouvernement une parfaite transparence et un débat large sur le cadre des élections, les lois y relatives ainsi que sur la question des libertés publiques. La CENI devra être révisée avec la mise en place du cadre de concertation.

4. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU réaffirme que le processus de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle est un sujet sensible qui concerne tous les partenaires et tous les citoyens burundais. Il refuse la consécration de l’impunité, et soutient un processus qui passe par la vérité, la justice et la réconciliation.

5. Le Parti Sahwanya – FRODEBU appelle le Gouvernement à respecter les conventions signées avec ses employés à travers leurs représentants. Au lieu de procéder par des

menaces, il doit engager un dialogue franc et sincère avec ses employés sur toutes les questions qui les concernent. En outre, le Partis Sahwanya –FRODEBU constate que le Gouvernement pratique la politique de deux poids, deux mesures à l’endroit des lauréats du secondaire quant à l’obtention des Diplômes d’Etat et d’autres avantages y afférents.

6. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU soutient que les rapatriés puissent retourner dans leurs terres et autres biens en vertu des principes contenus dans l’Accord d’Arusha. Le Gouvernement doit mettre en place le fonds de compensation pour indemniser ceux qui seront victimes de ce processus et ne pas se dérober devant ses responsabilités.

7. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU interpelle le Gouvernement à suivre de près la détérioration de la situation sécuritaire à l’Est du Congo, et d’informer régulièrement la communauté nationale sur la situation qui prévaut et des comportements à adopter.

8. Le Parti SAHWANYA-FRODEBU interpelle le pouvoir en place avant qu’il ne soit tard, afin qu’il stoppe définitivement les activités très dangereuses du Mouvement des jeunes CNDD-FDD « Imbonerakure », s’il ne veut pas risquer la répétition au Burundi de la catastrophe humanitaire qui est survenue au Rwanda en 1994. Il lui est demandé en plus d’user de son pouvoir pour stopper les tueries barbares qui se font parler d’elles – mêmes à travers le pays.

Frédéric BAMVUGINYUMVIRA

Nkurunziza nomme sa CENI

06-12-2012

REPUBLIQUE DU BURUNDI
CABINET DU PRESIDENT
DECRET N° 100/ 319 DU 5 DECEMBRE 2012 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DE
LA COMMISSION ELECTORALE NATIONALE INDEPENDANTE
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Vu la Constitution de la République du Burundi, spécialement en ses articles 89, 90, 91 et 159 ; Vu
la loi no 1/22 du 18 septembre 2009 portant Révision de la loi no 1/015 du 20 avril 2005 portant
Code Electoral ;
Vu la loi no1/16 du 10 septembre 2011 portant Révision de la loi no1/006 du 26 Juin 2003 portant
Organisation et Fonctionnement des Partis Politiques ;
Vu le décret no 100/76 du 12 mars 2012 portant Organisation et Fonctionnement de la Commission
Electorale Nationale Indépendante ;
Vu le décret no 100/ 245 du 11 septembre 2012 portant Modification d’un article du décret no
100/76 du 12 mars 2012 portant Organisation et Fonctionnement de la Commission Electorale
Nationale Indépendante ;
Revu le décret n° 100/246 du 11 septembre 2012 portant Prorogation du Mandat de la Commission
Electorale Nationale Indépendante ;
Après approbation des Membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante par
l’Assemblée Nationale ;
Après approbation des Membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante par le Sénat ;
DECRETE :
Article 1 : Sont nommés Membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante :
1. Monsieur Pierre Claver NDAYICARIYE, Président ; 2. Madame Spès Caritas NDIRONKEYE,
Vice-Président ; 3. Monsieur Prosper NTAHORWAMIYE, Membre ; 4. Madame Illuminée
NDABAHAGAMYE, Membre ; 5. Monsieur Jean Anastase HICUBURUNDI, Membre.
Article 2 : Toutes dispositions antérieures contraires au présent décret sont abrogées.
Article 3 : Le présent décret entre en vigueur le jour de sa signature.
Fait à Bujumbura, le 5 décembre 2012,
Pierre NKURUNZIZA.

La rédaction

Funérailles de Joseph Kayogera

21-11-2012

Organisation des Funérailles de Joseph KAYOGERA

Les familles KAYOGERA et BOURGUIGNON ont la profonde douleur de vous annoncer que l’enterrement de Joseph Kayogera est prévu le vendredi 23 novembre 2012 au cimetière d’IXELLES après une messe qui sera célébrée à 11h, à l’Eglise Saint Jean-Baptiste au Béguinage, Place du Béguinage, à 1000 Bruxelles.

Après l’enterrement, vous êtes invités pour les cérémonies d’usage à la salle Lumen, située à la Chaussée de Boondael, 36 à 1050 Ixelles(Place Flagey)

Pour le soutien de la famille, veuillez contacter :

- Elie Kayogera, GSM : 0032 472 688 279, mail : kayes@base.be
Compte: 270-0585824-94
- Claire BOURGUIGNON, GSM : 0032 474 73 52 53
Compte: 371-0479398-90


Pour le comité organisateur : Jean-Berchmans NDAHABONIMANA

La rédaction

Intolérance politique (suiteà

19-11-2012

Euphrasie BIGIRIMANA a été tabassée ce Dimanche18 Novembre 2012 dans la mi-journée par les éléments (cadres et agents) de la Police Nationale du Burundi.
Cette dame Ex-Chef de cabinet du Président NDAYIZEYE et Ministre du Commerce et de l'Industrie vers la fin du premier mandat de Pierre NKURUNZIZA n'est pas la seule victime de la journée.

Son parti SAHWANYA-FRODEBU avait organisé une réunion en province BUJUMBURA, commune MUTIMBUZI dans la zone GATUMBA, n'eut-été une barricade installée à l'entrée de cette zone par la Police Nationale pour empêcher les membres du parti SAHWANYA-FRODEBU et d'autres personnes membres de l'Alliance Démocratique pour le Changement (ADC-IKIBIRI) d'atteindre le lieu du rendez-vous.

Cette situation a créé un embouteillage suite au refus de ces membres conviés à cette réunion de rebrousser chemin.
Comme l'exige le langage du pouvoir CNDD-FDD, ces éléments de la Police Nationale ont fait recours à la force en lançant des grenades lacrymogènes et en usant de la chicotte pour disperser la foule, tout en concentrant l'effort principal aux hommes et femmes clés du parti SAHWANYA-FRODEBU et de l'ADC-IKIBIRI.

C'est dans cette triste situation que Madame Euphrasie BIGIRIMANA a été sérieusement tabassée. Elle a accordé une interview à la presse qui l'a trouvée étalée par terre, essoufflée, en déplorant le fait que la démocratie au Burundi est en voie de disparition.

Marina BARAMPAMA l'ex-deuxième Vice-Président de la République du Burundi est parmi une dizaine d'autres personnes qui ont été maltraitées par la Police.

Cette réunion du parti SAHWANYA-FRODEBU a été ainsi sabotée au moment où le CNDD-FDD fait des meetings là où il veut et n'importe quand sans inquiétude.

A suivre. !
Source: Burunditransparence

La rédaction

Quelle intolérance politique

19-11-2012

Par : Rédaction Isanganiro , lundi 19 novembre 2012 à 15 : 03 : 54

L’intolérance gagne de plus en plus le terrain dans le jeu politique. Les anciens hauts dignitaires de ce pays sont malmenés et mis à tabac, victime de leurs opinions politiques.

L’incident de ce dimanche à Gatumba n’a pas de place dans un pays qui se veut démocratique. Les partisans de l’opposition qui se rendaient dans une réunion organisée à Gatumba par le parti Sahwanya-Frodebu ont été interceptés et sérieusement tabassés par la police les gaz lacrymogène n’ayant pas été écarté !

Les victimes de cette intolérance politique sont entre autre Léonce Ngendakumana l’ancien président de la chambre basse du parlement & président en exercice du parti Sahwanya-Frodebu, Marina Barampama qui fut ancienne vice-présidente de la République, et Euphrasie Bigirimana, ancien ministre en charge du commerce, lesquels étaient qualifiés par la police de vaut-rien : Imihimbiri.

Ces femmes ont été brutalement mises à tabac au moment où paradoxalement, cette même semaine la ville est orné par des banderoles clamant l’engagement de la police à lutter contre les violences faites aux femmes. Pourtant cette même police a non seulement violé cet engagement, mais de plus est passé outre la tradition burundaise appelant tout en chacun a respecter la femme d’autrui.

Cette police affirmait être à la mission du ministre de l’intérieur. Mission qui se répète en tout cas : il y a deux semaines, toujours les membres de l’opposition se sont vus bloquer par la police lorsqu’ils se rendaient à Rumonge pour célébrer l’anniversaire du parti CNDD.

D’aucun pourrait se demander si les activités de l’opposition vont être toujours sabotées par les pouvoirs publics ! Ce qui est flagrant c’est que la politique de deux poids deux mesures devient de plus en plus une réalité parce que les partis de la mouvance, eux, ne cessent de tenir à volonté des réunions !

A bien y voir clair, les partis politiques de l’opposition seraient victimes de la récente loi régissant les partis politiques de l’opposition, loi ne leur permettant pas de se constituer en coalition. La dite loi est plutôt contestée par l’Adc-Ikibiri qui la qualifie simplement d’anticonstitutionnelle.

Tout ceci se déroule au moment où les bailleurs de fonds avaient entre autre exigé à Genève au gouvernement burundais, la promotion des libertés politiques dans le pays comme conditionnalité pour le décaissement de cet argent. Quoi qu’il en soit ; les fonds des bailleurs ne sont que promesse et non acquis ! Le pouvoir en place, l’opposition, la société civile, tout burundais doit se sentir interpellé à respecter les exigences de Genève pour l’intérêt de la nation.

La rédaction

COMMUNIQUE DE DECES

18-11-2012

Les familles KAYOGERA et BURGUIGNON ont la profonde douleur de vous annoncer le décès de Joseph KAYOGERA survenu le samedi 17 novembre 2012 à l’Hôpital d’Ixelles en Belgique après une longue maladie.

Le corps du défunt repose à la morgue de l’Hôpital d’Ixelles. Ceux qui voudraient lui rendre un dernier hommage, les visites sont possibles le dimanche 18 novembre de 15h à 16h et à partir du lundi 19 novembre, de 08h à 16h.

Le lieu et la date de l’enterrement vous seront communiqués ultérieurement.
Pour soutenir la famille, veuillez contacter :
- Elie Kayogera, GSM : 0032 472 688 279, mail : kayes@base.be
Compte: 270-0585824-94


- Claire BURGUIGNON, GSM : 0032 474 73 52 53
Compte: 371-0479398-90

La rédaction

Diaspora Burundaise en Belgique

16-11-2012

RAPPEL : CE Dimanche 18/11/2012 à Bruxelles
Structuration de la Diaspora burundaise de Belgique
Adresse : Palais du midi
rue Roger Van der Weyden, n°3
1000 Bruxelles
Heure : De 14h00 à 18h00
Accès: Metro Anneessens -Tram 3 et 4

Organisateur : Action Internationale de la Diaspora Burundaise de Belgique
Contact :
Léoncie CIZA : leoncie.ciza@gmail.com gsm : 0483499341
Victor Ntacorigira : ntacovic2000@yahoo.fr gsm : 0479753905
Didace Baranderetse : baranderetse@yahoo.fr gsm : 0478318262

la rédaction

Bienvenue à tous

18-01-2012

Chers lecteurs,

Chers membres du Parti Sahwanya-FROBEDU,

La section Belgique du Parti Sahwanya-FROBEDU vient de se doter d’un site internet: www.frodebu.be. Ce site est à vous tous.

Il est réservé à la vie de la section et du Parti FRODEBU.

Cependant, ce n’est pas un site officiel du Parti Sahwanya-FRODEBU, mais bien de la section. Par conséquent, tout ce qui y sera publié n’engagera que la section Belgique, et non le Parti.

Outre les textes et publications officielles du Parti, il fera aussi une part belle à l’information, à l’analyse et au débat sur des sujets intéressant la démocratie, le développement socio-économique, le respect des droits humains au Burundi, en particulier, et dans la région des grands-lacs africains ou les autres régions du monde, en général.

Nous souhaitons donc offrir un espace de communication et de débat à tout le monde, dans le strict respect de la déontologie journalistique, la courtoisie , le respect de la diversité de pensée et de la vie privée.

Avez-vous des suggestions d’amélioration de votre site, des messages et autres communications à faire partager avec la communauté toujours croissante des internautes? N’hésitez pas à nous contacter.

Vous avez une plume facile et vous voulez relever ce nouveau défi? A vous!

D’ores et déjà, nous vous remercions de votre fidélité et vous présentons nos meilleurs voeux pour 2008.

La rédaction

Accueil

Description : ceci est la page d'accueil du site.

Recommander cette page

Ajouter aux favoris